Prologue :
Ce que vous allez lire à présent est mon journal. Sa partie confidentielle en tous cas. Je l'ai séparé en plusieurs chapitres qui sont autant de passages marquants dans ma carrière. Je ne sais pas si quelqu'un pourra lire un jour ces lignes. Il est plus probable que ceci sera brûlé avec toutes mes recherches à ma mort. A part si un certain projet venait à être révélé aux yeux du monde …
Mais vous ne me connaissez pas encore, où avais-je la tête ?
Je m'appelle Michael Anderson, 28 ans, docteur en archéologie et en histoire, spécialiste des civilisations antiques. En sortant de l'université j'avais été sollicité par les plus grands historiens de notre temps, et invité à participer aux plus savantes conférences sur l'antiquité. Un grand avenir m'était promis en tant qu'enseignant chercheur.
Mais hélas, tout a une fin. Lorsque j'entrepris d'écrire ma thèse, je devins la risée de mes pairs. Ils refusaient d'admettre mon point de vue et me tournaient en ridicule.
Ma théorie étant que d'autres grandes civilisations avaient précédées celles d'Egypte et de Mésopotamie. Je m'appuyais pour cela notamment sur les écrits de Daniel Jackson sur les grandes pyramides égyptiennes. Elles étaient selon lui bien plus vieilles qu'on ne le pensait ! Je contactais le docteur Jackson, pour m'aider dans ma démarche et ainsi prouver sa propre théorie, mais il n'eut pas la réaction à laquelle je m'attendais. Il refusa tout d'un bloc, argumentant qu'il avait déjà assez perdu en étant mis au banc de la communauté scientifique. Je ne compris pas sa réaction, jusqu'à ce que je me rende compte moi-même que j'étais victime de la même injustice. Tout m'était désormais interdit. Je fus mis d'abord à la porte des conférences, et on me retira ma bourse qui me permettait de vivre tout en écrivant ma thèse. J'abandonnais alors mes recherches et me tournais vers ma passion : les fouilles archéologiques. Mais les problèmes continuèrent d'affluer. Je voulais fouiller à Saqqarah, car c'est là-bas que la première pyramide, celle du pharaon Djoser a été construite, ce qui aurait permis de prouver ma thèse. On me rit alors carrément au nez, m'invitant à aller fouiller ailleurs. Je tapais du poing sur la table, mettant en avant mon expérience. Cela se retourna une fois de plus contre moi, comme un boomerang assommant son propriétaire qui l'a lancé trop fort. Ils acceptèrent en effet de me laisser fouiller à Saqqarah, mais à un endroit qui avait déjà été retourné par une demi-douzaine de chercheurs. Sans compter les fouilleurs clandestins. Deux mois après le début des fouilles, je n'avais alors découvert que deux cavités vides qui avaient un jour contenu un sarcophage et quelques richesses, mais qui pillées depuis fort longtemps, n'étaient plus remplies que de sable. Il nous arrivait aussi de temps en temps de tomber sur des de petits objets comme les oushebtis, en tamisant le sable. C'est d'ailleurs comme cela que commence mon premier chapitre : avec la découverte d'un oushebti…
Chapitre 1 : La mission
Egypte : Saqqarah
- Un de plus ! Merci Abdullah.
L'objet que je tenais dans mes mains, je ne le connaissais que trop bien. Ce petit personnage en terre cuite, peint en bleu, dont la tête était absente était un Oushebti. Entier, sa taille devait avoisiner les 10 cm. Ces statuettes dans l'Egypte Antique avaient pour rôle d'accompagner le défunt dans l'au-delà pour travailler à sa place. Certaines personnes très importantes, comme les pharaons, pouvaient en emporter plusieurs dizaines, voir plusieurs centaines.
L'homme qui se tenait en face de moi et qui venait de m'apporter cet objet, répondait au nom d'Abdullah. C'était mon raïs, un maître d'œuvre qui avait la responsabilité de prendre ses ordres auprès de l'archéologue responsable des fouilles (c'est-à-dire moi), puis avait la charge de diriger la trentaine d'ouvriers autochtones qui travaillaient sur le site. Le raïs se devait donc d'être cultivé et compétent. De ce coté-là je dois avouer que j'étais plutôt chanceux. Les ouvriers respectaient la sagesse d'Abdullah, et lui obéissaient au doigt et à l'œil.
