Disclaimer : Les personnages appartiennent exclusivement à J.K. Rowling et l'histoire est le fruit de l'imagination de ma très chère Skeptyx. Vous l'avez donc compris, je ne suis que la traductrice. Rendez-vous sur mon profil pour avoir accès à l'histoire originale en anglais et par la même occasion aux autres magnifiques fics de Skeptyx ainsi que d'autres traductions de ses histoires.

Beta : Julielal, que je remercie pour sa relecture !


Chapitre 4 : Exorcisme

Les souvenirs de Harry des jours durant lesquels il subissait l'exorcisme, comme ils avaient commencé à l'appeler, étaient assez flous. Le matin, Snape lui apportait du thé et des toasts. Après avoir fini, Snape lançait le sortilège pour retirer l'horcruxe. Harry se sentait comme soudainement projeté dans les airs : un sentiment de froid et d'oppression dans l'estomac, ainsi qu'une impression d'avoir éclaté en morceaux. C'était comme si Snape caressait son âme. La chose la plus étrange était que Harry se sentait très proche de Severus durant ces instants, et les attendait avec impatience. Puis Harry perdait conscience et se réveillait dans les bras de Severus après une ou plusieurs crises, se sentant soutenu, réconforté, protégé et… très confus

Il commençait à s'habituer à se réveiller entouré par le corps de Snape, respirant son odeur, entendant sa respiration calme ainsi que le rythme régulier du battement de son cœur, et cette sensation n'était pas du tout déplaisante. Au contraire, rien n'avait jamais semblé aussi juste.

Harry restait au lit jusqu'à midi, puis Snape lui apportait son repas. Dans l'après-midi, Harry se sentait souvent mieux et réussissait à se lever et à aider Snape dans les corvées domestiques.

Le deuxième jour que Snape passa dans la maison de Harry, il métamorphosa son nez, ses sourcils et ses cheveux afin de sortir acheter des provisions et des ingrédients pour les potions. Harry s'était presque étranglé de rire lorsqu'il avait vu Snape avec un nez court et plat ainsi que des cheveux blond vénitien.

« Vous devriez faire ça à Poudlard. De cette façon, personne ne critiquerait votre gros nez ou vos cheveux gras. Hmm… tout compte fait, ils sont toujours gras… »

Snape le fusilla du regard. Harry pouvait pratiquement l'entendre dire « 10 points en moins pour Gryffondor », et ressentit de la pitié pour son ancien professeur, maintenant désarmé et impuissant et devant aller jusqu'à ravaler sa fierté et accepter l'argent de Harry.

Chaque jour, la Marque des Ténèbres de Snape devenait plus pâle.

Chaque jour, Harry se sentait de plus en plus proche de lui.

- - -

Durant la nuit, chacun dormait sur son propre matelas, côte à côte ; Snape avait une chemise de nuit verte qu'il avait métamorphosée à partir d'un t-shirt appartenant à Harry et ce dernier était en pyjama.

Lors de la troisième nuit, Harry fit un cauchemar affreux. Il rêva que Voldemort était de retour et qu'il tuait Snape, non pas avec un sortilège de mort, mais avec un nombre répété de Doloris, et Harry ne pouvait rien faire car Voldemort avait lancé un sortilège d'immobilisation sur lui.

Il se réveilla avec Snape qui le secouait.

« Potter ! Ce n'est qu'un rêve. »

Lorsque Harry vit Snape, il agrippa fermement le haut de son bras.

« Vous êtes en vie. »

Snape le fixa, intrigué.

« De quoi avez-vous rêvé, Potter ? »

« C'était horrible, je n'ai pas envie d'en parler. » Harry demeura silencieux quelques instants. « Hmm… êtes-vous obligé de m'appeler Potter ? Vous le dites avec tellement de haine. »

« La force de l'habitude. »

« Vous voulez dire que vous ne me détestez pas ? »

Snape fit un mouvement impatient.

