Booooouh!
Excusez moi pour ce nouveau retard! Je suis vraiment ultra méga désolé pour ce super retard. Mais j'avoue avec honte que ça risque de rester comme ça par la suite. Je vogue entre mes études et mes rares retours au pays en passant par ma nouvelle télé -play- qui pompe tout mon temps.
Heureusement que je devrais bientôt en avoir terminé avec cette fic, plus que deux ou trois chapitre...
Ah et je me suis pas plus relyue pour ce chapitre. désolé si j'ai des erreurs. J'ai essayé de suivre les conseils de ombre pour la ponctuation mais à mon avis j'ai oublié une fois sur deux...
Ombre: Ah! Ma lectrice la plus fidèle. toujours prête à m'envoyer une review coup-de-pied au cul pour que je me remette à écrire XD. Merci à toi et à tes longues critiques. désolé pour ma trop courte réponse mais je me suis forcée à poster le plus vite possible après ta review donc là je suis crevé. Tes longs messages me touchent toujours autant. quand à Lactae et ses peines de cœur .... tu verras bien... Ce sera encore plus compliqué que ça je pense -mais ça n'atteindras tout de même pas le stade de amour gloire et beauté, je te rassure... Quoique je n'ai jamais vu cette série....-. En tout cas merci encore pour ton rappel à l'ordre. J'ai écrit la moitié du chapitre à la suite de vos premiers commentaire et la fin sur ta dernière review. Sans review, je suis comme une voiture sans essence, :/.
Désolé de cette faiblesse :D...
Mon adresse c'est .
Hésite pas à m'écrire dessus. Gros smootch
Lilli64:Merci beaucoup pour tout tes commentaires, tu sais qu'ils me vont toujours droit au cœur. Mais je t'avoue avec honte que je n'ai aucune idée de la présence ou non de montagne dans le New Jersey. étant moi-même native de Grenoble, j'ai du mal à penser que les gens peuvent survivent loin de ces gros monticules obèses. c'est un travers de Grenobloise. Tant pis, je les remplacerai par un lac (???).
encore un très gros bisous!!!!
arnavin: C'est dingue comme tu mets de l'enthousiasme dans tes commentaires! Moi aussi ça me met la pêche. Il n'y a rien de plus agréable que de se voir réconpensé pour ce que l'on fait. Je suis réellement ravie que mon histoire continue à te plaire et merci car tu as complètement participé à me forcer à me bouger les fesses malgré toute l'attraction que j'ai pour ma manette de play :). Désolé pour le retard et j'espère que ce chapitre te plaira...
Cro:ah, vas tu me forcer à repondre à ta review alors qu'il est si tard et que je suis si fatiguée.
t'es la banane de ma vie, voilà t'es contente? GRos smootch et à toute.
Un dernier point: comme je publie rarement, si vous voulez que je vous prévienne lorsqu'un chapitre sort et que vous n'êtes pas inscrites, donnez moi votre addresse e-mail, je vous communiquerai mes nouveautés.
;p Bonne lecture
Je vous aimeuh, merci pour le soutient!!!!
Chapitre 7: Les fleurs ne font pas des chiens...
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Falling into you Céline Dion (Dieu que c'est loin -_-')
Un long sanglot douloureux -pleins de mucus et de glaires, mais nous nous passerons des détails dégoutants n'est-ce-pas?) retentit dans le salon de l'appartement que partageaient Lactae Quert et Lulla Ruis:
-Non, Kaz, ne meurt paaaaaaaaaaaaas! Ren s'il te plait embrasse-là au moins une dernière fois avant qu'on la mette en terre!!!
Lactae leva un œil du magazine scientifique qu'elle était en train de décortiquer et fixa avec un mépris suffisant sa colocataire étalée de tout son long -et sur le ventre, s'il vous plait- devant un poste de télévision qui diffusait un vieux manga inoubliable des années soixante. Son nez rougit était plongé dans un mouchoir emplit de morve humide et de longues trainées salées salissait son visage atypique.
-C'est si beeeeeauuuuu! Je déteste les fiiiins! Et encore plus les fins de séries!!!!
-Sache que je te comprends tout à fait mais je tiens à te signaler tout particulièrement que tu me gêne dans mon étude sur les nanosciences -en direct du cinquotron de Grenoble, tu peux pas comprendre...-.