- Où l'avez-vous trouvé Abdullah ? lui demandais-je en Arabe.
- C'est Hassan qui l'a trouvé en tamisant ce que les ouvriers avaient déblayé.
Tout d'un coup, l'obscurité s'installa dans la tente. Hassan venait d'apparaître, me saluant de son magnifique sourire édenté. Je commençais à avoir l'habitude de telles démarches. Les ouvriers Egyptiens n'avaient pas un sou en poche. Pour éviter qu'ils volent les découvertes archéologiques pour les revendre à leur propre profit, les archéologues avaient pris l'habitude de les rémunérer à chaque fois qu'ils découvraient une antiquité. Demain, vendredi, était un jour férié, comme tous les vendredi dans les pays musulmans, au grand dam des occidentaux qui se croyant partout chez eux, imposent souvent le Dimanche comme jour férié. Respectant toutes les religions, je préfère leur accorder leur vendredi. Comme on était jeudi, jour de paye, avant le repos, j'avais droit à deux fois plus d'œillades pour chaque découverte que de coutume.
Je rassurais Hassan, en lui promettant une prime pour cette découverte. Je congédiais alors mon raïs et son ouvrier, pour étudier de plus près cet Oushebti, la seule chose qui, à mes yeux pouvait un temps soit peu étancher ma soif archéologique, mise à mal dans ce secteur. Des Oushebtis, j'en avais trouvé une bonne centaine dans ma carrière, et vu un bon millier dans les musées. Celui-là n'avait aucun grand intérêt en soi, sans son contexte archéologique. Les pillards où les inondations avaient dû le déloger de son habitat d'origine, et le temps avait fait le reste.
J'en étais là de mes réflexions, lorsque un homme entra dans ma tente. Il ne risquait pas de passer inaperçu. C'était un officier de l'armée de l'air américaine, en uniforme. Comme il faisait plus de 40° à l'ombre, il était en nage. De la sueur dégoulinait de son front et sa chemise … disons plus simplement qu'il ressemblait plus à un marin sauvé de la noyade qu'à un officier de l'air force en service. Son embonpoint n'arrangeant pas les choses. Sa respiration était haletante, il mit un moment à retrouver son souffle :
- Docteur Anderson, veuillez me suivre s'il vous plaît.
Je soulevais mes sourcils en signe de grand étonnement, il était hors de question que je parte maintenant.
- Revenez demain, aujourd'hui vous tombez mal, c'est jour de paye, il faut que je m'occupe des ouvriers…
- Vous venez maintenant professeur Anderson, ceci devrait vous convaincre.
L'officier sortit alors de sa veste, une feuille de papier rendue transparente par la transpiration. Il me l'a tendit. Je la saisis en lui arrachant littéralement des mains. J'étais très contrarié, je n'avais pas de temps à perdre avec des militaires, j'avais un chantier à faire tourner. L'encre n'avait pas trop coulée, le document était parfaitement lisible. Ce qui y était inscrit me laissa bouche bée.
Le docteur Michael Anderson est prié de se rendre, toutes affaires cessantes, aux Etats-Unis, à la base de Cheyenne Mountain. Il en va de la sécurité nationale.
Et c'était signé de la main du président des Etats-Unis !
Il était maintenant clair que je n'avais pas le choix. Je consentis alors à suivre l'officier, non sans une dernière requête.
- Pour mes ouvriers…
- Nous nous occupons de tout docteur Anderson, soyez tranquille.
Nous sortîmes alors de la tente pour nous rendre, non loin de là, à une jeep qui nous attendait, le moteur tournant. Les ouvriers me regardèrent partir l'air dépité. Je vis même Hassan jeter son panier à terre et le piétiner. En effet, avec moi, c'était leur salaire hebdomadaire qui s'en allait.
Mais quelque chose d'autre me travaillait. Sécurité nationale ? Qu'est-ce que tout cela pouvait bien signifier ? J'avais bien hélas une réponse. C'allait être encore synonyme pour moi d'ennuis. Je ne le savais pas encore, mais je me trompais lourdement.