« Qu'est-ce que vous croyez ? »

« Que si vous me détestiez, vous ne m'aideriez pas de la sorte. »

« Je vous l'ai déjà dit, ce n'est pas pour vous que je suis ici. »

« Ouais. Je ne suis pas spécial ou important. Je sais. Mais feriez-vous la même chose, si vous me détestiez ? »

« Arrêtez ça. Je ne vous ai jamais détesté. »

« Oh, vous étiez plutôt assez convaincant à Poudlard. »

« J'ai toujours su que je devrais retourner espionner le Seigneur des Ténèbres. Je devais prétendre vous haïr. » Snape fit un sourire méprisant. « Bien qu'il faille avouer que ce n'était pas une tâche difficile. »

« Connard. »

« J'en ai assez de vos insultes et de votre bavardage assommant. Maintenant, laissez-moi dormir. »

- - -

Lorsque Harry se réveilla, Snape était toujours endormi, son visage tourné vers lui. L'expression de Snape était paisible -- tout du moins plus calme qu'à l'accoutumée. Harry se souvenait de son cauchemar, et son cœur se serra. Presque inconsciemment, il toucha et balaya une mèche de cheveux hors du visage de Snape. Oui, c'était gras. Snape les lavait presque quotidiennement, et c'était toujours aussi graisseux. Harry se tortillât un plus près de lui, ressentant sa chaleur, humant son odeur et laissant sa main dans ses cheveux.

Snape n'était pas du tout beau, mais il était attirant d'une façon mystérieuse. Et lorsque Harry pensait tout ce que Snape avait fait et faisait pour lui, il ressentait une profonde gratitude et tendresse. Et aussi un puissant désir de le toucher.

Snape ouvrit les yeux et Harry frissonna. Réalisant qu'il avait toujours ses mains dans les cheveux de Snape et qu'il affichait probablement un air stupide sur son visage, Harry rougit. Snape fronça les sourcils. Harry retira sa main. Snape plissa les yeux en sa direction, mais aucun des deux ne fit de commentaires, et Snape se rendormit à nouveau.

Qu'est-ce qui lui arrivait ? Qu'est-ce qu'il voulait ? Que Snape le prenne dans ses bras, l'embrasse et lui déclare son amour inconditionnel ? Mais Harry n'était pas gay, pas vrai ? Et Ginny ? Harry aimait Ginny, non ?

Harry était très, très confus.

- - -

L'après-midi du cinquième jour, Harry se sentait mieux. La Marque des Ténèbres était maintenant seulement une ombre pâle sur le bras de Snape. Ils prenaient le thé lorsqu'un hibou arriva en apportant un message de McGonagall pour Harry, lui disant que tout le monde était inquiet car il avait disparu, et le pressant de revenir à Poudlard finir ses études.

« Elle a absolument raison », commenta Snape. « Les cours doivent avoir repris. Vous pouvez encore y retourner et… »

« Avez-vous l'intention de retourner à Poudlard ? », demanda Harry.

« Moi ? Je n'ai jamais envisagé la possibilité de survivre à cette guerre. Cela n'a pas changé : mon futur est le baiser du Détraqueur. »

« Ils n'utilisent plus de Détraqueurs. »

« Alors je serai exécuté ou emprisonné à vie à Azkaban. »

« Vous ne le serez pas. Vous êtes un connard, mais je ne les laisserai pas faire. »

Snape renifla de dédain.

« Toujours à penser que vous avez le monde à vos pieds. Comme c'est typique de vous, Potter. »

Harry sourit. Les insultes de Snape ne le dérangeaient plus, car il savait qu'elles faisaient partie de son caractère ; il n'y avait aucun désir de blesser derrière ses paroles.

« J'ai tué le méchant, non ? Avec votre aide, je dois l'admettre. » Harry affichait un sourire condescendant. « Vous n'avez pas répondu à la question, comme toujours… »

« Si je compte retourner à Poudlard ? Après tout ce qui s'est passé ? » Snape fléchit visiblement. « Non, je ne voudrais pas vivre à Poudlard avec tous ces souvenirs. Je ne serais pas capable de vivre avec les souvenirs d'Albus. Cela serait trop dur. Je… n'espérais pas vraiment survivre. »

Harry reposa sa tasse et plaça ses mains sur celles de Snape, les serrant légèrement. Snape lui lança un regard surpris et continua de le fixer. Harry le sentit demander la permission d'entrer dans son esprit, et il le laissa faire. Il n'avait jamais appris l'Occlumencie, et l'intrusion de Snape ne le dérangeait pas. Il voulait que Snape comprenne ses sentiments.

Snape fronça les sourcils, et une légère rougeur envahit son visage.

« Stupide Gryffondor », dit Snape, en pivotant sa main en dessous de celle de Harry et entrelaçant leurs doigts. « Et vous ? Qu'allez-vous faire de votre vie ? »

Snape traçait doucement le dos de la main de Harry avec le bout de ses doigts. Harry devait faire preuve de tout son self-control pour ne pas gémir à voix haute.

