Note : Hello! Voilà le chapitre trois de Maisons Closes, en espérant qu'il vous plaira et qu'il vous surprendra peut-être! Joyeux Noël et bonne vacances à tout le monde et merci milles fois pour toutes le rewiews que j'ai reçue, j'espère n'avoir oublier personne dans mes réponses et si c'est le cas, vous avez mes plus plates excuse...
Now enjoy it! ;-)
Chapitre trois: Premier contact.
-C'est moche.
Blaise soupira tristement mais ne détourna pas son visage de la fenêtre par laquelle il regardait défiler le paysage depuis près de trois heures.
-C'est moche.
Le fond sonore était décidément bien monotone. Mais il aurait dû se douter qu'un long voyage vers la Bretagne serait insupportable pour Draco Malfoy, homme impatient entre tous.
-C'est franchement moche.
Et cela faisait donc plus de deux heures que le grand Draco Malfoy se plaignait. Ce mec était vraiment hallucinant. Comment arrivait-il à se plaindre sans discontinuer durant tellement de temps? Effarant.
-C'est absolument, totalement, inévitablement, irrémédiablement… moche.
-On est presque arrivés Draco...
-Mouais, je ne vois vraiment pas pourquoi tu veux acheter une demeure ici.
-Tu verras quand on sera devant la maison, mais on a d'abord rendez-vous avec le propriétaire, un aristocrate français d'une soixantaine d'années, Monsieur Duppéré je crois. Enfin bref, il doit nous présenter le domaine et peut-être nous renseignera t-il sur un endroit où nous divertir ce soir.
-Humf!
Blaise rit.. Finalement, Draco était devenu un client assidu de L'Orchidée et y avait une légion de favorites qui se battaient presque pour être choisies à chacune de ses venues. Etre forcé de quitter Paris pour la campagne lui avait donc passablement déplut, mais il avait fait un effort pour Blaise.
-Bon, j'avoue, je doute que ce soit le quart de ce que nous avions à l'Orchidée, mais sait-on jamais? Peut-être cette région recèle-t-elle d'autres trésors que ce domaine que je veux m'offrir!
Ils arrivèrent une demi-heure plus tard et furent accueillis par un homme de la soixantaine, de corpulence moyenne, bouche mince et dure, yeux noirs tombants mais brillants d'un éclat étrange.
En entrant dans le domaine, ils avaient croisé en coup de vent un jeune homme d'environ vingt cinq ans, grand, bien fait, brun clair aux yeux noirs furieux.
Monsieur Duppéré, d'un ton implacable, les informa que c'était son fils, avec qui il avait eu une légère dispute avant de passer à un autre sujet, indiquant implicitement que le sujet était définitivement clos.
En arrivant au domaine, Draco fut forcé de reconnaître que c'était magnifique. Plusieurs hectares de forêt dense et touffue entouraient une magnifique demeure qui oscillait entre le néo-gothique et l'Art Nouveau, le tout avec de grand espace intérieur très éclairé. La visite fut relativement longue, mais Blaise voulait s'assurer que la demeure lui convenait. Puis, sur le chemin du retour, il s'informa aimablement et discrètement des lieux où deux jeunes hommes comme eux pourraient se divertir un petit peu.
L'homme eut un sourire amusé, comme s'il s'attendait à la question.
-Je ne vous cacherais pas que la région ne possède aucun lieu digne de ceux que l'on trouve à Paris, cependant, personnellement, je vous recommande le Chat Noir, dans la ville où vous logez. C'est près des docks, dans les bas quartiers, mais on y trouve des petites perles parfois... En particulier une d'ailleurs...
Non sans remercier Monsieur Duppéré de son précieux conseil, Draco et Blaise prirent congé. Blaise avait finalement décidé de prendre le domaine et semblait ravi de son achat. Quand à Draco, il se contentait de noter la différence flagrante entre Paris et la province pour ce qui était de la qualité des hôtels. Et là-dessus même Blaise ne lui reprocha pas d'exagérer.
Pendant ce temps, Harry, Hermione, Ginny et Bill avait eu leur après midi pour se trouver des tenues de meilleur qualité afin de faire bonne figure si les hypothétiques richards venaient se détendrent au Chat Noir. Hermione et Ginny portaient de longues robes marron en coton de mauvaise qualité, Bill et Harry, eux, portaient des pantalon écossais et des T-shirt d'un gris délavé, bref, aucun d'eux n'était à son avantage.
