Tindin!! Et voilà mon nouveau chapitre!!

Celui-là je l'aime particulièrement :), mais peut-être parce que j'ai un léger faible pour la longue scène télephonique entre Lulla et ??

Bref je confirme que tout les personnages bizarre de cette histoire sont exclusiveent à moi sauf l'objet du fantasme( ce qui est particulièrement frustrant ).

Pas de grande avancée dans la résolution du mystère mais ça se complique encore et on devrait en savoir plus d'ici le prochain chapitre...

Quoi d'autres? J'adore les reviews, je vous l'avez déjà dit (surtout que pour l'instant, je considère que les miennes sont particulièrement chouettes :) )

Lili654: Merci beaucoup pour ton soutient et ta fidélité! Ça m'encourage beaucoup que tu ressentes autant de choses quand tu lis mes textes. quand au rêve, je peux t'assurer que quand moi-même je me suis sréveillée, j'avais vraiment pas envie de comprendre que ça s'était uniquement passé dans mon subconscient. J'ai enfoncé ma tête dans mon oreiller -REndors-toi, rendors-toi- mais c'est le genre de chose ou ça ne marche que pour les cauchemards :).

en tout cas il est mieux que celui deil y a quelques jours où Ingrid Bétancourt se tapait un surfer blond et nain qui était dictateur du brésil. et il célébraient ça en faisant de la planche à voile au plafond de leur appartement.

??

Sinon je te souhaite encore bon courage pour ta médecine. fight!! ET étant moi même en pleins oraux, je prendrai le temps de lire la suite de ta fic en court dès que je pourrai souffler un peu. Gros bisous!!

Ombre: Ah des critiques! XD Ce n'est pas si facile de les mettre sur papier (je me comprends), ça a deux fois plus de valeurs a mes yeux. Je te remercie pour la boulette de la lettre. c'est réparé cette fois (j' avais mis des polices différentes sur office...--)

Le rêve fleur bleu (XD) Je suis carrément d'accord, c'est pour ça que j'ai rajouter la phrase de chute pour casser un peu le mythe. Ala base j'avais pas du tout prévu de mettre la scène dans la fic, je voulais juste l'écrire pour m'en souvenir, c'était trop mythique. et puis le fait que dans mon rêve j'étais Lacate et pas moi-même, je me suis dit que ça pouvais coller finallement. Mais rassure toi, il n'y aura aucune saine d'un tel romantisme par la suite. Ca restera des relations égoïste et malsaine jusqu'au bout (mouahaha! ce qui ne veux pas dire que ça ne va pas évoluer)

En revanche, pour un certains nombre de détails vont rester dans le vide jusqu'au bout pour la bonne raison qu'il n'y a aucun personnage que j'ai inventé exclusivement pour cette fic. C'est vrai que mes trois héroïne sont très ressente, mais Be, Spirale et co datent bien de mes quatorze ans donc je ne peux pas les développer au maximum au risque de m'égarer considérablement. Mais si tu as des questions à la fin, n'hésite pas à me donner un mail, j'y répondrait (idem ci d'autres veulent savoir).

Et sache que je suis de tout cœur avec toi contre les reviews sectionné ;P parce que c'est un évènement particulièrement redondant dans mon existence de lectrice...

Je ne sais pas si fanfiction met des slip mais je suis partante pour l'envoyer en enfer!!

SMOOOTCH!!

Et si CRO passe par ici une fois encore sans laisser de review, je jure sur mon honneur de reboucher moi même tout les trous qu'elle creusera à l'avenir. Que ce soit dit, saperlipopette!!

Chapitre 5: Les fleurs sont plus vicieuses qu'il n'y paraît

Paper Bag Fiona apple

C'était dix heures du matin et rien n'était encore venu. Non, il avait fallut qu'il ait la bêtise d'aller aux toilettes. C'était en revenant qu'il l'avait retrouvée, assise dans son fauteuil de cuir noir, le doigt plaisamment accroché à la ficelle de son yo-yo. Son regard aigre fixait méchamment le nouveau fond d'écran de House.

