Note : Ahaha! Quoi de pluys exitant dans la vie de l'étudiant moyen que la periode des exams?! Plein de choses? Oui, certes mais au moins ça vous fait une bonne excuse pour ne pas avoir posté depuis... longtemps on va dire! Lol!

Bref, je sors enfin doucement mais surment de ce désastre et vais lentement pouvoir reprendre le cour de mes fics.

J'en profite pour faire « une page de pub » pour la meilleure fic Harry Potter toute catégorie confondue ecrite par Lightning on the Wave qui a ecrit une fic de 7 tome, chaque tome étant une année à Poudlard comme J.K.Rowling, sauf qu'elle crée un univers plus complexe et – à mon sens- plus intéressant que celui de J.K.Rowling!

Le premier tome fait 22 chapitres (chapitre toujours long!), le second en fait 33, le quatrième 86, le cinquiéme 125, le sixième 124 et le septième 107, j'en suis en ce moment au cinquième tome! Les personnages sont plus travaillés, plus complexe, le monde magique approfondis et l'ensemble de l'histoire moins manichein. De plus l'intrigue n'a plus rien à voir avec celle de J.K.Rwling puisque non seulement Harry n'est plus orphelin mais il n'est pas le Survivant, c'est son frère jumeaux Connor!

La fic est en Anglais et en cour de traduction par Paradise of readers (le premier tome et le second est en cour) pour celle qui ne lirais pas l'anglais. LA fic est légèrement yaoi DracoxHarry à partir du tome 4 mais ce n'est pas l'intrigue principal! C'est un vrai roman!

A lire!!!! ;-)

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Chapitre six: L'Orchidée.

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Après plusieurs longues et pénibles heures de voyage durant lequelles beaucoup de sujets furent évoqués la petite équipe des prostitués de Bretagne arriva enfin près de l'Orchidée dans la grande ville de Paris.

Sévérus Snape sortit de la voiture avec un soulagement indicible.

Il avait fait un certain nombre de découvertes durant le trajet, notamment le fait que Ron Weasley, le cadet de la fratrie, et Hannah Abbot n'appréciaient pas du tout les voitures.

Dire que ces petits salopiaux avait déguelassé ses chères petites voitures gagnées à la sueur de son front! Bon, le clébard et l'autre avaient plus ou moins mit la main à la pâte... pis y'avait aussi les prostitués qui avaient sué pour en arriver là mais enfin bref! C'était ses petites voitures chéries et on ne vomissait pas ses tripes dedans bon Dieu!

Il passa une main lasse dans ses cheveux noirs et soupira. Ces régurgitations inopportunes n'avaient malheureusement pas été la pire découverte de ce voyage.

Il y avait entre autres le fait que l'infernal petit monstre aux yeux émeraude était également, en plus d'être le fils de son père (ce qui était déjà beaucoup trop), et le fils spirituel du clébard (et là c'était carrément insurmontable) un véritable tueur en puissance!

Charlie Weasley avait beau lui répéter après avoir vu sa tête qu'Harry avait accidentellement brisé les cervicale d'un agresseur à treize ans, Severus Snape continuait de penser que lui et le rouquin ne devaient vraiment pas avoir la même vision de ce qui était accidentel...

Comme si avec son gabarit, le môme pouvait vraiment briser accidentellement les cervicales d'un homme adulte! Sa magie avait sans doute joué un rôle dedans...

Dans la liste des informations terrifiantes qu'il avait obtenu du très décontracté rouquin figurait aussi l'affirmation que la brunette nommée Hermione Granger était, selon toute la fratrie Weasley, encore plus dangereuse que Harry lorsqu'elle était en colère... Il n'aurait jamais pensé qu'on pouvait faire plus dangereux qu'un mioche capable de briser les cervicales de quelqu'un seulement treize ans mais…

Apparemment, oui.

« Youpi! » avait, ironiquement bien sûr, pensé Severus Snape qui ne se demandait plus pourquoi les diaboliques jumeaux avaient seulement apporté des photos en refusant de lui présenter les modèles vivants...

S 'ajoutait à cela que, non contente d'être sujette à des crises de violence d'une intensité rare, ladite Hermione Granger était en plus de ça un cerveau sur pattes. Il avait eu le malheur de la lancer sur la physique quantique, juste histoire de voir si elle était vraiment aussi intelligente qu'on le disait...

Grave erreur! Rien qu'à la tête qu'avaient tiré les jumeaux lorsqu'ils l'avaient entendu lancer le sujet, il avait compris avoir commis une boulette.

En effet, il fut impossible d'arrêter la jeune fille sur sa lancée et elle disserta pendant près de trois heures sur un sujet qui non seulement n'intéressait qu'elle, mais qui en plus était en plus totalement abscons pour l'auditoire.

Snape, pour ne pas entacher sa réputation d'homme imperturbable,l'avait écouté jusqu'au bout mais s'en retira avec un migraine carabinée et la désagréable impression d'avoir été lobotomisé.

Dès que le cauchemar fut terminé (et que ses amis encore debout l'eurent remis presto dans la voiture), les jumeaux vinrent lui préciser qu'il ne fallait jamais, absolument jamais lancer Hermione sur ce genre de sujet. A les entendre, c'était quasiment l'un des plus grands tabous de l'humanité, mais pour l'avoir vécu en direct live, Severus Snape du concéder que cela n'en était pas loin.

