Note : Comme toujours, je remercie tous ceux qui m'ont laissé des reviews sur le prochain chapitre, je ne dirais jamais assez à quel point cela ecrire les chapitres suivant! En suite, oui, je sais parfaitement que ce nouveau chapitre c'est fait attendre mais ayant eux quelques problèmes je n'ai pas pu le poster avant.

Mais surtout, je n'en était absolument pas satisfaite. Malheureusement, pas moyen de le réecrire (pourtant j'ai essayé...) donc je le poste tel quel après qu'il soit passé entre les mains géniales de ma bêta Sinelune (vala, je ne t'oublie pas tu vois ;-)

Quand a tout ceux/celles qui ont laissé des réponse auquelles je ne pouvais (ou que j'ai oubliée c'est tout à fait possible -honte à moi), je les remercie deux fois plus! Et j'espère ne pas avoir recommencé à mélanger Bill et Charlie!!!

Maintenant bonne lecture (enfin j'espère...)

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Chapitre cinq: Quand les choses bougent...


Harry eut un soupir de soulagement et un immense sourire naquit sur son visage pâle. Il venait de fermer sa valise. C'était sa première journée libre. Sa première journée depuis longtemps où il n'avait pas à craindre la colère d'Ombrage, la jalousie des autres prostitués, la violence perverse de ses clients.

Car aujourd'hui il partait.

Pour une autre maison close, certes, mais une grande maison close de luxe parisienne. Et d'après les deux génialissimes placeurs qui avaient permis ce changement, le patron, bien que peu souriant et d'apparence austère, était quelqu'un de clean d'après les jumeaux. Pas comme la grosse Ombrage. Mais le meilleur de tout, c'était certainement de savoir que sa Mione et sa petite Ginny étaient également prises!

La tête d'Ombrage lorsque les jumeaux lui avaient annoncé la nouvelle resterait longtemps dans sa mémoire comme l'une des choses les plus jouissive de sa vie. Et autre grand soulagement, cela lui éviterait de croiser à nouveau le sale petit aristo blond.

Celui-ci l'énervait au plus haut point, surtout depuis qu'Harry savait qu'il était « comme lui », qu'il avait ce pouvoir et surtout qu'il savait s'en servir.

Heureusement qu'il n'en avait pas parlé à Hermione, cela l'aurai rendue folle!

Car visiblement, le blond savait parfaitement bien ce qu'il était vu sa maîtrise de son pouvoir.

Contrairement à eux.

Cela l'avait d'ailleurs mis hors de lui que ce « salopard » se serve de son pouvoir pour faire tomber les bouquins et il avait dû se retenir de toute ses forces pour ne pas répondre en utilisant également son pouvoir.

Bizarrement, il aurait bien aimé changer ce sale prétentieux en fouine...

Il avait donc emballé ses maigres possessions et avait rejoint Hermione, Ginny, Charlie, Seamus et Hannah sur le trottoir, devant le Chat Noir. Tous avaient un immense sourire aux lèvres. Le soleil brillait, la vie était belle, l'espoir revenait ! Par contre, bon nombre de clients s'étaient regroupés et tentaient de les empêcher de partir.

Un des clients de Harry avait même essayé de l'acheter en lui offrant une fortune pour profiter de ses services exclusifs.

Harry avait bien entendu refusé.

Quand aux clients regroupés autour du Chat Noir, Fred, George, Ron et Charlie se chargeaient de les remettre à leur place dès qu'ils devenaient un peu trop entreprenants.

-Mon Dieu Harry, je n'arrive pas à y croire! Nous allons enfin quitter ce trou pourri !!! Plus de grosse Ombrage! Plus de garce de Précieuse! Plus de chambre glauque et de vêtements sordides! Et surtout, plus d'horribles murs roses!!! C'est merveilleux! s'extasiait Hermione en serrant contre elle le petit sac de toile qui renfermait tout ce qu'elle possédait.

Ginny se contenta de lui sourire mais vint glisser sa main dans la sienne et la pressa doucement.

C'était un tournant dans leur vie à tous. Ils seraient toujours prostitués et placeurs mais, cette fois, ils auraient une vie matèrielle nettement plus confortable.

Ils n'auraient plus faim, plus soif, plus froid et auraient le droit de prendre des douches après chaque passe! Pour eux, c'était déjà beaucoup plus qu'ils n'en espéraient.

