Salut tout le monde, me voici de retour avec ce nouveau chapitre qui j'espère vous plaira. Je suis vraiment désolée d'avoir tarder à le poster cette fois ci, mais je suis surchargée de boulot en ce moment, mais bon, on est pas là pour parler de ma vie, je vous laisse à votre lecture.

Disclaimer : Tout appartient à J.K Rowling.

Chapitre 4

La pièce était plongée dans l'obscurité, il n'y voyait rien mais ses autres sens en alertes avaient pris le relais. Il essaya de bouger, en vain, il était solidement attaché et plus il se débattait pour se libérer, plus les liens se resserraient autour de ses poignets, lui coupant presque la circulation du sang. La magie, il l'avait aimé et admiré durant son enfance, mais maintenant qu'il savait ce qu'elle représentait réellement, il l'a trouvé redoutable, effrayante et surtout beaucoup plus douloureuse. Il sursauta brusquement, il avait senti quelque chose frôler sa cheville et il espéra qu'il s'agisse d'une souris, plutôt que d'un rat. Les larmes s'emparèrent de lui contre son gré. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait plus pleuré, qu'il s'était résigné à vivre cet enfer dont personne ne viendrait l'en libérer, pas même ses parents, ni ses grands frères ou même son meilleur ami, le si célèbre Harry Potter. Souvent, il se demandait s'ils pensaient toujours à lui, s'ils le cherchaient encore et parfois quand il était seul et sur le point de craquer, il aimait à imaginer ce qu'aurait été sa vie si on ne l'avait pas emmené. Tout lui manquait, le Terrier, les Canons de Chudley, les blagues pas toujours très drôles de ses frères, les chocogrenouilles, même cet horrible prétentieux de Drago Malefoy et ses réflexions blessantes.

La porte s'ouvrit et quatre hommes pénétrèrent dans la petite pièce. Deux d'entre eux le saisirent tandis que les deux autres le bâillonnèrent et lui bandèrent les yeux. Le jeune homme, attaché se débattit mais leurs étreintes étaient si fortes que ses bras s'engourdirent. Après avoir monté des escaliers, traversé ce qui semblait être un long couloir, ils entrèrent dans une salle et ils le forcèrent à s'agenouiller sur un sol dur et froid. Une odeur de brulée envahit ses narines et lui donna des nausées. On lui enleva son bâillon et le bandeau qui obstruait sa vue. Le cœur palpitant, il regarda tout autour de lui, la pièce était richement décorée, les murs étaient recouverts de tapisseries dont les broderies représentaient différentes épopées grecques. Les meubles, richement sculptés, étaient fait avec un bois noble. Jamais de sa courte vie, il n'avait vu quelque chose d'aussi beau. Il était plutôt habitué à la précarité et aux endroits insalubres. Il tourna la tête vers la cheminée et retint un cri d'horreur. Des corps, atrocement mutilés baignant dans une mare de sang impressionnante, gisaient et une tête tournait sur une broche. Ron recula et hurla lorsqu'il vit les cadavres se lever, perdant des morceaux de chairs au passage, et s'approcher en lui répétant comme un mantra « tu es un chien, tu es un chien, tu es un chien ». Il ferma les yeux et se boucha les oreilles, il ne voulait plus les voir, ni les entendre. Il criât encore plus fort quand il sentit leurs mains le caresser.

- Non, lâchez moi, lâchez moi !

Rogue secoua le jeune garçon, mais celui ci se débattit tellement qu'il en tomba à la renverse. Il se releva et le maintenu fermement. Il ouvrit enfin les yeux et hurla de plus belle.

- Pitié, lâchez moi !

Le garçon s'évanoui de nouveau. Le maitre des potions soupira, c'était le troisième cauchemar qu'il faisait en à peine quelques heures. Il lui administra de la potion et se dirigea à la cuisine pour se préparer du café. Il laissa la porte au cas ou Ron aurait besoin de lui et s'installa à table après avoir pris un morceau de parchemin et une plume. Il allait écrire aux Weasley. Mais que devait-il leur dire ? Il ne se voyait vraiment pas leur parler de ce qu'il avait appris la veille, il valait mieux qu'ils l'entendent de vive voix. Il dut recommencer plusieurs fois sa lettre avant de trouver une formulation qu'il estima correcte. Il se leva et envoya le message.