Etats-Unis : Colorado, Cheyenne Mountain
On avait ensuite pris le train pour Le Caire, l'avion jusqu'à New York, puis jusqu'à Denver. On m'emmena alors en voiture jusqu'à Colorado Springs où l'on me fit attendre plusieurs jours dans un hôtel miteux, avec comme seul équipement, une télé (tout mon matériel étant resté en Egypte). Ma porte était gardée jours et nuits par un garde, minimum. Je n'avais pas eu droit à une seule explication durant tout ce temps, de Saqqarah à cet hôtel. Dès que j'osais poser une question, on me répondait que c'était classé "secret défense". Je pensais plutôt qu'ils ne savaient pas eux même de quoi il s'agissait. Trois jours après on vint enfin me chercher. Un officier entra dans la pièce et me demanda de le suivre.
- Docteur Anderson, la réunion va commencer.
Je n'avais bien aucune idée en quoi cette réunion allait bien pouvoir porter, mais je me gardais bien de poser la moindre question. Je les poserais à cette fameuse réunion. Là on pourrait sûrement me répondre.
Je vis bientôt Cheyenne Mountain apparaître, cela valait quand même le coup d'œil. J'aurais même pu apprécier la situation, si j'avais su ce qui m'y attendait. Au lieu de cela, je dois dire que j'étais un peu sur les nerfs.
On me fit ensuite descendre de la voiture, et un garde me conduisit à l'entrée de la base où je fus scanné. Cela ne suffit pas visiblement aux gardes armés, qui me firent subir une fouille complète, des pieds à la tête.
Une fois cette étape particulièrement désagréable effectuée, nous prîmes l'ascenseur. Nous descendîmes quelques niveaux, puis la porte s'ouvrit. Un couloir gris s'offrait à mes yeux. Nous le parcourûmes à moitié, puis nous entrâmes dans une salle. M'y attendait une cinquantaine de personnes, habillés en civils ou en uniforme, réunis autour d'une vaste table en "U". Je fus invité à choisir une place. Je m'assis le plus près de la porte possible, par mesure de précaution. La salle ne contenait aucun décor, il n'y avait qu'un écran de vidéo projecteur sur un mur. Un brouhaha régnait dans la salle où tout le monde discutait. Il n'y avait rien à ma gauche, à part la porte, je décidais donc logiquement d'engager la conversation avec mon voisin de droite. Il avait un uniforme de l'armée de l'air, les cheveux coupés courts en brosse, c'était un lieutenant.
- Vous savez ce que l'on fait ici vous ?
Il m'observa un instant attentivement avant de me répondre. J'étais brun, avec des cheveux mi longs, je faisais 1 mètre 75 et étais plutôt assez mince. J'étais habillé d'un pantalon léger et d'une chemisette qui sont très pratiques lors de fouille, certes, mais qui ne me rendaient guère présentable au milieu de tous ces uniformes et costumes.
- Non, répondit-t-il avec un large sourire, tout ce que je sais c'est que nous sommes dans la base la plus secrète du monde. Tout ceux qui y travaillent sont soumis au secret défense, pour tout ce qu'ils font ! Impossible de savoir ne serait-ce que ce qu'ils mangent au petit déjeuner le matin. Cela fait longtemps que j'ai soumis ma candidature, je pensais qu'ils m'avaient oublié.
- Mais ça ne colle pas, remarquais-je, je n'ai pas demandé à travailler ici moi. Je ne suis pas militaire, je suis archéologue.
- Regardez autour de vous, c'est rempli d'historiens, d'archéologues, de scientifiques et j'en passe. Je ne sais pas ce qu'ils fabriquent, mais à mon avis ils ont besoin de grosses têtes ici, sans vouloir vous offenser.
Je commençais à avoir l'habitude de tels propos, et ne m'en offusquais plus depuis belle lurette.
- J'ai horreur de l'autorité, et je pense que les militaires sont des brutes égocentriques, sans vouloir vous offenser vous non plus, alors je me demande bien ce que je fais ici.
Le lieutenant ria aux éclats, bien trop fort à mon goût, puis me mit un violent coup dans le dos. C'était fraternel, mais cela confirmait mon idée sur la brutalité militaire.
