Chapitre 6: les fleurs artificielles ont moins de charme que les autres

Hello, je suis de retour! encore plus terrifiante que jamais!!

Je suis vraiment vraiment vraiment désolé pour cet énorme retard, mais j'ai une raison! et une bonne.

en fait j'ai (en l'espace d'une semaine, notons bien), passé un concours, puis l'oral, puis j'ai appris que je devais être à paris le lendemain parce que j'avais réussis et que la rentrée était le surlendemain. Bref, j'avais pas d'appart ni rien et de fil en aiguille, j'ai déménagé, j'avais pas internet et blablabla... Bref, je l'ai maintenat depuis hier (et mon ordi aussi pour ceux qui croiraient que j'ai eu le temps d'écrire des montagnes. )

Avant de faire mes commentaires, je tiens à faire un énorme bisou spéciale à Ombre et ARnavin qui m'ont vraiment motivé à écrire et sans qui le prochain chapitre serait encre en rade. Un gros pour ombre qui m'a fait écrire les trois quart après son dernier message la veille de mon départ dans la ville lumière et ARnavin qui m'a fait finir ce soir.

Oulah, je raconte gravement ma vie. Mais je suis tellement contente de retrouver mon clavier chéri!!

Ombre: Ouaaaai! Moi aussi j'adore ma Spirale. C'est sans doute a préférée avec Lactae , Lulla et mon rouquin qui fait gay (même s'il ne sert à rien...). J'aime pas non plus Laryfari. c'était un essaie de personnage. C'est mon symbole à moi des gens qui ont tout. Je pense que c'est le chemin le plus long pour être heureux. Bref. et si fanfiction fait du favoritisme c'est parce que que cro est une handicapée de la reviewx, il essaie de la draguer un peu pour qu'elle revienne. Mais si tu veux, tu peux m'envoyer tes commentaires à mon adresse, ça beugue moins, et je te répondrais direcement (et sans attendre deux semaines... ). Merci pour les compliments et désolé pour les défauts. ce chapitre risque d'avoir encore plus de défault parce que je l'ai baclé éet pas relu (je culpabilisait...).

ARnavin: Merci beaucoup pour tes beaux compliments. j'ai honte de le dire mais c'est dingue comme ça motive d'avoir des commentaire. Bref, je suis super contente. J'espère que la suite te plaira tout autant et que tu resteras une lectrice fidèle. Où est-ce que je trouve mon inspiration? mes heures de transport en commun qui me font cogiter en musique (d'où les musiques accompagnant...)

Cro: Est-ce la peine de dire ce que je pense de toi? Mais je peux en revanche te confirmer que TaÏriss est VRAIMENT COOOL!!

Et veuillez me pardonner pour l'extrait hors sujet au milieu du chapitre, il fallait que je pousse une gueulante... J'en ai profité... --'

Sufing USA beach boys

-Et si c'était un monstre? Murmura Chase avec une paire d'yeux exorbités -tout à fait dignes de Dubby l'elfe de maison... (Ouais bon les référence, hein...)-

-Et si les martiens avaient remplacé ton cerveau par une pastèque? Grogna Forman en calant sa mâchoire dans le creux de sa main.

Ils étaient assis tous les deux à la terrasse d'un café. Forman devant un café noir où il agitait sa petite cuillère et Chase avec un demi. Le blondinet avait la tête appuyé sur la table, juste au dessus d'un énorme annuaire.

-Je ne relèverai même pas, dit Chase d'une voix pâteuse. J'en ai marre de House. Papa m'avait bien dit que j'aurais mieux fait de devenir instituteur en petite section de maternelle...

-C'est ton problème, pas le mien, riposta l'insensible noir avec raillerie. Récapitulons: choux blancs pour la tournée des coiffeurs, on attend Cameron et son plan foireux -qui n'auras sans doute pas marché-. Le seul point positif, miss Laryfari nous rejoindra d'ici une petite demi-heure. J'ai réussi à la joindre grâce aux informations fournies par Wilson.

Il était connu de tous que l'étudiante la plus sexy de Princeton Plasborro rêvait de devenir oncologue et passait des journées entière à discuter avec James.

Chase leva une main lasse pour montrer qu'il avait compris:

-De mon coté, j'ai du nouveau, mais c'est du nouveau qui nous enfonce...

