Hello, voilà le dernier chapitre de cette triste triste histoire!! Je ne pouvais plus attendre pour vous la faire partager! J'espère vraiment que cette histoire vous aura plu jusqu'au bout parce que j'y ai mis tout ce que je pouvais (à savoir, mon coeur, mon imagination et... mon temps!!^^)
Merci à vous qui avez suivi cette histoire, qui m'avez lu et qui m'avez laissé vos reviews. Je ne sais pas quoi vous dire pour mieux vous remercier que: MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI!!
Petit conseil pour ceux qui ont lu le chapitre 1 de la POV Ed et qui n'ont pas lu la POV Roy... Je crois qu'il vaut mieux lire la POV Roy avant... c'est mieux, je pense. Enfin, ce n'est que mon avis!
Ed: C'est surtout un moyen pour obliger les lecteurs à lires tes histoires débiles!
Bananemask: Ed... Tais-toi, s'il te plaît!
Allez, bonne lecture!
Cela fait des semaines maintenant. Des semaines que l'on s'est séparé. Des semaines que tu m'as dit ces horreurs. Des semaines durant lesquelles on ne s'est pas vu. Je n'ai rien dit à Al. Je n'avais pas envie de raconter les détails de cette rencontre que j'aimerais oublier. Et je n'avais pas envie qu'il s'apitoie sur mon sort. Je lui ai juste dit que tu l'avais très bien pris, que tu étais même d'accord. Il a eu l'air surpris mais n'a pas posé plus de questions. Je n'aime pas lui mentir. Mais je n'ai pas vraiment eu le choix. Et, dans un sens, je ne lui ai pas vraiment menti, puisque tu étais vraiment d'accord. Tu as parlé avant moi, c'est tout. La seule différence, c'est que c'est toi qui m'as quitté. Toi qui m'as fait souffrir. Toi qui as provoqué ce déluge de sentiments auxquels je ne m'attendais pas.
Et je t'en ai tellement voulu que, si je t'avais croisé à ce moment-là, je t'aurais démoli le portrait avec joie. Alors, pour oublier cette histoire, pour oublier la douleur de la trahison, j'ai décidé de faire ce pourquoi j'avais voulu récupérer ma liberté. Je suis sorti avec mes nouveaux amis. Ceux de mon âge. J'ai fait toutes ces choses qui me faisait tellement envie lorsque je les voyait de l'extérieur. Lorsque je les voyait alors que j'étais avec toi. Et je me suis amusé. Vraiment. Pour une fois, je pouvais faire n'importe quoi sans personne pour me juger, sans personne pour en payer le prix à ma place. J'ai eu des amants. Pas aussi doués que toi, c'est vrai, mais j'ai eu mon plaisir avec eux.
Seulement, une fois que je me retrouvais seul dans ma chambre, le soir... Seul, allongé dans le noir... Je ne voyais que toi, Roy. Toi et ton regard sans expression. Toi et ton air suffisant. Toi et tes mots blessants. Pourquoi est-ce que tu restais là, dans ma tête, alors que tu étais sensé en sortir? Pourquoi je ne parvenais pas à oublier ce désir fou qui m'a envahi à ce moment-là de te faire perdre cet air supérieur? Pourquoi, Roy? Tout ça, c'est ta faute! Tu n'avais pas le droit de me faire ça! Tu n'avais pas le droit! Je devais profiter de ma jeunesse, profiter de cette vie qui ne s'était montré que cruelle envers moi. Et, à cause de toi, je n'y arrive pas! Je te déteste tellement, Roy! Pour que ce que tu m'as fait. Pour ce que tu me fait ressentir. Je te hais de m'avoir rendu encore plus accro à toi que je ne l'étais avant.
Car je le sais, maintenant. Je t'aime. Je t'ai toujours aimé. Avais-je vraiment besoin d'une séparation pour m'en rendre compte? Peut-être. Je ne sais pas. Après tout, j'ai hésité, ce fameux jour, à te dire ce que j'avais sur le cœur. Mais, de toute façon, quelle importance, puisque c'est toi qui m'as quitté? Puisque c'est toi qui ne m'aimais pas. Et savoir ça me tue, Roy. Vraiment, ça me tue. Parce que je t'ai donné tellement. Et je ne sais même pas si ce que toi, tu m'as donné, était ne serait-ce qu'une petite parcelle de toi.