Mais Ombrage ne leur laissait jamais de quoi se payer des vêtements corrects, estimant que cela ne leur servait à rien puisque les clients payaient pour les voir nus, non habillés.
Malheureusement, pour les clients de la haute société, il fallait de beaux vêtements et des filles jolies, ce qui ne courait pas toujours les rues. Dolores Ombrage n'en voyait d'ailleurs pas l'intérêt puisqu'au bout du compte, leur demande revenait au même -c'est à dire à enlever les vêtements en question- mais était bien obligée de s'y plier si elle voulait avoir des clients riches.
Aussi, bien qu'elle ne les supporte pas, elle avait demandé à Harry et ses amis de se trouver des vêtements décents. Harry connaissait d'ailleurs une jeune femme qui tenait une friperie dans la ville et qui accepterait de les vêtir pour mille francs.
Harry poussa la petite porte de la boutique minuscule coincée entre deux immenses bâtiments et une clochette légère tinta doucement.
-Oui, oui, j'arrive! Vous pouvez entrer! cria une voix féminine venant du fin fond de la boutique qui débordait de part et d'autre de choses de toute sortes, principalement des vêtement, des bijoux, des meubles et des objets de décoration.
Harry, Hermione, Ginny et Charlie entrèrent à leur tour et les deux rouquins contemplèrent la boutique,émerveillés. Dans l'air flottait une délicate et entêtante odeur d'encens.
Puis, ils virent surgir du bric-à-brac indescriptible du fond de la boutique une jeune femme d'environ vingt cinq ans aux cheveux blond vénitien, à la bouche pleine et bien dessinée, au doux regard brun et au petit nez rond. Elle était de taille moyenne environ, un mètre soixante, bien proportionnée et vêtue d'une manière alambiquée, dans une étrange superposition de jupons et de jupes de toute sortes ainsi que d'un haut blanc en dentelle très cintré pardessus duquel elle avait mit un bustier noir. Sans être véritablement jolie, elle avait du charme.
Lorsque ses petits yeux bruns se posèrent sur Harry, un grand sourire s'épanouit sur ses lèvres roses.
-Harry! Hermione! Qu'elle bonne surprise! J'espère que tu vas assez bien ces derniers temps! Mais dis-moi tu as amené du monde!!! Qu'est ce qui t'amène ici?
-'Lut Gwenog! Je vais assez bien en ce moment. Apparemment pour toi tout va bien, comme d'habitude! Je t'amène tout ce petit monde et mille francs pour nous habiller de manière « correcte » donc le plus court possible pour les filles mais sans être vulgaire.
Gwenog siffla en entendant le montant de la somme et détailla du regard ses quatre nouveaux cobayes. Elle connaissait déjà bien Hermione et Harry et avait déjà une petite idée de ce qu'elle pourrait leur faire mettre mais il fallait qu'elle s'imprègne du physique des deux autres pour savoir ce qui leur irait le mieux.
-Mouis, mouis, je vois parfaitement ce que tu veux dire Harry... Mais dis-moi, je doute que la mère maquerelle ait soudainement été prise d'une folie d'altruisme profond, alors si tu me disais ce qu'il se passe? demanda-t-elle tout en commençant à farfouiller à droite à gauche dans son foutoir à la recherche du vêtement parfait.
-Pas vraiment en effet… disons plutôt que bien qu'elle nous méprise, cette bonne vieille Ombrage compte en partie sur nous pour ferrer de gros poissons...
-Ah! Je vois! J'ai effectivement entendu parler de riches jeunes hommes arrivant dans la région. Ici, une nouvelle arrivée ne passe jamais inaperçue!
-Bof, ça nous changera des vieux porcs habituels, soupira Hermione en observant d'un oeil critique le désordre astronomique qui régnait dans la pièce.
-Haha! J'ai enfin mis la main dessus! s'exclama Gwenog en sortant triomphalement une tenue d'une immense armoire pleine à craquer. Voilà qui ira parfaitement à Hermione!
Elle lui fourra les bouts de tissus dans les mains et la conduisit jusqu'à une sorte de paravent japonais qui ne tenait que par un miracle étrange au vu du tas de vêtements qui avaient été balancés dessus en lui ordonnant de l'essayer.
Une fois de l'autre côté, Hermione put déplier le chiffon et poussa un léger cri.
-Mon Dieu mais je ne pourrais jamais mettre ça! glapit-elle d'une voix curieusement étranglée.
-Bien sur que si Hermione! tempêta Gwenog. Cela t'ira parfaitement!