- Nous allons bien nous entendre tous les deux, dit t-il ensuite, souriant jusqu'aux oreilles et me tendant la main. Je me présente, lieutenant Christopher Sanders.
- Enchanté, je suis le docteur Michael Anderson.
Je lui serrais la main, il m'écrasa la mienne.
- J'espère que nous travaillerons ensemble. Vous savez à quoi me fait penser cet endroit docteur ?
- A une prison, sauf qu'il n'y a pas de fenêtres ?
- Non, il gloussa, non, je pensais plutôt à WarGames, ce film de 83, où un adolescent pirate le système informatique du NORAD, ici à Cheyenne Mountain, et est à deux doigts de déclencher une catastrophe nucléaire. Le décor qu'ils ont dû construire de la base, leur a coûté …
Cela ne m'intéressait guère, mais heureusement, tel le messie tant attendu, un colonel entra dans la salle, demanda le silence puis ferma la porte. Nous étions alors une quarantaine.
Réunions
- Bonjour tout le monde, je me présente, colonel John Crichton.
La carrure de ce militaire était impressionnante. Plus d'1 mètre 90, c'était une vraie force de la nature. Il parlait rapidement et semblait impatient que cela en finisse... tout comme moi d'ailleurs. Mes fouilles me manquaient. De la tête, il fit le tour de la salle en fusillant chaque personne d'un regard qui n'avait rien d'avenant. Puis tout d'un coup il baissa les yeux et se mit frénétiquement à la recherche de quelque chose, en retournant ses poches. Je n'avais jamais pensé qu'on pouvait avoir autant d'objets inutiles sur soi. Papiers en tous genres, emballages vides de barres de céréales, épluchures… Tous les regards étaient focalisés sur lui. La stupeur se dessinait sur le visage de chacun dans la salle. Il n'y avait guère que mon voisin qui avait l'air de se réjouir de la situation. Un large sourire se dessinait sur ses lèvres. Pour ma part, pour être franc, j'étais plus que perplexe. Etais-je en train de perdre mon temps ?
Le colonel fouilla ensuite un moment dans ses papiers et eut l'air enfin de trouver l'objet de ses investigations. Un petit papier froissé et tâché, pas plus grand qu'un post-it, qu'il se mit en devoir de lire.
- Voila ! Si vous êtes ici aujourd'hui devant moi, c'est que les Etats-Unis d'Amérique vous ont choisis pour… blablabla… l'amour de la nation… blablabla… ah ça c'est intéressant… Ah ben non… Enfer et damnation !
Il jeta de colère son papier par-dessus son épaule, souffla comme un bœuf puis entreprit un long discours.
- Satanés papelards administratifs ! Ils me rendront fou un jour. Je vais vous dire moi pourquoi vous êtes là. On vous a invité à venir pour faire parti du plus grand projet que la terre est connue. Les meilleurs d'entre vous seront sélectionnés pour participer à cette aventure. Si ça ne vous intéresse pas, bon débarras. Vous récupérez vos clics et vos clacs, et on en parle plus. Vous serez informés de ce pourquoi vous êtes là, que lorsque vous aurez passés tous les tests d'aptitude. Nous prendrons une vingtaine de personnes sur les cinquante présentes ici. Vous passerez tous les mêmes tests, mais nous n'attendons pas que vous ayez les mêmes résultats selon vos spécialités. Un minimum est cependant requis pour chaque test. Je vous incite donc à faire des groupes de travail de trois personnes, ou l'on trouvera un scientifique, un historien ou archéologue, et un militaire. Nous ne prendrons que la crème de la crème, alors bonne chance, vous en aurez besoin.
Sur ce le colonel tourna les talons et sortit de la pièce, sans un mot ni un regard de plus.
Pendant trente seconde, tel le calme après la tempête, le silence s'installa.
Ce fut en fait mon voisin de table qui rompit le calme ambiant en s'adressant à moi.
- Alors comment tu le trouves ? Il n'est pas génial ?
- Je … heu … Je dois avouer que … qu'il est … original.