Il se redressa à demi sous le regard perplexe de Forman:

-J'ai fait la chose la plus bête du monde si je voulais en savoir plus sur elle. J'ai cherché son nom de famille dans l'annuaire. Résultat, il n'existe que deux Quert dans le monde (j'ai du étendre mes recherche au monde pour trouver l'autre, merci Internet...) Be Quert, domicile non connu. Mais il y a pire, dans un instant d'intelligence, j'ai cherché les autres aussi...

-Les autres?

-Lulla et Laryfari. Résultat: une Spirale Ruis en Thaïlande et une Terfez Gurt Allemande. Ce qui ne nous avance pas beaucoup. Mais ça fait trois filles avec un seul parent connu dans le monde et rien d'autre. C'est louchissime.

-Est-ce que t'as cherché les origines des noms de familles.

-Ouais! Je te dit pas l'horreur: Quert le pommier, Ruis le sureau et Gort le lierre. C'est des noms de plantes en ogham.

-En?

-En ogham, l'écriture des peuples celtes. Tout en comptant qu'aucune des six n'a de prénoms sortis du calendrier... Enfin bref, quand on prends des faux noms, on essaye d'être un peu plus discret, merde...

-Je comprends mieux ta réflexion du début. Mais elles ressemblent plus a des membres de sectes.

De loin, ils virent Cameron qui arrivaient en mettant ces bras en croix, signe de défaite. Elle s'assit avec désespoir sur une chaise en face des deux garçon et soupira.

Foreman prit un des sucres posé sur la coupelle de son café, le plongea à demi dans le liquide brulant et laissa la substance noire l'imbiber doucement...

-Quoi de neuf? Interrogea la jeune femme.

-Si tu savais. On a affaire a un trio de filles aux noms celtiques, quasi-seules au monde dont deux ne sont probablement pas réglé, aux perversions étranges, et aux teintures psychédéliques... You-pi.

-Et dans la pochette surprise: On sait toujours pas pourquoi la pharmacienne est pâle comme un cul!! Et encore moins le nom de son coiffeur!

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Feel good Gorillaz (nan, nan il n'y a pas de plagiat de scène..--'L'épisode 1 de la saison deux commence presquedans un parc avec cette musique)

House était allongé de tout son long sur une table de pierre. Le tout au milieu d'un parc, juste à coté d'un lac. Il venait régulièrement ici... Que ce soit pour éviter Cuddy, réconforter une adolescente victime de viol, courir après une opération où il s'était fait extraire une balle ou tout bonnement pour observer discrètement les gens quand ceux-ci croient être transparents. Il cligna doucement des paupières, le soleil émergeait de derrière les montagnes et laissait de grandes trainées d'or sur les rives calmes du lac. Le médecin mit sa main devant ses yeux pour se protéger... Ce ne fut pas utile longtemps car une ombre se plaça bientôt entre lui et le soleil...

Les mains dans les poches de son imper, Wilson le regardait de son habituel air perplexe:

-Qu'est ce que tu essaie de fuir cette fois-ci? Tes responsabilités, un rendez-vous avec tes parents ou bien la fureur de ta dernière patiente?

L'autre se redressa doucement:

-Je réfléchissais...

-Et tu ne peux pas le faire calmement dans ton bureau?

-A quoi bon, mes poulains sont en mission. J'ai personne à ennuyer là-bas...

Il soupira longuement, se gratta l'arrière de la tête et se mordilla la lèvre nerveusement...

-Tu es déprimé House, répliqua l'autre comme s'il annonçait une évidence (répété au combien de fois dans leur relation...). Écoute... J'en ai parlé avec Cameron et Chase. On trouve tous que tu exagères avec cette histoire et que...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Soudain House se redressa, roula sur le coté, sauta de la table en s'appuyant sur sa jambe valide et se cacha derrière Wilson avec toute l'attitude puéril du gamin en faute.

-House, qu'est ce que tu f...

-Chut! Ta gueule... Regarde, quand on parle du loup, il n'est jamais loin...

Wilson se tût. Sur le chemin à cent cinquante mètres de là, couraient Lactae Quert et Lulla Ruis. C'était difficile de ne pas les repérer, avec leur deux chevelures excentriques, la verte et la mauve qui dansaient en cadence.