-Non, tu comprends pas. Ils étaient comme mes AMIS! Les quitter, c'est partir! Et partir c'est mourir un peu vous savez...
-Moi, j'ai d'autres amis avec qui parler et qui sont plus intellectuels, merci bien... Et ne CITE PAS U... -Tu salit ce film avec ta bouche sale...-.
Lulla répliqua par un regard torve et boudeur:
-Tu devrais lâcher tes magazines pour vivre un peu dans la VRAIE vie, avec les VRAI gens.
-Les mangas, c'est la vraie vie?
-Bien sûr! Il y a un héros, des amis pour le héros, une meuf pour le héros et des méchants pour qu'il réussisse à rester héros.
-Et toi dans tout ça?
-Moi je kiffe le personnage le plus sexy de la série -c'est à dire le méchant, Cuantli est si sexyyy-, ce qui me met en forme pour mon travail du soir.
-Ah parce que tu vois quelqu'un ce soir?
-Ça se pourrait bien que oui...
Lactae posa son magazine sur la table basse. Sur l'écran, un générique niaiseux défilait. La jeune fille se leva et regarda l'horloge. Il était neuf heure du matin. D'ici une heure, il faudra qu'elle soit à l'hôpital.
Soudain, Lulla attrapa le zappeur et éteignit l'écran d'un coup de zapette agacé. Elle leva la tête vers son amie:
-Au fait, tu penses qu'il va faire quoi, ton vigoureux prétendant, quand il n'aura rien trouvé chez les coiffeurs? Tu penses vraiment qu'il va rester assis là les bras croisés.
Lactade lui lança un sourire en coin:
-Oh, il s'arrangera sans doute pour tirer tout ce qu'il y a a tirer de Laryfari. Les quelques détails donné à Wilson... Rien de bien méchant...
-Il y a quand même beaucoup de risques qu'il réussisse à trouver, non?
-Heureusement ma belle qu'il y a beaucoup de risques, un procès ne ferait qu'attirer l'attention sur nous. J'espère bien qu'il va trouver, sinon on ne sera pas dans la merde.
Un ricanement se glissa sur la bouche de Lulla:
-J'ai une très très mauvaise influence sur toi. Be va être effaré que tant de calcul se cache dans ton petit cœur de sainte.
Pour toute réponse, Lactae attrapa son sac de toile qui reposait sur la commode de l'entrée, enfila sa veste et ouvrit la porte.
-Je viendrai manger avec toi ce midi! Lança Lulla pendant que le battant se refermait. On se retrouve devant l'entrée!
Pas de réponse... Elle prit ça pour un oui.
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That I would be good Alanis morissette
-Et elle n'a pas ses règles non plus ! Renchérit Chase avec une véhémence toute professionnelle.
-Ouais, ouais, cause toujours.
Complètement affalé sur son bureau, House avait l'air de s'ennuyer à mourir. Pire, il avait l'air déprimé et ne semblait pas s'en cacher.
Très droite en face de lui, Cameron lui lançait son -oh combien mythique- regard compatissant mais pleins de réserve. Ses mains fines et soignées tripotaient nerveusement le col amidonné de son chemisier de soie.
-Mais tout ce qu'on vous dit ne vous intéresse pas ? S'énerva Forman avec une violence contenue dans la voix.
-... J'ai bien aimé l'adoption sous le manteau. Le reste, je le savais déjà. Dans les grandes lignes...
Cette fois, ce fut Cameron qui sortit de ses gonds:
-Mais pourquoi nous avoir fait courir dans toute la ville alors ?
-Vous n'aviez qu'à pas vous faire prendre, crétin d'employés... J'espère que la prochaine, fois, vous réfléchirez par deux fois avant de vous faire avoir.
Les trois exploités répondirent par un bougonnement collectif. Néanmoins, leur déplaisir ne suffit pas à éteindre leur curiosité:
-Comment avez-vous sût pour les cheveux ? Demanda Cameron.
House leva avec lassitude une main de son bureau. Il tenait un cheveux entre son pouce et son index. Un cheveu bleu turquoise.
-Oui! oui!
Chase agita la main:
-On en déjà des comme ça ! Et plusieurs même!