-Pas de regret Harry? demanda Bill, un sourire charmeur au visage.

Harry planta son regard émeraude dans les yeux bleu turquoise de Bill et répondit d'une voix qui ne tremblait pas.

-Absolument aucun!

A ce moment précis, trois grandes voitures de luxe noires apparurent au coin de la rue pour venir s'arrêter devant le Chat Noir, paraissant complètement décalées par rapport au décor pauvre de la rue des docks. Les prostitués du Chat Noir, tous collés aux fenêtres et à la porte d'entrée en crevaient de jalousie. Précieuse, en particulier, écumait de rage.

-Ne t'en fait pas, Précieuse, lui fit Ombrage de sa voix mielleuse, toi tu as ce bel aristocrate dans tes filets, non?

A ce souvenir, Précieuse retrouva le sourire. Oui, elle se fichait bien de ces sales petits prétentieux, elle n'aurait bientôt plus à se prostituer et serait la femme de ce bel aristocrate anglais! Mais oui, bien sûr, la marmotte aussi, d'ailleurs… Après tout, ne venait-il pas toujours pour la voir elle?

Fred et George, voyant les superbes voitures noires, sifflèrent d'admiration, et même Bill les admira avec envie. Aucun d'eux ne savaient conduire.

La portière de la première voiture s'ouvrit et Severus Snape en sortit, intégralement vêtu de noir. Dès qu'Harry l'aperçut, il eut un frisson et ne put s'empêcher de soupirer mentalement. L'homme avait le pouvoir en lui, et pas qu'un peu. C'était comme chez le blond.

L'homme contrôlait. L'homme savait!

-Enchanté Snape! firent simultanément les jumeaux. Comme vous pouvez le voir, nous sommes tous prêts.

Snape ne répondit pas mais inclina légèrement la tête, signe qu'il avait parfaitement entendu. Ombrage sortit bruyamment de son bordel et s'avança vers Severus Snape qui ne put retenir une grimace de dégoût dès qu'il l'aperçut.

-C'est vous l'gars qui m'pique mes putains?!

Snape grimaça et se tourna vers les jumeaux, ignorant superbement la maquerelle.

-Cette chose en rose serait-elle la propriétaire de ce lieu ? demanda t-il froidement.

La remarque provoqua un éclat de rire peu discret chez Harry, Ron et Hermione et les jumeaux ne purent se retenir de pouffer.

-En effet, je vous présente la maquerelle Dolores Ombrage.

-Qui porte bien son nom puisque sa simple vue est douloureuse, ne put s'empêcher de commenter Harry.

Après tout, il ne risquait plus rien à présent. Cela n'empêcha pas Hermione de lui jeter un regard furieux tandis que Ron lui faisait de grands signes pour le féliciter de sa réplique.

Les jumeaux jetèrent un coup d'oeil au visage impassible de Sévérus Snape, inquiets quant à sa réaction face à l'insolence de Harry.

« Pas doute, c'est bien le fils de son père! Aussi insolent que lui! Mon Dieu, je sens que lui et le clébard vont me rendre dingue! Je me demande presque pourquoi je fais ça?! »

Presque.

Parce que dès qu'il se souvint du doux regard de son troisième associé, il se rappela pourquoi il était en train de faire cela. Il eut un grognement indistinct et s'aperçut que la créature rose bonbon semblait écumer de rage, vision somme toute peu agréable.

-Espèce de petit...!!! commença-t-elle en levant une de ses grosses mains vers Harry avec l'intention de le frapper.

Ses gros doigts allaient s'abattre sur la joue de Harry lorsque la main fut arrêtée dans sa course par la celle, puissante, de Snape.

-N'aimez pas la marchandise d'autrui, madame. lui dit-il d'un ton polaire peu rassurant. Même lorsque cette dernière est insolente, nous en avons besoin en forme.

Sa main serrait si fort le gros poignet de la maquerelle que celle-ci poussa un pitoyable gémissement de douleur. Snape la relâcha immédiatement, un air écoeuré sur le visage.

Il se tourna ensuite vers Harry. Ce dernier n'avait pas fermé les yeux et ne détourna pas son regard lorsque les yeux noirs de Snape se plantèrent dans les siens.

« Comme sa mère, et son père... il ne baisse pas les yeux. Et possède apparemment ? un fichu caractère! Encore un cas difficile... » pensa t-il.