-Mais... mais... c'est trop...
-Trop quoi? demanda Harry curieux de savoir où était le problème.
-Trop... sexy... acheva pitoyablement Hermione d'une petite voix gênée.
Harry, Gwenog et Charlie levèrent les yeux au ciel en soupirant tandis que Ginny pouffait.
-C'est justement le but Mione! ironisa Harry en s'étonnant mentalement du côté parfois prude de son amie qui contrastait fortement avec son métier.
Il crut entendre un « MonDieumonDieujoseraijamaismettrecetruc », avant de percevoirle bruit caractéristique des vêtements qu'on enlève et qu'on enfile. Puis il y eut un silence tendu.
-Mione?
-Oh mon Dieu! J'ose même pas sortir! gémit celle-ci toujours derrière son paravent.
-Mione...
Un soupir.
-Ok, je sors. Mais le premier qui rigole se prend mon poing dans la figure...
Tous jurèrent solennellement de ne pas rire (mais tous croisaient les doigts dans leur dos...) et Hermione se décida (enfin) à sortir.
Mais une fois qu'elle fut sortie, plus personne n'eut envie de rire.
Gwenog avait opté pour une sorte de nuisette dont le bustier était en velours rouge foncé qui s'accordait parfaitement avec son teint de pêche, sa bouche pulpeuse et son épaisse chevelure châtain clair. Les manches et la jupe (qui s'arrêtait à mis cuisses) était en soie du même rouge sanguin que le velours, bien que plus chatoyant.
Hermione était absolument superbe.
-Whaou Hermione tu es trop belle comme ça! s'exclama Ginny, admirative et un peu envieuse du généreux décolleté de son amie magnifiquement mis en valeur par le col carré de la nuisette qui ressemblait à celui des robes du dix-huitième siècle.
-Très vamp Mione! acquiesça Harry.
-Et vous voyez pas les sous-vêtements en dentelles rouge qu'il y a en dessous! ajouta Gwenog d'une voix enjouée.
Bill, quand à lui, se contenta d'un sifflement évocateur qui fit davantage rougir la jeune fille.
-Ok Gwenog, pour Mione on prend ça! Plus que trois!
Au final, Ginny se retrouva avec une nuisette aussi courte que celle d'Hermione -bien que beaucoup moins décolleté à son plus grand désespoir –en satin bleu de cobalt et des sous-vêtement de soie bleue pâle qui mettaient diablement en valeur ses yeux bleu électrique et sa chevelure flamboyante
La tenue accentuait parfaitement son aura d'innocence que lui donnait son corps fin et son visage de femme-enfant.
Pour Charlie, Gwenog avait renforcé son côté sex-symbol en ne l'habillant qu'en noir, ce qui faisait ressortir sa chevelure de feu qui lui tombait dans le dos. Elle lui avait choisi un pantalon de cuir noir et une chemise de soie noire qu'elle lui avait conseillé de laisser à moitié ouverte, voire complètement, non sans le reluquer ouvertement.
Quant à Harry, il était plus beau que jamais. Elle avait réussi à lui donner un air mi-ange mi-démon qui collait parfaitement à son caractère. Elle l'avait habillé de noir et blanc. Classique mais efficace. Vêtu d'un pantalon de velours noir et d'une chemise de flanelle blanche pleine de dentelle, il semblait tout droit sortit d'un rêve fantasmagorique.
Il était semblable à une des ses créatures oniriques, les anges où les elfes, mi-enfant mi-adulte.
Ils sortirent donc de la boutique parfaitement satisfaits de leur trouvaille -hormis peut-être Hermione qui persistait à croire que la tenue rouge était beaucoup trop sexy pour elle. Et puis, rouge, c'était une couleur pour « les filles de petites vertu ». Jamais une fille « comme il faut » n'en aurait porté. Mais Harry lui expliqua que les préjugés des bourges ils s'en fichaient et que de toute façon elle était réellement ce que les gens appelaient « une fille de petite vertu ».
Ils avaient finalement quitté la boutique très satisfaits de leurs achats et décidèrent de flâner un peu sur le chemin du retour. Ce n'était pas comme s'ils étaient impatients de rentrer chez eux...
En chemin, ils croisèrent deux jumeaux rouges très mignons qui se précipitèrent sur eux.
-Youhou! Harry! Ginny!
-Hermione! Bill!