Lactae avait un sarouel rose poudre à rayures blanches qui lui arrivaient aux genoux. En haut, un tee-shirt blanc. Sa colocataire, beaucoup plus plus maniéré portait un mini short moulant noir et un top blanc qui la moulait en haut et dévoilait ses abdominaux trop travaillés. Alors que Lactae ne possédait rien d'autre que sa paire de tennis, Lulla avait un bandeau sur les oreilles, des lunettes de soleils sombres, un MP3, une bouteille d'eau et un chronomètre.

-Heuh, tu compte te cacher pendant combien de temps. Il y a peu de chance qu'elles nous voient...

-Ouais, mais la colloc me stresse -pire que Cuddy-. J'ai dût la ramener en moto hier. Elle voulait pas me lâcher... Est-ce que tu vois ce que je vois?

-Ça dépends ce que tu vois?

-Tu ne trouve pas que ma dernière vict... patiente a l'air un peu... différente?

-Je crois que je saisit l'idée, disons qu'elle a l'air d'être... Comment dire... Dans une colère enthousiaste qui décuple sa puissance.

-Hum, c'est bien ce qu'il me semblait... Il faudrait que je réfléchisse à un plan de secours au cas où elle ferait appel aux forces occultes des ténèbres...

-Arrête de te foutre de moi! Mais c'est vrai que par rapport à d'habitude elle a l'air plus enragée, mais aussi plus surexcité. J'analyse: Il se passe quelque chose dans sa vie et c'est pas la joie... Mais c'est toujours mieux que son ennuyant quotidien et ça lui met vraiment une pêche d'enfer... En d'autre terme, tu as réveillé l'esprit combatif qui dormait dans son petit corps frêle...

L'autre lui lance une œillade:

-Mais j'y songe... toi aussi elle te connait puisque tu as été assez vicieux pour l'inviter à déjeuner. Viens on va se cacher...

-Je serai ravi de participer avec toi a cette partie de cache cache mais il se trouve que Moi je n'ai pas l'habitude de manquer mes consultations.

House avala deux comprimés de vicodine avant de s'étouffer avec:

-Oh putain, elles viennent par ici!

-Ça veut dire qu'il faut vraiment qu'on se cache?

-Élémentaire mon cher Wilson...

-Ah non! Pas dans le buisson!

-(Ta gueule et viens!!)

Lactae et Lulla se dirigèrent en marchant vers la table. La première complètement placide et l'autre aussi essorée qu'une éponge. Aussi peu classe qu'elle pouvait l'être, Lulla monta sur la table où se trouvait House quelques instants plus tôt et s'étala en croix comme un grosse loque. A ses cotés, l'autre s'était assise sur le banc. Elle gardait ce calme qui la caractérisait tant, mais comme l'avaient remarqués House et Wilson quelques instants auparavant, elle avait comme un sourire bizarre. A la fois animal -vu que ces lèvres se relevait délicatement sur ces canines agressives- et vrai sourire. Ses yeux luisaient bizarrement, comme s'ils venaient d'entendre une bonne blague. Lulla releva à peine la tête pour jeter un œil agacé à sa partenaire:

-Et... Et ça va? ... T'es pas un peu fatigué?...

Et à Lactae de lui répliquer d'un sourire narquois:

-Et quoi? J'ai la force de la jeunesse avec moi, ne l'oublies pas...

-Arrgh! Je te hait saloperie.

Lulla pris sa bouteille et se mit à boire, toujours allongée. L'eau coulant sur son visage transpirant. Lactae enleva ses chaussures, puis ses chaussettes. Enfin, elle alla tremper dans l'eau ses pieds rendus douloureux par la course.

-Tu m'as l'air bien... enjouée depuis hier... ça ne te ressemble pas.

-...

-...

-Je l'avais bien dit! Elle doit avoir tiré son coup!!

-Épargne moi tes détails lubriques imbécile!

-Hum... J'ai l'impression d'avoir enfin envie d'agir... J'ai envie de changer! Ça faisait tellement tellement longtemps que je subissait.

Elle se retourna, son sourire s'élargit:

-Mais maintenant, c'est finit! Tout va changer radicalement. Ma vie va se perdre... J'en assez de ne connaître personne, assez d'être embourbée dans mes secrets!

Lulla se redresse. Elle est sérieuse maintenant:

-Dit Lactae... Tu me caches quoi? Il s'est passé quoi hier avec le médecin zinzin?