-Quand à vous, faites en sorte de mieux tenir votre langue. Cela pourrait vous jouer de mauvais tours...

Harry ne répondit pas mais une lueur insolente vint danser dans ses yeux verts, confirmant les inquiétudes de Snape quand au caractère du jeune homme. Il n'aimait pas qu'on lui marche sur les pieds. Nul doute que ses nerfs avaient été mis à rude épreuve dans ce bordel.

-Ma langue était pourtant l'une des choses les plus appréciées dans ce taudis monsieur... répondit-il avec un sourire en coin légèrement amusé.

Snape eut l'air vaguement déconcerté puis fronça les sourcils. Il y avait bizarrement beaucoup de l'arrogance tranquille et sexy du clébard -qui pour ce qu'il en savait n'avait pourtant pas participé à la conception- chez le gosse et il pensa avec effroi qu'ils allaient sans doute s'adorer.

Quoique le plus cru des trois propriétaires de l'Orchidée n'était pas toujours celui qu'on pense, ce qui choquait d'autant plus que cela contrastait fortement avec son apparence angélique...

Severus Snape claqua des doigts et des serviteurs sortirent des trois voitures pour prendre les affaires des nouvelles recrues mais également celles des placeurs, au grand étonnement des autres.

Harry fronça les sourcils et son regard s'assombrit.

-Fred, George? Vous n'auriez pas par hasard oublié de nous parler d'un détail ?

Les jumeaux pâlirent dans un accord parfait, ce que ne manqua pas de remarquer Snape.

Apparemment, Harry était assez craint lorsqu'il se mettait en colère. Soudainement, Severus Snape pensa à quelque chose qu'il avait totalement oublié. Vu ses parents, Harry devait en être un lui aussi, ou tout du moins il y avait de très fortes chances pour... Mais en toute logique, il ne devait pas le savoir.

Il haussa les épaules. Après tout, cela ne le concernerait pas, ses associés se débrouilleraient entre eux pour lui expliquer.

De toute façon, ce n'était pas comme s'il pouvait faire quelque chose. Il n'avait pas de baguette, il ne pouvait donc rien faire sauf sous le coup d'une très violente émotion. Personne ne faisait de magie sans baguette de nos jours, c'était une magie qui demandait trop de puissance et qui impliquait trop de risques.

-Et bien...

-Enfin tu vois Harry... commencèrent pitoyablement les jumeaux.

-Oui? demanda le-dit Harry d'un ton qui faisait concurrence à celui de Snape.

-Enfin, on a décidé...

-Après une longue réflexion...

-De... changer de métier...

-QUUUUUUOOOOIII??????!!!!!!!!

Le hurlement furieux ne venait pourtant pas d'Harry mais d'une Hermione jusqu'à la silencieuse qui venait de bondir vers les jumeaux et fixait sur eux un regard noir de colère. Les jumeaux se tassèrent un peu plus sur eux-mêmes, ce que ne manqua pas de noter Snape. Visiblement, la brunette les terrifiait autant qu'Harry.

« Chouette! » pensa t-il ironiquement.

-Hermione, c'est pas ce que tu crois... tentèrent-ils lamentablement.

-Mouis, c'est cela, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'allu, fit nonchalamment Ginny pour arranger les choses.

Snape remarqua alors que Ginny, Charlie et Bill avaient l'air totalement blasés et plutôt ennuyés, apparemment habitué à la scène. Ron, de son côté, se faisait le plus discret possible. Il n'avait pas spécialement envie que toute l'histoire lui retombe dessus.

Mais alors qu'Harry et Hermione allaient visiblement passer un savon mémorable aux jumeaux, Snape décida d'intervenir. Il n'avait pas envie de s'éterniser ici...

-Stop! Vous règlerez vos différents plus tard. Pour le moment, contentez vous de monter dans une des trois voitures. Trois par voitures, pas plus.

Hermione se calma instantanément face au ton autoritaire de Snape mais son regard furieux indiquait bien qu'elle n'avait pas l'intention d'en rester là. Elle saisit Harry par le bras et le tira vers la première voiture où elle le balança plus ou moins. Courageusement, Ron rejoignit ses deux amis dans la voiture.