« Mais ça peut être un atout après tout... Par exemple, enfermer le clébard avec la môme lancée sur la théorie du chaos dans une même pièce pendant toute une soirée... » sourit mentalement l'homme en regardant les jeunes gens sortir peu à peu des voitures, visiblement épuisés.

« Tant mieux! Avec un peu de chance, ça leur évitera trop de débordements pour la soirée... »

Enfin, pas s'ils croisaient ses associés dès se soir; car s'il avait le malheur de tomber sur ses collègues, nul doute que ces derniers ne mettraient pas deux minutes à repérer Harry et à entrer dans une phase d'hystérie particulièrement déplaisante avant une séance « explications » qui ne les laisserait vraisemblablement pas dormir...

Malheureusement, il y avait peu de chance que ses deux associés ne soient absents un lundi soir, étant donné les horaires de la maison, mais avec un peu de chance, ils seraient suffisamment occupés pour ne pas remarquer leur arrivée.

« Et quelques soient leurs occupations... » grinça mentalement Snape.

Sans qu'ils ne s'en aperçoivent, les voitures avaient disparu, les laissant seuls sur le trottoir d'une petite rue perpendiculaire à la rue de L'Orchidée. Il aurait été mal vu qu'il entre par la grande porte où arrivaient les clients...

Heureusement, il existait un important réseau de sous terrains et de couloirs invisibles qu'empruntaient les nombreux serviteurs de la maison.

En passant par là, et en espérant que la baraka soit avec eux pour une fois, ils devraient échapper aux deux autres propriétaires de la magnifique maison close.

Snape remarqua que la «charmante » Ginny, visiblement plus calme qu'Hermione, continuait de fusiller du regard ses deux aînés. Elle n'avait vraisemblablement toujours pas digéré l'annonce qu'ils leur avaient faite. Mais les plus effrayants avaient été Hermione et... Ron Weasley.

Contrairement à ses prévisions, Snape échappa à la démonstration des colères Potteriennes pour se retrouver face à un monstre échevelé qui n'avait plus grand chose de commun avec la belle jeune fille qu'il avait acheté et un rouquin plus rouge que jamais qui possédait cordes vocales d'une puissance impressionnantes...

Le dernier de la fratrie avait apparemment beaucoup de mal à tolérer que ses deux aînés aient finalement accepté de vendre leur charmes avec eux au lieu de rester placeur. Il avait, pour ce qu'avait compris Snape, beaucoup de mal à supporter de voir ceux qu'il aimait se vendre.

Fred et George eurent beau lui expliquer par A plus B qu'ils rapporteraient beaucoup plus d'argent ainsi vu le nombre de personnes fantasmant sur les jumeaux, Ron continua de leur faire la tête. Même savoir que c'était la condition pour qu'ils soient tous pris à l'Orchidée ne réussit pas à le dérider, au grand damne de ses amis.

De son côté, leur nouveau « propriétaire » avait dû se retenir d'émettre le moindre commentaire sur l'attitude du rouquin qu'il avait trouvé puérile et déplacée. Mais il ne dit rien et frappa à la porte des sous-sols de la maison.

-Ah! Mariette tu... Oh! Excusez moi Monsieur Snape! s'exclama la servante qui venait d'ouvrir. J'ai cru que... enfin, bienvenue à la maison Monsieur! Je vois que la pèche a été bonne cette fois.

Ronde, la cinquantaine et le visage aimable, elle posa sur les jeunes prostitués un regard chaleureux.

-Bonjour Pomfresh, fit poliment Snape en pénétrant dans le couloir sombre, à peine éclairé par quelques lampes à pétrole fixées au mur. Ces jeunes gens sont fatigués, et comme je présume que la Maison est bondée, il serait préférable que tu les conduises aux chambres des quartiers des serviteurs, je ne pense pas que cela les dérangera pour une nuit.

Il interrogea Hermione et les autres du regard qui acquiescèrent. Même les chambres des serviteurs seraient plus agréables que leur anciennes chambres au Chat Noir.

-Pomfresh est la responsable des serviteurs de l'établissement, leur indiqua Severus Snape. Vous aurez donc souvent affaire à elle, que se soit pour un problème de santé ou avec un client, même si le problème des clients est plutôt notre domaine...

Les jeunes prostitués acquiescèrent silencieusement et posèrent leur regard sur la petite femme qui leur offrit un sourire éclatant. Harry et Hermione la trouvèrent sympathique dès le premier coup d'œil.

-Pour nos nouveaux placeurs, et bien... nous n'étions plus habitué à en avoir donc nous aviserons. Pour le moment vous logerez également avec les serviteurs, mais je pense que cela changera... Maintenant il faut que je vous laisse. Le lundi est souvent chargé, et il faut que je ligote mes associés de façon ce qu'ils vous laissent dormir jusqu'à demain. Pomfresh, je les laisse entre vos mains.

-N'aillez aucune inquiétude Monsieur Snape, j'en prendrai grand soin.

Severus Snape se détourna majestueusement et disparut dans les profondeurs des couloirs obscurs. Les dix jeunes gens qu'il laissa derrière lui oublièrent leur fatigue. L'excitation de cette arrivée, la découverte de ce nouvel univers, qui bientôt serait le leur, les poussaient à observer avec un intérêt croissant l'endroit où ils évoluaient.

