5 Gaïa (Cloud)

Je ne me lassai pas de regarder les volutes vertes de cette rivière. Leurs nuances avaient quelque chose de vivant…de mystérieux. Elles m'apaisaient, jouaient. Parfois, je voyais une spirale s'enroulée sur elle-même et devenir une sphère, animée elle aussi d'une vie propre.

Je soupirai de bien être.

Je savais pourtant que ma place n'était pas ici, du moins pas encore. Les vivants ne devraient pas avoir axés à la Lifestream. Je le sais. Ma mère me l'a souvent dit.

Des chants résonnèrent enfin du profond de la rivière verte. Mon séjour allait se terminer, réalisais-je avec tristesse.

« Oui, mais tu as une vie, » résonna la voix profonde, anormalement grave pour une femme. « Tu as une vie comme eux en avaient une. » Mais c'était une voix douce de bonté. Je souri en rajoutant que cette voix pouvait aussi être autoritaire.

Je me tournai vers Gaïa. Sa divinité rayonnait par sa sagesse. Sa bancheur immaculée lui donnait un aspect lunaire alors que ces cheveux et ses armes dorées appelaient le soleil. Un bouclier pour protéger et une lance pour défendre. Gaïa n'était pas pacifiste. Elle pouvait se battre férocement pour protéger ses enfants. Je l'avais réalisé rapidement, entre deux flash-back que les anciens lui envoyaient par mon contact avec la rivière.

Les volutes s'élevèrent pour l'encadrer, lui donnant un effet fantôme.

« Allons ! » rigola t'elle doucement à leur attention. « Je dois ramener Cloud auprès des siens. Vous voulez peut être m'aider ? »

Les chants résonnèrent un peu plus fort et tourbillonnèrent autour de moi. Je leur souri aussi et fis comme si je les prenais dans mes bras.

« Ce n'est pas souvent qu'un vivant accède à cet endroit… » soupira l'esprit avec un brin d'amusement. « Néanmoins, tu ne m'as pas vraiment laissé le choix. »

J'acquiesçai timidement. Elle était vraiment imposante. Rien que de sentir une partie de sa puissance farçait au respect.

Une vague s'enroula autour de mon bras. Gaïa pouffa et dis un mot d'une langue ancienne, surement bien plus ancienne que les anciens. Aussitôt, la vague se condensa et devient une petite materia verte pâle, tiède au touché. Je me surpris à ressentir un sentiment d'assurance.

« Ton père… » expliqua la divinité avec tendresse. « Il n'avait pas voulu vous quittez si tôt. »

La voix était juste attendrie. Je ne pouvais pas en vouloir à Gaïa pour ça, de m'avoir repris mon père. Une vie ne vaut que si on peut mourir. C'est le prix à payer pour avoir ce don précieux qu'est d'exister. Même si se don pouvait avoir l'apparence d'une corvée.

« Il faut y aller, » me pressa t'elle avec les autres présences de la Lifestream.

Je ne pu cependant que demander : « Je ne me souviendrais vraiment de rien ? »

L'esprit hocha la tête. « Ou du moins, pas avant un certain temps. Les choses se révèlent toujours. »

J'acquiesçai et regarda la materia qu'était devenu mon père avec un pincement au cœur.

« Ne t'en fais donc pas, » fit doucement Gaïa. « Elle te suivra. »

Elle me prit doucement la pierre et l'enroula dans un de ses cheveux avant de me passer le collier au coup.

« Voila ! » dit-elle satisfaite.

Puis elle me tendit la main et tout devint noir.


Ça sentait l'alcool et le désinfectant, furent mes premières pensées. Puis je me rendis compte que j'entendais des bruits de fond ressemblant à des paroles indistinctes. En plus je me sentais oppressé, serré par un lient invisible à mes yeux. Faut dire que je voyais pas grand-chose, il faisait tout noir.

Mais où ais-je atterris ? Et comment je suis arrivé là ?

Mes membres étaient lourds…semblaient peser des tonnes. Ma tête n'était vraiment pas dans un meilleur état. J'étais dans un espèce de nuage hyper cotonneux, un comble avec le prénom que je me traine…

Je grognai un peu et me rendormis assez vite.

Ma deuxième émergence se passa un peu mieux. Certes, j'étais toujours dans le coltard et ma tête était le refuge d'une cacophonie horrible mais au moins j'avais compris qu'il fallait ouvrir les yeux pour voir. Un exploit.

