Le dernier chapitre est arrivé!
Bonne lecture...
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur l'étage de l'open space et Tony en sortit, en grimaçant.
-Le grand blessé est de retour ? demanda une voix sur un ton ironique.
Tony leva les yeux et un sourire éclaira son visage :
-Ouaip, juste quelques côtes cassées et un tendon sectionné. Rien de grave quoi.
Gibbs s'autorisa un sourire et accompagna le jeune homme jusqu'à son bureau provisoire. Tony posa le sachet plastique qu'il tenait à la main, avec un grognement.
-Un petit cadeau, pour Abby, répondit-il, au haussement de sourcil interrogatif de Gibbs.
Puis il s'assit précautionneusement dans son siège et souffla un bon coup, en regardant autours de lui :
-Il n'y a personne ?
-Jour de repos, DiNozzo…
-Hey, pourquoi est-ce qu'on ne m'a pas prévenu ? Je serai resté chez moi, dans ce cas, protesta-t'il.
-Prêt pour repartir à Baltimore ? demanda plus sérieusement l'agent du NCIS, en changeant de sujet.
-Pas vraiment, répondit Tony, en faisant la moue. Avec la chance que j'aie, je vais me retrouver à nouveau aux Affaires Classées pendant trois mois, au moins. Nichols ne va certainement pas laisser passer sa chance de me reléguer…
-Trois mois, ce n'est pas bien long, le résonna Gibbs, d'un ton absent.
-Parlez pour vous ! C'est marrant, à chaque fois que je croise votre chemin, je me retrouve aux Affaires Classées. A partir de maintenant, je vais clairement vous éviter et…
La sonnerie du portable de Gibbs l'interrompit, et il redevint silencieux, le temps que le chef d'équipe finisse sa conversation.
-Vous devriez ramener votre cadeau à Abby, lui conseilla-t'il en se dirigeant vers le bureau du Directeur.
Les portes coulissèrent de nouveau devant Tony et il entra dans le laboratoire, résonnant de musique. C'est qu'il s'y était presque habitué maintenant. Encore un peu, et il s'habillerait tout en noir, sacrifierait des poulets dans un cimetière et irait à un concert de…
-Tony !
Les bras d'Abby s'enroulèrent autours de lui, et il poussa un couinement de douleur en sentant ses côtes. Paniquée, la jeune femme le lâcha aussitôt, écarquilla les yeux et se mit à débiter, en l'entraînant vers sa chaise de bureau :
-Oh pardon, pardon, pardon ! Je suis désolée, je ne faisais pas attention ! Je t'ai fait mal ? Oh mon Dieu, je sus désolée, Tony…
-C'est pas grave, répondit-il, avec un sourire faible, en tâchant de reprendre sa respiration.
-Je suis trop bête ! continuait Abby. Je savais que tu étais blessé, en plus…
-Apparemment, les médecins ont estimé que je n'avais même pas besoin de rester à l'hôpital quelques jours. En même temps, pour avoir cette nourriture à peine décongelée et avec un goût de carton, je m'en passerai bien. Pour eux, trois mois d'arrêt de travail, c'est suffisant…
-Qu'est-ce que tu vas faire, de retour à… à Baltimore, du coup ?
-De la paperasse, sûrement, répondit-il, amer. Mes supérieurs vont se dire que je n'étais pas à la hauteur…
-Mais c'est n'importe quoi ! Tu étais génial ! Tu te rends compte ? Tu as fait libérer l'agent Roberts, et tu as combattu Sykes, attaché à une chaise. Je suis sûre que Gibbs va l'écrire dans son rapport.
-Gibbs ? M'aider ? Certainement pas ! rigola franchement Tony. La première fois, il était bien trop content de m'envoyer aux Affaires Classées… Au fait, tiens !
Il attrapa le sachet plastique et lui tendit.
-Oh ! C'est quoi ? demada-t'elle, en tapant dans ses mains comme une enfant, excitée.
-Un petit cadeau. Je sais que tu n'as pas beaucoup dormi ces derniers temps, quand tu as du nous localiser et tout, alors ce matin, en achetant mon café, j'ai pensé à toi.