-Bien jeunes gens, veuillez me suivre. Et faites attention, les couloirs sont sombres, mais on s'y habitue vite vous verrez! Et vous n'aurez pas à y passer souvent.

Contrairement à ce que l'on aurait pu attendre de la petite femme rondouillette, Madame Pomfresh avançait vite et silencieusement au travers du labyrinthe de couloirs des serviteurs. Souvent, aux croisements, ils rencontraient des serviteurs, des servantes, qui montrait à l'égard des nouvelles recrues un très vif intérêt, les détaillant du regard, parfois essayant même de leur parler.

-Ne faites pas attention à ces demoiselles, leur indiqua Pomfresh en souriant, elles ont tendance à faire preuve d'une curiosité démesurée. Mais elle ne sont pas méchantes. Contentez-vous d'éviter de les laisser se glisser dans votre lit! Les jeunes messieurs sont plus discrets, mais savent être tout aussi curieux.

Harry ne put qu'approuver mentalement, ayant remarqué le regard intéressé de deux jeunes serviteurs blonds et les murmures intéressés que soulevait leur passage.

Après avoir monté de nombreux escaliers et parcourut d'étroits couloirs, entendant parfois, passant à côté des chambres, des bruits familiers, mais également le sons de conversations, des bruits de verres et de couverts clinquants sur les assiettes ils arrivèrent à l'étage ou se tenait la Maison Close.

Harry et Hermione échangèrent un regard interrogatif: est-ce que les prostitués de l'Orchidée mangeaient et discutaient également avec les clients? Pomfresh capta l'échange muet et sourit.

-Cela pourra également faire partie de vos attributions, jeunes gens. Comme les patrons vous l'expliqueront sans doute demain, il existe de nombreux services au sein de cet établissement. Mais pour le moment il s'agit de vous reposer! Connaissant nos gentlemen, Monsieur Snape parviendra sans doute à détourner leur attention de votre arrivée tant que la soirée battra son plein, mais il n'est pas impossible qu'ils vous fassent lever en pleine nuit pour vous rencontrer. Ce ne sont pas de mauvaises gens mais ils ont parfois tendance à croire que le monde tourne selon leur rythme! Surtout Monsieur Black!

-Black?! s'exclama Harry.

Pomfresh s'arrêta et se tourna vers le jeune homme, le visage inquiet.

-Un souci mon enfant?

-Non, je..., commença le brun, je suis désolé, ce nom m'a semblé familier mais, enfin sans doute une erreur...

Pomfresh dévisagea un moment Harry dans l'obscurité du couloir. Les autres retenaient leur respiration, craignant un quelconque problème mais la petite femme se retourna et reprit sa marche.

Ils arrivèrent finalement au dernier étage de l'aile gauche de la demeure, devant une série de petites chambres. Chaque chambre possédait deux lits de fer blanc sur lequel se trouvait un matelas moelleux et des draps propres, ainsi qu'un nécessaire de toilette.

-Voila, vous serez deux par chambre cette nuit mais ne vous inquiétez pas, dès demain vous en aurez de meilleures. Pour les placeurs, les chambres sont au rez-de-chaussée. Je vous avoue que cela faisait longtemps que monsieur Snape n'en avait pas toléré mais je m'en remets à son jugement.

-Attendez, cela veut dire que je vais devoir tout redescendre?! s'offusqua Ron.

Pomfresh leva les yeux au ciel pendant que les autres riaient.

-J'en suis désolée mon garçon, mais j'ai bien peur que oui, vous aller devoir tout redescendre, déclara-t-elle avant de repartir et de disparaître au fond du couloir, rapidement suivie par Charlie et finalement un Ron en pleines lamentations.

-Oh ne vous inquiétez pas, c'est déjà parfait! dit Bill avec un grand sourire avant d'entrer dans une des chambres et se laisser tomber sur un lit. Faites comme vous voulez mais moi je me pose là.

Ginny s'avança, posa son sac sur le lit, avant de saluer Harry, Hermione, Hannah, Seamus et les jumeaux. Les jumeaux allèrent se coucher, suivis de Hannah et Seamus. Hermione et Harry se retrouvèrent dans la même chambre. Trop épuisés pour parler de tout ce qu'ils avaient vu et entendu, ils se souhaitèrent une « bonne nuit » et s'effondrèrent sur leur lit avec un soupir de bonheur.

Malheureusement, quelques heures plus tard, un boucan d'enfer raisonna dans toute la maisonnée. Une discussion véhémente semblait s'être engagée à l'étage en dessous.

Harry se tourna et se retourna dans son lit. Avec un grognement désespéré, il enfouit sa tête sous l'oreiller.

-Je crois qu'ils ont décidé de ne pas nous laisser dormir... soupira Hermione.

-Ils t'ont réveillé toi aussi? demanda Harry en se redressant sur un coude.

-A ton avis? Je me réveille à six heures du matin après n'avoir dormi que quelques heures juste pour le plaisir?

-Question stupide, j'avoue, rit Harry en se laissant retomber sur le matelas. C'est moi ou je reconnais la voix de Snape?