Les quatre prostitués soupirèrent, un sourire amusé s'étirant malgré tout sur leurs lèvres. Qui aurait pu résister à ces deux-là. Mais heureusement pour eux, ils avaient réussi à être placeur plutôt que prostitués. Mais pour combien de temps encore?
-Fred! George! s'exclama Bill en serrant ses petits frères dans ses bras. Mais que diable faites-vous là?!
-Eh! Ce serait plutôt à nous de vous poser la question, non? répliqua Fred avec son habituel sourire en coin.
-Ouais, continua George, un sourire identique à celui de son jumeau sur les lèvres, c'est sacrément rare que la maquerelle vous laisse sortir d'habitude.
-Question d'obligation! répondit Harry. Disons que vu que des riches traînent dans le coin, elle nous a demandé de nous trouver de quoi nous saper classe pour une fois.
-Classe, classe, c'est vite dit! ronchonna Hermione qui ne c'était toujours pas remise de l'achat de la nuisette rouge.
-Qu'est-ce qu'elle a ? demanda George à Ginny.
Cette dernière haussa les épaules d'un air désinvolte.
-Rien de grave... disons que le sex-appeal n'est pas quelque chose qu'Hermione connaît très bien et qu'elle a du mal à assimiler, grinça Ginny en se retenant à grand peine de rire devant le regard courroucé d'Hermione.
-Laisse-moi deviner Harry... tu les as emmenés chez Gwenog! affirma Fred en pointant sur Harry un doigt faussement accusateur.
Mais Harry n'était pas dupe.
Il connaissait les jumeaux mieux que leur propre mère et était le seul, hormis feu Molly Weasley et Hermione, à savoir les distinguer l'un de l'autre. Et à cet instant précis, il savait parfaitement que Fred était intérieurement mort de rire et admiratif. Fallait avouer que, comme les jumeaux, Harry avait, malgré sa gentillesse naturelle, un don tout à fait exceptionnel pour les coups tordus et pour briser les règles.
-Mmmm... En fait oui, j'avoue, je les ai emmené chez Gwenog! Mais Hermione la connaissait déjà puisqu'on l'avait rencontrée ensemble... au fait, qu'est-ce qui vous amène?
-Pour tout vous dire...
-On vous cherchait!
- Et pourquoi ça? demanda Harry avec curiosité.
-Et bien en fait...
-On a croisé Ron!
-Qui nous a parlé...
-Du placeur de Paris qui allait venir.
-On a donc décidé...
-D'aller le voir...
-A la place de Ron!
« Sale manie qu'ils ont de toujours finirent les phrase de l'autre... » pensa Harry sans cesser de les écouter.
-Mais on a besoin...
-D'une photo de vous...
-A votre avantage...
-Pour qu'il accepte la marchandise!
-Hé! Ho! Marchandise, marchandise! Tu sais ce qu'elle te dit la marchandise?! maugréa Ginny.
Mais ses frères se contentèrent de hausser les épaules.
-On a un appareil photo!
-Et vous des vêtements classes !
-C'est le bon moment!
-Non?
Les quatre prostitués se regardèrent silencieusement, cherchant dans le regard de l'autre un signe d'assentiment. Ce fut Bill qui répondit.
-D'accord!
Le soir venu, Draco Malfoy et Blaise Zabini quittèrent l'hôtel (le meilleur de la ville bien entendu mais qui leur semblait médiocre) où ils logeaient pour se rendre au Chat Noir. L'information sur sa qualité était de source sûre –l'homme à qui Blaise allait acheter la propriété ne pouvait pas se permettre de mentir à un client potentiel, surtout de la qualité de Blaise– mais cela ne les empêcha pas d'avoir un moment de doute une fois devant la maison close.
Situé dans les docks, un quartier minable, sale et peu sûr, le Chat Noir était une haute bâtisse noirâtre coincée entre deux bâtisses qui prétendaient être des hôtels et sur laquelle pendait un petit écriteau indiquant le nom du lieu. Le moins qu'on pouvait dire était que cela ne payait pas mine...
Pourtant, mus par un courage qui ne leur ressemblait pas, ils se décidèrent à rentrer dans la bâtisse où se pressaient déjà d'immondes badauds. Ils passèrent donc la porte.
-Euuurkk!
Ce fut la seule chose que put exprimer Draco devant la monstrueuse décoration entièrement ROSE FLUO!
