Coucou!!
Voilà mon deuxième chapitre, à l'image du premier il est avant tout là pour placer l'ambiance et les personnages mais notre médecins préféré (qui a mon grand dam ne m'appartient toujours pas --'...) commence à bouger en entrainant dans son sillons trois médecins (que j'adore littéralement, faut il le préciser?) légèrement perplexes...
Bref, dans celui-ci, l'apparition de mon troisième OC. Peut-être celle que j'aime le moins sur le plan sentimental mais pas sur ses principes de vie. Je sais que mettre dans OC dans House n'est pas la chose la plus simple mais je fait de mon mieux. Je tiens à préciser que même s'il y en a trois, l'héroïne reste quand même mon cachet d'aspirine de Lactae...
Dans le prochain chapitre en revanche, il y aura plus d'action (plisse les yeux d'un air ambigüe XD).
Volià, voilà, bonne lecture et un grand merci à Lili654 qui m'a donné son avis...
J'en voudrait pleins d'autres -(S'il vous plaaaaaaaaaaaiiiit!! XD)
Chapitre 2: Les fleurs sont images de beauté
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Don't be cruel Elvis Presley
Le moteur rugissait dans l'air froid du matin. Lactae soupira. Lulla lui fit un sourire extatique:
-Un problème ma belle? Elle est quand même plus sexy que ton vieux tas de ferraille.
Elle tripota le lecteur CD, et avança de plusieurs chanson. Bientôt une autre chanson de Elvis Presley résonna dans la voiture. La nouvelle passion de Lulla. à un volume que Lactae aurait dût critiquer en tant que personnel de santé, mais elle savait bien que rien n'y ferai.
-Je n'avais pas choisit ce tas de ferraille, répliqua la jeune femme au carré impeccable. Il était loué. Mais ça c'est vraiment…
La voiture fit une embardée dangereuse et Lulla grilla un feu rouge.
-Yeaaaaaaaaahaaaaaaaaaaaaa!! Hurla-t-elle avec allégresse.
-… Beaucoup trop voyant! Bordel fait gaffe!!
Lulla appuya plusieurs fois sur le klaxon alors qu'un motard les doublait en toute impunité.
-Connard! Cria-t-elle en sortant la tête par la fenêtre.
Elle avait l'air particulièrement réjouit par sa nouvelle acquisition et ne faisait pas attention à Lactae qui frémissait sur son siège.
La Chevrolet Bel air rouge rugit et Lulla appuya davantage sur la pédale.
-C'est limité à 50 en agglo! Grinça Lactae. On approche les 80.
Mais Lulla semblait prendre un malin plaisir à jouer avec l'interdit. Elle lança une œillade complice à sa passagère:
-Qu'est ce que ça peux faire? On ne mourra pas maintenant. Pas vrai?
Les yeux de Lactae lançaient des éclairs:
-D'autres pourraient mourir!
-Et ça pourrait abimer ma voiture… Renchérit l'autre avec une grimace provocante.
Lulla fit une moue boudeuse, mais elle consentit à ralentir.
Pour l'occasion, elle portait une robe blanche à pois, très décolletée, signé Vivienne Westwood. Des grosses lunettes de soleil Chanel recouvraient son visage, la rendant encore plus bizarre. A ces pieds, des talons de douze cm qui laissait des doutes sur son efficacité à appuyer sur les pédales. Ses mains gantées reposaient sur le volant en métal rouge.
-Tu sais que cette petite merveille a été inventée en 1958, susurra-t-elle en passant amoureusement sa main sur le tableau de bord. Les vieilles voitures Américaines, y'a rien de plus chic.
-Tu dois avoir raison, murmura Lactae en haussant les épaules.
Elle ne partageait pas cette fascination que possédait son amie pour les apparences et la provocation. Elles partageaient leur goût pour l'originalité mais Lactae avait un vrai dégoût pour l'argent étalé, surtout l'argent sale.
Lulla n'avait pas les mêmes réticences, elle ADORAIT le luxe, la haute couture, le tape-à-l'œil. Pour Lulla, le monde était un grand jeu de rôle. Et c'était elle le maître de ce jeu.
Lactae observait l'intérieur de la voiture. Rouge également, avec des fauteuils en cuir noir. Elle lui faisait penser à ces machines dans lesquels les jeunes allaient au cinéma en plein air dans les États Unis des années 80. On voyait ça dans tous les vieux films. D'ailleurs, dans ces voitures, les jeunes ne regardaient jamais le film. Ils préféraient se bécoter. Elle fit la moue. ça faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas bécoté quelqu'un. Ça faisait surtout longtemps qu'elle n'en avait pas eu envie.