Dame de Lotus. Crainte confirmée. Jouer fin. Ils le pensèrent tous les deux en se dévisageant..

Il s'approcha en traînant sa jambe, comme à son habitude. Attrapa son tube de vicodine d'une main, le décapsula de l'autre et avala deux comprimés, avec le geste précis de l'habitué.

-On reprend là où on s'était arrêtés? Murmura-t-il, complaisant, avec un haussement de sourcil suggestif.

Il portait un jean, ses converses marrons, son tee-shirt blanc avec des crânes et des lys, en dessous de sa veste de costume brune. Entre les deux, une chemise écrue. Pas repassée. Détail inoubliable.

Elle tourna ses prunelles de caramel fondus vers lui, glaciale. Elle avait les jambes croisées, une main sur un accoudoir, l'autre sous le menton. Une robe se terminant au dessus des genoux, en laine blanche avec un col rond et des manches courtes. Deux gros boutons décoratifs en dessous du menton. Des collants bleus turquoise et des bottines brunes montantes à lacets avec un mince talon. Un mince sourire se dessina sur son visage, trop carnassier pour son allure angélique:

-Ça risque d'être moins torride…

Il y eu un silence durant lequel ils se jaugèrent.

Elle se fit la réflexion que la partie était loin d'être gagnée.

Il se souvint que les deux dernières fois qu'il avait vu ce visage, il avait embrassé ses lèvres enfantines. Il n'avait encore jamais songé à embrasser la pédophilie, mais pourquoi pas?

Elle hésita un instant, il voulu en profiter mais elle le coupa, froide:

-Dites moi ce qui m'empêche de porter plainte contre vous?

Ses yeux dévièrent vers le fond d'écran. Elle sourit. Il aurait pût en choisir un autre. Presque flattée. Presque.

-Qui est Be? Murmura t-il.

-ça pourrait vous aider à retrouver le garçon que j'ai tué, par exemple.

Elle accompagna sa remarque d'un sourire moqueur.

-Inutile, enchaîna-t-elle. D'abord vous n'avez aucunement conscience de la situation. Ça pourrait être un accident de voiture. Une erreur médicale. Une noyade dans une piscine mal protégée.

-Mais ce n'est pas cela, n'est ce pas?

Elle se radoucit.

-Non, ce n'est pas ça. Mais le tribunal n'a aucunes preuves que ça ne soit pas cela. Et je serai vous, je ne me risquerai pas à chercher.

-Si je vous tiens tête. Je risque ma vie aussi? Je vous préviens que les indices ont été mis en sécurité…

Il parlait presque avec malice.

Elle eu un rire doux et amusé:

-Je ne suis pas une tueuse, House. Franchement, c'était un accident, j'aurai voulu que ça n'en soit pas un mais j'avais trop d'éthique pour ça.

-Ça vous embêterait que je dévoile ces photos?

-Vous ne trouverez aucunes traces de ce mioche. Ni ici, ni en France, ni nul part. Il n'y a aucunes autres traces que celles que vous avez entre les mains. Mon dossier est vide, vous l'avez sans doute remarqué quand vous êtes discrètement allé le consulter.

-Vous ne répondez pas. Ça vous embêterait que je publie ces photos?

Elle eu un sourire qui en disait long.

-Ça m'embêterait. Mais pas autant que de vous mettre un procès.

-Et moi ça m'aurai embêté qu'il y ai d'autres preuves. Si je vous envoie en prison, je n'aurai plus le loisir de vous étudier.

Les prunelles de Lactae reprirent cet éclat métallique et distant. Elle fit remonter le yo-yo d'un geste sec.

-Et ça, plutôt vous arrachez les doigts que d'y renoncer, articula-t-elle sèchement. Mais vous vous jetez dans un nid à cafards. Peut-être trouverez-vous des choses, mais vous n'arriverez jamais au bout. Et je vous promets que ça sera mille fois plus frustrant que de renoncer immédiatement.