-Oui mais non, mon petit blondinet. Celui-ci est un échantillon spécial que j'ai récolté sur la blouse du cobaye en m'introduisant dans sa pharmacie en toute illégalité. Et il n'a qu'une seule différence avec celui que je vous ai donné, mais elle est de taille: Il y a les racines dessus! Il m'a suffit d'un léger coup d'œil au microscope pour vérifier l'absence total de repousses.
Forman soupira:
-Chase avait raison ! Cette fille est un extraterrestre !
-Oh la ferme Obama...
Wilson, assit dans le fauteuil près de la porte, consentit enfin à protester:
-Je considère cette dernière remarque comme tout à fait déplacée et incivique. Et cela, malgré toute l'amitié que je porte à un rustre bourru comme toi.
Forman leva les yeux au ciel et continua la conversation de son habituel ton calme et sur de lui:
-Laissez donc, Wilson. Je préfère qu'il me traite de candidat à la présidence que de délinquant. Mais qu'est ce que vous avez aujourd'hui House ?
Se dernier cacha son visage entre ses bras dans un refus obstiné. Ce fut son meilleur ami qui daigna donner une explication:
-Il n'a plus d'idées... Ça le tue.
Court, bref et précis.
-Ah... Répondirent en même temps les trois médecins, dans un élan de stupidité collective.
C'est vrai que House était rarement dans l'impasse. Il se demanda confusément si Lactae allait lui laisser d'autre indices. Sans ça il serai -presque- foutu.
-Et vous vous doutiez que Laryfari n'était pas réglée ?
-J'ai lu dans son dossier qu'elle était stérile. Elle a été examiné par une des gynécologues de l'hôpital.
Cette fois, l'équipe maugréa de concert. Tout ce temps de perdu !
House se gratta la tête avec insistance et soupira. Il plongea lentement sa main dans sa poche et en sortit sa vicodine. Combien de cachets lui faudrait-il ingérer pour avaler cette pilule là ? Wilson avait presque raison. Il lui restait une idée. Une seule. Et celle-là n'avait rien de réjouissante...
-Au fait, continua l'oncologue. Vous aviez appris que la mère adoptive de Larifary était Terfez Gurt ? Vous auriez pût le deviner, elle est relativement connu dans le milieu.
Chase répondit par un regard plus brillant. Tous ces mystères commençaient à l'allécher lui aussi:
-Vous en avez entendu parler Wilson ?
-Bien sûr. Son dernier article au sujet des télomérases n'est pas du tout passé inaperçu. C'est une grande avancée pour la lutte contre le cancer.
House leva juste un petit peu les yeux. Laryfari Gurt. Cuddy lui avait ordonné d'aller voir une de ces conférences, il y a bien quinze ans. Évidement il avait réussi à ne pas y aller, prétextant une complication de bronchite. La directrice avait faillit venir le sortir du lit à coup de pieds mais une vingtaine de boites de dragées fucca astucieusement placée l'avaient fait changer d'idées. Sa patronne apprendrai bien assez tôt quel caractère butté, il avait. Mais maintenant, il regrettait de ne pas avoir assisté à cette foutue conférence et de n'avoir pût voir cette femme de ses yeux, vus.
Il repensa à sa dernière idée. Sa toute dernière, nom de Dieu. Et qui sait s'il pourrait en tirer quelque chose.
D'un geste las, il envoya ses collaborateurs balader:
-Vous ne voyez pas que vous me gênez ? Allez donc manger au lieu de rester planté là comme de grand poireaux sauvages ! Je vous donne congé jusqu'à demain. Tâcher donc de faire des choses constructives pour une fois...
Allison, Forman et Chase sortirent sans se faire prier, tous les trois d'une humeur massacrante -et qui ne le serai pas à leur place ?-. Sans un mot, Wilson leur emboita le pas et referma la porte derrière.
Enfin seul.
Il imagina l'espace d'un instant le visage étrange de Lulla Ruis. Puis sa silhouette sensuelle. Coucher avec cette fille ne serai pas désagréable. Surtout si elle pouvait le renseigner.
Mais il y avait quelque chose, un je-ne-sais-quoi dans ses grands yeux jaunes et sournois qui sentait le piège.
Un piège dangereux...