-Pardon? Le médecin quoi?

-(rire étouffé) uhuhuh!

- ...

L'autre se tourne vers le lac. Une brise vient doucement lui retourner la frange. Elle lève son visage vers le ciel avec délice. C'est si beau. Si grand. Si immense. Elle se croit dans un rêve. Elle veux tout faire rater.

-On a fait un pari. Il doit découvrir quel est le coiffeur qui me teinte les cheveux.

Lulla reste muette de stupeur l'espace d'un instant, puis réplique d'un air apeuré:

-Tu sais ce que tu fais au moins? La reloue du groupe c'est moi. Celle qui nous met dans les pires guêpiers, c'est moi! Qu'est ce qu'on va faire si tu te met à ne plus être raisonnable? On va se foutre en l'air!

-J'ai peut-être envie de me foutre en l'air...

-Tu crois qu'il peut gagner ce pari?

-Je ne sais pas... Mais je crois que j'en ai envie...

-Lactae...

-Tu sais Lulla. Je sais que toi qui est une consommatrice née, tu ne peux pas comprendre ce que je vais te dire... Moi ça fait des années que les vitrines me laissent de marbres, que les coup de fil de Be me laissent avec un gout fade sur la langue. Les voyages ne me tentent plus, les relations avec des hommes me répugnent... Si tu savais ce que je me sens vaine et vide.

Il y a un vague silence entre elles. Lactae continue:

-Tu sais l'ennui est un poison qui nous vide de toute substance. J'avais tellement l'impression que tout était sans intérêt. Je te suis reconnaissante pour m'avoir maintenue la tête hors de l'eau ses derniers mois. Avec ton comportement déjanté, je crois que tu m'as encouragée à ne pas renoncer mais ce n'était pas suffisant je crois. Il me fallait ça...

-Quoi?

-De la colère. De la rage. Des cris et des larmes. De la révolte.

-C'est si poignant...

-La ferme Wilson.

Elle se retourne à demi et montre à sa colocataire son poing fermé:

-Tu vas voir, je vais l'abattre ce bâtard! Il restera avec son mystère dans la gorge et j'espère bien que ça l'étouffera!

Ça fait rire Lulla, qui remonte ses lunettes de soleil sur son front et lance un grand sourire éblouissant à son amie:

-Ouais! Mais fais-le toi d'abord!

Lactae riposte par un coup d'œil apitoyé:

-Entre nous deux, c'est toi la nympho. Moi le sexe ne m'intéresse pas, c'est tellement ennuyeux.

-Tu changeras d'avis quand tu seras amoureuse. Enfin c'est dommage pour le médecin. Il est canon.

-Je suis ca-non!

-(blasé)

-Il est vieux! Mais bien sûr pour toi ce n'est pas un problème.

-Rappelle moi ton âge mon adorable sainte nitouche? C'est ça que tu appelles te rebeller. Tu n'es même pas capable de faire ça. Juste parce que tu as une belle peau bien tendue et une silhouette d'adolescente.

-Arrête, tu me dégoute.

-Toi qui te flatte sans cesse de connaître l'art, tu n'es même pas capable de le reconnaitre quand il se présente à toi sous une forme inconnue... C'est une gourmandise ce mec. Et il s'intéresse à toi...

-Il s'intéresse à un dia-gno-stic! Articula l'autre, sèchement. Fais-le toi si tu veux -et si tu y arrive- mais moi je te dit ce que j'en pense: C'est un vieux et il me dégoute. Je trouve ça complètement dégueulasse!

-Je suis ca-non et dé-gou-tant!

-M'en parles pas, j'en ai la chair de poule, brrr!

Lulla remue doucement sur ses fesses:

-Tu es jalouse? C'est la première fois que je t'entends t'offusquer contre quelqu'un qui m'intéresse. D'habitude, tu dis toujours « fais comme tu veux, ça ne me regarde pas... ».

-Je ne suis pas jalouse du tout, et si tu veux savoir, il y a déjà quelqu'un qui m'intéresse et ce n'est pas lui...

Quatres oreilles aux aguets dans la lumière crue de l'aube...

-Je parie sur moi.

-Heuh, (regard sceptique) je riposte avec un de mes poulains! Il s'appelle comment déjà le blond, là, celui qui a l'air neuneu?