-Et vous? N'auriez vous pas mieux fait de gentiment accepter cette prise de sang? Ça vous aurait évité une descente dans votre vie privée. Maintenant, elle m'intéresse presque autant que votre hémoglobine.

Quert haussa les épaules:

-Vous y seriez arrivé par cette voie là aussi, sans nul doute.

Il fit une grimace étudiée.

-Tiens donc, vous aviez donc parfaitement conscience d'être malade.

Il haussa ses sourcils et pris son air buté:

-Quelle surprise!

Elle fit une moue amusé et méchante:

-Étrange aussi qu'il n'y ai aucunes trace de maladie quelconque dans mon dossier, pas vrai?

-Vous me servez les indices sur un plateau?

-Vous étiez en train d'y penser. Ça se lit sur votre visage. Et je ne suis pas malade.

-C'est un faux dossier.

Elle étira ses jambes et s'amusa un instant a suivre le jouet des yeux. Il enchaîna:

-Et vous n'avez pas trente-deux ans, vous en avez à peine seize ou dix-sept.

-Essayez encore.

-Vingt à tout casser.

Elle se renversa sur la chaise, rattrapa le yo-yo qui resta coincé dans son poing et elle explosa de rire. Un rire d'abord joyeux puis de plus en plus amère au fur et à mesure qu'il s'échappait de ses lèvres charnues et pâles. Puis se calma tout aussi brusquement. Le visage trop sévère:

-Je ne vous dirais pas mon âge. Je n'ai pas envie de vous mentir.

-Parce que vous ne m'avez pas encore mentie?

-Pas encore, ça ne saurait tarder.

De la main qui ne tenait rien, elle fouilla sa poche et en tira son portable à clapet. Elle l'ouvrit d'un geste de la main.

-Qu'est ce que vous faites, petite peste?

-J'appelle mon avocat. Ça vous dérange?

Elle fit tourner la chaise et elle-même par la même occasion d'un petit coup de pied dans le bureau de House.

-J'ai un compromis à vous proposer, riposta House. Prenez au moins le temps de l'entendre.

Elle s'arrêta de tourner et lui lança une œillade étonnée. Il y eu un silence de quelques secondes et elle ferma le téléphone. Mais le garda en main. Menace muette.

-Dépêchez vous, je n'ai pas que ça à faire.

Sa voix était froide et pressée.

-Vous aimez vous amuser vous aussi?

Il avait le regard rieur, plus jeune. Elle haussa les sourcils:

-Un pari?

-Pourquoi pas? Je gagne, vous ne me poursuivez pas. Je perds, vous me faites un procès. Dans les deux cas, je garde les photos mais ne les publie pas. Vous n'y perdez pas trop, je crois.

Subrepticement, Lactae se lécha la lèvre supérieure, tout en regardant le sol. Elle faisait semblant de se tâter. En réalité, elle savait très bien ce qu'elle désirait. Encore un peu et ils auraient atteint l'accord.

-Et pour quel pari?

Il se sentit plus léger. Elle allait accepter, c'était certain, pourquoi ne pas s'amuser un peu et lui donner l'occasion de se dévoiler davantage.

-Je vous laisse choisir. Je suis un homme GALANT.

Il avait articulé la dernière phrase d'un ton qui prouvait le contraire.

Elle sentie la perche qu'il lui tendait. Pourquoi pas mon grand…

Elle fit tourner le fauteuil sur lui même, souriant intérieurement.

-Quelque chose qui vous ennuie bien… Qui LES ennuient bien. De bien futile, -non, non, ne protestez pas, je sais que vous adorez ça...-.

Elle déposa le yo-yo sur la table et se fit tourner dans l'autre sens, le visage tourné vers le plafond.

Il sourit. En plein dans le piège… Sotte.

Elle se mordit l'intérieur de la lèvre. Tu crois lire dans mon jeu. Tu as encore beaucoup à apprendre.