J'ai essayé de m'occuper l'esprit. J'ai fait en sorte de mettre de côté ces sentiments. Mais, comme Al m'avait dit, le fossé entre ces ''amis'' et moi était trop grand. Les entendre se plaindre de leurs vies si dorées, de leurs parents si aimants... ça me donnait envie de vomir. Et j'avais beau leur dire qu'ils ne savaient pas à quel point ils avaient de la chance d'avoir cette vie-là, ils continuaient dans leurs plaintes et dans leurs critiques. Et ils se moquaient de moi parce que ''j'avais une mentalité de vieux''. Je les supportais de moins en moins.
Et toi, tu étais toujours là, présent à mon esprit. Je n'en pouvais plus. Alors, j'ai fouillé dans mes souvenirs dans l'espoir de trouver un indice qui m'aurait fait comprendre que tu me jouais la comédie. Et j'ai cherché longtemps. Sans jamais rien trouver. Au début, ça m'a rassuré. Ça voulait dire que je n'aurait rien pu y changer. Mais, en y réfléchissant bien, je me suis posé des questions. Je me souviens de la première fois qu'on a fait l'amour. Je me souviens de la première fois que je t'ai dit que ''je t'aime''. Et je me souviens de ton expression, de ton regard, de ton sourire. Ils étaient sincères. Tu étais sincèrement heureux. Je le voyais dans ton sourire. Tout comme je voyais l'amour briller dans tes yeux.
Alors, j'en suis venu à la conclusion que tu m'avais menti. Pourquoi? Parce que ça te semblait plus simple de me faire croire que tu ne m'avais jamais aimé plutôt que d'avouer que ces sentiments s'étaient éteints? Ou bien parce que tu ne voulais pas que je sache que tu m'aimais encore?
Je n'arrive pas à comprendre ton attitude, ce jour-là, et ça me rend dingue. J'ai besoin de comprendre, Roy. J'ai besoin d'avoir des réponses à ces questions qui me hantent. Mais je ne veux pas te les poser directement. Je ne veux pas m'humilier. C'est pour ça que je suis là, aujourd'hui. C'est pour ça que je viens te voir, à l'improviste. Je sais que l'effet de surprise peut en révéler bien plus que ce que la personne ne le veut. J'espère que ça marchera aussi avec toi. Je te connais. Je sais à quel point tu es difficile quand tu t'y mets.
J'ouvre violemment la porte, comme à mon habitude. Et comme d'habitude, je lance une phrase moqueuse sur ta capacité à t'endormir sur tes dossiers. Tu ne relèves pas. Tu me regardes simplement, visiblement surpris. Et puis, plus rien. Juste ce regard vide que je hais plus que tout, cette voix froide et distante. Ça n'a pas marché. Enfin, en supposant que tu as encore des sentiments pour moi. Ce qui n'est apparemment pas le cas. Je reste un moment. Tu fais comme si je n'existais pas. Finalement, je sors du bureau, frustré, furieux. Je dois trouver un autre moyen de te faire craquer.
oOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOo
J'en ai assez. Je suis venu te voir un nombre incalculable de fois, un sourire stupidement heureux collé sur le visage. J'espérais que cela te rendrait jaloux. Parce que, si moi, je te voyais avec ce même sourire, je crois que j'aurais tout simplement envie de commettre un meurtre. D'ailleurs, j'espère que tu n'as trouvé personne pour me remplacer.
Mais toi, tu ne réagis même pas. Tu ne dis rien. Tu continues de travailler, de m'ignorer. Et les seules fois où tu me parles, c'est pour me faire partir, et c'est de cette voix froide et distante, avec cette expression indifférente. Pourquoi tu ne réagis pas? Est-ce que ces moments que l'on a vécu ensemble n'ont vraiment pas comptés pour toi? Tu ne t'es même pas senti un peu attaché à moi?