Elle avait finalement renoncé a porter tailleur et escarpins.
Retour aux bonnes habitudes: Une jupe à volants blanche à fins motifs végétaux de couleur feuille. Avec un tee-shirt écru à col roulé. En bonus, des collants transparents et des ballerines noirs. ça ferait l'affaire. La blouse se chargerait du reste.
Elle vit la forme sombre de l'hôpital se découper dans l'air froid du matin.
Elle soupira de soulagement. Elles étaient en avance d'un bon quart d'heure.
-Bon maintenant, j'essaie d'éviter le taré qui veux m'analyser, marmonna-t-elle pour elle-même, mais assez fort pour que sa colloc l'entende.
-Tu veux que je lui fasse son affaire? Demanda Lulla d'un ton professionnel et inquiétant.
Elle Lâchat le volant pour faire craquer ses doigts.
-Ne lâche pas le volant!!
Mais c'était presque trop tard.
Lactae plongea, saisit le volant à deux mains et réussi in extrémis à faire rentrer la voiture sur le parking extérieur, manquant pour la deuxième fois en moins d'une demi-heure de renverser un motard qui venait de se garer en face de la plaquette où était inscrit: Grégory House.
-Eyh! Faites gaffes aux infirmes! Cria t-il avant de reconnaître Lactae, à moitié allongée sur Lulla.
-Ah! Mais c'est vous!
Lactae se redressa avant qu'il n'ai pût s'approcher. Lulla agrippa le volant et alla la déposer plus loin. Elle gloussa en passant sa main devant sa bouche:
-Olalah excuse moi! Ce que je peux être maladroite moi alors...
Sa compagne fit un rictus que Lulla ne vit pas. Elle était bien trop occupée à jeter un œil au médecin qui enlevait son casque, dans le rétroviseur. Un mince sourire sournois se dessina sur ses lèvres de poupée, peintes en rouge.
-C'est lui ton nouveau flirt! Un peu vieux, non?
Lactae maugréa entre ses dents. Elle n'écoutait pas Lulla. Maudissant simplement le jour où elle avait accepté que celle-ci la conduise à son travail.
Encore tremblante, elle sortit de la voiture. Le soleil de Mars se faisait encore timide, et bien que l'hiver se soit considérablement assagis, le printemps se faisait encore attendre.
Elle adressa un vague signe de la main à sa colocataire, empoigna son sac à main et entrepris de rejoindre l'hôpital sans parler à House. Mais c'était peine perdue.
Lulla le vit accélérer. Tout en boitant, ce qui était assez comique. Au moment où il passait à sa hauteur, elle baissa à trois-quarts ses lunettes et le fixa de ses grands yeux jaunes.
Il lui jeta un coup d'œil. Aguicheuse, elle se lécha doucement la lèvre supérieure.
Le médecin leva les sourcils si hauts et avec un air si profondément détaché qu'elle en ressentit comme une blessure d'orgueil. Mais cela attisa davantage sa curiosité. En riant intérieurement, elle fixa Lacate qui faisait tout pour jouer celle qui ne voyait rien alors qu'il était parfaitement aux yeux de tous que le médecin la poursuivait.
Lactae marchait d'un pas égal quand elle sentie que l'homme était derrière elle. L'ignorer aurait était impoli, mais ce n'était pas pour cette raison là que Lactae se tourna vers lui. C'était juste pour lui faire comprendre qu'elle ne cèderait pas à son caprice. Ou peut-être parce qu'il l'intriguait.
-Hum! Jolie tentative Quert, ironisa t-il. Je n'ai jamais été d'une grande popularité, mais c'est la première fois qu'une de mes patientes tente de m'assassiner au deuxième entretient.
-Est-ce que cela veut dire que d'autres ont essayés au troisième? Et je ne suis et ne serais pas votre patiente.
Elle se voulait sèche, mais elle savait que l'homme à coté d'elle avait plus d'expérience dans ce domaine.
La voix de House se fit plus doucereuse et caressante, tout en conservant cette inflexion distante et ironique.
-Oh une fois, on m'a tiré dessus tirer dessus. Mais je m'en suis tiré comme de coutume. :Il plissa les yeux et sourit pour annoncer sa conclusion:) On ne se débarrasse pas de moi si facilement.