Les paupières de l'homme clignèrent en silence. Beaucoup trop jeune pour se mesurer à moi.

Elle soupira avec un sourire. Tu me crois innocente et naïve, rêves pas.

Elle réfléchissait intensément. Lui laisser cet indice. Mais après tout pourquoi pas? Un bel exemple de la voie de garage dans lequel il s'embarquait.

Impassible, il la regardait s'amuser dans SON fauteuil.

D'un petit geste du pied, elle s'arrêta net, en face de lui. Se leva et arriva au niveau de l'homme. D'un petit geste sec, elle s'arracha trois cheveux, pris un briquet présent sur le bureau de House et brûla les racines. Elle lui tendit.

Il les prit avec un regard surpris et interrogateur.

-Vous voulez que je vous dise combien il y en a?

-Vous avez trois jours pour me trouver dans l'agglomération le dernier coiffeur qui m'a fait ma teinture.

Il haussa bien haut les sourcils. Elle argumenta:

-Si vous vous faisiez plus souvent des teintures, vous sauriez que certains coiffeurs font eux même leur teinture et qu'ils sont les seuls à faire certaines couleurs. D'autant plus que le bleu est la couleur la plus difficile à réaliser.

Elle lui fit un sourire faux:

-Marché conclu?

Il fronça le nez:

-Vous n'espérez quand même pas que je me mette à écumer les coiffeurs?

-Vous non. Mais c'est les autres qui ont fouillés dans mes placards. Ça va les gonfler d'une force...

Elle s'approcha davantage.

-Vous, vous serez punis quand je vous ferais un procès. Et je vous préviens, sans justificatif, je n'accepterai aucune réponse.

Elle le contourna et s'avança vers la porte. L'ouvrit à moitié. Esquissa un pas dehors, revint en arrière et susurra comme un avertissement… Mais ce n'en était pas un:

-Sur ce, prévenez moi quand vous n'aurez pas trouvé! Les trois jours commencent maintenant!

Elle marqua une pause et pris une inspiration:

-Et au fait. En vrai, j'ai quelque chose comme trente cinq ans.

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Micky Green Oh

Laryfari Gurt était allongée sur le ventre, sur la moquette rose de son appartement. Un casque sur les oreilles, elle écoutait une musique à la mode.

Elle chialait. Comme une môme. La bouche tordue, ses beaux yeux abimés par les larmes, rouges et irrités.

Son copain l'avait laissée pour aller au boulot quelques minutes plus tôt.

Ses défenses s'étaient relâchées.

Elle chialait, elle vomissait tout ce qu'elle était fausse, menteuse, traître, comédienne.

Quand Ted reviendrait. Ses cheveux seraient encore humides de la douche qu'elle aurait prise, embaumant son shampoing à la fleur d'oranger et à la vanille.

Elle mettrait son top blanc. Celui qu'il adorait.

Elle sourirait, heureuse, comme toujours.

Ted ramènerai des restes du restaurant et ils les mangeraient aux chandelles, comme tous les soirs, en amoureux.

Mais Laryfari n'était pas encore lavée. Ses beaux cheveux brillants étaient emmêlés et trainaient dans la poussière. Elle portait un tee-shirt sale. Un vieux caleçon usé par le temps.

Ses joues étaient tachées de trainées humides et salées.

Elle en avait rien à branler de Ted qui l'avait embrassé dans le cou avant de partir. De Ted qui lui disait des "je t'aime" au creux de l'oreille.

Elle voulait partir. Elle savait pas où.

C'était juste une métaphore. Ailleurs c'était pareil. Les mêmes peurs. Chaînes identiques. Tout revenait. Tout revenait. Ennuyeuse rengaine.

Putain de quotidien. Connerie de liberté endormie, somnolente. Jusque où elle allait accepter ça.

Quand est-ce qu'on aura le courage de se débattre. Se débattre pour se battre.

