3 Turks.

Je fusillais le portable de Reno avec mon plus noir regard. Qu'est-ce que c'était ce type ? Quel mal élevé ! Et Reno qui se marre… Je me sens soudainement seul…

Deux secondes… J'ai TOUJOURS été seul. Alors pourquoi je pense ça ?

Mettons cette question de côté. Reno a arrêté de rigoler – maintenant il pouffait – et j'en profitai pour lui rendre son engin de torture.

« Maintenant, que fais ton ? » demanda le roux en me remerciant du regard.

Qu'est-ce que j'en sais ? C'est lui qui m'a bourrer, pas l'inverse.

« Pas la peine de me regarder comme ça ! » rigola t-il. « T'as un jeu quelconque dans ton sac ? » essaya t-il en pointant du doigt le placard blanc de la pièce.

Je me fis la remarque qu'il commençait à être vaguement vert, néanmoins je me tournai vers le meuble et l'ouvra.

« Urk ! »

Je jetai ma main à mon nez immédiatement. Devant moi se tenait la tête d'une des commères d'hier, sa grimace figée et torturée aux yeux révulsés me fie moi même grimacé.

Un cadavre, ça puait.

Reno s'approcha derrière moi et ricana. « T'as un cadavre dans ton placard ! »

Je secouai la tête, ne comprenant pas ce qui le faisait rire. « Juste une partie. Et ce n'est pas ma cabine. »

Il me lança un regard étonné. « Ah ? Où on est alors ? »

Comme si je le savais. Je sais même plus comment je suis rentré… enfin si, mes souvenirs s'arrête quand Renon s'approche trop près de moi…Et j'ai encore mal au crâne.

« Pas grave. On doit être dans la cabine de la vieille. » Il s'empara de la malle brune sous la tête et me la tendit, en mettant du sang au sol dans le même mouvement et s'en trop s'en soucier. « Fouille ça, s'il te plait. »

Je réceptionnai la valise en mettant le moins de sang possible sur moi et la posa sur le lit. Cependant je soupirai et me retourna vers lui.

« Y a un cadenas, » fis-je ennuyé.

Il me jeta un coup d'œil blasé et surpris. « Et ? » demanda t-il en revenant à la tête dans le placard.

Je tapai du pied agacé. Je n'allais pas défoncer une malle d'une vielle, morte qui plus est. Ma mère m'avait bien ordonné de ne jamais faire quelque chose comme ça. Même si elle n'avait jamais imager que je puisse un jour me retrouver dans une situation comme celle là…

Devant mon manque de bonne volonté, il me rejoignit en grognant et mit un coup à la malle qui s'ouvrit de suite, puis retourna à son cadavre. « C'est mieux comme ça ? »

J'haussai les épaules et grimaçai en voyant la lingerie du siècle passé. Je respirai alors un bon coup et vira la dentelle rose, bleu ou blanche à côté. Pourquoi devait-elle en avoir autant ?

« Alors ? » demanda le spécialiste de dos.

« Beaucoup de lingeries. »

Je l'entendis pouffer. Je suis sur qu'il a fait exprès de me donner cette corvée. D'un autre côté, je ne me vois pas examiner un mort non plus…

« Pour ma part, le reste du corps et en petits morceaux derrière la tête. Assez morbide je trouve. »

Devait-il me donner les détails ? Peut être une habitude de turc. Renseigné son partenaire devait être essentiel dans ce métier. Je remarquai alors que je ne savais presque rien de cette branche obscure de la Shin-Rah. Trop obnubilé par le SOLDAT.

« Dis Reno, vous faites quoi exactement en tant que turc ? »

Je suis très curieux, contrairement aux apparences. Ça a toujours fait rire Tifa. Elle disait alors que j'étais plein de contradiction dans ma manière d'être. Je crois qu'elle le pense toujours, mais je ne l'ai pas vu depuis plus de deux ans… Bref, le fait est que j'ai un Turc sous la main et je suis curieux de savoir en quoi consiste exactement leur boulot.

J'avais le dos tourné à lui mais je sentais son regard dans mon dos. Je repliai une espèce de jupe quand il me répondit lentement.

« Pas mal de trucs. Ça passe de la collecte d'information à l'assassina. »

J'hochai la tête et repoussa des chaussettes puis chopa la trousse de toilette. « Mais encore ? Je sais que les membres du SOLDAT sont des héros de guerres et partent aux fronts tout le temps. Sinon ils gèrent la protection des habitant de Midgar. Au contraire, vous, vous restez dans l'ombre, vous êtes plutôt mal vus et vous avez le même grade que les plus importants SOLDATs. »

Je n'avais jamais autant parlé. Mais je savais que si je voulais des informations sur ce groupe, il fallait que je me justifie. Ça ne veut pas dire que j'aime parler, loin de là. Et j'avais encore se de l'alcool dans le sang.

« Tu es bien curieux, » remarqua t-il en rigolant. « Et je ne pense pas que tu es l'habitude des longs discours… »

Bingo !

Il souffla un peu et vint s'asseoir sur le lit, près des dentelles des sous-vêtements.