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Motherland Nathalie Marchand
Lactae passa les portes à double-battants de l'hôpital et chercha Lulla des yeux sur le perron de l'hôpital. Elle s'enroula frileusement dans son long pull de laine verte pomme qui lui tombait jusqu'aux genoux. En dessous, sa robe blanche en tweed anisé se terminait droitement sur ses genoux de gamine. Quand elle aperçut sa collocataire, elle faillit s'étouffer littéralement sur place.
En effet la jeune femme était en train de rire comme une idiote en se tenant à l'épaule d'un Chase totalement hilare.
De leur coté, Cameron et Forman esquissaient un petit sourire complaisant. Tous les trois étaient assis sur le petit mur qui cerclait le parking où étaient garées les voitures des médecins. Il faisait bon et tous les quatre avaient laissés tombé leur manteau pour profiter des dernières chaleurs de l'été. Les yeux écarquillés, Lactae fixa la scène:
-Et là, renchérit Lulla. Lactae a dit: Je vais enterrer la tête de la crevette. N'est-ce pas trop mignon ?
Chase se bidonna, le sourire de Cameron s'élargit et un léger rire -mais néanmoins bien trop existant au goût de Lactae- fusa d'entre les lèvres de Forman. La jeune femme se sentit se raidir. Avec aigreur et jalousie, elle remarqua qu'en une semaine d'hôpital, elle n'avait pas réussi à faire deux phrases de suite en face du beau médecin noir et que en moins de cinq minutes, Lulla semblait être capable de l'amuser. Le dos raide, elle s'approcha. Dès qu'elle l'aperçut, Lulla lui fit de grands signes de la main:
-Eh Lactata, j'ai rencontré nos cambrioleurs sur le chemin ! Ça te gêne que je les invite à manger avec nous ?
Oh, comme Lactae détestait ce « je les invite... » tellement à l'aise. Elle n'adorai ni Chase, ni Cameron. Elle ne les connaissait pas et méprisait doucement ce coté doux et fade qui transparaissait sur leurs visages -parce qu'elle le retrouvait chez elle-. Mais l'opportunité de manger en compagnie de Forman l'allécha. Elle hocha doucement la tête pour acquiesser.
Quelques minutes après, ils s'étaient tous retrouvés sur une grande nappe pique-nique dans le champ le plus proche de l'hôpital -à peine un demi kilomètre-. Carreaux rouges et blancs jurant avec l'herbe très verte. Chase piocha un cornichon et mordit dans un sandwich jambon-beurre. Lactae croqua dans une tige de fenouil cru. Le goût d'anis se répandit sur ses papilles. Elle n'osait rien dire. À coté d'elle, parfaitement à l'aise, Lulla parlait de tout et surtout d'Elvis Presley. Elle riait beaucoup, agitait ses mains pour illustrer ses propos et piochait de temps à autre dans le paquet de chips avant d'avaler une gorgée de soda. Tout d'un coup, elle s'arrêta et lança insolemment:
-Au fait, vous avez pût discuter avec Laryfari ? J'espère qu'elle vous a di tout ce qu'elle savait, il faut bien qu'elle soit un peu utile, la pauvre...
« Oh phrase » qui lança un « oh combien » grand froid parmi l'assemblée. Cameron s'étrangla avec sa carotte crue et Forman laissa tomber sa pomme. Le silence qui s'installa était si penaud que soudain... Lactae éclata de rire. Elle hoqueta toute seule pendant un quart de minute, puis finit par lâcher:
-Il faut absolument que je vous raconte une histoire ! Une histoire à propos de trois chiens !
En l'espace d'une demi-seconde, le visage de Lulla perdit sa gaieté et se ferma:
-Ne leur raconte pas ça Lactae. C'est horriblement dégradant.
Lactae lui lança un regard empreint d'une étrange cruauté tandis que son rire mourrait sur ses lèvres:
-Moins dégradant que d'être une catin, espèce de petite idiote.
Lulla chancela sous le coup et les ailes de son nez devinrent livides. Les trois autres étaient figés dans un silence de mort. Lactae posa son fenouil, se leva et s'en alla, sans jeter un œil à sa colocataire devenue aussi vulnérable qu'un oiseau blessé.
Elle ne vit pas le visage scandalisé de Cameron, celui ébahit de Chase, le regard étrange de Forman et encore moins Laryfari à l'autre bout du parking qui lui lançait un œil venimeux.