Elle avait compris le message. Elle se retourna vers lui, mordante:
-Dr House! Vous n'approcherez jamais d'aucunes de mes artères, ni d'aucunes de mes veines avec aucunes seringues que ce soit. Je vous rappelle qu'il n'est pas en votre pouvoir de me contraindre!
Il la fixa avec ses yeux bleus et froids, horriblement séduisant.
-Ne soyez pas aussi froide. Abandonnez cet air guindé de vieille fille…
Horriblement.
Elle se retourna, mortifiée et accéléra le pas.
-Un tampon usagé suffira, ajouta le médecin, moqueur.
Infect. Vulgaire. Enfin, comme d'habitude quoi.
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Tryo Accélère encore un peu le son de ta voix
L'hôpital bruyant. La foule empressée de médecins, d'infirmières et de patients aux teints verdâtres.
Perdue parmi la foule de pieds qui tapaient tous ensemble le hall, se perdait une paire de bottes en cuir tanné marron, un peu plus intéressantes que les autres.
Laryfari Gort, étudiante en médecine, interne, essayait de se frayer un chemin jusqu'au centre de pédiatrie. Dans son sillon, suivaient avec difficulté une fille à l'air timide et un grand garçon dégingandé à lunettes. Maria et Franck, ses amis.
Il était difficile de ne pas la remarquer. C'était la fille la plus canon de tout l'hôpital. Le visage ovale, harmonieux, un nez fin et élégant aux narines minuscules. Des yeux exquis, exotiques. En amande, ourlés de cils bruns et courts mais très nombreux, entourant un iris bleu outre mer changeant, avec des teintes de verts subtils. Les sourcils bien dessinés rehaussant leurs éclats. Parfaits. Un bouche suave, très fine, très régulière qui quand elle riait révélait des canines supérieurs légèrement trop prononcées qui lui donnait une séduction sans limite. Un grain de beauté noir juste en dessous, à droite.
Ses cheveux bruns foncés, très épais, tellement fournis qu'aucune pince n'aurait pût tous les retenir en même temps. Tombant jusqu'au mi-dos dans une unique et élégante ondulation. Ses cheveux les plus hauts étaient relevés en chignon, laissant ceux du dessous tomber avec grâce.
Très grande, avec un corps de mannequin d'une esthétique à faire baver. Un peu trop plate peut-être, mais avec une taille extrêmement fine, des poignets délicats, des mains aux longs doigts de pianiste. Portant une chemise blanche avec par dessus un gilet marron en velours côtelé, sans manches. Un short en tweed lui arrivait à la mi-cuisse, des collants bruns lui collaient aux jambes et ces fameuses bottes en daim marron et plate enrobaient ses gracieux petits pieds. La blouse au bras, le sourire aux lèvres.
Délicieuse.
Toujours en forme. Toujours prête à rire. Efficace.
Il était rageant de voir quelqu'un d'aussi esthétique réussir sur tous les plans.
Elle marchait rapidement. Si cette foule compacte ne la laissait pas passer, ils seraient tous les trois en retard.
Soudain elle bouscula quelqu'un. Une jeune femme au carré d'une couleur vert clair bleu, complètement décalée. D'abord elle froncea les narines, imperceptiblement. Elle n'aimaient pas trop les gens qui ne faisaient pas d'effort pour se fondre dans la masse des gens respectables. Mais elle ne l'aurai jamais avoué à voix haute -bien sure...-. Mais c'était une couleur qu'on n'oubliait pas une fois qu'on l'avait déjà croisée. Elle écarquilla soudain les yeux:
-Lactae?
L'autre releva la tête, avec un visage ahurit. Derrière elle boitait le Dr Grégory House. Laryfari le connaissais vaguement. La pire réputation de tout l'hôpital et le meilleur ami du Dr Wilson.
-La… Lara?
-Laryfari! Corrigea Laryfari en fronçant de nouveau le nez.
-Ah oui! Désolé. Je… Qu'est ce que tu fais ici?
Lactae était nerveuse, elle se mordait la lèvre doucement et n'arrêtait pas de jeter de coup d'œil derrière son dos.
-Je suis interne, répondit Laryfari dans un grand sourire extatique (et artificiel). Je n'aurai jamais crû qu'on se reverrait dans de telles conditions. Ça fait tellement longtemps, pas vrai? Et toi? Qu'est ce que tu fais ici?