Et gagner quoi?

Larifary était belle.

Larifary était intelligente.

Larifary faisait une brillante carrière.

Larifary avait des centaines d'amis qui l'aimaient.

Larifary aimait l'art.

Larifary avait un merveilleux petit ami.

Larifary adorait sa famille.

Sur son tapis, Larifary avait envie de crever.

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Heartbreak hotel Elvis Presley

Elle avait relevée ses lunettes noires sur son front. Malgré le froid, le soleil assommait.

Appuyée sur le poteau, elle sortie son poudrier et s'appliqua une nouvelle couche de rouge à lèvre devant le petit miroir. Puis le claqua d'un coup sec.

Lulla plissa les yeux, sensible à une lumière trop forte.

Admirative, elle laissa sa main courir sur le chrome. Bel animal.

Lactae lui avait laissé un message. Tout allait bien. Ou tout allait pour le mieux.

Une sonnerie trop forte repentie sur le parking extérieur avec vue sur la façade de Princeton Plainsboro. Elle laissa sonner une minute pour le plaisir d'entendre la musique. Heartbreak Hotel. Elvis Presley.

Elle consentit enfin à sortir le téléphone.

Un mince sourire se dessina sur son visage carré et séduisant tandis qu'elle lisait le nom du destinataire.

Spirale.

Rapidement, elle accepta l'appel et colla le téléphone contre son oreille avant de le caler négligemment contre son épaule.

La voix qui parla dans le combinée était terriblement basse et séduisante. Surtout pour une femme. Comme si elle avait un cancer de la gorge qui aurait abimé irrémédiablement ses cordes vocales. Moins jeune que celle de Lulla. Une voix de femme qui va bientôt toucher les quarante ans, ou les cinquante.

-La renarde accourt au secourt des renardeaux.

Elle s'interrompit.

Lulla devina qu'à l'autre bout, son interlocutrice fumait. Elle sourit à demi.

-Je n'ai pas besoin de toi.

Elle entendit un bruit de souffle. L'autre crachait sa fumée sur le combiné.

-Comment tu me parles, petite merdeuse.

La jeune femme rit. Avant de répondre, moqueuse:

-Comment va la renarde? J'espère que tu entretiens consciencieusement ton terrier, j'y ai laissé quelques affaires. Je n'oublie pas.

-Oublis ton herbe, ma beauté. Elle s'est littéralement envolée. Mon narguilé s'en souvient encore, elles avaient le goût du plaisir et de l'amour.

Il y eu un vague silence. Avant l'explosion.

-Tu as osé toucher à ma RESERVE PERSONNELLE! J'espère que tu n'oublies pas que j'ai une très bonne mémoire et que je suis rancunière!

-Tu n'as aucune mémoire. Et c'est d'ailleurs pour ça que tu n'es pas non plus rancunière. Ah, je t'ai bien mal éduquée!

Faisant la sourde oreille, Lulla maudit son interlocutrice:

-Tu sais pas tout ce que j'ai galéré pour la trouver. Personne ne fait du tabac à la guimauve de nos jours. J'y tenais à mort.

-Et dans les volutes douces que décrivait la fumée, j'ai rêvé des troupeaux de chevaux sauvages, lancés dans des galops fous, violents, brutaux, dans les herbes rases des steppes.

- Épargne-moi tes hallucinations. Elles ne m'intéressent pas.

-Et bien tu as tort, il n'y a rien de mieux qu'un animal furieux pour symboliser l'obscure passion, cette sombre déferlantes qui envahit nos sens. Et rien de mieux que de la fumée comme un nuage de poussière laissé derrière pour t'assurer que tu n'as pas rêvé. Une ombre du plaisir. Des braises après un incendie.

-La passion sexuelle n'est qu'incendie de l'âme, sourit Lulla.

-Hah!