J'étais assez content de ce dernier mot. Original pour ça il l'était, et pas qu'un peu. A mon voisin d'imaginer en quoi et jusqu'à quel point. A vrai dire, moi-même, je ne savais quoi penser. Mais quelque chose me disait au fond de moi qu'il fallait que je continue, ne serait-ce que pour avoir le fin mot de l'histoire.
*
Nous fûmes bientôt invités à sortir de la salle et menés à nos quartiers. Quand le militaire qui m'avait guidé s'écarta, je découvris avec stupeur que mes bagages avaient étés apportés dans la salle d'une vingtaine de mètres carré qui m'était réservée.
Le militaire partit alors que je commençais à trier mes vêtements par types et par couleurs, et mes livres par périodes et par auteurs. Je ne fus stoppé dans ma frénésie de rangement que par l'arrivée d'un homme en uniforme qui m'annonça qu'une nouvelle réunion m'attendait. N'avait-on jamais la paix dans cette base ?
Je le suivis de mauvaise grâce et il ne fallut guère de temps avant que je me trouve dans une vaste salle au bout de laquelle trônaient cinq personnes. Ou bien j'étais le premier, ou l'on avait omis de m'informer qu'il s'agissait d'un entretient individuel. La réponse me vint sans attendre :
- Bonsoir Monsieur Anderson, fit le seul homme présent que Michael connaissait déjà, le militaire excentrique qui répondait au nom de John Crichton.
- Toc toc néo.
Tous les regards se tournèrent vers l'homme qui était au centre de la table et qui venait de parler. Un général, si j'en croyais ses galons. Deux des personnes présentes secouèrent la tête, comme l'on ferait devant un cas désespéré d'enfant particulièrement turbulent. Un autre vêtu d'une cagoule, une force de la nature, souleva un sourcil, et Crichton se mit à rire aux éclats.
- Bon, se reprit le général, pour commencer, pourriez vous nous dire pourquoi vous voulez vous faire engager ici ?
J'ouvris la bouche, la refermais, la rouvris… je devais avoir l'air d'un poisson hors de l'eau tentant vainement d'happer l'élément aqueux nécessaire à sa survie.
- Je crois que vous n'avez pas choisi la bonne pilule mon vieux, il fallait prendre la rouge, ajouta le général, souriant. Crichton se mit encore à ricaner, tandis qu'une personne à l'extrémité droite de la table qui ne m'avait toujours pas regardé, trop absorbé par le contenu de ses dossiers, sursauta… Celui là, il me semblait l'avoir déjà vu…
- Désolé, c'est de ma faute ! C'est moi qui ai invité cette personne ici. Il m'a envoyé une lettre il y a quelques temps, me demandant de l'aider pour confirmer une de ses théories prometteuses. J'ai bien entendu refusé, mais quand il a fallut…
- Mais bien entendu ! M'écriais-je enfin. Vous êtes le docteur Daniel Jackson !
L'intéressé que je venais d'interrompre sourit, puis opina du chef.
- Bon, nous savons maintenant que cet homme a une langue, reprit le général. On va passer à l'essentiel alors : les présentations. Je suis le général O'Neill, responsable… de l'ensemble des activités… pour lesquelles vous aurez peut être à travailler... un jour. Si vous réussissez, le colonel Crichton ici présent sera votre supérieur direct. C'est aussi lui qui chapotera l'entraînement. Le colonel Carter, s'occupera de la partie scientifique et technique de la formation, Tea … Murray vous formera aux tactiques de combat tandis que Jackson s'occupera de la partie Histoire/Archéologie. Vous serez constamment surveillés et testés. Concernant le reste, le colonel Crichton a du vous le lire tout à l'heure.
Le colonel hocha la tête de haut en bas en toute mauvaise fois puis me fit un discret clin d'œil.
Je fus alors de nouveau raccompagné à mes quartiers, où je mis longtemps avant de m'endormir, des questions plein la tête.
« Que faisait-on dans cette base qui soit si secret ? »
« Pourquoi le docteur Jackson avait-il donc refusé de participer à mon mémoire si c'était pour vanter mes recherches désormais ? Et surtout dans quel but m'avait-il sélectionné et pour faire quoi ? »
Cette nuit là, je m'endormis tardivement, mais sans la moindre réponse