Les murs, les rideaux, les miroirs, les lampes, le sol... Tout était d'un rose criard, vulgaire qui assaillait de toute part les pauvres yeux des deux arrivants qui se disaient qu'ils n'avaient pourtant rien fait pour mériter ça. Une femme d'un certain âge, entièrement vêtue du même rose qui couvrait les murs, s'avança vers eux dès qu'elle les aperçut et ils supposèrent à juste titre que c'était la propriétaire de cette chose rose (pourtant le bordel s'appelle le chat noir...).
-Ooooooh! Bonsoir, bonsoir messieurs!!! Que me vaut l'honneur d'une telle présence entre mes murs? demanda telle d'une voix si mielleuse que Draco et Blaise ne purent retenir un frisson.
-C'est justement ce que je suis en train de me demander... marmonna Draco à Blaise qui fit semblant de tousser pour ne pas éclater de rire.
-Nous avons entendu parler de votre établissement qui, selon certaines sources, cacherait de véritables petites merveilles, articula Blaise d'une voix courtoise en faisant mine de ne pas voir le regard méprisant et dégoûté de son meilleur ami.
Il avait furieusement envie de rire.
-Oooooh!!! Que ces messieurs se rassurent! On ne les a pas trompés!!! s'extasiait la maquerelle avant de harponner une prostituée franchement laide qui s'apprêtait à monter à l'étage avec un marin plein comme une vache polonaise. Eh! Misti! Où est donc Précieuse?!!
La fille désigna d'un mouvement de tête peu gracieux l'escalier où se tenait une jeune fille brune à la peau mate et au yeux d'un bleu quelconque vêtue d'une longue chemise de nuit de soie transparente rose qui laissait apparaître un dessous de soie de la même couleur. Ses cheveux brun et épais tombaient sur ses épaules avec grâce et Draco comme Blaise furent obligés de reconnaître qu'en dépit du manque de régularité et de finesse de ses traits, elle était charmante.
-Ah! Précieuse! Tu es là! continua la chose rose d'une voix de nouveau mielleuse. Ne saurais-tu pas où sont les autres petits imbéciles?
-Sans doute sont-il encore dans le boudoir du deuxième Madame! Vous connaissez leur manque de rigueur, répondit-elle d'une voix dure, méprisante et hautaine.
-Mon Dieu les petits imbéciles! Va vite...
-Si je peux me permettre madame, intervint délicatement Blaise, il serait plus agréable pour moi et mon ami de faire notre choix dans un autre endroit et un boudoir ferait largement l'affaire.
-Oooooh mais bien sur! Suis-je bête de ne point y avoir pensé!!! Précieuse! Guide donc ces messieurs jusqu'au boudoir!
-Avec joie Madame, répondit poliment cette dernière non sans poser sur les deux aristocrates un regard intéressé.
Tout en montant les escaliers, non sans croiser bon nombre de prostituées vulgaires et fort peu jolies accompagnées de clients de basse extraction, Blaise questionna un peu la maquerelle, histoire de rassurer un peu Draco.
-Et combien avez-vous de beautés dans votre établissement madame?
-Nous en avons seulement sept, monsieur, mais vu que le prix demandé est très élevé pour les gens d'ici, c'est amplement suffisant! Savez-vous que certains manants économisent toute une année pour se payer l'un d'entre eux?
-L'un d'entre eux ? nota Draco avec une pointe d'inquiétude dans la voix.
-Et bien oui monsieur, trois d'entre eux sont des garçons! Mais pas n'importe quels garçons, vous verrez! acheva-t-elle avec un sourire mauvais. Bien sûr, j'ai quand à moi une préférence pour ma petite Précieuse qui est une de mes meilleures pensionnaires!
Lorsqu'ils entrèrent dans le boudoir, Harry, Hermione, Ginny, Charlie, Seamus et Hannah s'y trouvaient, tous vêtus de leurs plus beaux vêtements. Harry et Ginny étaient l'un près de l'autre sur un canapé et lisaient un livre, Hermione était plongée dans un épais ouvrage sur les maladies contagieuses, Charlie somnolait pendant que Seamus et Hannah parlaient à voix basse.
Tous se redressèrent dès que la portes'ouvrit, stupéfaits de voir Précieuse, la maquerelle et deux aristo pénétrer dans le boudoir.
-Les voilà! fit la maquerelle d'une voix beaucoup moins aimable. Voici Perle.
Elle montra Hannah du doigt et celle-ci s'inclina profondément, donnant une vue très directe sur son impressionnante poitrine.
-Carroty.
Ginny s'inclina à son tour, encore rougissante d'avoir été surprise si proche de Harry.
-Lips.