J'enrage!! Je ne sais pas comment te faire régir! Et aujourd'hui, je ne peux même pas venir t'embêter, puisque tu ne travaille pas!
_ Ed, murmure quelqu'un, à côté de moi. Tu sais, je ne suis pas venu pour te voir faire la gueule et soupirer.
Je regarde la personne qui vient de parler dans les yeux et daigne enfin sourire. Eric. Le seul ami qu'il me reste. Le seul qui n'ait pas été aussi stupide et immature que les autres.
_ Oui, je sais. Mais j'y peux rien! J'arrête pas d'y penser et ça me rend dingue.
_ Oublie-le, me dit-il d'une voix enjôleuse. Ce mec ne mérite même pas que tu te prennes autant la tête. Tu l'as dit toi-même, il s'en fout de toi, maintenant que tu lui sert plus à rien!
Je soupire, malheureux face à cette insupportable vérité. Je sais que je devrais l'écouter et laisser tomber. Pourquoi je ressens autant le besoin de me prouver que tout ce que tu m'as ce jour-là ne sont pas des mensonges? Pourquoi j'ai tellement envie de croire que tu m'as menti? Sans doute parce que je t'aime toujours.
_ J'ai envie de faire un tour, prendre l'air, je dis, espérant que le changement de sujet lui fera comprendre que je ne suis pas intéressé.
Je le regarde et vois son air déçu. Je suis désolé. Mais je n'ai pas envie de rentrer dans une relation sérieuse alors que tu est toujours là, dans ma tête, dans mon cœur. Si c'était juste pour un soir, je n'aurais pas dit non. Mais là... Je ne peux pas. Pour Eric. Il ne mérite pas d'être utilisé comme je l'ai été. Même si les raisons ne sont pas les mêmes.
Une fois dehors, nos pas nous amènent vite dans un petit parc où j'ai toujours aimé me promener. Et je te vois, là, la tête dans les mains. Te voir comme ça m'inquiète. J'ai envie de venir à côté de toi et te demander ce qui ne va pas. Mais je m'interdis de faire ça. Ce n'est pas la peine de s'inquiéter pour quelqu'un qui m'ignore et se fout de moi.
Cependant, je ne parviens pas à détourner mon regard et Eric se rend compte que quelque chose ne va pas à mon air douloureux.
_ Alors, c'est lui, dit-il d'une voix triste, regardant dans la même direction que moi.
Je le regarde, surpris. Je me sens gêné par la tristesse de sa voix. Je ne pensais pas qu'il s'était autant attaché à moi. Et pourtant, je ne lui ai jamais rien fait espérer.
_ Laisse-moi t'embrasser, Ed, me dit-il tout d'un coup en se tournant vers moi.
_ Quoi? Je m'exclame, surpris.
_ Il finira bien par relever la tête et nous voir. S'il me voit t'embrasser et qu'il ne réagit pas, qu'il s'en va, alors tu auras la preuve que rien de ce que tu pourras faire ne changera le fait qu'il ne t'aime pas et qu'il ne veut plus de toi. Et tu pourras alors tourner la page, oublier ce sal... et vivre ta vie.
Je sens la douleur habituelle m'envahir à la pensée que, peut-être, tu ne réagiras pas. Ça me fait mal mais, au moins, je serai vraiment fixé.
_ Et s'il réagit? Je demande, inquiet de sa réaction à lui.
Il hausse les épaules et dit:
_ Ben... que veux-tu que je fasse? Je ne pourrai pas lutter.
Je ne sais pas quoi dire. Je sais que si je le fais, il risque de souffrir. Mais, au fond, il souffre déjà. En fait, il n'y a pas que moi qui serai fixé. Lui aussi, d'une certaine manière.
Je m'approche de lui et passe mes bras autour de son cou.
_ Merci, je dis, avant de poser mes lèvres sur les siennes. Je me laisse aller au baiser, il faut qu'il soit crédible, non? Je répond à chacune de ses sollicitations. Je le laisse même me caresser les fesses. De toute façon, je ne peux pas vraiment l'en empêcher. Et, soudain, je sens un regard posé sur moi. Je casse le baiser et tourne la tête vers toi. Et ce que je vois me glace. Ton regard chargé de douleur. Ce poing que tu mords presque jusqu'au sang.