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Seven days to the wolves Nightwish
House franchit les portes battantes de l'hôpital. Une journée est longue quand on enchaine des lupus sans intérêt et des otites à répétitions. Cela sans parler du regard massacrant que lui avait lancé Lactae Quert en le croisant dans l'ascenseur. Il l'aurai bien taquiné un peu -voire emmerdé carrément- mais l'aimable créature lui conseilla de se tenir tranquille s'il ne voulait pas qu'elle remplace tous les comprimés de vicodine qu'elle lui fournirai par des pastilles vichy. Teigneuse la gamine. Il se souvint de son petit museau renfrogné sous les grands yeux mats. Décidément, il ne choisirai pas ce jour pour lui faire part de ses analyses sur sa couleur de cheveux anormale.
Il était huit heures et le temps s'était considérablement rafraichit. La nuit enveloppait le New Jersey, comme un grand drap de soie noire. Il descendit calment l'allée en s'appuyant négligemment sur sa canne. Le claudiquement avait un son étrangement familier. Il brisait le silence, comme pour chasser sa solitude. Sa solitude chérie mais douloureuse.
Il s'approcha doucement de sa moto, ayant repéré depuis quelques secondes la créature qui y était négligemment appuyée.
Lulla Ruis portait un minuscule short vert acide sur des collants couleur peau. En haut, un gros gilet sans manche sur un col roulé gris. En bas des bottes à talons aiguille en daim assorties à son gilet. Malgré la pénombre, sa silhouette restait parfaitement reconnaissable dans le halo que projetai sur elle le réverbère
Ses grosses lunettes de soleil perchée sur son nez trop petit la rendait un tantinet ridicule. Elle tenait à la main une canette de bière dont elle avala une gorgée.
-Qu'est ce que vous faites encore ici?
Il soupira.
Elle tourna vers lui son visage étrange. Ses cheveux était détachés et tombaient en mèches fluettes et dégradées sur ses épaules.
Malgré les lunettes, il distingua des traces de mascara ayant coulé sur le haut des joues sombres et pleines.
Il devina instinctivement -de son instinct de connard, hein...- qu'elle était sans doute plus vulnérable qu'elle ne l'avait jamais été. Le tremblement discret de ses épaule ne lui échappa pas. Ce serait sans doute la meilleure des occasions pour recueillir ses confidences. Cette opportunité ne se présenterai sans doute pas deux fois. Mais il n'étais pas encore sure de ce qu'il voulait.
Il essaya de dissimuler l'ennui dissimulé dans sa voix:
-Ça ne va pas?
D'un geste vif, Lulla fit glisser ses doigts -impeccablement manucurés s'il vous plait- sous ses lunettes pour effacer quelques traces de larmes fugaces:
-Non... Non ça va...
Il restèrent un instant dans le silence. House soupira. Il détestai ce genre de situation. Comment faire pour consoler une gourdasse en plein chagrin? On ne lui avait jamais appris ça quand il était interne. Et il avait toujours été nul pour annoncer les condoléances.
Flash back:
-... Alors j'ai quoi?
-Vous allez mourir.
-...
Voir épisode X
Lulla hoqueta doucement et se mit à sangloter. House avala trois comprimés de vicodine:
-Je vais vous raccompagner chez vous, marmonna t-il de son ton le plus bourru.
Lulla pleurnicha de plus belle avant de se moucher bruyamment dans un grand mouchoir à carreaux sortit de sa poche. Enfin un semblant de calme se remit en place. La jeune femme leva la tête vers son infect interlocuteur -il était légèrement plus grand qu'elle malgré ses douze centimètres de talons (Non c'est Lulla qui porte des talons!)- qui repris un comprimé. Elle finit par lâcher d'une toute petite voix éraillée:
-Je me suis disputée avec Lactae.
Voilà donc la raison de l'horrible caractère de Quert en ce beau jour. Lulla continua en baissant les yeux:
-Est-ce que je peux venir dormir chez vous cette nuit? Je ne sais pas quoi faire d'autre...
On dit que les créatures infernales sont entachée de tous les défauts. L'impatience en était un. Le manque sexuel est quelque chose de terrible chez certaines cré se demanda si elle était sincère ou si elle simulait. La seule chose qui semblait entendue était qu'elle et Lactae semblaient vraiment en froid.