Les jumeaux poussèrent un soupir de soulagement et montèrent dans la seconde voiture, rejoints par une Ginny qui semblait elle aussi vouloir leur poser quelques questions. Elle adressa un immense sourire à Snape et monta dans la voiture d'un air nonchalant. Bill monta dans la voiture non s'en faire de grand « au revoir! » aux gens autour de lui, suivi de Seamus et Hannah qui optèrent de leur côté pour la discrétion.

Snape eut un soupir fatigué.

Ses nouvelles recrues allaient vraisemblablement lui prendre la tête. Il salua avec condescendance la maquerelle furieuse de voir partir ses prostitués les plus en vogue. Elle allait perdre beaucoup d'argent à cause de cela mais ne pouvait pas s'opposer aux grandes maisons parisiennes de luxe. Surtout que celle-là avait l'air très puissante...

D'un air toujours aussi digne, Snape monta dans sa voiture avec Charlie, le second de la famille de rouquin, qui semblait plutôt mature malgré ses cheveux roux en bataille, sa griffe en boucle d'oreille et ses vêtements en cuir. Au moins il pourrait en apprendre plus sur ses recrues pendant le voyage.

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Ce soir-là, Draco Malfoy et Blaise Zabini revinrent au Chat Noir pour leur dernière soirée en ville.

Blaise était bien décidé à choisir la jolie brune, cette fois-ci. Sa rencontre avec elle à la bibliothèque l'avait vraiment intrigué, surtout sa dernière réplique. La fille connaissait Eluart et lui avait cité un ancien proverbe –il avait cherché longtemps où il avait déjà entendu cette citation et l'avait finalement trouvé dans un vieux livre arabe.

C'était tout bonnement stupéfiant, cette fille connaissait Eluart, la littérature arabe et lisait des ouvrages de médecine très complexes. Une simple prostituée d'une maison close de bas étage!

Cela le surprenait et il avait décidé de la choisir ce soir, pas forcément pour coucher avec mais pour discuter un peu, mieux la connaître et voir si elle était aussi intelligente qu'elle le semblait.

De son côté, Draco espérait sans se l'avouer recroiser le beau Emeraude ce soir, rien que pour voir son regard émeraude s'assombrir de rage lorsqu'il le verrait. Il aimait voir le jeune homme réagir, réagir grâce à lui. En plus d'être beau, Emeraude possédait un caractère ambiguë, n'était pas idiot et n'avait pas la langue dans sa poche. Son entrevue avec lui à la bibliothèque l'avait rendu accro, bien qu'il refusa tout net de se l'avouer.

Il aimait ses relations tendues avec le garçon, cette tension qui apparaissait dans l'air dès qu'ils se croisaient, sentir son sang et sa magie bouillir. C'était d'ailleurs étrange que sa magie réagisse ainsi...

C'était comme si elle était aimantée par le jeune homme, comme si sa magie était à la fois attirée et repoussée par lui. Mais c'était impossible, après tout, le jeune homme était un simple moldu. Et puis c'était un homme. Il ne pouvait pas le désirer.

C'était - un - homme.

Malgré son apparence fragile, malgré ses traits androgynes, Emeraude était incontestablement un homme, et pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. Si son corps était légèrement efféminé, son caractère ne l'était pas du tout.

Alors Draco s'engluait dans une haine qui était pour lui un inconscient moyen de sublimer son attirance, de sublimer son désir en quelque chose qu'il pouvait accepter. Il pouvait accepter la haine, la haine était son élément, les Malfoy vivaient dans la haine.

Ils étaient donc revenus au Chat Noir. Comme d'habitude, la maquerelle les avaient accueillis avec tous les hommages possibles, puis elle leur avait annoncé la mauvaise nouvelle. Ses beautés avaient été vendues.

-Comment?! s'était exclamé Blaise.

-Oui, je suis désolée, ils sont passés les prendre ce matin.

-Mais qui, ils?!

-Je l'ignore. C'était le propriétaire d'une grande maison close parisienne. Je ne pouvais rien faire, tout était légal, j'ai été payée.

Les deux jeunes hommes ne répondirent rien mais Blaise semblait furieux. Encore une fois, elle lui échappait! Draco restait impassible mais les jointures de ses mains qui tenaient son chapeau étaient devenues blanches. Il n'était plus là.

Emeraude n'était plus là.

-Mais ce n'est pas grave pour vous monsieur Malfoy, voyez vous, Précieuse est toujours là! l'informa la maquerelle d'une voix ravie.

Draco leva les yeux vers elle et aperçut Précieuse, vêtue de rose, qui lui souriait. Il avait envie de vomir.

