"Bonne" lecture...


Devant lui, se trouvait une jeune femme, la tête en bas, toute vêtue de noir et entourée de bougies. Ses lèvres bougeaient silencieusement, comme si elle récitait une prière.

-Abs ? appela Gibbs, sans une trace d'étonnement dans la voix.

La jeune femme ouvrit les yeux et son visage s'éclaira.

-Gibbs ! cira-t'elle, en retombant sur ses pieds. J'étais justement en train de t'appeler par télépathie !

Elle se précipita vers eux, mais dut s'arrêter un moment pour dissiper le tournis. Gibbs tendit le bras pour la soutenir et, une fois plus stable sur ses jambes, elle se jeta au coup de l'agent du NCIS.

Tony haussa un sourcil. C'était pour le moins… surprenant. De toutes les personnes présentes au NCIS, c'état de cette jeune Gothique que Gibbs acceptait les familiarités.

-Tu ne me présentes pas ton ami ? demanda-t'elle, de sa voix sautillante, après l'avoir relâché.

-Abby, voici l'agent DiNozzo, inspecteur à Baltimore. Il…

-Ooooh ! l'interrompit Abby. Alors tu es celui qui a collé une amende à Gibbs ?

Le sourire de Tony s'élargit et il serra la main tendue de la jeune femme.

-Lui-même, Tony, pour vous servir !

-Alors, comment c'était ? Est-ce qu'il t'a menacé de…

-Abs ! L'enquête !

-Euh oui, Gibbs, c'est vrai, j'oubliais que tu ne descendais jamais me voir pour autre chose que des réponses. Tu ne pourrais pas simplement me visiter pour discuter de temps en temps ? Je m'ennuie des fois, ici…

Gibbs lui lança un regard.

-Donc, je disais, se reprit Abby, avec un sourire coupable. Les deux balles proviennent de la même arme, un des modèles les plus courants. La substance blanche retrouvée sur les doigts est de la diacétylmorphine, appelé plus couramment…

-Héroïne, l'interrompit Tony.

-C'est ça, agent DiNozzo, répondit-elle en tournant la tête vers lui, impressionnée –jamais personne ne répondait à ses devinettes.

-Tony, la corigea-t'il rapidement. La plupart des cadavres qui reposent dans la morgue de Baltimore est due à un problème de drogue…

-Quoiqu'il en soit, les seules empreintes retrouvés sur le corps appartiennent à un certain Jack Sykes…

-Le joggeur qui a trouvé le cadavre.

-… Et l'objet qui a heurté la nuque de notre cadavre est une barre de fer d'environ dix centimètres de diamètre.

Elle tourna la tête vers Gibbs, avec un grand sourire.

-Bon travail, Abby, lui répondit-il avec un bisou sur la joue.

Il s'éloigna et Tony se précipita derrière lui.

-Hé, Tony ? l'appela Abby.

-Oui ? demanda-t'il en se retournant.

-Quand l'enquête sera fine, on ira fêter ça, avant ton retour à Baltimore ?

-Pas de problème, Abby !

La main de Gibbs résonna dans le bas de sa tête et il laissa échapper un « Aïe ! », avant de se glisser dans la cabine, sous le rire d'Abby.

De retour dans l'open pace, Gibbs analysa les informations que ces agents avaient collecté. L'une d'entre elles attira son attention :

-Le sergent Meyer a appelé un certain Nate Harisson cinq fois le jour de sa mort. Le dernier appel remonte à 2 heures du matin. L'heure à laquelle Meyer est mort, récita Breslin.

-Jack Sykes a menti. Il connaissait Meyer, il a, lui aussi entretenu de fréquentes conversations téléphoniques avec lui.

-Bien, DiNozzo, Roberts, vous allez chercher Sykes. Keller Breslin, on va rendre une petite visite à Harisson…

Gibbs freina devant la maison de Nate Harisson et claqua la porte derrière lui. Il n'y avait aucun bruit, dans le lotissement de la tranquille banlieue de Washington, avec ses jardins coupés à l'équerre et ses maisons beiges et propres.

Les trois agents toquèrent à la porte. Quelques instants plus tard, la porte s'ouvrit et révéla un homme d'une trentaine d'années, l'air surpris.

-Nate Harisson ?

L'homme hocha la tête, toujours aussi intrigué.

-NCIS, annonça Gibbs, en brandissant son badge sous le nez de l'homme.

L'expression d'Harison changea imperceptiblement, mais Gibbs le remarqua tout de suite.

-Vous êtes seul ?

L'homme hocha faiblement la tête.

-Ok, Breslin, Keller, faîtes un petit tour du propriétaire. Pourquoi n'irions-nous pas dans le salon pour discuter un peu de ce que vous faisiez hier soir ? demanda Gibbs, l'ordre à peine dissimulé sous sa politesse.

Une fois assis sur le canapé, l'agent du NCIS sortit son carnet de note.

-Alors, où étiez-vous, à 2h30 du matin, aujourd'hui ? commença-t'il, faussement relaxé.

-Euh… Je dormais, répondit Nate Harissson, avec un rire nerveux.

-Mais encore ?

-Eh bien, je…

-Agent Gibbs ? l'interrompit Breslin.

Gibbs leva les yeux en même temps que Harisson se retournait. Breslin tenait à la main une longue et grosse barre de fer, qu'il leva en évidence, sans un mot. Gibbs reporta son attention sur Harison. Au moment où celui-ci esquissa un mouvement pour s'enfuir, l'agent du NCIS tordit son bras dans le dos et le menotta.

-Je suppose que vous avez une bonne raison pour expliquer pourquoi l'arme qui a servi à abattre le sergent Meyer se trouve chez vous ?

-Ce n'est pas à moi ! Je vous jure, ce n'est pas à moi ! se mit-il à hurler, pris de panique. Je n'ai jamais vu cette barre de fer ! Ca doit être Sykes !


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