-Vous ne pouvez pas aller à l'hôtel?
-... J'ai laissé mon sac à la maison et je ne veux pas y retourner...
-Et ben tiens...
Sa bouche se tordit en un rictus agacé.
Ça passerai ou ça casserai.
Il lui tendit un casque négligemment. Elle posa sa main sur son bras avec une infinie douceur. Une fois au dessus d'elle, il aperçut les grands yeux rougis dont les cils avaient étés consciencieusement recouvert de mascara dans la matinée. Les larmes s'accrochaient au paupières juste au dessus des grandes prunelles jaunes. Il leur trouva un étrange éclat de triomphe.
Elle l'embrassa et il se laissa faire.
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Monde étrange Vallée
Lactae sortit par la porte de service. D'un geste peu assuré, elle réajusta son sac sur son épaule. Journée de merde. Elle contourna un groupes de voitures, traversa un espace herbeux d'un pas vif et se retrouva sur une des branches secondaires du parking de Princeton Plasboro.
Elle se demanda vaguement si Lulla n'était pas partie en emportant la voiture. Qu'importe, elle errerait. Elle n'était pas sure d'avoir envie de rentrer et de devoir affronter le regard outré de son amie. Elle était sans doute allée trop loin. Mais elle n'avait rien dit qu'elle ne pensait pas. Elle s'excuserait quand même dès que l'occasion se présenterai. Lulla avait le droit d'être ce qu'elle voulait après tout, elle resterai son amie. N'avait-elle pas tout laissé tomber pur pouvoir l'accompagner dans cette aventure bancale et dangereuse?.
Par chance -ou malchance, qui sait?-, la Chevrolet Bel-Air était là. Son rouge sanguin brillait doucement sous les néons. Elle lui trouva un air inquiétant avec ses phares ronds qui lui donnaient un air de vieux clown malheureux.
Elle déposa néanmoins son sac sur la banquette arrière avec un inexplicable soulagement. Elle s'assit derrière le volant. Un petit mot était scotché sur le volant.
« Je dors chez House, ce soir.
Ne t'excuses pas pour cet après midi,
je sais bien que tu ne le pensais pas...
Tu m'as fournie un alibi en or,
Tu es un ange, je t'adore...
Lulla »
Lacate resta interdite pendant quelques secondes. House? Et Lulla?... Si c'était une blague, elle était de très mauvais goût.
Bien sûr, elle ne raffolait vraiment pas de cet emmerdeur cynique qui l'agaçait au plus haut point. Mais de là à le punir aussi radicalement.
Elle avait toujours fait semblant d'ignorer les conquêtes de Lulla, d'oublier les visages épuisés qui parfois émergeaient de la chambre de sa colocataire le matin. Mais pour la première fois, elle connaissait personnellement une de ces personnes. Une énième victime de la succube...
Elle plissa les paupières avec mauvaises humeur. Se rappeler où habitait ce vieux connard de médecin boiteux.
Elle débloqua le frein à main et appuya sur la pédale pour foncer hors du parking à une vitesse qui était tout sauf réglementaire.
Lulla ne perdait rien pour attendre.
Putain de chiottes de journée de merde.
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Elle blesse Végastar
La voiture se gara dans un crissement blessé. Pauvre conne ! Lactae ouvrit la porte de la chevrolet avec une violence non contenue. Elle cligna des yeux pour que ceux-ci s'habituent à l'obscurité. Quatre à quatre, elle escalada les marches qui la menaient au perron. L'appartement était juste derrière le vestibule. Elle tambourina comme une malade contre le battant de bois. Elle appuya frénétiquement son doigt sur la sonnette et seul le silence lui répondit.
-Bordel. Faites qu'ils ne soient pas allés à l'hôtel!
Elle tambourina à nouveau comme si elle voulait briser cette connasse de porte. Lactae était en colère. Très très en colère. L'adrénaline se distillait dans ces veines comme un sortilège des plus dangereux.
Elle redescendit les marches, donna un coup de pieds dans les pneus de la voiture et s'amocha méchamment le petit orteil.
-Merde ! Gueula t-elle d'une voix rageuse.
Son visage se tordit de souffrance.
-Ta gueule en bas ! Cria un voisin depuis le premier étage.