-Je me moque bien de cette fille! grinça-t-il cruellement. Et à vrai dire, je n'ai plus envie de rester ici cette nuit. Blaise, à moins que tu ne veuilles rester?

Blaise remit son chapeau et répondit de la même voix éteinte et glaciale.

-Non, je n'ai plus rien à faire ici. Allons-nous en, Draco.

Et, sans plus tenir compte des supplications d'Ombrage et de Précieuse, les deux jeunes hommes quittèrent la maison close. Plus rien ne les y intéressait.

Draco tremblait mais refusa d'y prêter attention. Il savait malheureusement trop bien ce que cela signifiait. Il voulait voir Emeraude, il voulait sa dose, tout son être le désirait, à l'inverse de sa raison. Et la disparition du jeune homme le mettait hors de lui.

De quel droit?! De quel droit le jeune homme avait-il disparu?! Il n'avait pas le droit d'abandonner leur relation de haine à peine née! Il n'en avait pas le droit!

Et il fulminait intérieurement, furieux de se voir attaché à ce jeune homme, de voir son destin inéluctablement lié au sien.

Le jeune homme ne voulait pas de lui?! De toute façon, il n'avait pas le choix! Ils étaient liés! Il le sentait au plus profond de lui. Et ses yeux... pourquoi avait-il l'impression d'avoir déjà vu ces yeux si verts quelque part? Des yeux pareils ne s'oubliaient pourtant pas si facilement!

Il jeta un rapide coup d'oeil à Blaise et fut surpris de le voir dans le même état que lui. Blaise était furieux. Enfin, pas exactement furieux.

Il était déçu. Pourquoi, alors qu'il avait enfin mis la main sur une fille qui lui semblait d'une intelligence aussi monstrueuse et arrogante que la sienne, celle-ci lui filait entre les doigts?! C'était comme une provocation... voilà que maintenant il fallait la chercher à travers tout Paris!

Qui avait dit que le Destin n'avait pas le sens de l'humour?

Et après tout pourquoi pas? Des maisons de luxe, il y en avait presque qu'à Paris alors il chercherait dès son retour. Il ferait toutes les maisons closes de luxe jusqu'à ce qu'il la trouve et il verrait alors si elle valait les efforts qu'il avait mis à la retrouver. Oui, il n'avait pas à perdre espoir. Pas comme Draco.

Draco qui ne croyait pas en l'amour.

Non, il n'était pas comme ça. Pas encore. Et il espérait de tout coeur que la jeune fille aux cheveux châtain saurait lui prouver que l'amour existe. Mais Draco avait trouvé quelque chose lui aussi, quelque chose qu'il ne voulait pas perdre, Blaise l'avait senti.

Emeraude.

Le jeune homme avait profondément remué Draco, Blaise l'avait bien vu. Et Draco lui vouait à présent une haine étrange. Jamais il n'avait vu son ami en proie à un sentiment aussi violent. Ca le dévorait. Et surtout, c'était disproportionné. La haine de Draco était bien trop grande, trop importante par rapport au nombre de fois où lui et Emeraude s'étaient vus.

C'était stupide...

-Draco, une fois à Paris, ça te dit qu'on fasse la tournée des maisons closes de luxe? demanda t-il en connaissant déjà la réponse.

Draco se tourna vers lui et le regarda dans les yeux, le visage impassible.

-Plutôt deux fois qu'une mon vieux! répondit-il d'une voix sombre. Plutôt deux fois qu'une…

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voilà! J'espère que malgré ma non satisfaction absolue, ce chapitre ne vous aura pas trop dessus. Je travaille d'arrache pieds sur le suivant et espère de tout coeur qu'il sera encore meilleur que celui-ci (qui a dit « C'est pas dur? » ;-). Dans le prochain chapitre, Harry, Hermione et les autres arriverons à L'Orchidée, où ils découvrerons pas mal de choses mais surtout de nouveau visage. Pour ce qui est de Blaise et de son insupportable comparsse, on ne les retrouvera sans doute que dans le septième chapitre...


Comme toujours, j'attends avec impatience toutes vos impressions sur ce chapitre (les critiques sont les bienvenue du moment qu'elle sont constructive) dont n'hésité pas à cliquer sur le petit bouton (il n'attend que ça ;-D).


Et surtout merci d'avoir lu!