-Dans ce cas, c'est une hallucination collective. Je crois que c'est à notre sujet en plus.

Harry se redressa brutalement sur le lit.

-Ils ne vont tous de même pas venir nous chercher pour une présentation à cette heure?!

Hermione se redressa sur le coude et planta son regard noisette dans le regard émeraude.

-Qui sait?! D'après ce que nous a dit Pomfresh, ils sont quelque peu... spéciaux. Je pense qu'ils en sont capables.

Le brun pouffa.

-Hum, vu l'état de tes cheveux, ce serait marrant!

Il reçut un oreiller en plein dans sa figure en guise de réponse.

-Regardez qui parle! grogna Hermione en lui jetant un regard mauvais.

Mais son sourire n'avait pas échappé à Harry et ils éclatèrent de rire. Leurs cheveux respectifs étaient un permanent sujet d'amusement pour eux. Avant de rencontrer Hermione, Harry pensait avoir les cheveux les plus indisciplinés qui puissent exister, mais ceux de son amie lui faisaient de la concurrence.

Malgré leur longueur, ils semblaient être animés d'une vie propre et se redressaient sur sa tête une fois la nuit venue. L'effet était hautement comique.

Ils cessèrent immédiatement de rire en entendant des pas dans les escaliers. Visiblement, la dispute se déplaçait. Et visiblement, Hermione avait vu juste en suggérant qu'ils soient au centre de la discussion, puisque les bruits se rapprochaient. Puis plus rien. Finalement, une seule personne monta les escaliers qui menaient à leur chambres.

-Je crois qu'on ne va pas pouvoir y couper... soupira Hermione.

-Ben ça va donner! Je veux dire, voir nos tête de déterrés avec pas plus de deux heures de sommeil, ça va pas être très glorieux... on va pas vraiment être sous notre meilleur jour là!

-Du moment qu'ils ne nous renvoient pas au Chat Noir... murmura sombrement la jeune femme.

Ils s'assirent sur leurs lits et ne furent pas surpris lorsque la porte s'ouvrit violemment sur un Severus Snape légèrement décoiffé, les vêtements froissés et essoufflés. Plus rien à voir avec l'homme impeccable qu'ils avaient rencontré.

« J'adorerais rencontrer les personnes capables de mettre un homme tel que lui dans un tel état! » pensa malicieusement Hermione en se gardant bien de sourire.

-Levez-vous, et rendez vous aussi présentables que... possible, conclut-il en haussant un sourcil dubitatif devant le spectacle qu'offraient les cheveux des deux jeunes gens.

-Pas besoin de commentaires, on est au courant, dit calmement Harry en se levant, passant une main dans ses cheveux dans le vain espoir de les aplatir un peu sur sa tête.

Le regard noir le considéra un instant, exaspéré, avant que l'homme ne fasse demi-tour pour aller « réveiller » les derniers encore coucher.

Sortant de leur chambre, Harry et Hermione se trouvèrent face à Ginny et Bill, à peu près aussi en forme qu'eux même. Les deux rouquins ne purent s'empêcher de pouffer en voyant leur amis les rejoindrent.

-Je ne veux rien entendre compris, marmonna Hermione, un air menaçant au visage.

Mais le regards hilare des deux Weasley était suffisamment expressifs pour se passer de commentaires.

Séverus Snape réapparut aussi soudainement qu'il avait disparut, suivi des jumeaux ainsi que d'Hannah et Seamus. Si les deux derniers s'abstinrent de tous commentaires faces aux cheveux de Harry et Hermione, les jumeaux, eux, ne se privèrent pas de taquiner leur amis.

-Mon Dieu, j'avais oublié la tête que tu avais au réveil Harry! C'est proprement hilarant! commenta Fred entre deux éclat de rire.

-Et toi Hermione, qui aurait cru que tes cheveux étaient en fait un véritable défi aux lois de la gravité! ajouta George.

Harry admira silencieusement la retenue de son amie qui, au lieu de les mordre, se contenta de leur jeter un regard qui aurait certainement fait passer Lucifer pour une fillette.

-Nous ne sommes pas là à cette heure matinale pour évoquer les... particularités capillaires de monsieur Potter et de mademoiselle Granger si vous voulez bien! intervint Snape, visiblement tendu. En fait nous sommes là à cause de la subite envie d'un de mes associés de vous avoir sous les yeux. Et comme les arguments logique et sensés n'ont absolument aucuns effets sur les résidus de son cerveau, vous allez lui être présentés sur le champs.

Seamus et Hannah échangèrent un regard inquiets. Ils étaient loin d'être à leur avantage dans ses conditions. Et s'ils ne leur convenait pas?

-Quoi qu'il en soit, sachez qu'aucun de vous ne sera renvoyé au Chat Noir, quelques soient les fantaisies du clébard. Je vous ai acheté et il n'a pas à contester mes choix. « Et de toute façon je doute qu'il conteste quoi que ce soit en voyant ce que je lui rapporte... » Nous allons donc quitter les quartiers des domestiques et passer dans un de nos salons de l'étage inférieur. Suivez-moi.

Ils descendirent aussi rapidement que possible les escaliers, malgré l'épaisse obscurité. Snape avançait vite, et son pas était sur, comme si le noir environnant ne le dérangeait pas.