Je m'éloigne rapidement d'Eric. Je n'ai pas envie de t'imposer plus longtemps une vision qui te blesse. Je me sens stupide. Je me sens coupable. J'aurais dû le savoir sans avoir besoin de preuves. J'aurais dû juste venir te voir et exiger la vérité. Pourquoi est-ce que je ne l'ai pas fait? Je m'en veux tellement de t'avoir fait souffrir, Roy, si tu savais!
Tu te lèves et tu te t'éloignes de moi. Tu cours presque.
_ Roy! Je crie, espérant te retenir.
Je veux qu'on discute. Je veux que tu m'expliques. Roy. Tu ne peux pas juste partir de cette façon. Maintenant que je connais tes sentiments, il me faut tes raisons. Les raisons pour lesquelles tu as fait ça.
Je commences à te suivre mais un bras me retient. Je me retourne et je croise le regard d'Eric. Un regard triste. Pire encore que celui qu'il avait posé sur Roy, tout à l'heure. Un regard qui me paralyse. Je sens la sensation familière, la sensation que j'ai ressenti pendant près de 6 ans qui s'agite dans ma poitrine, comme un serpent. La culpabilité. Combien de personnes ai-je blessé aujourd'hui?Combien de personnes vais-je devoir blesser dans ma vie? Je baisse la tête. Je ne sais pas quoi dire.
_ Tu l'aimes donc à ce point pour lui pardonner ce qu'il t'a dit? Me demande-t-il, la voix un peu douloureuse.
Je relève la tête. Je lui dois au moins des explications sincères.
_ Oui, je réponds. Je sais que ça peut paraître dingue mais je sais que ce n'était pas gratuit. Il ne m'aurait jamais dit ça sans raison. J'ai vu son regard et... je sais qu'il ressens encore quelque chose pour moi. Je... J'ai besoin de savoir. Il faut que j'aille le voir. Je... Je suis désolé.
Je le regarde, navré. J'aurais voulu faire plus pour lui, pour rattraper l'erreur que j'ai commise. Je n'aurais jamais dû le laisser m'embrasser. Je comprends maintenant qu'il ne pensais pas que tu réagirais de cette façon.
_ Vas-y, dit-il avec un petit sourire. Et fais en sorte de revenir heureux. Je n'ai pas envie de perdre face à un type qui n'est même pas capable de garder la personne qu'il aime auprès de lui.
Je souris de nouveau, un sourire de remerciement. J'espère qu'il saura me pardonner. J'espère que je n'ai pas perdu son amitié.
Je pars en courant. Je ne veux pas trop traîner. Je ne sais pas ce que tu fais en ce moment, mais je n'ai pas envie de te laisser seul. Et puis, je veux qu'on discute. Je veux éclaircir les choses entre nous. Roy. J'espère que tu seras honnête et que tu me diras la vérité cette fois.
Lorsque j'arrive devant la porte de ton appartement, je t'entends rire. Un rire sans joie. Un rire qui me glace. Roy. Pourquoi ris-tu de cette façon? Je frappe à la porte et j'attends. C'est le silence dans l'appartement. Tu ne viens pas. Je frappe à nouveau. Toujours rien.
_ Roy, je sais que tu es là. Je t'ai entendu rire. Alors, je te préviens, si tu n'ouvres pas, je défonces la porte. Et tu sais que j'en suis capable! Je dis, espérant te faire bouger.
J'attends à nouveau. J'entends un léger mouvement derrière la porte. Mais elle ne s'ouvre toujours pas.
_ Roy, bordel! Tu vas l'ouvrir, cette porte! Je cries.
Enfin, la porte s'ouvre. Mais toi, tu ne me regardes pas et tu t'éloignes déjà vers le salon. J'entre et je ferme la porte derrière moi. Et lorsque j'arrive dans le salon, je me fige face à cette vision de toi, affalé sur le canapé, une bouteille d'alcool presque vide posé sur la table basse. Je te regarde. Roy... tu as bu tout ça? En si peu de temps? Je t'ai fait souffrir à ce point?