-Va crever !
Le voisin lui claqua ses fenêtre au visage. Avec un énervement grandissant, Lacate contourna le bâtiment en courant, chargea la haie et l'escalada en grimaçant.
Enfin, elle se retrouva juste en dessous des fenêtre de l'appartement de House. Elle apercevait un morceau du salon. Elle vit une guitare accrochée au mur, un affreux papiers peint, une stéréo et un piano. Il n'y avait aucunes traces de présences si ce n'étaient les deux verres de scotch à moitié vides posés sur une table basse.
Avec un frisson glacé, elle aperçut qu'il y avait de la lumière allumée dans la pièce d'à coté. Les volets étaient rabattus.
Elle se déchira la gorge une énième fois:
-Lulla, je te promet que je vais te détruire !!! Sors d'ici tout de suite.
Un pigeon, à ses cotés, lui lança un regard torve. Elle assena un grand coup de poing dans la vitre du salon et se retrouva avec un nouveau bleu. Furibonde, elle dégotta une pierre sur le sol -heureusement, elle l'avait prit avec l'autre main- et la jeta de toute ses forces contre la fenêtre qui explosa en mille morceaux. Le pigeon s'envola, paniqué.
Elle était déjà en train d'escalader le rebord quand éclatèrent les premiers éclats de voix.
-C'était quoi ce bruit !
Elle bascula à l'intérieur pour atterrir sur une vieille moquette usagée(comme un tampon).
-Ha, attends !
Lactae se retrouva au beau milieu du salon de House avec en tête l'idée que ce qu'elle était en train de faire était tout particulièrement absurde. Cependant, elle se rua vers la première porte qu'elle trouva -et qui se révéla être la porte d'entrée-, fit demi tour et fonça dans le couloir. A remarquer que House avait mauvais goût en terme de décoration. Quel glauque que ce marronnasse.
Quand elle arriva dans la chambre, le temps sembla s'arrêter un court instant.
Lactae était figés sur le pas de la porte. Dieu merci, ils n'étaient pas en pleine action.
Elle lança un regard hagard à Lulla, enrobée à moitié dans un drap bleu ciel qui n'arrivait pas à cacher ses sous-vêtements rouge bordeaux. A coté, House essayait de sortir deux lit. En caleçon, un pieds sur le sol, la main cherchant sa canne.
Soudain, le temps reprit son cours. Lacate réalisa qu'elle avait vraiment très très mal à la tête. Cela ne l'empêcha pas de sauter à la gorge de sa colocataire pour lui filer une gifle magistral:
-Putain, bordel ! On peux savoir à quoi tu penses, enfin!
Elle la secoua comme un prunier:
-Tu crois que tu peux faire ce que tu veux? Tu crois que le monde est ta cour de récrée? Réponds moi petite conne !!!
Pour toute réponse, Lulla se mit à pleurer. Elle repoussa la main de Lactae qui se levai de nouveau pour la frapper:
-Lâche-moi !
Mais rien ne semblait vouloir arrêter la colère de cette dernière. Mais cette fois elle se tourna vers un House que la surprise rendait silencieux. Il regardait la scène avec cet air perdu et intrigué -le même que quand Wilson, ce salaud lui avait scié sa canne-. Lactae aboya sur lui comme s'il était une vieille chaussette et il sursauta -il était toujours à moitié debout avec sa main qui se tendait dans le vide vers une canne trop lointaine-:
-Alors, dites-moi que vous ne l'avez pas fait!
-Hé... Qu...
Les yeux bruns de la jeune femme étincelaient d'une colère sourde et tranchante comme la lame d'un rasoir. Elle cracha:
-Elle te l'a sortit sa sale phrase hein?
-Quelle phrase? Balbutia t-il avec l'air de quelqu'un qui se fait agresser -il se faisait agresser-.
-Sa sale petite réplique sournoise. Elle en est tellement fière, elle a mis deux semaine avant d'être sûr qu'elle était bien. « Quand on rencontre le diable, on a une chance sur trois d'aller en enfer... »
Elle laissa planer une pause de quelques secondes:
-Une chance sur trois. C'est le pourcentage de chance d'attraper le VIH quand on couche avec une séropositive, sombre con.