« Il voit dans le noir ou quoi? » s'interrogea Harry en manquant de s'effondrer sur Hermione.

Ce qu'il ne savait pas, c'est que, oui, Sévérus Snape voyait parfaitement dans le noir. Une vieille aptitude héréditaire qui se révélait, dans la pratique, très utile.

Passant par une petite porte dissimulé, ils arrivèrent dans un intérieur absolument magnifique. Harry et Hermione restèrent sans voix, les jumeaux, eux, laissèrent échapper un sifflement admiratif. Ginny, Bill, Hannah et Seamus poussèrent une petite exclamation étouffée qui amena un léger sourire sur les lèvres de leur patron.

-Notre décorateur a un goût parfait. Vos réactions lui feraient plaisir, même s'il n'en dirait rien.

Hermione fronça légèrement les sourcils et se pencha vers Harry.

-C'est moi qui suis victime d' hallucination ou Snape vient d'avoir l'air « tendre » à l'instant? murmura t-elle.

-Dans ce cas, souffla le brun, je crois bien que nous sommes deux à halluciner Mione.

-Une de plus.

-C'est par ici, suivez moi, coupa fermement l'homme en les guidant dans les somptueux couloirs, aboutissant devant une large porte de chêne.

Derrière la porte, on distinguait deux voix. L'une très basse, grave, légèrement rauque; l'autre, plus haute, calme, sereine et harmonieuse.

-Nous y sommes. Je vais entrer le premier et vous entrerez lorsque je vous appellerai, d'accord?

Ils hochèrent silencieusement la tête, une boule d'angoisse s'accrochant à leur entrailles envers et contre toute raison.

-Bien.

La lourde porte s'entrouvrit et Snape disparut à l'intérieur de la pièce. Les jeunes prostitués se dévisagèrent dans le silence à peine troublé par le bruit de la conversation qui s'était engagée de l'autre côté. Harry observait les visages qui l'entouraient, tous plus ou moins familiers, fatigués, le teint terne, les yeux encore bouffis de sommeil.

D'ailleurs, il semblait que Ginny était en train de s'endormir contre Bill. Ce dernier passa tendrement son bras autour de sa petite sœur pour l'empêcher de glisser avant de capter le regard du brun et de lui sourire.

Le premier appelé fut Seamus.

Il disparut par la porte entrouverte et n'en ressortit pas, même lorsque le nom d'Hannah fut prononcé. Cette absence, bien qu'elle eut sans doute une raison parfaitement raisonnable, ne fit qu'accentuer les inquiétudes d'Harry et des autres.

Après Hannah, ce fut le tour des jumeaux. Vint ensuite celui de Ginny, que Bill dut secouer un peu afin de la réveiller autant que possible. Puis Bill disparut et bientôt il ne restait plus qu'Harry et Hermione dans le couloir, et quand celle-ci fut appelée à son tour, elle posa un baiser sur la joue avant de passer la mystérieuse porte de chêne.

Finalement seul, Harry s'appuya contre le mur, se tordant les mains, se retenant de ronger ses ongles. Ses nouveaux « propriétaires » n'étaient sans doute pas du genre à tolérer des doigts ronger jusqu'au sang...

Le temps passait, et il tenta de penser à autre chose. Bizarrement, la seule chose qui lui vint à l'esprit fut le jeune aristocrate blond qu'il avait rencontré au Chat Noir. Il avait beau le détester cordialement, il devait reconnaître que le jeune hommes était d'une incroyable beauté. Insolente même.

Harry se demanda s'il le reverrait ici, à l'Orchidée. Après tout, le jeune homme résidait à Paris, n'est ce pas?

Puis, son prénom fut prononcé et l'aristocrate blond disparut immédiatement de ses pensées. Il inspira profondément et poussa la porte qui le séparait de ses juges.

La lumière éclatante de la pièce l'aveugla un instant. En quelques secondes, ses yeux s'y habituèrent et il put regarder autour de lui. La pièce était de la paille d'un petit salon, plus somptueuse encore que le couloir. Il repéra Snape, debout près d'un fauteuil dans lequel se tenait un homme magnifique.

Un troisième homme se tenait de l'autre côté du fauteuil.

L'homme assit dans le fauteuil devait avoir environ trente cinq ans. Même assis, Harry devinait qu'il était au moins aussi grand que Snape, si ce n'est plus. De long cheveux noirs soyeux noués en catogan, un corps souple comme celui d'un chat, un nez droit, des yeux d'un bleu si sombres que de loin, ils lui avaient parus noirs, une bouche grande et sensuelle, il était absolument stupéfiant.

Pourtant, quelque chose dans l'homme qui se trouvait à ses côtés attira l'attention de Harry.

Plus petit que Snape, sans doute ayant le même âge que les deux autres hommes – malgré des traits qui avaient gardé quelque chose d'enfantin - il était pourtant très différent d'eux.

Si Snape et l'homme assis étaient très impressionnants, du genre de ceux que l'on remarque immédiatement en entrant dans une salle pleine de monde, l'homme vêtu de blanc et de brun semblait plus discret, presque effacé. Mais il était beau, malgré son air fatigué. Ses cheveux ambres, rendus rutilant par la lumière de la pièce, effleuraient ses épaules; il était bien fait, quoique d'aucuns l'eurent jugé un peu mince, des traits fins, une physionomie avenante et douce. Le fait le plus notable de sa personne était deux yeux dorés.