Dans une petite maison au milieu de la campagne, tout le monde était profondément endormi. Seule une femme s'affairait en cuisine à préparer le petit déjeuner. Dans quelques jours, ils fêteraient Noel, et bien qu'elle avait toujours adoré cette fête, son âme n'y était plus depuis des années. Son fils, son plus jeune fils avait mystérieusement disparu ce soir là et personne n'avait jamais pu le retrouver. Tous les ans, elle priait pour son retour mais à chaque fois lorsqu'elle constatait qu'il n'était pas là, son cœur se brisait un peu plus. Bien sûr, elle avait d'autres enfants qu'elle aimait profondément et c'était pour eux qu'elle ne s'était pas effondrée.

Un hibou se posa sur le rebord de la fenêtre et donna des coups de bec dans la vitre. Machinalement, elle se dirigea vers lui et prit l'enveloppe qu'il apportait. Elle l'ouvrit et hurla soudainement. Son cri était tel qu'il avait réveillé toute la maison. Ils étaient tous descendus, baguette à la main, à la recherche du moindre danger.

- Qu'est ce qui se passe, ma chérie ?

Encore tremblante, elle tendit le morceau de parchemin à son mari. Celui ci ne put retenir ses larmes et regarda l'horloge familiale. L'aiguille de Ronald indiquait qu'il était maintenant en sécurité.

- Qu'est ce qui se passe ? demandait Bill

- Ils l'ont retrouvé, ils ont retrouvé Ronald !

- Quoi ? Mais comment ? Ou ?

- Il est chez Rogue pour l'instant, il nous demande de venir rapidement !

- Les enfants, il vaudrait mieux que vous restiez ici et que vous rangiez la maison, c'est un tel chantier, je n'ai pas envie qu'il voit ça !

- Non, on veut venir!

- Ginie, n'insiste pas ma chérie! Tu le verras quand nous rentrerons!

- Ton père a raison, nous ne serons pas long!

On toqua à la porte. Rogue se leva et alla répondre.

- Docteur Thomas, vous ne portez pas votre blouse aujourd'hui ? disait-il en faisant entrer l'homme

- C'est mon jour de congé !

- J'espère que ça ne dérange pas votre femme que vous soyez venu ?

- Oh, je ne suis pas marié, je vis seul à vrai dire.

Le cœur de Rogue, pour une raison qu'il ignora, se mit à battre la chamade.

- La vie de médicomage n'est pas facile vous savez, beaucoup d'heures de boulot, des horaires pas toujours évidents, c'est plutôt dur de rencontrer quelqu'un. Comment va notre jeune malade ?

- Mal, la fièvre n'a pas baissé et il est prit de cauchemar !

- Mmmh, je devrais surement lui prescrire une potion sans rêve, ça l'aidera surement à se reposer davantage ! Je peux…..

- Oui, oui, allez y, je ne vous accompagne pas, vous savez ou ça se trouve !

L'homme se dirigea vers la pièce et en ressortit quelques minutes plus tard, après avoir soigneusement examiné le malade. Il rejoignit Rogue dans la cuisine.

- Comment va t'il ?

- Il n'y a pas de véritable changement par rapport à hier soir, mais j'ai bon espoir, ce gosse est un battant, ça se voit !

- J'ai contacté ses parents ce matin !

- C'est une bonne chose !

- Je suppose qu'ils ne vont plus tarder à arriver !

- Bien !

Un malaise s'installa entre les deux hommes. Tous deux redoutaient le moment ou il faudrait annoncer au Weasley ce que leur plus jeune fils avait subit. On frappa à la porte.

- Ce doit être eux !

Voilà, un chapitre un petit peu court. J'attends votre avis. A bientôt. Mévanoui