« Alors, la belle aux bois dormant, » fit une voix à ma droite.

Je laissai ma tête tomber sur le côté pour voir qui me parlait. Des cheveux rouges, des yeux bleu-verts, des tatouages aux joues…J'avais une impression de déjà vu…

Ok, c'est pas la grande forme. Faut dire qu'il est près de la fenêtre et que la lumière m'ébloui après ce long séjours dans les ténèbres.

« Qui ? » grognais-je. C'était pas dans mon attention de grogner, mais je pouvais difficilement faire autre chose. Ma gorge aurait été faite de sable, je ne serais même pas surpris.

Il pencha sa tête sur le côté avant de bondir sur ces pieds et de m'amener un verre d'eau. Charmante attention.

Cependant il resta près de moi avec le verre, semblant se demander comment s'y prendre. J'espère qu'il va vite trouver la solution, j'arrive même plus à saliver. Il soupira enfin et haussant ses épaules.

« M'en veut pas, je vois pas trop comment en relève ce matelas. »

Qu'il fasse ce qu'il veut du moment qu'il me donne ce verre !

Il porta ce dernier à sa bouche devant mon air ahuri et se pencha vers moi. Il allait quand même pas…

Il posa délicatement ses lèvres sur les miennes entre-ouverte et fit passer l'eau.

Je crois que c'est la première fois que je buvais comme ça… Enfin, c'était plutôt agréable. Même si je prenais toute ma concentration pour avaler le liquide offert. Je gémis de bien être en sentant la boisson dans ma gorge. Gaïa que c'était bon !

Il se releva en rougissant faiblement et montra du doigt le verre vide.

« T'en veux encore ? »

J'hochai la tête rapidement, enfin pas trop parce que j'étais encore comateux et que mon mal de tête s'accentuait quand je remuais la tête. Boire était divin, vraiment.

Je sentis encore ses lèvres sur les miennes et j'entrouvrais ma bouche joyeusement, appréciant le liquide.

J'entendis une porte s'ouvrir dans un grincement et entendis une voix masculine qui paraissait perplexe.

« Reno ? Qu'est-ce que tu fais ? »

Le dit Reno sursauta, ce qui me fit m'étouffer dans un même temps puisqu'il me faisait boire. Mais quel abruti celui là ! Il pouvait pas rentrer après, non ? Ma pauvre eau…

« Bin, il avait soif… » se justifia mon sauveur. Serveur ?

« Mais pourquoi t'as pas bloqué son dos pour le mettre assit et le faire boire comme ça ? » fit une voix féminine cette fois. Sauf qu'elle était amusée.

En tout cas Reno s'était figé avec les yeux écarquillés et la bouche ouverte.

« Putain, j'y avais pas pensé, » répondit-il piteusement.

J'aurais éclaté de rire comme la blonde si j'avais pu. Sa tête était trop drôle.

Le mec à côté secoua la tête blasé et vint vers moi. Il me prit dans ses bras – étais-je aussi frêle ou c'est lui qui est super costaux ? – et mit deux oreillers derrières moi. J'étais assis. Donc maintenant je pouvais boire. Youpi !

Je le remerciai du regard et tenta de lever ma main. Mais elle était beaucoup trop lourde !

La blonde pouffa est vint près de moi en remplissant le verre de la main de Reno. « Attend, je vais t'aidé. Reno, y a Tseng qui veut te voir, » fit-elle à l'adresse de son compagnon.

« Okay ! » s'exclama t-il avant de se précipiter comme un gosse vers la porte, suivit du grand baraqué. « A tout de suite ! »

La femme secoua la tête en souriant et se re-concentra sur moi.

« Tu as passé deux jours endormis, » me renseigna t'elle. Elle fit un rictus et continua. « J'espère que cette Tifa est patiente. »

Comment connaissait-elle Tifa ?

Elle dû lire mon incompréhension puisqu'elle remit une couche. « Tu as demandé après elle au téléphone quand j'ai appelé Reno. »

Je comprenais pas plus.


Hum, désolé pour le retard d'une journée mais j'ai pas pu poster hier (hemmmm pas de commentaires pour celui qui sait ^^ lance un regard perçant au visé…)

Mais bonnnnnn

Je crois que je publie assez heuuu … bon ok, mes publications sont chaotiques.

Bonne lecture ! (heuuu si vous lisez ça, c'est que vous avez fini….)

Bref, bonne semaine !