« Comme ceux d'un animal. » pensa Harry en de dévisageant.

Cette personne dégageait quelque chose de différent, à la fois animal et... apaisant, presque surnaturel. Pas quelque chose de complètement humain en tout cas!

-Je vous présente la dernière de nos nouvelles recrues, Harry, annonça Snape.

Cette contemplation n'avait pris que quelques seconde à Harry, et il fut surprit au-delà des mots lorsque l'homme aux long cheveux noirs renversa le fauteuil en se redressant brutalement.

-James!!! s'exclama-t-il en regardant Harry.

-Hein? fit intelligemment ce dernier. Vous... vous devez faire erreur sir, je m'appelle Harry.

L'homme au cheveux d'or plaqua une main sur sa bouche, étouffant son étonnement.

-C'est... Oh mon Dieu! Tu es le fils de James et Lili Potter pas vrai? Il n'y a pas d'autre explications, tu leur ressembles tellement...

-Vous connaissez mes parents? s'étonna Harry.

-Ha... Harry!!! s'écria l'homme brun avant de s'élancer vers Harry, le soulever de terre et le serrer fortement contre lui.

A ce moment précis, Harry décida qu'il venait définitivement de passer dans la quinzième dimension. C'était quoi le problème? Comment diable ces personnes pouvaient connaître ses parents? Et pourquoi ce grand type brun le serrait dans ses bras avec la force d'un joueur de catch???!!!

« En parlant de ça s'il continue je ne vais plus avoir de cage thoracique... »

Il dut réellement prendre une teinte verdâtre car l'homme aux cheveux et aux yeux d'or conseilla à son ami de le relâcher.

-Snape! Qu'est-ce que cela veut dire?! cria l'homme brun à l'adresse de son comparse.

-Du calme Black, tu vas effrayer notre jeune ami, répondit Sévérus Snape, un sourire amusé aux lèvres.

-Il a raison Sirius, calme toi. Nous sommes des étrangers pour ce garçon. Mais comprends que nous désirions une explication Séverus.

-D'accord, d'accord Remus. L'histoire n'a rien d'exceptionnel tu sais. Je suis allé en Bretagne pour visiter les maisons de passe dont on nous avait parlé et il faisait partie des jeunes que m'ont proposé les passeurs. Je me suis dit que c'était peu être lui alors je l'ai acheté. En plus il est très beau.

Ledit Remus dut empêcher Sirius de sauter à la gorge de Snape et soupira d'un air las.

-J'espère que tu plaisantes. Je veux dire, tu ne vas tout de même pas nous demander de prostituer le fils de notre meilleur ami?

-Laisse-le moi je te dis Moony!!! Je vais lui arracher les doigts avec les dents!

-Pfff! J'attends de voir ça le clébard.

-Très bien tu...

-Assez vous deux! coupa brutalement Remus. Ne rendez pas les choses plus compliquées en vous comportant comme deux gosses compris?!

Les deux hommes s'éloignèrent l'un de l'autre non sans se foudroyer mutuellement du regard.

-Bien. Maintenant je pense que nous devons des explications à Harry.

-Ce serait pas de refus en effet, avoua le jeune garçon qui observait les trois hommes d'un air plus que suspicieux.

Au moment ou Remus allait ouvrir la bouche, Sirius Black pouffa.

-Et peut on savoir ce qui provoque un tel excès d'hilarité Black? râla Snape en haussant un sourcil.

-Non, rien, articula péniblement l'homme entre deux rires, juste que je viens de penser qu'il a exactement les même cheveux que James au réveil.

Harry rougit immédiatement et jeta un regard noir au dénommé Black. Ok, ses cheveux semblaient avoir rencontrer une armée de pétards, mais il détestait qu'on le lui fasse remarquer. Ça lui rappelait les Dursley...

-Sirius!

-Roh, désolé Moony...

Ledit Moony ignora superbement son compagnon pour se tourner vers Harry.

-En fait, nous sommes les amis d'enfance de ton père, commença t-il.

-Hum, ami, ami, parle pour toi et le clébard Remus mais ne me mets pas dans le lot! intervint Snape.

Une fois de plus, Moony ignora l'intervention.

-Comme je le disais, nous avons rencontré ton père et ta mère à l'école, où nous sommes devenus amis. Une fois nos diplômes en poche, nous nous sommes séparés mais nous avons gardé contact. Nous étions au mariage de tes parents et à ta naissance, ton père a d'ailleurs choisi Sirius comme parain.

Harry, complètement sous le choc, essayait d'assimiler toutes ces d'informations. Il n'avait jamais rien su de ses parents chez les Dursley. En fait, chez les Dursley, tout ce qui touchait de près ou de loin à ses parents était tabou.

Il s'était finalement habitué autant que possible à cette absence de famille. Et voilà qu'il se découvrait un parrain!

-Malheureusement, lorsque tes parents sont morts, nous étions en France, et, le temps que nous l'apprenions, tu avais déjà été confié à ton oncle. Sirius eu beau demander plusieurs fois ta garde, ce fut en vain. Finalement, quand tu as disparu à 13 ans, nous avons essayé de te retrouver, sans succès jusqu'à aujourd'hui... Même si ce n'est pas exactement dans la situation dont nous avions rêvé, conclut-il en jetant un regard à Snape.