-Je suis pharmacienne. Je travaille au rez-de-chaussée. Je…
Lactae frémit. House s'était immobilisé dans la foule et elle savait qu'il écoutait leur conversation. Discrètement, elle regarda les deux jeunes gens qui accompagnaient Laryfari. Un nouveau frisson la parcourût alors que Maria détournai pudiquement la tête.
Se reprenant, elle força son visage à sourire. Laryfari remarqua qu'elle tremblait légèrement quand elle repris la parole:
-Hum! Comment va ta mère?
-Oh! Très bien, merci! Elle passe ses journées à faire du yoga, comme d'habitude et à faire du télé shopping. Et la tienne?
-Je crois qu'elle va bien, ça fait une semaine que je ne lui ai pas téléphoné.
-Et dit moi…
Laryfari hésita un peu:
-Tu as des nouvelles de Lulla? Enfin, c'est un peu ridicule… Il y a une chance sur mille. Après tout nous ne sommes pas vraiment des amies...
-Si, si, j'ai des nouvelles d'elle. Des nouvelles assez fraîches même. On est coloc'... Elle va très bien.
Il y eu comme un fugace éclair de tristesse sur le visage de la brune. Elle secoua doucement la tête comme si un moustique l'avait ennuyé puis repris son grand sourire automatique:
-Ah oui? C'est super que vous vous soyez retrouvées toutes les deux.
Elle marqua une pause...
-Ouais enfin… C'est juste un hasard si on a repris contact, marmonna la deuxième, mal à l'aise.
Laryfari sentait comme un étau lui serrer le cœur. C'était désagréable comme sensation. Son sourire crispé qui lui étirait les lèvres devenait douloureux. Elle n'arrêta pas pour autant et enchaina sur un petit clin d'œil adorable:
-C'est vraiment fantastique comme situation. Je vous envie vraiment. Si un de ces quatre vous voulez faire une soirée entre filles.
Elle fit un signe avec sa main imitant un téléphone qu'elle rapprocha de son oreille:
-N'hésitez pas à m'appeler!
Il y eu un silence entre elles. Autour les gens couraient, interpellaient et les bousculaient. ça faisait un boucan épouvantable.
-Ouais, j'y penserai, murmura Lactae.
Elle laissa un blanc de quelques secondes et repris, plus enjouée:
-Tu es en quelle année?
- Troisième année. Je suis tellement contente d'être ici. C'est merveilleux, j'ai toujours rêvé d'être médecin!
Elles se sourirent simultanément. Des horribles sourires faux et hypocrites. La conversation était close. Elles le savaient toutes les deux.
-Et bien, à un de ces quatre! Dit la brune.
-Hum! A plus!
Et sur un geste de la main légèrement forcé, elles partirent chacune de leur coté en évitant soigneusement de se regarder. L'une poursuivie par deux étudiants déboussolés, l'autre par un médecin boiteux.
Lactae se maudit intérieurement d'être si malchanceuse. Ce n'était pas si grave après tout. Mais que se passerai t-il si jamais quelqu'un…
Laryfari était furieuse, mais personne n'aurait pût le savoir. En arrivant dans son service, elle abordait le même sourire charmant et rieur que tous les autres jours de l'année. Elle se sentait mise à part. Elle se demanda vaguement si Lactae lui avait mentie. Lulla et elle s'étaient-elles vraiment retrouvées sur une simple coïncidence?
Et même si c'était le cas, elles auraient pût essayer de la joindre. Ce n'était pas si difficile quand même.
Elle essaya de se raisonner. Après tout, Lulla et Lactae n'avaient aucunes raisons d'essayer de la connaître d'avantage. Leur mères respectives ne les avaient fait se rencontrer qu'une seule fois après tout.
Mais la boule dans son ventre restait désespérément là. ça ne servirait à rien d'essayer de leur trouver des excuses.
Laryfari Gort, Lulla Ruis et Lactae Quert…Elles n'allaient pas les unes sans les autres n'est-ce-pas?
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Pink Floyd More blues
House faisait les cent pas dans son bureau. Ces trois lèches bottes étaient en retard. Nerveusement, il passa de son bureau à la salle de réunion qui était habituellement la leur. Saisit le marqueur noir et écrivit sur la vitre après une courte réflexion:
-Exsangue
-Veines non apparentes.
-Non coopérative (paranoïa?)