Le silence qui s'ensuivit n'était alors plus qu'entre coupé par les sanglots de Lulla.
Lactae lui refila d'un geste sec ses vêtements roulés en boule sur le couvre-lit tandis que House cuvait tranquillement sa révélation.
La plus excentrique des deux se vêtit tout en continuant de pleurnicher.
-Arrête ça tout de suite. Ne fais pas comme si tu n'avais pas conscience de tes actes.
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Comic streep Gainsbourg
-A la notre beau gosse !
Lactae avala cul sec son cognac avant de reposer bruyamment son verre sur la table basse. House sirota une petite gorgée le sien tout en observant à la dérobée la jeune femme qui était plus torchée que torchée.
-Dit-moi ?
-Moui... Gazouilla Quert en se rapprochant dangereusement -en fait elle tombe en avant) de son visage. Oulah, t'est drôlement énorme vu d'ici !
-Pourquoi c'est toi qui reste chez moi finalement !!!
-Mais alleeeeeeezz! Soit cool, j'avais envie de m'amuser un peu... Tu t'imagines pas le truc fou que j'ai fait!!! J'ai cassé ta vitre ! Et j'ai frappé ma Lullinette...
-Ouais ben j'ai vu, je sens comme un courant d'air là...
-T'imagines si elle a un coquard demain?
-Je m'en contre fout. Rentre chez toi!
-Donne moi à bouare avant.
-Pas question! Tu vas me faire un coma éthylique, espèce d'extraterrestre idiot aux cheveux vert.
Les yeux Lactae s'agrandirent comme des soucoupes volante:
-Ça alors, comment tu le sais?
-...
-Mais tu sais je suis pas vraiment un extraterrestre même si je suis un objet volant très peu identifié...
Elle se retourna en arrière sur la chaise, de façon à avoir la tête en bas et à parler au piano:
-Je suis... Je suis une pirate ! UnE PiraaatEUH ! Ohé matelot !!! Flibustier, souttez les arquebuse ! Qu'on le mette aux fers !
-... Casse-toi! Je veux dormir!
Lactae se redressa et se renfrogna:
-Pas la peine d'être méchant! Je viens peut-être de considérablement rallonger ta vie...
-Mais tu m'as pourrit une chouette soirée, ivrogne...
-Salaud, joue moi donc un truc au piano au lieu de te plaindre. Joue Rhapsody in blue !!!!
-Il y a pas de piano dans rhapsody in blue ! -ou pas assez pour être joué.- Au fait c'est quoi cette histoire de chiens? Forman et co on marmonné des trucs là-dessus tout l'après midi.
Lactae essaya de se servir un nouveau cognac mais House éloigna catégoriquement la bouteille. Elle fronça les sourcils et cligna paresseusement des paupières avant de marmonner d'une voix pâteuse:
-Tu connais cette tradition qui vise à donner à son chien un prénom commençant par une lettre précise une année précise.
Il la fixa intensément, elle bailla et continua en allant s'installer sur le canapé pour s'allonger de tout son long:
-Oui, je connait. Et alors?
Lactae se roula en boule:
-Lactae, Lulla et Laryfari. Cette année-là, c'était l'année des L pour les chiens. Pour les chiens et pour nous aussi...
House reposa son cognac. Il y eu un silence coupé d'un léger bourdonnement. House mit quelques instants à réaliser qu'il s'agissait des ronflements de la jeune femme.
L'année des L pour les chiens.
Dans quelles familles de désaxées avaient grandit ces trois gamines?
Il réfléchit un instant et sortit pour aller chercher quelque chose dans sa chambre.
Il en revint rapidement et alla s'asseoir juste à coté de Lactae qui ronronnait paisiblement, totalement affalée sur le ventre, une main trainant sur le sol.
Il fixa doucement le corps endormit. Libéré de toute ses défenses. Il posa sa main sur la cuisse blanche et remonta lentement. Il souleva le tissus jusqu'à remonter jusqu'aux courbes rondes de ses fesses. La peau était douce et satinée.
Il ferma les yeux un instant, inspira une grande bouffée d'air et enfonça la seringue dans le muscle.
Lacate poussa un grognement étouffé dans son rêve. Il serra les dent. Du sang envahit progressivement le tube du verre.
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Voilà fini! J'espère que ça vous a plut!!!!!
