Bonne lecture!
La porte s'ouvrit et Jack Sykes entra dans la pièce, remarquant que les deux agents étaient réveillés.
Toujours attaquer le premier, pour pouvoir mener la conversation. Tony l'avait déjà fait des centaines de fois, au moins.
-Hey, Sykes, ça va ? commença Tony, sur un ton jovial. Pas mal ton direct du droit, tu nous as bien envoyés dans les vapes !
-Ferme-la, ou je te colle une balle ! grinça Sykes, en levant légèrement le pistolet qu'il tenait à la main.
-Tout de suite, les menaces ! On ne peut pas discuter tranquillement, comme de bons vieux amis ? On a passé presque une journée ensemble, on est intimes !
-Ferme-la, DiNozzo !
-Tu connais même mon nom ! Allez, détache-moi et on va boire un coup. Je connais un bar très bien à Washington, on pourrait même se faire un ciné après, ça te tente ?
En quelques pas, Sykes fut juste devant lui. Il envoya sa main dans la joue de Tony et se pencha près de lui :
-C'est la dernière fois que je te le dis !
-Heu… Tu devrais sérieusement envisager d'investir dans un bon dentifrice, des chewing-gum à la menthe ou des tic-tacs. L'hygiène buccale, c'est très important. Les filles font vachement attention à ce genre de truc. Et puis tu devrais arrêter de hurler, je te sens un peu stressé. Une hausse de tension, ce n'est pas très bon pour le corps.
Sykes poussa un soupir d'exaspération et s'éloigna, en grommelant des menaces.
-Arrête de raconter n'importe quoi, continua allègrement Tony. Si tu avais vraiment voulu me tuer, tu l'aurais déjà fait. Manifestement, on est utiles. Eclaire ma lanterne et dis-moi ce qu'on fat là, hein ?
Sykes plissa les yeux, sembla peser le pour et le contre, puis répondit :
-En effet, DiNozzo, vous me serez utiles. En échange de vos vies, je veux que le NCIS abandonne cette affaire et laisse tomber tous les soupçons contre moi.
-Tu fais partie des suspects, maintenant ? Jusqu'à il y a hier matin, tu n'étais que le brave joggeur qui avait trouvé Meyer… Comment pourrais-tu être impliqué ? demanda Tony, en faisant mine de réfléchir. Je sais ! Tu as tué Meyer, hein ? Et pour une histoire de drogue, en plus. Mmh. Tu sais quoi, le marché de la drogue est vraiment en baisse dans la Bourse en ce moment, il y n'y a plus de boulot. Pourquoi tu te lance pas dans la vente de euh… de gâteaux ? La drogue, ça rapporte que des embrouilles. La preuve, t'as carrément tué Meyer !
-Oui, j'ai tué Meyer, et je vais te buter, si tu la fermes pas, maintenant ! hurla-t'il.
Tony reste silencieux un moment, observant les mouvements de Sykes. La main légèrement tremblante qui tenait le pistolet, ses yeux qui bougeaient sans cesse, le tic qui déformait sa bouche… Il compta jusqu'à quinze Mississipi dans sa tête puis réattaqua :
-Hé, au fait, comment le NCIS va être au courant de tes requêtes ?
Sykes s'arrêta brusquement, et Tony sourit intérieurement.
-Tout à l'heure, vous allez les appeler ! répondit Sykes.
-Tu ne crois pas qu'ils vont tracer nos portables ? Je te parie que cinq minutes plus tard, une dizaine d'agents débarquent ici et te dégomment ! Mauvaise idée, essaie encore ! annonça Tony, avec une voix de présentateur télé.
-Je vous aurais tué d'ici là !
-Enfin, Sykes, réfléchis un peu ! Nous sommes ta monnaie d'échange, si tu nous tues, non seulement tu te feras coffrer pour trafic de drogues, meurtre d'un sergent de la Marine, d'un policier et d'une agente fédérale ! expliqua patiemment l'agent de Baltimore. J'ai une meilleure idée, si tu veux.
Sykes le regarda, méfiant.
-Ha, non, non, je ne marche pas là-dedans DiNozzo ! dit-il avec un rire nerveux.
-Comme tu veux, répondit Tony, en voulant hausser les épaules –il s'interrompit bien vite au vu de la douleur qui en résulta.
Le silence retomba dans la pièce, et Tony se mit à siffler, en regardant autours de lui, comme s'il admirait la décoration.
-Ok, ok ! craqua soudainement Sykes. C'est quoi ton idée ?
-Elle, annonça-t'il, avec un coup de tête vers Roberts. Tu la laisses partir, elle trouve un téléphone, elle contacte le NCIS et transmet tes demandes.
-Tu me prends vraiment pour un idiot ? questionna Sykes, incrédule. Pour qu'elle avertisse tous les renforts, qu'elle leur donne notre localisation ?
-Tu as vu dans l'état qu'elle est ?
Ils se tournèrent tous les deux vers l'agente du NCIS, et Tony pria pour qu'elle ait la bonne idée de paraître sonnée.
-Tu crois qu'elle sait où on est ? demanda Tony, lui aussi sur un ton incrédule. J'irais bien, mais je ne suis pas du NCIS, jamais ils n'accepteront. Tu crois qu'il suffit d'appeler comme ça, le NCIS ? Il n'y a que les agents qui peuvent. Et de toute façon, tu m'auras toujours en otage.
Sykes sembla une nouvelle fois hésiter puis se dirigea vers Roberts. Il s'accroupit pour se mettre à sa hauteur et lui tapa sur les joues :
-Hé oh ! Tu m'entends ?
Roberts hocha la tête.
-Tu as entendu ce que ton copain a dit ? Tu vas trouver un téléphone et tu leur dis que si le NCIS ne laisse pas tomber cette affaire, je le tue. Pareil, si le NCIS se ramène avec quatre hélicoptères et trente agents, compris ? Appuyer sur une gâchette, c'est rapide. Sa vie dépend de toi.
Il se plaça derrière elle, arracha rapidement les cordes qui entouraient ses poignets et la poussa brutalement vers la porte.
-Eh bien ! On dirait qu'il n'y a plus que toi et moi, Sykes ! s'exclama Tony, alors que Sykes se dirigeait vers la fenêtre pour surveiller la rue.
-Est-ce que quelqu'un a pu me trouver l'adresser de Sykes ? cria Gibbs, au milieu de l'open space, les bras grands ouverts vers ses deux agents restants.
Le silence qui s'ensuivit acheva de l'énerver complètement, et il donna un coup dans la poubelle la plus proche, en allant vers l'ascenseur.
Il était 2 heures du matin. DiNozzo et Roberts étaient maintenant en otage depuis sept heures. Et aucune piste n'avait été trouvée.
Les portes coulissèrent au niveau du laboratoire, au moment où une exclamation retentissait. Il fit quelques pas dans le laboratoire et découvrit une Abby, presque tremblante, en train d'appuyer fébrilement sur les touches de son téléphone.
-Abs ? appela-t'il doucement.
-Gibbs ! cria-t'elle, en se retournant et en se précipitant vers lui. J'ai réussi à localiser la voiture grâce aux caméras de surveillance ! Je sais où Sykes retient Tony et l'agent Roberts !
Bisous.
PS: hey, maintenant je re-réponds aux reviews =)!