-Eh! Je n'y suis pour rien moi si j'ai retrouvé le gosse dans une maison close!

Le grondement sourd que produisit Sirius suffit à lui montrer que son collègue était clairement d'un autre avis.

De son côté, Harry était proprement assommé par ce qu'il venait d'apprendre en quelques minutes. Un parrain? Des amis de ses parents? Une famille? Qui tenait une maison close?! Et lui, qu'allait-il devenir? L'adopter? Tout cela semblait si... incongru! Cela arrivait un peu trop vite. Beaucoup trop vite même.

-Harry, est-ce que tu vas bien? lui demanda Remus de sa voix douce.

Le regard perdu que posa le jeune garçon sur lui fut une réponse suffisamment éloquente.

-Je... je ne suis pas sur de tout comprendre... qu'est-ce… qu'est ce qui va m'arriver maintenant? Je veux dire, je, je suis prostitué, et Monsieur Snape a sans doute payé une lourde somme pour m'obtenir -sans vouloir me vanter- et puis... les autres sont mes amis... je, pas que j'aime me, mais, enfin, je...

-Stop! Calme-toi Harry, d'accord? On ne fera rien que tu ne souhaites pas et...

-Eh! Je me dois de te dire qu'il nous a effectivement coûté une petite fortune Remus! Je mise en grande partie sur lui pour amener beaucoup de monde ici, ce qui ne devrait pas être dur vu le succès qu'il avait au Chat Noir!

-Espèce de Salaud! C'est du fils de Lily et James que tu parles Snivellus! De mon filleul!!! Tu...

-Non! Sirius! s'écria Remus en voyant que l'homme s'apprêtait à frapper son comparse.

-Mais, Remus, tu ne veux tout de même pas...

-Bien sûr, je n'ai absolument pas envie de prostituer le fils de James, mais ne nous voilons pas la face, si nous voulons continuer à faire tourner cette maison, nous allons devoir remplir le gouffre financier que nous a valu ces nouvelles acquisitions. De plus, sans vouloir te vexer, on tient une Maison Close... Toutefois, nous pourrions peut-être favoriser Harry en le faisant entrer dans le Cercle des Roses.

Il était visible que Sirius Black aurait aimé pouvoir répondre à Remus, mais malheureusement, la logique de ce dernier était parfaitement implacable.

-C'est envisageable, acquiesça Severus, mais cela lui attirera des jalousies de la part des autres pensionnaires.

-Et avec un peu de chance, il pourra entrer dans le Cercle des Lys rapidement, soupira Sirius. Qu'en penses-tu Harry?

-Je... euh, je veux bien mais, qu'est-ce que le « Cercle des roses »?

Severus Snape émit un son qui devait s'apparenter à un rire étouffé.

-En effet, il faudrait peut-être commencer par lui expliquer les bases du fonctionnement de la maison non? ironisa Snape en passant une main lasse sur son front. Et bien Potter, disons que notre Maison possède d'autres services que ceux fournit par n'importe qu'elle Maison Close classique. Il y a une certaine hiérarchie. On fonctionne en trois niveaux. Le plus bas est le « cercle des violettes », et leurs « services » est à proprement parler le même que ceux que toi et tes amis effectuaient au Chat Noir, maisles conditions sont bien meilleurs et le client n'est pas autorisé à vous brutaliser.

Harry hocha la tête. Rien que ça, c'était déjà un grand progrès pour eux.

-Le deuxième niveau est le « Cercle des roses ». Ici, vous devez être capable de soutenir une conversation avec le client, vous pouvez l'accompagnez en extérieur et être capables de ne pas lui faire honte. Même si tout le monde sait ce que vous êtes, personnes ne doit pouvoir le deviner à votre comportement et votre conversation. Bien sur, le sexe fait toujours partit du contrat. Le dernier niveau, le « Cercle des lys », est le sommet. Ceux qui en font partit sont célèbres dans le beau monde pour leur beauté, leur intelligence et leurs talents. Et surtout, ils décident ou non s'ils couchent avec le client.

-Ils... ils décident?!! s'exclama Harry. Et, des gens payent pour eux même sans le sexe?!

-Oui, un peu comme des geishas, confirma Rémus. Mais c'est parce que les membres du cercle des lys sont véritablement exceptionnels et travaillent durement.

-Et, on peut passer de violette à lys?

-C'est possible, dit Sirius, mais cela demande du travail. Beaucoup viennent de classe sociale très défavorisée et n'arrivent pas, ou ne souhaitent pas à s'intégrer aux us et coutumes de la haute société. Bien sûr, dans chaque niveau, il existe des sous-parties pour chacun des goût parfois exotiques de notre clientèle... Ah, merde! j'arrive pas à croire que je sois en train de dire ça au fils de James et Lily!

Harry éclata de rire devant l'air de chien battu de Sirius Black.

-Hé! Ne vous en faites pas pour moi! Je suis quelqu'un de fort. Et puis, ce n'est pas comme si c'était de votre faute. Je suis vraiment content de vous avoir rencontré et j'espère pouvoir apprendre à vous connaître.

