Hey! La suite et là...
Bonne lecture!
Sykes lui tournait le dos. C'était le moment où jamais pour Tony. En essayant d'être le plus discret possible, il se remit sur ses pieds. A moitié plié en deux à cause de la chaise, il s'approcha tout doucement de Sykes. Il s'arrêtait tous les deux pas, pour être sûr de ne pas l'alerter, et il mit cinq bonnes minutes pour se trouver à bonne distance de l'homme.
Dans la rue, une voiture freina brusquement.
-Le NCIS est déjà là ! cria Sykes, hors de lui. Tu savais qu'ils allaient arriver !
Il se tourna, mais avant d'avoir pu faire un geste de plus, Tony se tourna à son tour, pour assommer Sykes avec sa chaise.
Malgré le bruit de la voiture qui se faufilait à toute vitesse dans les rues de Washington, Gibbs perçut la sonnerie de son portable et décrocha :
-Gibbs.
-Agent Gibbs, c'est l'agent Roberts ! L'inspecteur DiNozzo et moi avons été capturés par Sykes ! Nous sommes sur…
-Je sais, Roberts, on arrive !
Gibbs raccrocha, jeta le téléphone sur le côté, et appuya encore un peu plus sur l'accélérateur.
Quelques minutes plus tard, il tourna brusquement à gauche, sur les indications de Breslin, et s'arrêta dans un crissement de pneus.
Les trois agents sortirent de la voiture et Roberts se précipita vers eux.
-Roberts, que s'est-il passé ? demanda fermement Gibbs.
Elle semblait sur le point de craquer mais reprit finalement ses esprits.
-Sykes nous a assommés, puis nous a traînés ici. L'agent DiNozzo a négocié avec Sykes pour que je vous appelle, en lui faisant croire que je vous ferai passer ses requêtes. Mais DiNozzo est toujours ded…
Un coup de feu l'interrompt et elle écarquilla les yeux, en se tournant vers le bâtiment. Gibbs sortit son pistolet et e précipita vers les escaliers.
Sykes valsa sur le côté, mais se remit très vite sur ses pieds. Tony essayait lui aussi de retrouver son équilibre. Il leva finalement les yeux, et vit le canon d'un revolver juste en face de lui. Il se pencha en avant, au moment où le coup de feu partit et balança une nouvelle fois la chaise sur Sykes. Le pistolet fut arraché de ses mains et valsa plus loin, et Sykes se tourna pour faire face à Tony. De toute sa force, il se lança contre le policier, le projetant contre le mur. Tony grimaça de douleur lorsque la chaise explosa. Des échardes se plantèrent dans sa peau, des bouts de bois le heurtèrent, mais au moins, il avait les mains libres. Malgré la douleur qui lui brûlait les épaules, il roula sur le côté pour se relever et faire face à Sykes. A peine sur ses pieds, il fut accueilli par un coup de poing. Il sentit sa lèvre s'ouvrir, et un gout de sang emplir sa bouche. A son tour, il lança quelques coups, heurtant sa cible de temps en temps, puis se jeta littéralement sur lui. Ils s'écrasèrent par terre avec fracas. Les coups continuèrent de pleuvoir. Tony eut la satisfaction de voir le nez de Sykes se couvrir de sang, mais sa joie fut de courte durée, lorsqu'il entendit le craquement que firent ses côtes. Il balança un dernier coup de genou dans le ventre de Sykes, lui coupant le souffle, et releva la tête.
Devant lui, à quelques mètres seulement, se trouvait le pistolet. Il se jeta en avant, la main tendue, attrapa l'arme et se remit sur le dos. Mais avant même qu'il ait eu le temps de viser, Sykes la lui arracha des mains –disloquant deux doigts au passage. Tony releva de nouveau brusquement son genou et Sykes se plia en deux.
Le policier se leva à toute allure, ouvrit la porte à la volée et se précipita dans le couloir. Une balle le frôla, et il comprit que Sykes était sur ses talons. Il avait juste besoin d'arriver à l'angle du couloir. Là, il serait un minimum à l'abri et n'aurait plus l'impression d'être un gibier pris en chasse. Les balles continuaient de siffler, menaçantes, autours de lui. A quelques centimètres du coin, une violente douleur explosa dans son bras droit. Sykes l'avait finalement touché.
La douleur était telle, qu'il trébucha sur ses propres pieds, et s'affala à moitié sur le sol. Par terre, à la merci de Sykes, il le regarda approcher, le pistolet dirigé droit sur son cœur. Il vit son doigt s'enrouler autours de la gâchette et décida de fermer les yeux. Le visage rouge et essoufflé de Jack Sykes n'était vraiment pas la dernière chose qu'il souhaitait voir avant de mourir.
Dans le silence revenu, presque irréel, un nouveau coup de feu retentit.
Tony crispa les yeux, essayant mentalement de se préparer à l'explosion de souffrance qui surviendrait, mais rien ne se passa. Il ouvrit prudemment un œil, puis l'autre.
Jack Sykes n'était plus devant lui, mais allongé par terre. A travers sa vision brouillée, Tony pouvait voir Gibbs, à la place, son pistolet à la main, qui le fixait en fronçant les sourcils, un air concerné sur le visage. Tony sourit faiblement :
-Oh, hey, Gibbs ! Je crois que je n'ai jamais été aussi content de vous voir de toute ma vie…
Et il ferma les yeux.
Bisous et merci pour votre fidélité, en dépit des vacances XD