C'est ce moment précis que choisirent Chase, Cameron et Forman pour faire leur come back:
-On a un dossier! Lança Chase avec un pseudo enthousiasme.
Bon, c'était encore un cas assez banal, d'accord, mais ça faisait des mois qu'ils n'avaient rien trouvés d'intéressant à se mettre sous la patte.
-Trop tard, marmonna House, sans même se retourner et continuant à fixer le tableau. Je me suis déjà trouvé un nouveau jouet. Vous avez raé votre vocation de lèche botte, mais la prochaine fois peut-être.
Les trois autres s'entre regardèrent.
-Qui est-ce? Demanda Cameron.
Ils se rapprochèrent pour lire les notes de leur patron.
-C'est pas vraiment des symptômes ça, remarqua Chase.
-Lactae Quert, répondit House en se tournant à demi vers Cameron et Forman, ignorant Chase. La nouvelle pharmacienne du rez-de-chaussée.
Il y eu un vague silence.
-Je ne vois pas qui c'est, murmura Cameron.
-Je l'ai aperçue ce matin, ajouta Chase. Elle est très mignonne cette fille.
Forman ricana:
-C'est une gamine, mec! Et rajoutez sa couleur de cheveux à la liste des symptômes!
C'était bien sûr une plaisanterie, mais House nota la proposition avec un petit sourire amusé.
-Vous pensez vraiment que ça peut jouer? Ironisa Cameron.
-Jouer sur quoi? Riposta Forman. Elle n'est même pas malade! C'est juste un de ses délires pervers.
Il montra House d'un geste du menton. Celui-ci réfléchissait, ce qui ne l'empêcha pas de répondre:
-Je trouve qu'il est assez étonnant que vous connaissiez mes petits délires pervers, Forman. Je vous échangerai volontiers avec Cuddy ou Cameron. Leurs formes plus généreuse peut-être?
-Et pourquoi pas votre nouvelle victime? Sourit Chase.
Son patron tourna ses yeux vers lui:
-Qu'est ce que vous insinuez par là, boucle d'or?
-Elle n'a aucuns symptômes réels. Elle n'est pas malade!!
-Elle va bientôt l'être.
-C'est pas notre problème! Vous vous intéressez à elle parce que ça saute aux yeux qu'elle est bizarre. Et d'ailleurs Cuddy le savait! C'est pour ça qu'elle vous a fait rentrer avec elle.
House leva les yeux au ciel. Visiblement excédé:
-Wilson! Tu ne peux pas la fermer un peu!
Les autres se sourirent. Le meilleur ami du praticien était totalement incapable de tenir sa langue.
-Oubliez ça! C'est moi le chef et c'est elle notre nouveau cas.
-Il nous faudrait des échantillons de sang, proposa Cameron.
-Et la charmante enfant refuse de nous en donner, riposta House avec une grimace cynique. Ennuyeux n'est-ce pas?
-Si elle ne veut pas, on ne peut rien faire pour elle, marmonna Chase.
-Chase! Toujours prêt à abandonner le premier quand vous ne me lécher pas le postérieur, je n'en attendais pas moins de vous. A votre avis, crétins d'employés! Combien de personnes refuseraient de faire des analyses si un médecin leur dit qu'elles ont l'air en mauvaise santé.
-Elle n'a pas l'air en mauvaise santé!
-Cameron, vous venez de dire que vous ne l'avez pas vu. Taisez-vous donc!
-Le fait est que sans analyses de son sang, ce sera difficile de détecter une carence particulière.
Forman venait d'appuyer sur le point clé. Notre médecin chef emmerdeur national sauta sur l'occasion.
-On ne va rien faire sans son sang. J'ai pas envie de bavasser inutilement avec elle. Je la sens têtue cette petite. Chase, Forman, vous allez aller chez elle, furetez un peu à la recherche de n'importe quoi qui pourrait être louche et ramenez moi une serviette hygiénique ou tampon de toute sorte.
Les trois acolytes s'étranglèrent de concert:
-Quoi!
- Non mais ce n'est pas possible! Vous allez beaucoup trop loin House! S'écria Chase.
-Je ne vois pas le problème, elle a été mise au courant.
Il y eu un silence.
-Et… Elle a accepté? Bégaya Cameron.
House fit mine de réfléchir.
-Hum! Maintenant que vous le dites… Pas implicitement. Elle s'est contentée de partir avec un visage outré. Je prends ça pour un oui.