« Je ne sais pas. Je veux aider les gens, mais je suis fatigué de combattre des mages noirs. »

« Vous pourriez apprendre à briser les sorts de magie noire et les malédictions. »

« Comme vous ? »

Leurs yeux se rencontrèrent, et il y avait une flamme si intense qui étincelait dans les yeux de Snape que Harry dut dévier son regard, sinon il se serait brûlé… Mais alors il se concentra sur les lèvres de Snape, et se sentit perdu, car il ne pouvait penser qu'à la sensation que ces lèvres pourraient avoir contre les siennes.

La voix de Snape le tira de ses rêveries.

« Lorsque j'ai rejoint le côté de l'Ordre, Albus m'a enseigné l'Occlumencie, la Légilimencie ainsi que les sortilèges de soin. Il avait l'habitude de dire que j'avais… le don du phénix. » Snape serra la main de Harry gentiment. « Je n'ai jamais réussi à vous enseigner quelque chose, mais si vous le voulez, je peux vous apprendre à guérir la plupart des sortilèges de magie noire. »

Harry put seulement acquiescer. Il n'avait jamais ressenti ce qu'il ressentait pour Snape en cet instant. Il était à court de mots, et son cœur battait vite. Snape se leva et commença à nettoyer la table et Harry déglutit avec difficulté.

- - -

Cette nuit là, lorsque Harry se glissa sous les couvertures, Snape, qui était allongé dans le lit en train de lire un journal de recherches sur les Potions qu'il avait acheté le jour précédent, déposa l'ouvrage et se tourna pour faire face à Harry. Une fois de plus, les yeux noirs le sondèrent sans merci, le brûlant si intensément que Harry dut fermer les yeux. Puis les lèvres de Snape frôlèrent les siennes gentiment, voir même avec hésitation. Harry plaça sa main sur la nuque de Snape afin de le maintenir en place. Pendant un long moment, leurs lèvres se touchèrent simplement, chaudes, douces, souples, faisant languir Harry qui en voulait plus. La surprise initiale -- Snape l'embrassait ! -- laissa place à l'excitation, et Harry entrouvrit ses lèvres afin de laisser la langue de Snape glisser à l'intérieur. Presque avec hésitation, la langue de Harry glissa dans la bouche de Snape, le goûtant, l'explorant, rencontrant sa langue dans un ballet sensuel et donnant des petits coups gentils contre ses dents et contre le voile de son palais.

Les yeux fermés, Harry savoura les sensations qui se répandaient depuis sa bouche dans le reste de son corps. Il parcourut de ses mains les bras de Snape, depuis les larges épaules jusqu'à la taille fine, traçant les muscles fermes à travers la robe de chambre. Harry ne savait pas où donner de la tête -- les mains de Snape qui parcouraient son corps ou les douces lèvres pressées contre les siennes ou la chaleur et la pression qui augmentait dans son entrejambe.

Harry gémit. Snape arracha ses lèvres de lui et tourna un peu sur le côté.

« Est-ce que ça va ? »

« Oui », pantela Harry.

Snape se pencha. Harry pensa qu'il était sur le point de l'embrasser encore, mais les lèvres fines trouvèrent son lobe, et Harry gémit. Snape titilla la peau sensible avec sa langue, puis se déplaça vers la courbure de son oreille, la léchant sans relâche, envoyant des frissons à travers tout le corps de Harry. Snape souffla gentiment dans son oreille, puis glissa sa langue à l'intérieur, explorant les courbes de sa peau. Harry ne pouvait pas empêcher de gémir sous les caresses.

Snape repoussa les couvertures, s'allongea à côté de Harry et l'attira à lui pour un autre baiser. Cette fois, Harry ressentit le désir ressurgir avec une force presque insurmontable. Plus que ça : il sentait l'érection de Snape se presser contre lui. Il se rendit soudain compte qu'il échangeait des caresses avec un autre homme, mais l'excitation surpassa l'inhibition. C'était trop ; Harry ne savait pas comment gérer tout ça.

