Bonsoir! OUI! Enfin! Je sais, c'est horrible d'attendre la suite d'une fic, mais bon... Je ne vais pas m'excuser à chaque fois, mon orgueil me l'interdit. A la place je n'ai qu'à vous dire que j'ai plus ou moins réussi mes concours blancs, avec la meilleure note en version anglaise, ce qui vous laisse augurer du bonheur pour la suite de cette traduction. XD! De plus, ma chérie m'a envoyé la correction, donc il ne devrait plus y avoir de fautes maintenant (je remplacerai les premiers chapitres plus tard, merci Na-chou!)

Enormes bisous, si vous êtes encore là. Merci d'avoir la patience de me lire.

Sky

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Chapitre Trois

Comptines

Harry tremblait, la respiration rapide et irrégulière. Une partie de lui désirait se laisser aller sous le doux toucher, ses nerfs frissonnaient au contact d'un humain pour la première fois depuis cinq ans. Une autre part de lui était révulsée, tressaillait de dégoût, et voulait reculer aussi loin que possible.

Son corps s'immobilisa, mais son esprit cherchait frénétiquement quelque chose, n'importe quoi. Sa cicatrice le brûlait horriblement, réduisant à néant tout effort pour se concentrer. Ses épaules tremblaient, ses mains se crispant en d'infimes convulsions.

Il gémit, à moitié d'extase et à moitié de douleur, se détestant de montrer une telle faiblesse mais incapable de résister plus longtemps.

Voldemort sourit paresseusement et plaça ses mains de chaque côté de la tête de Harry, tirant lentement le jeune homme à lui. Il pressa un lent et doux baiser sur la cicatrice en forme d'éclair sur le front d'Harry, souriant pour lui-même lorsqu'Harry se mit à trembler incontrôlablement avant de s'effondrer contre le mur derrière lui.

"Qu'est-ce que vous faites?" demanda Harry, le souffle haché, dès que Voldemort se recula. Ses jambes l'abandonnèrent, et il glissa le long de la paroi jusqu'au sol.

«Je te vaincs, Harry» Voldemort sourit devant le regard perdu du jeune homme, qui trahissait sa défaite. «Je vais te briser en tellement de pièces que tu ne sauras même plus ce qui est quoi. Et une fois cela fait, je vais te recoller, mais de la manière qui me plaira.»

Harry gloussa. «Harry Potter s'assit là-bas,» déclara-t-il solennellement, ses yeux d'émeraude étonnement grands. «Harry Potter enfin tomba. Voldemort et son armée, ne pourront pas le raisonner!» Il claqua des mains joyeusement, souriant de fierté à sa propre rime.

"Harry," le prévint Voldemort d'une voix basse, plissant les yeux devant ce soudain changement, "jouer la folie ne te sauvera pas."

«Oui maître!» s'exclama Harry, se jetant sur le sol avec une force telle que Voldemort put entendre ses os claquer sous le choc. «Tout ce que vous voulez, maître!»

Voldemort se rembrunit et frappa du pied le jeune homme prostré au sol. «Ceci n'est pas satisfaisant du tout, Potter. Je n'ai aucune envie de te voir ramper à mes pieds si tu n'as pas la moindre conscience de ce que tu fais.» Il le frappa à nouveau, observant le jeune homme détaler vers le coin du mur, où il se mit à fredonner doucement pour lui-même.

«Je dois trouver un moyen de lui rendre la raison.» songea Voldemort tout haut, observant attentivement le cinéma d'Harry.

«Harry Potter, méchant garçon, qu'as-tu encore fait, voyons?» chanta tranquillement Harry, ses mains se mouvant en une danse complexe suivant le rythme de sa chansonnette. «Maintenant tu tues des enfants, tu trouves cela amusant!»

«Je sais que tu es là, Harry. Tu te caches seulement, pour que je ne te trouve pas, n'est-ce pas?» Voldemort s'appuya sur un coude, le visage dans le creux d'une main, pour observer Harry de plus près.

"Va au lit, Tom. Va au lit, Tom! Fatigué, Tom va se coucher. Tom!" Cria triomphalement Harry, repoussant Voldemort loin de lui.

Voldemort se releva en époussetant ses robes, fusillant du regard la forme misérable devant lui. «Prétendre être fou ne te sauvera pas, Harry.» siffla-t-il.

"Jedusor, jeu du sort, Or! Un loup-garou qui mord; une baguette magique, une potion qui pique; Aberforth Dumbledore couchait avec des biques!»

Voldemort aurait vécu heureux pour le restant de ses jours sans avoir eu connaissance de cela. «Arrête ces bêtises tout de suite, Harry. Comment oses-tu m'insulter! Je ne me laisserai pas duper. Je te briserai! Je te ferai m'aimer, Harry. Bientôt, très bientôt, tu ne souhaiteras rien d'autre que me faire plaisir.» Sa menace fut pourtant perdue lorsqueHarry se mit à gambader dans la pièce, ressemblant outrageusement à un bouffon sans son bonnet.