_ Roy..., je murmures, incapable de dire quoi que ce soit d'autre.
_ Va-t-en, Ed. Je n'ai que faire de ta pitié, dis-tu de cette voix froide qui m'horripile.
Tout à coup, tu redeviens ce personnage détestable que j'ai vu chaque jour dans ce bureau du QG depuis notre séparation. Je sens la colère monter en moi. Tu n'es pas décidé à me dire la vérité si facilement, hein? Je m'approches de toi et te saisis par le col de ta chemise.
_ T'es vraiment un c... fini. Pourquoi tu fais ça?
_ Faire quoi? Tu demandes, l'air de ne pas comprendre, toujours de cette voix froide et distante.
Je fais un geste vers la bouteille.
_ Faire ça. Boire. M'ignorer. Faire comme si je n'étais plus rien pour toi. Faire comme si tu n'en avais rien à f... . Pourquoi tu réagis toujours comme un co..., quoi!
Je vois la surprise dans ton regard. Mais je veux mes réponses. Je veux que tu me dises clairement les raisons de ton attitude.
_ Si tu ne le sais pas, Ed, je ne vais pas te le dire.
Je te lâches et je me retourne, frustré. J'ai presque envie de te frapper pour que les mots sortent. Mais je sais que ce n'est pas la bonne méthode. Je ne pourrais rien tirer de toi si tu n'as plus de mâchoire pour parler.
Je t'entends te lever et je tourne la tête vers toi. Et je vois, déçu, que ce n'est pas vers moi que tu te diriges, mais vers la fenêtre.
_ Et maintenant, va-t-en, Ed, dis-tu d'un ton froid et sans réplique. Ton... ami doit t'attendre et je ne suis pas sûr qu'il doit appr...
Tu ne termines pas ta phrase, trop surpris sans doute par ce geste que je viens de faire et que je ne comprends pas moi-même. Je me suis approché de toi. Je t'ai pris dans mes bras. Et je me sens bien, là, ma tête posée contre ton dos. Je n'ai plus envie de bouger.
_ Dis-le moi, Roy, je murmures doucement. Dis-moi pourquoi tu es distant et froid alors que j'ai vu de la douleur dans tes yeux, tout à l'heure. Dis-moi pourquoi tu m'as dit ces choses affreuses. J'ai besoin de savoir, Roy. J'ai le droit de savoir.
Le silence s'installe. J'attends que tu me repousses. Parce que je ne te vois pas faire autre chose. Mais tu te retournes rapidement, sans me repousser. Tu poses ta main sur ma joue et tu m'embrasses. Je suis trop surpris pour réagir. Je sens la joie m'envahir tout doucement. J'ai une sensation d'irréalité. Mais tu relèves la tête trop rapidement pour me laisser le temps de répondre à ton geste.
_Parce que je savais que tu allais me quitter, tu murmures enfin, me donnant la réponse que je souhaitais tant avoir. Je le savais. Et je préférais être celui qui part que celui qui regarde l'autre partir.
Tu me prends dans tes bras et tu continues, enfonçant plus profondément la pointe de honte et de culpabilité que je ressens désormais dans ma poitrine.
_ Je savais depuis longtemps que ça arriverait. Tu es jeune, plein de fougue et de désir. Je savais que aurais envie de briser les chaînes qui t'ont retenu trop longtemps. Ton devoir envers ton frère... Ton amour pour moi... Je savais que cela te bridait et que je ne te garderais pas éternellement auprès de moi. Alors, lorsque tu es venu dans mon bureau, j'ai réagi. Je ne veux pas être celui qu'on abandonne, Ed.
Je soupire. Alors tout ça, c'est ma faute. Je suis vraiment incapable de faire quelque chose sans que ça ne fasse souffrir ceux que j'aime. Et le pire, dans cette histoire, c'est que c'est arrivé pour quelque chose que je ne pouvais pas avoir. Je ne serai jamais comme les autres. Et ces autres n'ont rien à m'apporter. Rien du tout.