La voix râpeuse avait poussé comme un cri de victoire, avant de continuer, plus menaçante:

-Oui, ma petite punaise. Et le jour où cette passion déferlera dans ton petit cerveau immature, tu ne te souviendras pas des paroles de Spirale. Tu gémiras comme une petite gourde dans ses bras et tu le supplieras de te damner.

Lulla fit une grimace:

-Ne succombais-tu pas à la passion, il y a moins de cinq minutes.

-Les fumés qui seules nous restent ne sont pas les même. Certaines font tousser plus que d'autres. Dès que je ne peux plus te surveiller, rien ne vas jamais.

-On se débrouille très bien. Vraiment. Pour une fois, vous pouvez nous faire confiance.

La voix se fit plus amusée, cruelle.

-Ouais, tu disais ça aussi le jour où ton lycée a appelé pour dire qu'ils t'avaient renvoyée.

Lulla fit une moue ennuyée et usa de tout le charme de sa voix mielleuse:

-Hum! Je pouvais pas savoir que coucher avec le proviseur était interdit. C'était pas vraiment un prof. Je le détestai tellement, avec ses chemises qui puaient la sueur.

-Petite garce, va!

Elle cracha un nouveau nuage de fumée, avant de continuer, avec un rire cassé, presque inaudible pour une oreille non entrainée:

-J'suis allé déposer des fleurs sur la tombe de ce cochon, il y a un mois de ça. C'était presque à l'abandon déjà.

Lulla sentait à sa voix que Spirale souriait. Elle laissa ses lèvres l'accompagner. Elle adorait Spirale plus que tout. Et cela faisait longtemps que ces insultes ne l'effrayaient plus. Pas elle. Non, pas elle.

Elle se mit à rire, sa voix envoutante et sucrée résonnait clairement dans la pureté de l'air. Elle baissa d'un ton et susurra:

-Ne t'inquiète pas pour moi. Je suis bien tout ce que tu m'as appris.

Sa bouche s'étira en une sorte de sourire en V, presque grimace.

L'autre ne se fit pas attendre:

-Tu commences à m'intéresser.

Il y avait comme un éclat nouveau dans sa voix.

Lulla renversa sa tête en arrière:

-Oh arrête! Je sais bien que c'est pour ça que tu m'appelles.

-Trêve de bavardage. Puisqu'on se comprend toi et moi. Inutile de passer par d'autres chemins. Il est temps de voir ce qu'une petite morveuse comme toi peut lutter contre la vieille Spirale.

Il y eu un silence.

-Combien? Murmura Lulla, moqueuse.

- Accroche-toi à ce qui est à ta portée. 97.

Lulla fit une grimace. Bouche en cul de poule. Yeux plissés.

-Échec cuisant d'une vieille mégère face à la jeunesse. 126!

Spirale poussa un juron. On entendit un bruit sourd. Elle avait violemment abattu son poing sur une table.

-Et demi! Ajouta Lulla, moqueuse. J'ai quelqu'un en vue. C'est du tout cuit.

Le silence lui répondit. Les petits murmures qu'elle entendait dans le combiné lui apprenait que Spirale s'acharnait à écraser son pauvre mégot dans le cendrier en grommelant:

-Petite conne! Ne recule devant rien! Exprès pour m'emmerder.

-Mais oui! Je lui dirais. On remet notre prochain deal à dans deux mois. J'ai le vagin en compote et j'ai chopé tu sais pas combien d'infections.

-Ça compte, plusieurs fois avec le même?

-Nope.

-Do-mmage. Tu serais battue.

Lulla haussa les épaules et secoua la tête. Exaspérée.

De loin , elle vit une silhouette s'avancer, boiteuse.

-Hum! On verra ça une autre fois. Il faut impérativement que je te laisse. Bisous. Je te conseille même pas de prendre soin de toi. Et oublis pas de m'envoyer mon chèque et vingt paquets de Marshmallow pour te faire pardonner!!

Et d'un geste vif, elle raccrocha au nez de l'autre qui n'eut même pas le temps de réagir.