«Un Weasley, une granger, érudite à dix heures! Vous arrivez bien tôt! Avant il était dix-huit heures mais maintenant c'est dodo.» Harry s'interrompit, penchant la tête sur le côté, il roula des yeux. «Mais moi j'aime les comptines Hermione! Bon, d'accord, j'arrête. Ça fait tellement longtemps que je ne t'ai pas vue. Trop occupée à bosser pour les ASPICs, hein? Je ne sais même pas pourquoi elle s'embête, Ron. Le Quidditch c'est bien plus marrant, et ça rapporte plus que n'importe quel stupide boulot au ministère. De toute façon ce n'est qu'un ramassis de sombres crétins. Qui voudrait travailler dans ce trou?»

«Le ministère a disparu.»

Harry se tourna vers lui, faisant en même temps signe à ses amis invisibles de rester tranquilles tandis qu'il s'occupait de cette déplaisante affaire. «Bien sûr que le ministère a disparu,» développa-t-il d'un ton condescendant.«Lucius Malefoy y a veillé, le tout sous vos ordres, bien sûr. Quelle erreur ça a été. Il a cru pouvoir vous doubler. Le pouvoir était une drogue. Tous ces bouffons du ministère, ces abrutis de sycophantes qui détestaient l'homme mais aimaient son argent. Il a adoré ce massacre, bien trop adoré. Vous ne devriez jamais apprécier un meurtre. C'est ce qui vous perd, vraiment. Aller tuer un petit bébé, bercer un bye-bye bébé, et se rendre compte que la mort est une putain. Elle n'aime pas que tant d'âmes viennent à elle tout le temps, tout ça à cause d'un seul homme. Alors la mort en a pris une, comme ça plus aucune ne viendrait. Elle a pleuré lorsqu'elle a trouvé cette âme détruite, tu sais. Tu lui as brisé le cœur. Tu as aussi brisé le cœur de Narcissa. Tuer l'homme qui voulait seulement qu'on le laisse tranquille. Vraiment, c'est trop demander? Pourquoi vous ne pouvez pas me foutre la paix?»

Il se retourna brusquement. «N'ose même pas me faire la leçon, Mère Poule! Il y avait une vieille dame qui vivait dans un terrier, avec ses enfants morts, tout le monde prenait la pose. Et d'abord je peux jurer autant que je veux. Ça détend. Merlin, j'ai besoin d'une cigarette.»

Il porta la main à un sac d'école qui n'existait pas et en tira une longue cigarette. Et tandis qu'il la portait à ses lèvres, il y eut une étincelle et un mince ruban de fumée s'éleva depuis l'extrémité.

«Un tel pouvoir…» Les yeux de Voldemort étincelaient de désir. «Un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore..., oh oui. Mais je le connaitrai, bientôt.»

L'homme se releva prudemment et fit un pas vers l'avant, respirant silencieusement. Harry ne le remarqua nullement.

«Weasley est notre roi! Weasley est notre roi! Il laisse le souafle entrer tout droit! Weasley est notre roi!»

Voldemort se rapprocha encore.

« Harry assis sur un bout de bois, mangeait tranquille ses chocolats. ET v'là qu'un serpent tombe à ses pieds et tue son chinchilla.»

Voldemort était maintenant juste derrière Harry, qui ne l'avait toujours pas remarqué.

«Petit Potter et son oiseau, son oiseau, son oiseau! Aux ailes de neige, c'était l'plus beau!»

Voldemort entreprit de laisser couler ses bras vers l'avant.

«Il l'a suivi en guerre un jour, guerre un j-»

La voix d'Harry s'étrangla brutalement et un son étranglé sortit de sa gorge. Voldemort resserra sa prise, ravi de sentir Harry se débattre.

«Putain de bâtard!» couina Harry avec ce qui lui restait de souffle, le frappant faiblement.

Voldemort le relâcha immédiatement. «C'est très bien Harry!» le complimenta-t-il tout en lui tapotant le crâne.

Harry cherchait son souffle, à quatre pattes et haletant. Il frissonna de douleur sous la caresse de Voldemort et lutta pour se remettre sur ses pieds. «Qu'est-ce que tu crois être en train de foutre, merde?»

«Je démontre que tu n'es pas vraiment fou. Tout ce que tu fais c'est battre en retraite à l'intérieur de toi-même. Et je ne te laisserai plus faire. Quand je t'ai dit que j'allais gagner, je le pensais. Tu seras sain d'esprit, mais tu souhaiteras que ce ne soit pas le cas.»

Harry déglutit, la gravité de sa situation le frappant finalement.

Cette fois, il n'y aurait pas d'échappatoire.

à suivre...