Je sens que tu me serre plus fort contre toi.
_ S'il te plaît, Ed, murmures-tu à nouveau en enfouissant ton visage dans le creux de mon cou. Même si tu ne m'aimes plus... Rien qu'une fois. Rien qu'une dernière fois. Laisse-moi te toucher encore. Laisse-moi T'AIMER encore.
Je te regarde, surpris par ta demande. Et je sens la colère qui m'envahi. Je te repousse, je m'éloigne. Il vaut mieux. Je n'arrive pas à croire que tu penses que je suis ce genre de personne. Ce genre de personne qui trompe celui qu'elle est sensée aimer juste pour satisfaire le besoin d'amour de son ex. Tu crois que je suis avec Eric. Tu crois même que je l'aime. Et tu voudrais que je le trahisse? Et pour quoi? Qu'est-ce que ça te rapporterait? Ne me dis pas que ça ne te ferait pas souffrir!
Je te regarde. Tu as la tête baissée. Comme si tu attendais ma réponse comme une sentence. Je sens ton désespoir. Au fond... je ne vois pas qui ça dérange vraiment, vu que je ne suis avec personne et que c'est toi que j'aime. Et puis, j'avoue que j'ai envie de sentir ta bouche, tes mains sur moi. J'ai envie de ta chaleur. Mais je ne te dirai rien. Pas tout de suite, du moins. Ce sera ta punition pour m'avoir menti, pour me prendre pour un être infidèle.
_ Très bien, je dis. Si c'est ce que tu veux...
Tu relèves la tête et nos regards se croisent. Et je te vois sourire. Un sourire heureux. Un sourire qui me réchauffe. Tu t'approches de moi et tu m'embrasses. Oh, Roy! Comme j'en ai rêvé, de ce baiser! Je noue mes bras autour de ta taille, recherchant plus de contact.
Tu relèves la tête et tu me prends la main. On se dirige vers ta chambre. Cette pièce qui a déjà vu nombres de nos ébats. Je sens mon cœur s'accélérer. A peine arrivés dans la pièce, tu me prend dans tes bras et m'embrasse à nouveau. Un baiser passionné. Auquel je réponds avec fougue. Je passe mes bras autour de ton cou, intensifiant encore le baiser.
Je sens tes mains qui glissent le long de mon dos. Ce geste me fait frissonner. Frissonner d'envie, frissonner d'anticipation. Tu cesses de m'embrasser et commence ta quête sur la peau de mon cou, à la recherche de ce plaisir que toi seul sait si bien provoquer en moi. Et je ne peux m'empêcher de gémir.
Tes mains n'ont pas fini leur exploration. Elles passent sous mes vêtements et remontent doucement, effleurant ma peau. Je ferme les yeux pour savourer ces caresses. Tes lèvres qui taquinent la peau de mon cou... tes mains qui lancent mille et une sensations délicieuses dans mon dos... J'ai l'impression de redécouvrir tes caresses, tes baisers. Et j'en veux plus. Beaucoup plus.
Je sens tes lèvres quitter mon cou et revenir à ma bouche que tu dévores. J'entrouvre mes lèvres pour te donner accès à ma langue. Le combat est rude pour la domination. Comme toujours. Mais ça ne me suffit plus, Roy. Je ne veux pas juste des baisers et des caresses presque virginales. Je m'écarte de toi et retire rapidement mon pull et mon T-shirt. Je m'approche de toi et tire sur cette chemise qui me pose problème. Je commence à la déboutonner, sentant l'envie, le besoin de ta peau contre la mienne monter en moi, réchauffant mon corps déjà brûlant de désir.
Une fois cette barrière détruite, je me colle contre toi, heureux de ce contact que je considère comme une caresse. Et je sens que ça te plaît aussi, Roy. Je sens que toi aussi, tu veux plus encore. Je sens ta main qui me pousse vers l'arrière. Je me laisse faire. Je tombe sur le lit. Je lève les yeux et je me sens électrisé par ton regard. Ton élément est le feu. Si je ne le savais pas déjà, je l'aurais su tout de suite, rien qu'aux flammes qui dansent dans tes yeux en ce moment.