Elle sourit intérieurement. Spirale lui avait fait le coup des dizaines de fois. Le travail avant tout. Femme d'affaire dans l'âme.

Elle rabattit ses lunettes de soleil sur son nez et plaqua sur ces lèvres un sourire colgate mais pas trop. La proie semblait méfiante.

-Vous êtes House?

Le médecin arrivé à sa hauteur lui lança un coup d'œil ennuyé. Sans attendre sa réponse, elle continua:

-Je suis Lulla Ruis, la colocataire de Lactae.

Il haussa les sourcils.

-Je suis press…

-Non, vous êtes seulement cet imbécile qui a eu l'audace de faire fouiller mon appart. J'ai absolument rien à cacher. Et peu importe Lactae, je n'hésiterai pas à faire de votre vie un enfer si vous n'êtes pas un peu plus accommodant.

Comme pour appuyer sa parole elle s'assit sur la selle de la grosse moto noire et orange.

House fit une grimace. Comment s'en débarrasser?

-Et vous…

Il s'interrompit avant de jeter un coup d'œil à ses vêtements. Et ne pût s'empêcher de la détailler de la tête aux pieds.

Robe courte. A rayures violettes et blanches, avec fourrures blanches et bottes brunes. La même qu'elle portait sur la photo. Il grimaça davantage.

Lulla sourit. Maintenant, elle savait qu'il avait observé avec insistance toutes les images.

Il savait qu'elle savait. Furieux contre lui-même d'être tombé dans un piège aussi grossier. Il soupira:

-Qu'est ce que vous voulez?

Lulla fit une moue.

-Ce n'est pas que je vous en veux personnellement. Mais vous voyez, Lactae est une petite créature au cœur frêle et délicat. Pour toutes les heures que j'ai perdue à la consoler, vous me ferez bien faire un tour sur cet…

Elle chercha ses mots.

- … Admirable engin.

House sentit ses dents grincer. Bordel. Il préférait Quert et ses paris crétins.

- Vous ne voulez pas que je vous la prête pour le weekend?

La sournoise battit aguicheuse ment des cils. Elle prit un air timide et outrageusement faux:

-Oh non! J'aurais trop peur! Vous savez ce qu'on dit: Femme au volant, mort au tournant…

-Ouais, j'ai vu ça hier.

-Pas fait exprès.

-Mouais.

Il la détailla davantage. Elle pouvait avoir entre vingt-cinq et trente ans. Bizarre, pleine de charme, un tantinet malsaine. Comédienne dans l'âme, mais plus dans la comédie que pour la tragédie. Faire enrager, dire quelque chose pour faire comprendre le contraire. Une petite reine du sous entendu. Visiblement prête à lui sauter dessus mais pas à lui demander de l'épouser.

Elle lui fit un sourire plein de dents. Rangée sournoise de perles fines. Contraste avec sa peau presque noire. Puis elle tendit la main. Elle voulait un casque.

Il cligna des paupières. Et puis après tout, c'était un excellent moyen d'en apprendre plus sur Quert.

Avec une moue, il lui tendit ce qu'elle désirait.

Oie stupide ou finaude machiavélique? Il se promit de ne pas trop la lâcher des yeux.

-Vous croyez en Dieu? Demanda-t-elle.

Pour toute réponse, il grogna.

Elle enchaîna.

-Chez moi, on dit que quand on rencontre le diable une fois. On a une chance sur trois d'aller en enfer.

-Si vous êtes le diable, l'enfer doit sacrément ressembler à un bordel.

Elle lui répondit par un rictus.

--

Comme les journées sont longues Tryo

C'était une place. Cameron était assise sur le bord d'une fontaine. Elle portait un jean, des sandales. Un chemisier avec des manches bouffantes blanc. Un gilet noir noué à sa taille. Les cheveux remontés en queue de cheval. Un sac à main en cuir noir en bandoulière, large, confortable, plus pratique qu'esthétique.