On aurait offert une montagne d'or à Sirius Black, il n'aurait sans doute pas eu l'air plus heureux. A cet instant précis, Harry comprit à quel point son approbation comptait pour son parrain. Et en voyant le sourire tendre de Remus, et l'air presque tendre de Snape devant la joie enfantine du grand brun au yeux bleus, il comprit que sa réponse lui assurait l'amitié des trois adultes devant lui.

-Harry! s'exclama Sirius Black en se précipitant sur le jeune homme pour le serrer dans ses bras. Tu n'as pas changé depuis la dernière fois que l'on t'a vu! Toujours aussi adorable! Et tu ressembles tellement à James!

-La dernière fois que tu l'as vu, il portait des couches culottes Black! grinça Snape en levant les yeux au ciel. Et merci pour nous, il ne ressemble pas tant à Potter senior que ça!

-C'est vrai qu'il a pris beaucoup de Lily, acquiesça Remus.

Sirius reposa Harry par terre et passa sa grande main dans les cheveux en bataille, un grand sourire au lèvre. Harry ne put que répondre à ce sourire. Sirius Black était vraiment un homme irrésistible!

Pourtant, Harry avait remarqué que son charme semblait sans effet sur Severus Snape; en fait, cela avait quasiment l'effet inverse. Mais son intuition lui soufflait qu'il y avait quelque chose entre ces trois-là de plus fort qu'une simple amitié -ou dans le cas de Sirius et Severus, plus que de la haine.

« Définitivement plus que de la haine! » pensa le jeune homme en remarquant le regard noir de Snape glisser lentement sur la souple silhouette de Sirius.

-Serait-il envisageable que nous puissions aller nous coucher maintenant? Sans vouloir briser ces émouvantes retrouvailles, je suis absolument épuisé et je doute que Potter soit en bien meilleur état!

Harry ne put qu'approuver, sa fatigue oubliée lui retombant brutalement sur les épaules.

-Merlin oui! J'avais complètement oublié l'heure qu'il était! s'écria Remus.

« Merlin? » nota Harry.

Décidément, il avait vraiment besoin de dormir! Voilà qu'il avait cru entendre Remus Lupin prononcer le nom d'un vieux magicien de conte de fée...

Il vit soudainement Remus sortir une étrange baguette de bois d'approximativement vingt centimètres de l'une de ses poches. Il eut à peine de temps de s'interroger sur la fonction de l'objet que l'homme murmurait un léger « Nox ».

Immédiatement, les lumières de la pièces s'éteignirent. Harry distingua un « Lumos », et la lumière revint, provenant cette fois de l'étrange bâtonnet de Remus. Harry ne put retenir une exclamation étouffée.

-Qu'est ce que...?!!!

-Ne vous évanouissez pas entre mes bras Potter, merci, soupira Snape derrière lui. Remus, il ne savait pas encore que nous sommes des sorciers!

Un éclair de compréhension passa dans les yeux doré.

-Oups...

-Mais, comment est-ce possible? demanda Sirius. Je veux dire, je peux sentir sa magie autour de lui!

Harry, encore sous le choc, crut entendre Snape marmonner quelques chose à propos de « crétins de Giffondors... aucune subtilité », mais il ne saurait l'affirmer avec certitude. Des sorciers?!

« Je suis en train de rêver, se dit – il, c'est ça, je suis en plein rêve et quand je vais me réveiller je serai au Chat Noir et Ombrage beuglera en bas comme à son habitude. »

Il se pinça fortement le bras, mais rien. Il semblait donc qu'il ne rêvait pas.

Ou alors il venait de rêver qu'il se pinçait le bras et...

-Je vais lui jeter un oubliette et nous en reparlerons plus tard.

-Essaie seulement de lever ta baguette contre mon filleul Snape et je te le ferai regretter.

-Je vais juste effacer ce qui vient de se passer Black! Nous pourrons toujours le lui apprendre plus tard dans de meilleures circonstances!

-Non. Ce qui est fait est fait, intervint Remus. Harry? Est-ce que tout va bien?

Il y eut un moment de silence.

-Je... je crois que j'ai besoin de dormir...

-Bonne analyse de la situation Potter. Et c'est d'ailleurs ce que nous devrions tous aller faire! Nous reparlerons de ceci plus tard, lorsque nous aurons les idées bien en place!

Harry allait acquiescer lorsqu'il vit Snape tirer un morceau de bois similaire à celui de Lupin et le lever dans sa direction.

-Que...

Mais avant qu'il puisse finir sa phrase le sommeil s'empara de lui. Et ce fut le noir.

¤¤¤

J'ai cru que je n'arriverais jamais au bout de ce chapitre!!!! Un vrai cauchemar!!! Ce n'est peut être pas aussi bien que je l'espérais mais au moins, ce chapitre est plus conscéquent que les précédents! On y découvre de nouveaux personnages et il s'y passe pas mal de chose, bref l'ensemble avance. J'espère en tout cas que ce nouveau chapitre ne vous aura pas trop déçut!

Promis, dans le prochain, Blaise et Draco réapparaissent!

Et comme toujours merci mille fois à ma bêta Sinelune qui a eu bien du boulot sur ce chapitre (la flemme de le relire alors imaginer le désastre lol!).

Ps : La sequelle de mon One-Shot Impatience vient d'être postée alors si vous êtes intéressés

;-P