Vas-y, Roy. Je suis tout à toi. Je ne veux que toi. Je n'ai jamais eu besoin que de toi. Tous les autres ne t'arrivent même pas à la cheville. Je n'ai jamais été aussi excité par un regard que je ne le suis en ce moment. Alors, viens, Roy. Prends-moi.
Tu t'allonges à côté de moi et je sens ta main effleurer mon torse. Je frissonnes. Vas-y, Roy. Encore. J'en veux encore. Je n'en aurai jamais assez. Mais il n'y a rien de plus. Je te regarde et je vois l'hésitation dans tes yeux. Tu as peur de faire une bêtise? A cause de quoi? Je ne veux pas que ça s'arrête à cause de remord que, de toute façon, tu n'as pas à avoir.
Je me penche et je t'embrasse. Puisque tu hésites, c'est moi qui te donnerai l'envie de continuer. Je te repousse contre le matelas et m'installe sur toi. Je retire l'élastique dans mes cheveux, puis je m'allonges sur toi, savourant à nouveau le contact. Je m'empare à nouveau de tes lèvres pour un baiser passionné. Et, enfin, je commence ma migration vers ton cou, décidé à te rendre les plaisirs que tu as si bien su me donner tout à l'heure. Ma main te caresse le torse, les flancs, partout où elles ont accès.
Je t'entend gémir et ça me donne envie d'aller plus loin, de te donner plus encore. Oh, Roy! Si tu savais le nombre de fois où j'ai eu envie de t'offrir ces caresses, de t'entendre gémir et de savoir que c'est moi qui te fait ressentir tout ça, et personne d'autre!
Je continues de descendre et, finalement, j'atteins ce pantalon qui me gêne de plus en plus. Je pose ma main sur cette bosse qui m'appelle. Je ne peux plus attendre. Il faut que j'enlève ce bout de tissu insupportable qui m'empêche de t'entendre crier mon nom.
Je commence à faire coulisser la fermeture éclair. Je sens ta main se poser sur ma joue, relevant mon visage vers le tien. Je suis étonné. Je ne penserais pas que tu m'arrêterais. D'habitude, tu ne m'arrêtes jamais.
_ Viens, dis-tu dans un murmure.
Je me redresse et tu en profites. Je me sens basculer sur le côté et je me retrouve allongé sur le lit, et toi sur moi.
_ Tu n'auras besoin que de ressentir, Ed. Rien d'autre, tu murmures à mon oreille, me faisant rougir.
C'est la première fois que tu me demandes de rester passif et de subir tes caresses, tes assauts. J'aimerais te demander pourquoi, mais ta bouche sur ma peau faire taire les questions. Cette bouche qui parcourt tout mon être mis à nu avec envie, avec désir. Je soupire de plaisir. Je sens tes dents qui me mordillent, partout où ma peau, ma chair est la plus sensible. Je ne peux m'empêcher de gémir. Je sens que tu t'attaques enfin à mon pantalon. Je me mords la lèvre d'anticipation, alors que le vêtement glisse le long de mes jambes, bientôt suivi de mon caleçon.
Je sens ta bouche, ta langue,tes mains sur moi, en moi. Et moi, j'accepte toutes tes caresses, le souffle court, l'esprit depuis longtemps perdu dans les limbes du plaisir. Je n'en peux plus, Roy. C'est TOI que je veux. Viens, Roy. Maintenant.
_ Roy... je gémis, en te sentant me pénétrer avec douceur.
Tu te penches et tu m'embrasse doucement.
_ Je t'aime, Ed, tu murmures tout contre mes lèvres, faisant encore accélérer les battements de mon cœur face à cette confession inattendue. S'il te plaît, même si tu ne le penses pas... Dis-le moi.