Lulla bondit presque sur ces pieds:

-Quoi! Mais tu disais tout à l'heure que... Enfin, c'est qui? Il faut impérativement que tu me dise pour que je puisse t'aider!!

-Je ne crois pas que tu puisse faire quoi que ce soit. De plus je ne lui ai jamais parlé directement. Je l'observe de loin, c'est tout. J'aime son visage, sa manière de bouger et de s'exprimer. Il a l'air sérieux, intelligent mais sans être fade...

-Tu m'as pas l'air amoureuse. Tu m'as l'air raisonnable dans tes affections...

-Comment pourrais-je être amoureuse? Je ne le connais presque pas...

-Aaallllllllezzzzzzzzzzzzzzzzz! Dit moi qui c'est!!

-Ça va pas! Si je te le dit tu vas essayer de te le taper!

-Mais c'est pas ma faute si le fait de te plaire est un signe de qualité...

-Va crever.

-...

-On y va?

-Ouais.

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Un générique fort connue des jeunes de ma génération

Lulla Ruis, Laryfari Gurt et Lactae Quert avaient peu de points communs. L'un d'entre eux était leur aversion toute particulière pour sailor moon. Le sujet était peut-être un simple détail stupide mais le fait est que cette magical girl à la coupe farfelue avait définitivement orienté leur vision de la vie.

Lactae la méprisait car la sublime blonde était une cancre convaincue et qu'elle ne semblait pas en être affectée outre mesure. C'est vrai quoi! On a le droit de ne pas être une lumière mais dans ce cas on fait un effort, merde! Mais non, madame préfère mater ou bien parler de maigrir! Ce fut à cause d'elle que Lactae se prit d'une telle passion pour l'intelligence et renia à jamais la bêtise.

Lulla ne pouvais pas la sentir parce que ses bottes étaient moches. En plus de cela, il était admis par toutes les personnes de bon goût que le bleu marine et le rouge sont des couleurs tout à fait inassorties... À partir de ce jour là, elle renia le drapeau français et décida de montrer à la terre entière ce que voulais dire avoir un look d'enfer!

Au début, Laryfari n'avais pas ressentie d'antipathie particulière pour l'héroïne de ce manga des années 90. Elle la trouvait idiote, inesthétique et fade. Outre le fait que le prénom de Bunny soit ridicule, tout aurait pût en rester là. Malheureusement, l'homme masqué était arrivé, avec son chapeau, ses roses, son masque de crétin et son pantalon moulant de tarlouze. Et parmi cinq cent filles en jupettes, il ne trouva rien de mieux que de tomber dans le piège de la plus nulle, la plus ignare, la plus insignifiante de toutes! Jamais Laryfari ne s'en était remise. A partir de ce jour là, elle instaura comme règle de vie que les hommes étaient les créatures les plus méprisables qui soient (elle avait une autre théorie comme quoi l'homme masqué serait en fait un gay refoulé qui en l'absence de beaux jeunes hommes du coté des forces du bien se serait rabattu sur celle qui avait deux symboles phalliques dégoulinants de chaque coté de la tête... Bref...). Et puis, Bunny et Bourdu, c'était ridicule au carré.

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Chuck berry Menphis

La masse dense de l'hôpital se distinguait du reste des bâtiments. Laryfari émergea du bâtiment par l'entrée principale. Elle portait une chemise blanche avec un col montant et serré autour du cou, un gilet noir sans manche et dos nu qui se nouait derrière sa nuque. Le tout avec une jupe noire et des jambes montées sur talons aiguilles. Ses épais cheveux bruns avaient été remonté en un lourd chignon échevelé dans lequel elle avait planté un crayon.

Elle traversa le parking, puis la rue -en courant- avant d'aller s'asseoir à la terrasse du café le plus proche du coin où l'attendaient déjà les trois sbires de House.

Elle s'assit gracieusement, plaisanta avec le serveur qui l'appelait ma belle en la reluquant sans gène et commanda un verre de blanc.

Il lui fallut une bonne minute pour réaliser que les deux hommes et la jeune femme la regardaient avec infiniment de sérieux et de méfiance -sauf Chase qui visiblement était sous le charme de son précieux physique, mais elle avait l'habitude-. Elle avait dût laisser Maria et Franck préparer leur exposé seuls. Tant pis, elle rattraperait plus tard.