Les autres soupirèrent.
-Vous vous rendez compte de ce qu'on risque si on accepte de …Marmonna Forman.
-De quoi? De participer à mes petits délires pervers? C'est quand même beaucoup moins dangereux que de dealer.
-Je ne me drogue pas, riposta le grand noir, vexé.
House lui jeta un regard menaçant:
-Faites ce que je vous dis! S'il vous arrive quelque chose, ça ne sera pas la première fois que j'en endosserai la responsabilité.
Ces employés baissèrent les bras, résignés. Une fois qu'il avait quelque chose en tête, impossible de le lui sortir.
-On y va quand? Soupira Chase.
-Maintenant.
A cet instant, ils en étaient sûrs. Ils n'auraient pas dût se lever ce matin.
-J'ai changé d'avis! Cameron, accompagnez les.
-Pourquoi? On est assez de deux pour fouiller un appartement.
-Un appartement EXCLUSIVEMENT féminin, et la deuxième n'a pas l'air des plus innocentes. ça vous évitera de trop fouiller dans leurs lingeries.
Totalement désespérés maintenant, ils sortirent. Agrippant vestes et sacs au passage.
-Et ouvrez l'œil! Recommanda encore House en tirant un Yo-yo de sa poche.
Comme à chaque fois, il ressentait comme une douce excitation.
Elle ne voulait pas qu'il sache? Il saurait.
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Badge Eric Clapton
Lactae triait les médicaments dans la réserve. Amoureusement, elle glissait sur les étagères comprimées, crèmes, lotions, sirops.
Elle aimait les médicaments avec une joie de petite fille. Une pharmacie, ça sentait le blanc, le propre, l'éthanol, le stérile. Et les médicaments sentaient les alambics, l'alchimie, les mélanges de corps dangereux pour en former de nouveaux capable de sauver des vies.
Principe de conservation de la matière: Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
Le médicament, c'est comme la pluie, c'est de la magie. Le médicament, c'est la matière qui aime la matière. La substance qui rentre en interaction avec d'autres corps et peuvent faire la différence entre la vie et la mort.
Elle se rappela en souriant que Lulla aussi aimait les médicaments. Mortels si on en abusait, n'est t-il pas? Ce n'était pas pour rien qu'en ancien grec "Pharmakon" désignait à la fois le médicament et le poison.
La vieille radio portable posée dans la réserve diffusait une vieille chanson d'Eric Clapton.
Elle se rappelait mieux que personne ses cours de chimie organique où les élèves riaient quand le prof, dans un élan d'extase devant la mirifique réaction de Wittig s'écriait:
-Et bien c'est beau! C'est vraiment beau.
C'était sans doute moins beau que les pouffes qui roucoulaient devant eux. Ça au moins c'était clair dans leur cerveau de futur pharmacien.
Mais Lactae comprenait. Elle comprenait la beauté d'une charge plus attirée par une charge moins. La mésomérie, les courants inductifs. Elle avait finit par en déduire que la beauté et la magie n'étaient pas accessible au commun des mortels.
Rares étaient ceux qui jouissait d'observer émulsions, fusions, transformations diverses.
Mais ces aveugles, trop souvent oubliaient que c'étaient ces charges en interactions, ces éthers, ces alcools, ces acides carboxyliques qui leur permettaient d'être en vie.
Tant d'ingratitude. Parfois, elle se disait que si les molécules avaient une volonté, elles cesseraient de fonctionner pour les beaufs. Mais c'était mesquin de sa part et elle le savait.
Elle souriait en fixant ses étiquettes chéries. Elle avait toujours rêvée d'être pharmacienne. Ça ne l'avais pas empêchée de commencer par trois ans de médecine pour faire plaisir à sa mère qui l'imaginait avec ravissement devenir sage-femme. Mais sa passion avait repris le dessus. Pourtant, elle adulait autant le corps humain que tous les produits capables de le modifier.
C'étaient ses amours à elle.
Soudain un appel la détourna de sa mirifique passion:
-Lactae! Il y a quelqu'un pour toi.
Elle se raidit. Elle ne connaissait personne dans l'hôpital, si ce n'était House et Laryfari. Et l'un comme l'autre auraient été une mauvaise surprise.
Cuddy peut-être? La directrice avait peut-être oubliée de lui donner certaines instructions.
Elle émergea de la réserve pour se diriger vers le comptoir où l'attendait un homme qu'elle ne connaissait pas.