Je te regarde, surpris de cette occasion que tu m'offres de te dire ce que je ressens pour toi, même si tu penseras certainement que c'est un mensonge. Je me laisse aller et je murmure, espérant que tu liras dans mes yeux que ces mots sont vrais:
_ Je t'aime, Roy.
oOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOooOo
Je me réveille dans tes bras. Je me sens bien. Je me colle un peu plus contre toi, heureux de t'avoir retrouvé, heureux que cette erreur-ci non plus n'ait pas été irréparable. Je relève légèrement la tête et je vois ton visage marqué par la fatigue. Tu as des cernes sous les yeux. Est-ce que tu avais du mal à dormir à cause de moi? Pardon, Roy. Tu ne méritais pas ça. C'est de ma faute, tout ça. Mais je vais tout faire pour te faire oublier ces semaines de souffrance. Ces semaines qui ont été douloureuses pour moi aussi.
Je me redresse, repensant à la discussion que j'avais eu avec Al, ce jour-là. Il avait eu raison, une fois de plus. J'aurais dû mieux réfléchir, plus l'écouter. Mais c'est trop tard maintenant pour avoir des regrets.
Je me lève, ramasse mes vêtements éparpillés sur le sol et m'habille. Il est tard. Trop tard pour préparer le repas. Et j'ai faim. J'entends mon ventre qui gargouille. Je vais dans le salon et appelle un restaurant pour passer une commande. Normalement, il ne devrait pas y avoir trop de temps d'attente.
Une fois la commande faite, pour deux, évidemment, je vais dans ton bureau prendre une feuille et un stylo et j'écris, histoire que tu ne te poses pas trop de question sur mon absence:
« Roy,
Je suis parti au restaurant chercher notre repas de ce soir. Dès que je rentre, on mange et on discute de ce qu'il s'est passé entre nous ces dernières semaines. Je crois qu'on a chacun des choses à ce dire. Enfin... surtout moi. Alors, attends-moi, d'accord?
Je t'aime vraiment.
Ed »
Je crois que j'en ai trop écrit. Bah, comme ça, il saura que, moi aussi, j'ai une confession à lui faire. Et puis, vu comment son cerveau travaille à plein régime, mieux vaut prendre les devants. Et comme j'en ai pour au moins une heure voire même une heure et demi pour aller au restaurant, attendre ma commande et revenir... Il pourrait s'imaginer des trucs que je ne veux pas qu'il s'imagine. Parce que je ne veux plus le faire souffrir comme je viens de le faire.
Je sors doucement de l'appartement. Je regarde le ciel. Le soleil ne va pas tarder à se coucher. Il faut que je me dépêche. J'ai hâte de revenir. J'ai hâte de lui dire que je l'aime. J'ai hâte qu'on se réconcilie vraiment. Pour être proche, comme avant.
FIN
Alors? Alors?
En tout cas, j'espère que vous l'aurez vraiment apprécié, tout comme j'ai apprécié l'écrire!! Je vous dit encore une fois MERCI car j'adore voir que mes histoires ont du succès (un petit peu!) et J'ADORE vos reviews qui me font rougir mais qui me vont droit au coeur et qui m'encourage à toujours faire mieux pour vous satisfaire!!
Alors, j'espère qu'après ces bonnes paroles, vous allez vous sentir flatté(e)s et me laisser tout plein tout plein de reviews!!
Ed et Roy: EHOH!!
Ed: Et nous ,alors? t'en parles pas? C'est nous les stars!! C'est nous qui avons tout fait!
Roy: Et si tu dis ça, c'est sûr, il n'y aura pas de reviews!!
Ed et Roy: Et nous aussi, on veut notre part de gloire!!!! (Roy sort son arme de service et Ed transforme son automail en lame)
Bananemask: Ok, d'accord!! J'ai rien dit!! Vous êtes les meilleurs!! C'est vous les stars!! Vous êtes trop forts!! Je ne sais pas ce que j'aurais pu faire sansvous. MERCI. Et Gomen, gomen, GOMEN!!! (part en courant pour ne pas mourir trop jeune)
*reviens subrepticement et chuchote*
Et si vous avez encore des questions que vous vous posez par rapport à la version POV Roy, dites-le moi et je vous répondrai!