Autour d'elle brassaient des dizaines et des dizaines de gens pressés. Marmots braillards. Mères enceintes. Employés et employées. Avec attaché caisse s'il vous plait.

Impatiente, elle jeta un œil à sa montre. Il était bientôt midi. Elle avait trop chaud et elle avait faim. Son ventre gargouilla désagréablement.

Soudain, ses yeux se figèrent dans la foule. Forman et Chase arrivaient.

Foreman, veste discrète, pantalon de costume, pompes classes. Chase, chemise ouverte sur tee-shirt, plus décontracté, plus adolescent.

Elle se leva et se dirigea vers eux.

-Alors?

Foreman fit une moue et haussa les épaules:

-Alors rien. Même pas l'ombre d'un suspect, d'un doute. Y'en a aucuns qui se souviennent de son visage et personnes ne fait une couleur si particulière.

-Pareil de mon coté, enchérit Chase. Mais j'ai un ticket avec une des coiffeuses.

-T'es pas là pour ça, mec. On s'en fout de tes histoires de nana.

-En plus tu mens, Ajouta Cameron.

-Pourquoi je mentirai? Vous me trouvez si moche que ça? On a couché ensemble je te rappelle.

-Elle était stone, mec.

Cameron soupira.

-Bon. Choux blanc pour tout le monde.

C'était plus pour changer de conversation mais ça allait dans le sens de l'objectif du jour. Maintenant qu'ils avaient posé le bilan, il leur fallait de nouvelles idées.

Ils se regardèrent.

-On a encore le sud de la ville à faire, murmura Chase. On se les répartit?

Forman fit un geste d'humeur.

- On ne trouvera rien. Si c'était si facile, elle aurait pas proposé ce pari. En plus, on a trois jours, il ne faut pas trois jours pour ratisser tous les coiffeurs de la ville.

-Ça doit être une copine à elle. Qui se fait du fric en coupant des cheveux au noir.

C'était Cameron qui avait parlé. Chase protesta:

-Elle vient juste d'arriver. Elle ne connait personne ici, sauf sa colocataire.

-Ça peut-être une voisine.

Ils réfléchirent un instant.

-OK! On avance un peu, murmura Forman. Je propose un truc: Cameron, tu vas dans son quartier et tu furètes un peu.

-Qu'est ce qu'elle va leur dire? Protesta Chase.

Cameron, fit cette petite moue qu'elle avait souvent et enchaîna:

-Une amie m'a parlé de quelqu'un qui pourrait me faire une petite coupe pas cher mais j'ai oubliée l'adresse exacte. Besoin de renseignements. Je leur tends un papier avec l'adresse de leur immeuble et des chiffres si mal écrits qu'il sera impossible de les reconnaître. Ça ne passera sans doute pas avec des vielles femmes trop méfiantes, mais je trouverai bien quelqu'un de jeune et sympa.

-C'est bancal mais ça suffira. Avec Chase, on va voir les derniers coiffeurs.

-J'ai encore une idée, intervint le blondinet. Elle a pût se faire des relations dans l'hôpital. Il y a peu de chance mais on ne sait jamais.

-Elle a mangé avec Wilson l'autre jour, acquiesça Cameron.

-Vous êtes con. Wilson ne lui a pas fait de teinture!

-Non, mais elle a pût lui dire qu'elle est venue ici, parce qu'elle connaissait une vieille tante, où une copine de sa mère qui lui a déniché le boulot.

-Interroger Cuddy?

Forman hocha la tête:

-Y'a des chances que ce soit plus efficace.

Cameron sourit:

-On demande à House ce qu'il en pense? Il nous a juste demandé d'écumer les coiffeurs…

-Hum! Ouais, je m'en charge, marmonna l'australien.

-C'est ça, garde toi la gloire.

-Quelle gloire? T'es con où quoi?

-Lèche cul!

Quelques minutes plus tard, il raccrocha.

-On a un nouveau suspect à interroger, murmura le blond.

-Qui ça?

-Larifary Gurt.