Elle enleva le sac plastique et sortit un énorme gobelet rempli de soda.
-Heu ? dit-elle, confuse.
-C'est du Caf-Pow ! Un machin super sucré, super vitaminé, qui te met en forme pour au moins douze heures d'affilée…
-Ooh, merci !
La jeune femme se pencha vers lui et lui colla un bisou sonore sur la joue. Le sourire de Tony revint et il annonça en regardant sa montre :
-Je devrais y aller. J'ai pas vraiment eu le temps de faire mon rapport sur l'enquête… Je viendrais te dire un dernier au revoir, ce soir…
Il accepta le léger câlin de la Gothique et s'engouffra de nouveau dans l'ascenseur.
-Alor ? retentit une voix derrière lui.
Le jeune homme sursauta et se retourna, pour découvrir Gibbs, appuyé contre la paroi de la cabine.
-C'est pas bon de faire peur à quelqu'un qui vient tout juste de sortir de l'hôpital, Gibbs ! Je suis faible, encore ! s'indigna-t'il.
Gibbs leva les yeux au ciel et continua :
-Tout ça ne serait pas arrivé, si tu avais suivi la règle. Toujours avoir un couteau sur soi.
-Vos règles concernent votre équipe, Gibbs, rectifia Tony. Or, je ne me sens pas concerné du tout.
Devant le silence de l'agent du NCIS, il hésita :
-… Ou alors, je devrais me sentir concerné, maintenant ?
-C'est soit ça, soit les Affaires Classées pour trente-six mois, annonça Gibbs, avec un rictus moqueur.
Tony resta silencieux un moment, faisant mine de réfléchir :
-Mmh, j'hésite entre travailler avec un fou furieux comme vous, ou me reposer tranquillement… Vous avez une idée sur la question ?
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et Gibbs en sortit, en prenant bien soin d'envoyer sa main dans la tête de DiNozzo.
Il était vingt-trois heures. Le bâtiment était vide, à l'exception des gardes de nuit et des femmes de ménage. Gibbs était assis sur sa chaise, renversé en arrière, et les pieds sur le bureau. Dans l'open space, seule la lampe de son bureau projetait sa lumière jaunâtre. Il tourna la page du texte qu'il était en train de lire.
Intéressant comme les rapports de Roberts et DiNozzo différaient. Outre la quantité –il jeta un vague coup d'œil aux dix pages de celui de Roberts, puis à la feuille recto-verso du maintenant ancien policier de Baltimore -, mais le contenu n'était pas non plus le même. Alors que son agente décrivait avec soin tous les étonnants détails que DiNozzo avait retenus, ce dernier se contentait d'indiquer qu'il l'avait seulement aidé à s'échapper. Il avait aussi très brièvement résumé la bataille qu'il avait livrée avec Sykes, se bornant à argumenter qu'il avait été « chanceux ». Voilà quelque chose que Gibbs n'aurait certainement pas deviné chez DiNozzo. Dragueur, blagueur, insupportable… Mais sérieux, professionnel et modeste quand il s'agissait du travail. Il avait décidément bien fait de demander sa mutation.
Gibbs arriva au bas de la page et fronça les sourcils :
« Désolé, Gibbs, je m'arrête là, je suis fatigué, et en plus le rapport de l'agent Roberts est certainement meilleur que le mien. »
Le chef d'équipe eut un sourire à la fois amusé et agacé. DiNozzo semblait aussi avoir un sérieux problème avec l'autorité.
« Pour la peine, se dit Gibbs, en se levant et en éteignant sa lampe. Demain, je le réveille à six heures du matin. »
J'espère que vous avez aimé cette fiction, j'ai pris énormément de plaisir à l'écrire, et encore plus à lire vos reviews!
Actuellement, j'écris ma nouvelle fiction, et j'en suis très satisfaite, j'espère qu'elle vous plaira !
Sur ce, merci encore pour votre fidélité, et j'espère que mon problème Internet va se régler !
Vous êtes les meilleurs!
Bisous.