Assez grand, approchant de la cinquantaine, les cheveux bruns foncés, les yeux bruns-noirs. Il portait une blouse blanche sur lequel on pouvait lire: Dr Wilson, oncologue.
-Qu'est ce qu'il me veut lui, songea-t-elle, légèrement inquiète.
Elle approcha du comptoir:
-Bonjour, vous m'avez demandé?
-Vous êtes Lactae Quert?
-En personne. Vous avez un message pour moi?
Il hésita un instant:
- J'ai appris que vous étiez nouvelle à l'hôpital! Vous ne devez pas connaître grand monde ici… Et voilà, je me disais que si vous mangiez toute seule, je pourrai vous accompagnez. Par la même occasion, je pourrai vous faire visiter l'hôpital.
Lactae dévisagea son visage lisse, trop juvénile pour un homme de cet âge.
Elle cherchait à savoir si ce discours cachait quelque chose. Elle répugnait à penser que tout homme qui adressait la parole à une femme qu'il ne connaissait pas avait forcement une idée derrière la tête. C'était trop moche pour qu'elle puisse vivre en pensant que le monde fonctionnait comme ça.
Voyant son hésitation, il lui montra sa main, où brillait une alliance.
-Ne vous inquiétez pas, je suis marié.
Elle se sentit rougir, même si aucune rougeur ne colora ses joues. La remarque de Wilson ressemblait plus à une manœuvre pour l'amadouer. Mais elle avait permis à la jeune femme de comprendre quel type d'homme était l'oncologue.
Il aimait volontiers à connaître tous le personnel de santé. D'abord amicalement, et puis plus si affinité s'il était célibataire.
Avec elle, ce serait sans affinités. Mais pourquoi ne pas manger avec lui? Elle avait bien besoin de compagnie.
-Et bien d'accord, murmura-t-elle avec une esquisse de sourire.
Wilson sembla soulagé.
-D'accord, répéta t-il machinalement. On se retrouve à la cafétéria à la pause?
Lactae acquiesça.
-Parfait, ajouta-t-elle.
-Je peux vous tutoyer?
-Bien sûr, je ferai de même.
Ils se sourirent, amicalement:
-A tout à l'heure.
Elle regarda vaguement la silhouette de l'homme s'éloigner parmi la foule. Étais-ce une bonne idée? Se faire des amis ici? S'attacher d'avantage? Elle n'en savait rien mais ça l'aiderai à penser à autre chose.
Elle retourna tranquillement à ses chères petites boîtes.
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I shot the sheriff Eric Clapton.
Une chanson d'Eric Clapton passait à la radio. Lulla Ruis était langoureusement allongée sur la banquette arrière de sa Chevrolet. Elle était si enthousiaste qu'elle passait le plus clair de son temps dans la voiture.
Après avoir déposé Lactae, elle était allée faire un peu de shopping. De gros sacs bourrés à craquer étaient entreposés dans le coffre de la voiture.
Ses grosses lunettes de soleil noires posées sur son visage.
Le soleil tapait fort et il était bientôt midi.
Elle avait encore beaucoup de temps devant elle. Sa journée ne commencerait qu'à six heure dans la soirée.
Sa gorge était sèche et elle avait faim. Elle allait rentrer à l'appart. Elle regretta que Lactae ne soit pas là. Lactae savait très bien cuisiner, un vrai maître.
Elle grimaça. Elle se souvint qu'en échange des talents culinaires de son amie, c'était elle qui était chargée de faire le ménage, la vaisselle, la lessive. Et Lactae exigeait un lavage intégrale tous les deux jours.
Elle renonça à passer l'aprèm dans sa toute nouvelle acquisition, amère. Les toilettes l'attendaient.
Elle se redressa, et passa entre les deux sièges antérieurs pour se caler enfin sur le siège du conducteur.
Dans une demi-heure, elle serait chez elle.
Ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'à cet instant précis des sbires de House étaient en train d'entrer par effraction dans leur appartement.
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Et voilou, c'est finit pour aujourd'hui... J'espère que vous vous êtes un peu attaché aux personnages, même les fanatiques de Huddy et Hameron...
Je pense que tous les personnages auront une importance et leur place dans cette fic.
Au cas où, je met l'illustration que j'ai fait de Laryfari: orbital-de-coeur . deviantart . com / art / Larifary-89085093
Je vous embrasse fort...