-Vous vouliez avoir un entretient avec moi, murmura t-elle suavement en trempant ses lèvres dans son verre.

-Oui, commença immédiatement Forman (ayant peu foi dans l'efficacité de ces collaborateurs a mener la conversation là où ils la voulaient). Je pense que vous n'avez aucune idée de ce qui peux nous avoir amenés à vous demander votre aide.

Laryfari sourit à moitié:

-Vous voulez sans doute que je vous dise tout ce que je sais sur la nouvelle pharmacienne, Lactae Quert?

Chase sursauta et Cameron tripota nerveusement sa serviette avec ses doigts, seul Forman resta imperturbable.

-Comment le savez-vous? Interrogea le blondinet d'un air hébété.

Elle éclata d'un rire cristallin et (pseudo)innocent:

-Vous êtes mignon, vous. Ah ce n'est pas bien difficile! J'ai vu House poursuivre Lactae dans le hall de l'hôpital et Wilson m'en a parlé un peu. Ne vous inquiétez pas, je ne crois pas que Lactae ait grand chose de grave et ça ne me pose pas de problème de répondre à vos questions.

Cameron, remise de sa surprise, repris les choses en main:

-Je crois que nous n'avons qu'une seule question en fait: Dites nous tout ce que vous savez...

-Cameron est d'une avidité, murmura Chase, sur le ton de la plaisanterie.

Laryfari croisa ses bras devant sa poitrine:

-Bah, ce n'est pas très grave. Il n'y a pas tant à dire. Nous nous connaissons très peu. Par où commencer? Tout ce que je vais vous raconter est plutôt notre histoire à moi, Lactae et à sa colocataire, Lulla. Nous faisons partie de ces enfants qui ont été adopté en fin de siècle dernier de façon tout à fait illégale.

Les trois autres firent silence, Laryfari continua:

-Vous savez, après la fin de la seconde guerre mondiale, il y a eu de nombreux pays de l'est qui sont resté sous le joug du système communiste. Il y a eu des guerres civils, et des centaines d'orphelins. Beaucoup étaient mis en orphelinat mais d'autres ont été récupéré par des familles en quêtes d'enfants. Lulla, Lactae et moi, nous avons été donné dans une ruelle crasseuse, sous le manteau, comme on se débarrasse d'une portée de chat trop encombrante. Nos mères étaient amies depuis la faculté de médecine où elles avaient étudiés ensemble. Trio d'originales, elles sont parties ensemble et sont revenues chacune avec une gamine sous un bras.

Elle se plongea dans un silence de quelques secondes:

-Nous ne connaissons ni notre vrai pays, pas plus que nos parents, nos noms et nos âges précis. Mais Be, Spirale et Terfez ont été de vraies mères pour nous.

Quoi d'autre? Nous avons été séparé tout de suite après. Chacune de nos mère avait des choses différentes dans la tête. Be a fait un tour du monde, Spirale s'est installé à Singapour et Terfez est devenue une fameuse chirurgienne en Allemagne.

Par la suite, nous ne nous sommes rencontrées qu'une seule fois, où nos génitrice de remplacement nous ont présentée les unes aux autres mais ce n'était pas très sympa. Aucune de nous trois n'osait parler et maman et ses amies ne faisaient que vanter nos qualités pour savoir laquelle avait le mieux réussit la sienne.

-Quel âge aviez vous quand vous vous êtes rencontré?

-Officiellement, je n'en sais rien, mais je suppose qu'on tournait autour des quatorze. C'était en 88, je crois...

-Mais quel âge a t-elle? Songea Cameron.

-Vous n'en avez plus revu aucunes par la suite?

-J'ai revu Spirale et Be, une fois, j'ai été opéré de l'appendicite quand j'avais vingt-cinq ans, ma mère a voulu se charger de l'opération elle-même et elle a tenu a ce que ce soit ses amies qui l'assistent.

-C'est un peu bizarre, non? Alors qu'elles ne s'étaient pas vu depuis tout ce temps.

-Oh, vous savez, de nos jours, la distance n'est plus un problème. Elles s'appellent et communiquent par webcam très régulièrement. Et puis les autres n'avaient rien à dire, c'est maman qui est leur boss.

-Heuh, il y avait une hierarchie dans leur groupe d'amies?