« C'est assez spécial… » avoua t-il au bout de quelques minutes. Je m'arrêtai de fouiller pour m'asseoir à côté de lui et être attentif. « Déjà, rien pour y entrer il faut des critères rigoureux, plus rigoureux que pour entrer dans l'armée, et passer…des sortes de tests. » Il se tourna vers moi et me sourie avant de déclarer calmement. « J'ai dû tuer tous les membres du gang dont je faisais partie dans les bas-fonds, avant de devenir un turc. »

J'inspirai faiblement, comprenant les sacrifices. Mais il continua, à ma grande surprise, de raconter son histoire.

« Le chef de ma bande avait volé des papiers importants et faisait chanter la Shin-Ra avec. C'était une période où je me rebellais contre lui, le trouvant trop autoritaire et fanatique. Je n'était resté la dedans que parce que mon grand frère y été pas mal placé. Et il a été tué sous mes yeux par son putain de copain. Deux heures après, un turc est venu me voir et m'a proposé un marché : « je te fourni des armes et on contrepartie tu retrouves certains documents ». Je voulais me venger et j'ai tout de suite accepté. Le type a trouvé que mon travail était pas mal et m'a emmené voir son boss. Je suis un turc depuis. Et c'est comme mon nom de famille. Tu dois oublier ton passé et te donné à fond dans la Shin-Ra. Un peu comme une mafia. »

Je hochai la tête sans rien dire. Il était facile de deviner que les autres membres des turcs ne devaient pas avoir une vie très glorieuse non plus. Et je pense aussi que Reno avait eu besoin de le raconter.

« Tu m'a dis qu'il y avait des critères importants… »

Il cligna des yeux et se reprit. « Yep. Savoir se battre, se démerder de situations catastrophiques, avoir une loyauté à toute épreuve – pas facile quand tu rencontres les patrons – et avoir une sorte de pouvoir charismatique. » Il remarqua ma tête étonné et rigola un peu. « Ils recrutent pas de laiderons. »

Je fronçai les sourcils un peu ahuri. Elle était vraiment étrange cette caractéristique.

« Après on est plus ou moins spécialisé. Par exemple, mon coéquipier et moi, on est spécialisé dans la protection et la perquisition. J'ai un pote qui fait dans l'assassina et une amie qui est une 'perfect' infiltrée. »

J'acquiesçai vaguement. Je comprenais maintenant pourquoi ils n'étaient pas très aimé : les services qu'ils rendaient étaient tous un peu macabre.

Il se releva et me décoiffa joyeusement comme si rien n'était. « Voila ! Rassasié ? » pouffa t-il. Mais sa voix avait une étrange résonance.

Je lui lança un regard indigné et repris ma fouille pour le snober. Ce qui le fit encore plus rire.

Je pris la trousse que j'avais laissée sur le côté pour l'écouter et l'ouvrit. Pas de brosses ni de maquillages. A la place se trouvait des sphères colorées qui irradiaient de l'intérieur.

Des materias.

Je poussai un cri de surprise qui averti Reno. Je n'en avais jamais vus de vraies, juste en image.

« Waou ! » soufflai-je admiratif. « Qu'est-ce que ça fiche ici ? »

« De quoi ? » demanda Reno près de moi.

Je pris l'une d'elles, aux reflets carmins et lui tendit. Du moins essaya.

Dès que je lu touché, elle se mit à irradier beaucoup plus fort. En même temps, je sentais ma propre magie pulsée dans mes veines, comme jamais. La magie de la materia s'enroulait qans la mienne, se mélangeant sans pudeur et me réchauffant de l'intérieur. Une impression similaire à l'alcool mais si différente… Une impression de protection et un pouvoir maternel. Une impression de puissance et de douceur. J'entendais des voix soufflées dans mes oreilles, murmurant des secrets anciens et perdus. Une douce odeur sucrée de fruit chatouilla mon nez, chassant l'odeur acre et cuivre du sang. Des rires cristallins résonnaient dans l'air de la cabine. Il y avait aussi d'étrange son d'épées s'entrechoquant. La voix de Reno se fit entendre, mais tellement lointaine ! Je préféra les sensations de cette magie et ferma doucement les yeux.

J'étais bien.

Alors, encore une foi : Mici de ta rewiew Tsukiyo2894 (Par contre je sens que je vais abrégé ton surnom en juste Tsuki car sinon je m'embrouille avec les chiffres…en plus j'adore la lune XP ! Très beau surnom^^)

Là, c'était du point de vue de Cloud ! Désolé pour l'autre chapitre, j'avais pensé que c'était assez explicite avec la conversation téléphonique… Je vais indiquer les noms des perso dans les noms des chap (ex : 3 Turks (Cloud)) Comme ça, pas d'erreur ! De toutes manières, il n'y aura que les points de vus de Reno et de Cloud…je pense…

J'ai une amie qui a aussi rigoler à ce passage de « Est-ce une fille ? ». Mais tu comprendras le vrai but de cette phrase plus tard, Tsuki ! Hehe…ce n'est pas une phrase innocente, loin de là ! Et je pense que tu vas rire encore plus ^^ En tout cas j'en rie d'avance ! (Certes, mon humour est étrange, mais j'en suis fière !…peut être un peu trop justement . °)

Hum…j'espère que vous avez passé un bon moment en tout cas !

Au prochain chapitre !

Bye ^^