Snape repoussa le haut de son pyjama et Harry l'aida à le faire glisser au-dessus de sa tête. La lumière de l'unique lampe de la pièce éclaira le torse de Harry, autorisant ce dernier à voir le regard captivé sur le visage de Severus. Harry ne s'était jamais trouvé beau, mais ce regard le convainquit du contraire, tout du moins en cet instant ; pour Snape, il était l'homme le plus séduisant du monde. Snape toucha son torse presque avec adoration. Harry repoussa la chemise de nuit de Snape et ce dernier se débarrassa d'elle en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Harry avait seulement entrevu le torse bien défini de Snape avant que ce dernier ne se retrouve au dessus de lui, capturant ses lèvres et dévorant sa bouche.

Maintenant que leurs torses nus se touchaient, les sensations étaient décuplées. Snape léchait doucement la courbure de la nuque de Harry ainsi que sa colonne vertébrale pendant que ses mains traçaient des arabesques aléatoires sur son dos. Harry savourait les caresses de Snape, gémissant et s'arquant vers lui. Lorsque Snape fit glisser l'élastique de son dessous de pyjama et agrippa ses fesses à deux mains, Harry se débarrassa de son pantalon et pressa son érection contre la cuisse de Snape. Puis celui-ci enroula ses doigts autour du sexe de Harry, et Harry mordit sa lèvre inférieure pour ne pas gémir de plaisir.

« Tu aimes ça ? », demanda Snape dans un chuchotement bas et rauque.

« Oh, mon Dieu », fut tout ce que Harry arriva à dire.

Snape captura de nouveau ses lèvres, ses mains habiles glissaient doucement le long du membre de Harry. Celui-ci glissa une main à l'intérieur du slip de Snape et trouva son sexe complètement dressé et déjà humide ; Harry enroula ses doigts autour et le taquina, frottant son pouce sur l'extrémité. Snape laissa échapper un soupir plein de désir en poussant ses hanches contre celles de Harry. Harry sortit le sexe de Snape et ils commencèrent à frotter leurs membres ensemble. Snape fit passer une jambe au-dessus de la hanche de Harry, frottant leurs corps, s'appuyant sur lui, le mordant, suçant ses tétons et masturbant leurs deux sexes en utilisant leurs semences comme lubrifiant. Snape caressa de plus en plus fort jusqu'à ce que la verge de Harry commence à trembler et que tout son corps convulse, évacuant sa semence sur leurs mains. Snape le masturba jusqu'à la dernière goutte. Lorsque Harry revint à lui, Snape l'observait, un demi-sourire accroché aux lèvres. Harry referma sa main autour du sexe de Snape à nouveau et mit tout son cœur à l'ouvrage, le masturbant à un rythme soutenu, frottant l'extrémité avec son pouce, caressant les testicules de Snape avec son autre main. La respiration de Snape s'accéléra alors que la main de Harry se mouvait de plus en plus vite le long de son membre et s'activait doucement sur le gland. Enfin, Snape grogna et appuyant sur la main de Harry une dernière fois, trembla de plaisir en penchant la tête en arrière et en arquant les hanches.

Harry le tint contre son corps et s'endormit en écoutant le battement de son cœur qui retournait doucement à la normale.

- - -

Le lendemain, Harry se sentait parfaitement bien après la séance « d'exorcisme », mis à part une légère fatigue. Lorsque Snape eut fini de lancer le sortilège de guérison et regarda son propre bras, son visage s'éclaira. Ils virent que sa Marque des Ténèbres avait totalement disparu et se serrèrent dans les bras l'un de l'autre en guise de célébration. Comme la nuit précédente, ils se caressèrent et éjaculèrent dans les mains de l'autre.

Rassasié et fatigué plus que jamais, Harry s'endormit.

Lorsqu'il se réveilla, il ne trouva Snape nulle part.

- - -

Essayant de ne pas paniquer et échouant lamentablement, Harry transplana à la Tête de Sanglier. Le vieil homme grand et maigre avec de longs cheveux gris et une barbe l'accueillit de derrière le comptoir.

« Harry ! Que fais-tu ici ? »

« Snape a disparu. »

« Tu n'as pas lu l'édition spéciale de La Gazette du sorcier ? »

Aberforth prit une copie de La Gazette du sorcier sur l'étagère et la donna à Harry. Les gros titres disaient : « Le meurtrier de Dumbledore se livre aux Aurors. »

« Oh, non. Pourquoi ne m'a-t-il pas prévenu ? »

Harry leva les yeux vers Aberforth.

« Merci, Aberforth, je dois me rendre au Ministère. »

« Attends un peu », marmonna Aberforth. « Je vais t'accompagner. »

-

à suivre...

-