Laryfari haussa les épaules:

-Dans un groupe, même s'il n'y a pas de chef officiel, la plupart des gens sont à l'écoute de la personne la personne la plus charismatique.

-Je vois. Comment vous souvenez-vous de Lactae, est-ce qu'elle était pareil que maintenant où bien était elle différente?

-Hum, je crois qu'elle était sensiblement pareil. A quelques exceptions près, ses cheveux étaient plus longs et attaché en queue de cheval, elle semblait plus jeune. Je ne me souviens de rien d'autre, c'était il y a si longtemps.

-Elle était blonde? Interrogea Chase avec raison.

Laryfari leur jeta un regard très étonné:

-Bien sûre que non! Elle avait sa couleur naturelle. Vous la voyez se décolorez les cheveux, vous? C'est une pure miss parfaite, jamais elle n'aurai fait quelque chose d'aussi indécent.

Les trois mascottes terrorisées de House se jetaient des regards furtifs. Non, mais où va le monde, si les gens naissent avec les cheveux turquoise.

-Et Lulla avait les cheveux mauves? Continua Cameron.

-Ah, non, elle les avait rose indien, mais il suffit de regarder ses pointes de plus près pour deviner le nombre de produits chimiques qui sont passés dessus. Je n'ai aucune idée sur sa vrai couleur de cheveux.

-Un dernière question, continua rudement Forman. C'est important, je pense: Est ce que vous êtes réglée?

Laryfari devint pâle comme la mort. Après quelques secondes de choc silencieux, elle ouvrit la bouche, resta en suspens comme un poisson hors de l'eau et se mit à sangloter.

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Angel Eyes

Le portable dans sa blouse se mit à vibrer. Elle l'attrapa si vite qu'elle s'en voulut. Elle glissa ses doigts dans sa frange courte et ébouriffa les mèches verdâtres. Elle aurait espéré que c'était Maria qui l'appelait mais le prénom de Be clignotait avec insistance sur l'écran. Elle hésita un instant avant de répondre:

-Allo?

-Coucou mon bébé!

Lactae nota immédiatement le tremblement qui perçait à travers la voix de sa mère adoptive.

-Il s'est passé quelque chose?

-Non, non, dit la petite voix douce de souris habituellement si joyeuse.

Elle répéta:

-Non, non.

Mais Lacate n'était pas dupe pour deux sous. Elle attendit que sa mère d'adoption continue, ce ne fut pas long. Be était de ces écervelées qui ne savent pas tenir leur langue quand elles ont quelque chose à dire. Depuis combien de temps est-ce que Lactae se pensait supérieur à sa mère, malgré les secrets de celle-ci. Peut-être depuis qu'elle s'était séparée d'elle et de son monde enfantin... Elle frémissait doucement en entendant sa voix. Be était un trop pleins de brioche chaude recouverte d'une double portion de nutella, c'était des chamallows grillés à outrance, un abus de gâteaux arabe. Be était délicieuse durant une demi-heure, au delà elle faisait vomir.

-Lactae, tu sais quoi, j'ai reçu un coup de fil de Terfez, il y a peu...

Lacate retint son souffle. Quand Be prononçait ce nom -non sans force tremblement- ça n'avait jamais rien de bon. Elle entendit que son interlocutrice changeait nerveusement son téléphone d'oreille.

-Et? Qu'est ce qu'elle t'as dit?

-Oh, rien d'important, vraiment pas de quoi t'inquiéter. D'ailleurs je ne sais même pas si il faut que je t'en parle.

Le cœur de Lactae se mit à battre plus vite et ses mains devinrent moites. Plus Be minimisait les choses, plus il fallait craindre le pire. Mais elle se fichait de Be qui pourraient subir la colère de la sulfureuse blonde. Non, Lactea en avait marre des excentricités égoïstes de Be. Elle ne pensait plus qu'à elle. Elle attendit silencieusement le verdict.

-Eh, bien tu vois. Elle voulais me parler de... De Larafara...

-Laryfari, répliqua Lactae d'un ton qui lui parut plus sec que désiré -elle se souvint avec ironie, qu'elle même avait écorchée le nom de la jeune fille il y avait quelques jours...-.

-Ah oui, pardon. Et bien il paraît qu'elle s'est plainte du fait que Lulla et toi...