Hermione s'inclina à peine, toujours peu encline à plaire aux clients : qu'ils soient jeunes, beaux et riches n'y changeait rien. Elle n'avait jamais aimé qu'on la dérange lorsqu'elle lisait...
-Fireash
Charlie s'inclina avec un sourire moqueur.
-Un petit nouveau...
Elle indiqua Seamus qui s'inclina rapidement.
-Et Emeraude.
Elle montra Harry du doigt qui ne s'inclina pas et semblait passionné par la contemplation de ses ongles.
Blaise retint de nouveau un sourire.
Il était évident que la plupart des prostitués de la pièce ne pouvaient pas sentir la maquerelle et que celle-ci le leur rendait bien. En particulier Lips et Emeraude qui faisaient preuve d'une mauvaise volonté évidente. Les deux n'était d'ailleurs pas mal du tout, ainsi que la mince rouquine. Lips, vêtue d'un rouge sanguin éclatant était superbe mais semblait tellement peu motivée qu'il préféra porter son choix sur quelqu'un d'autre.
Il n'avait vraiment pas envie de se prendre la tête avec une prostituée qui coucherait avec lui comme on allait à l'abattoir...
Quand à Emeraude, bien que le jeune garçon était la plus magnifique créature que Blaise ait jamais vu, il semblait doté d'un caractère aussi difficile que la jeune fille en rouge, voire pire, et il préféra s'abstenir. Il voulait une ou un partenaire agréable et d'une relative bonne volonté et se décida pour le nouveau, un jeune garçon blond aux yeux noir. Lorsqu'il jeta un coup d'oeil à son ami il découvrit avec surprise que celui ci semblait pétrifié.
A peine avait-il passé la porte du boudoir que Draco avait cru être foudroyé.
Pas parce que la pièce était la seule de la maison qui n'était pas rose –bien que cela avait été un choc en soit– mais parce que son regard venait de croiser les yeux les plus incroyables qui lui avait été donné de voir.
Il pensait déjà faire passer sa préférence sur cette créature aux yeux d'émeraude lorsqu'il c'était rendu compte que le magnifique visage dans lequel se trouvait ses yeux fantastiques était ceux d'un jeune garçon. Draco c'était alors figé. Eh! Quoi? Qu'avait-il encore fait pour que le destin place la seule beauté capable de l'émouvoir dans le corps d'un garçon?!
Superbe garçon soit dit en passant. Et avec un visage et un corps androgyne absolument divin. Mais un garçon quand même, possédant donc le même service trois pièces que lui entre les jambes. En plus, il avait l'air d'avoir un fichu caractère...
Malheureusement, l'idée que l'apparition aux yeux émeraude ait un foutu caractère ne faisait que le rendre plus attirant encore aux yeux de Draco. Il avait toujours aimé les personnes caractérielles mais n'avait jamais encore trouvé de personne capable de lui tenir réellement tête.
Sans doute le jeune garçon avait-il surpris l'attention particulièrement insistante de Draco à son égard car il tourna son visage vers lui et plongea son regard émeraude dans celui gris de l'aristocrate.
Ni l'un ni l'autre ne détournèrent le regard et Draco eut l'impression dérangeante qu'il n'y avait plus rien d'autre que lui et l'autre garçon. Mais ce dernier finit par rompre le contact visuel pour se tourner vers la jeune fille rousse qui se tenait près de lui. Ils étaient très proches et Draco crut même entrevoir leur doigt se mêler dans un geste de réconfort.
Etrangement ce geste si banal énerva furieusement Draco qui décida qu'il détestait la fille rousse, qu'elle était laide, sans intérêt et stupide.
Puis il aperçut le regard de Blaise et prit soudainement conscience que son ami avait fait son choix –un jeune garçon blond que Draco jugea instantanément d'un banal affligeant– et articula d'une voix tremblante qu'il tenta de contrôler du mieux qu'il put :
-Précieuse, je vais prendre Précieuse!
Eeeeeeeeeeeeeetttt voilà! Harry et Draco se sont enfin rencontré!!! Vous plaignez pas ça va nettement plus vite que dans mes autres fics même si pour le moment, vu le blocage psychologique de Draco et la mauvaise volonté évidente de Harry il sont pas près de faire des trucs ensembles mais bon... on va attendre que le temps fasse son effet! Enfin bref, dans le prochain chapitre Harry et Draco se croise à nouveau mais hors de la maison close!!!
Vala merci à ceux qui on lu :-)
