Woaw! Un nouveau chapitre. Il était temps =P.
Bonne "lecture"...
-Meyer et moi, on se connaît depuis l'Université. On jouait tous les deux du football, et on voulait intégrer les Marines, commença Harisson. Quelques temps après avoir obtenu notre diplôme, il a trouvé une valise pleine de cocaïne dans un terrain vague. On pouvait pas y toucher, ou le commandant nous aurait renvoyé. Alors, il a eu l'idée de la vendre. L'affaire marchait bien. On avait de quoi se faire plusieurs milliers de dollars. Mais notre petit business n'est pas resté secret. Jack Sykes était dans la même équipe de football que nous. Il nous a proposé de s'associer avec lui, mais on a refusé. Il nous a alors fait du chantage, en menaçant de tout raconter à notre supérieur. On a été obligés de partager l'argent avec lui. Lorsqu'on a finalement épuisé tout le stock de cocaïne, il nous a ramené d'autres drogues, plus fortes. De l'ecstasy, de l'héroïne… Nous, on voulait s'arrêter. Meyer et moi, on sentait que ça allait mal finir et puis on avait assez d'argent comme ça. Mais il a continué son chantage. Il y a huit jours, Meyer a menacé Sykes de tout balancer à la police dans une semaine, si tout ça ne s'arrêtait pas. Sykes a continué ses petites transactions en nous mêlant aux coups. Hier… Hier, Meyer aurait dû aller voir la police.
Pendant toute la confession, Harisson avait gardé les yeux baissé et Gibbs n'avait pas bougé un muscle.
-Sykes. Où est-il ? demanda finalemnt l'agent du NCS.
-Je… Je sais pas, on est jamais allé chez lui.
-Où. Est. Sykes ? gronda Gibbs.
-J'en sais rien ! geignit Harisson.
D'un coup, Gibbs se leva, claqua la porte derrière lui et se précipita au laboratoire d'Abby. En voyant l'expression renfrognée du chef d'équipe, elle comprit que l'heure n'était pas aux plaisanteries.
-Trouve-moi Jack Sykes. Et vite. C'est lui qui a tué Meyer et Roberts et DiNozzo sont allés le chercher.
-Tony ? demanda-t'elle, alarmée. Ils sont en danger ?
-Trouve-le, Abby !
Tony ouvrit doucement les yeux et les referma brusquement. Il avait l'impression qu'un orchestre s'était installé dans sa tête et qu'elle allait exploser. Il rouvrit ses paupières et examina autours de lui.
Il se trouvait dans une pièce vide, pleine de poussière et délabrée. La plupart des vitres des fenêtres étaient soit cassées, soit obstruées par des planches en bois. Il voulait apercevoir un bout de ciel noir en certains endroits. La lumière provenait d'une simple ampoule pendant du plafond. Le seul mobilier était une chaise, sur laquelle il était attaché. Ses bras étaient tordus en arrière, et ses mains, liées ensemble et au dossier. Il jeta un coup d'œil à gauche et aperçut l'agent Roberts, dans la même position que lui, mais toujours inconsciente.
Alors la mémoire lui revint.
Il se souvint du bruit sourd qu'avait fait la barre de fer en entrant en contact avec son crâne devant l'appartement de Sykes. Il se revoyait, à moitié inconscient, se faire traîner par Jack Sykes, jusqu'à une voiture bleue –une Ford, pouvait-il même dire-, se faire attacher puis jeter à l'arrière avec l'agent assommée. Il se rappelait avoir gardé un œil ouvert, pour tenter de déterminer où ils allaient. Il réentendait le crissement de frein devant leur destination, l'exclamation de Sykes en le voyant réveillé.
Un gémissement troubla le silence et il jeta un coup d'œil à Roberts, qui reprenait doucement ses esprits. Mais il n'y avait pas de temps à perdre.
-Agents Roberts, vous m'entendez ?
Elle leva les yeux vers lui.
-On va devoir se sortir de là, d'accord ? Mas avec les mains attachées et à moitié sonnés, ça ne va pas être facile. Je vais discuter avec Sykes pour vous faire partir.
Il ferma les yeux et tenta de se souvenir de la disposition de la rue.
-Il y a un téléphone public au bout de la rue. Appelez des renforts, Gibbs, tout ce que vous voulez, mais le plus vite possible. On est...
Les souvenirs se reformèrent dans son esprit, flous. « Bon sang, DiNozzo ! Acuité visuelle et mémoire photographique, tes meilleures notes au concours de policier ! ». Les flash se précisèrent, à force de concentration.
-On est encore dans Washington. Entre la 15ème et la 32 ème. Bâtiment... Bâtiment 450. La voiture de Sykes est une Ford bleue, immatriculée… TYC39. La cabine téléphonique est à gauche, à 250 mètres à peu près, débita-t'il à toute allure. En face d'un garage. « Garage Audiberti ». Il ferme à 21h30, mais je pense qu'on a déjà dépassé cette heure. Il y avait des voitures dans la rue, donc des habitations alentours. Vous pouvez faire ça ?
Elle hocha faiblement la tête, tâchant de masquer son étonnement, par rapport à la quantité de détails qu'il avait retenus, à moitié assommé. Tony état plutôt fier de lui-même, mais grimaça lorsque le tambour dans sa tête reprit. Il perçut des pas de l'autre côté de la fine cloison.
-Quoiqu'il se passe, vous suivez mon plan, chuchota-t'il.
Il inspira un grand coup, releva la tête et plaqua un énorme sourire sur son visage. C'était le moment de sa performance d'acteur, une des choses qu'il savait faire le mieux au monde, en plus de savoir parler aux femmes et citer un film.
Bisous.