Lactae soupira dans le combiné. C'était donc ça. Quelle peste que cette fille. Elle devait avoir honte d'aller pleurer dans les jupes de sa maman a son âge.

Il y eu un silence dans le combiné puis Be murmura d'une toute petite voix:

-Enfin tu vois... Ce que je veux dire c'est... Vraiment, vous pourriez faire un tout petit effort.

Lactae était soulagée. Elle murmura un « oui, oui » pas très convaincu tout en se jurant intérieurement de ne plus jamais adresser la parole à cette brune infect.

Be parut soulagée et aussitôt orienta la conversation sur autre chose en optant pour un ton piaillant et gai qui jurait horriblement avec son air larmoyant quelques secondes plus tôt.

-Bien, je suis siiii heureuse que tu te montre raisonnable! A propos, j'ai eu des nouvelles de Spirales il y a cinq minutes tout en sachant que Lulla lui a téléphoné il y a dix. Bref, je te dit sans passer par quatre chemin que j'ai appris que tu avais quelqu'un en vue. J'adooore les potinnns ma chérie. Il faut que tu me raconte toooout!

Spirale et Be. Jamais elle n'avais put comprendre comment la nymphomane cruelle et la gamine niaiseuse avait pût se parler face à face. Mais autant les deux se faisaient dessus à la moindre allusion à Terfez, autant elles s'entendaient comme deux larrons en foire. C'était déroutant.

-C'était une blague, mentit Lactae. Je n'ai absolument personne en vue, c'était juste pour taquiner Lulla. Elle a du mal a comprendre mon célibat, elle qui a deux copains par jours...

Elles discutèrent encore quelques secondes et Lactae réussis à raccrocher sans trop expédier son interlocutrice.

Elle rangea son portable dans sa poche et esquissa un demi-sourire. Elle se rappela une des dernières phrases de Be: « Lulla a dit à Terfez qu'il y avait un médecin qui t'embêtait à l'hôpital. Il faut que tu lui dise qu'il t'embête et d'être gentil avec toi... ». elle ricana. Quand un chat joue avec une souris, ce n'est pas important de savoir si la souris trouve ça drôle...

Elle longea les murs à travers la foule d'internes, et soudain, elle le vit. Elle le vit mais lui ne la vit pas, il ne la voyait jamais d'ailleurs, elle n'existait pas sous autre forme que celui d'un dossier. A coté de lui le blondinet fit un signe de la main et la jolie brune inclina la tête. Ils se croisèrent sans un mot. Son profil sombre et régulier se distinguait merveilleusement sur les mur blanc de l'hôpital. Il marchait à pas égal mais énergique, le regard droit et sans pitié. Cette force calme et égoïste la frappai à chaque fois qu'elle le croisait. Il lui faisait haïr son profil de jolie souris qui rase les murs, sa jupe évanescente qui flottait sur ses jambes et sa peau de fantôme. Elle était parfaite pour les hôpitaux, elle avait la couleur des murs, une personnalité silencieuses. Elle savait que son chef lui marchait sur les pieds et n'osait rien dire, elle savait que les patients regardaient avec condescendance ses cheveux menthe au lait. Il n'y avait qu'avec House -celui qui dépassait les limite de sa réserve- qu'elle cessait d'être cette enfant tremblante qui regardait passer les hommes qui lui plaisent les yeux baissés et le cœur battant. Elle resserra ses doigts sur les dossiers qu'elle portait et ses jointures blanchirent. Le visage plein d'ignorance de Forman lui écorcha la rétine. Elle voulait tout faire rater...

Elle se retourna et sa main accrocha la manche du grand médecin noir. Les trois médecins se retournèrent lentement et elle garda ses yeux fixé à ceux du plus froids. J'existe connard! J'existe et je veux que tu me regarde! Quand elle commença à parler, son visage avait quelque chose de méchante, de vénéneux. Ses dents brillèrent doucement entre ses lèvres. Elle resta en suspend un instant, hésita. Son visage redevint calme et fuyant et elle articula d'un voix trop enfantine à son goût:

-House vous cherche.

Elle le lâcha et se retourna pour s'enfuir à pas rapides dans la foule. Elle eu envie de frapper quelque chose tant elle détestai sa propre nullité.

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Dans le prochain chapitre, je pense qu'il y aura de l'action (dans tous les sens du therme uhuhuhu!!w)