7 Et je coure (Cloud)
J'ai mal, très mal. Une douleur sourde me contracte l'estomac et remonte dans ma gorge avec le goût amère de la bile. Mes yeux sont remplis d'eau constamment malgré le fait qu'ils se vident sur mes joues, les rendant humides et salées. J'étouffe. Et je coure.
Pourtant ce n'est pas cette douleur qui me fait courir. Non, cette douleur a toujours été enfuie en moi. Je m'y suis habitué. Je l'ai tellement eu que j'en ai fait une banalité.
Je coure. C'est tout ce que je peux faire. Juste courir. Même pas après un rêve. Même plus après un rêve. Non. Je peux à peine réfléchir.
J'ai mal. Une douleur sourde me broie le cœur. Ce cœur qui a été réparé à de si nombreuses fois. De si nombreuses fois qu'il est maintenant entouré de bandages d'acier. Ces bandages qui m'étouffe et qui me le transperce chaque jours un peu plus.
Mais ce n'est pas la raison pour laquelle je coure.
Car je ne pourrais pas courir de douleurs. J'aurais trop mal et je n'en aurais pas l'envie.
Je coure car je suis léger. C'est étrange. Je n'ai jamais eu aussi mal mais je n'ai jamais été aussi léger. C'est comme un poids qui s'est envolé en même temps que ces mots. Mais ce poids qui s'est envolé était la barrière de la douleur. Alors même si j'ai mal je suis heureux car je suis plus léger.
Je souri aussi. Je pleure de douleurs mais je souri de bonheur.
Je ne devrais peut être pas.
Je veux dire, on ne peut pas ressentir ces deux sentiments en même temps, n'est ce pas ? Ou du moins pas dans ce contexte. Certains sourient car ils sont heureux d'avoir mal. Moi je souri car je suis heureux, mais pas parce que j'ai mal.
Mais pourquoi suis-je si heureux ?
Cette barrière, qu'est ce que c'était ?
Et pourquoi m'être libéré d'elle me rend si euphorique ?
Etait-ce parce que elle était trop lourde et m'empêcher d'être ?
Cette douleur doit être naturelle alors. Parce que sinon, je n'aurais pas besoin d'elle pour être moi.
Finalement, je suis peut être heureux d'avoir mal…
Je soupire et m'arrête. Alexandre, mon invocation, aussi. Pourquoi est-il resté ? Les trois Turks ne savaient pas. Alex fait un geste vers moi. Il montre une materia autour de mon coup. Pourquoi ai-je une materia ? Reno m'a dit de pas en toucher. Ils ne l'ont pas vu ?
Je sens une douce chaleur m'envahir et des mots chantonner dans mes oreilles. Cette voix grave, je l'ai déjà entendu. Mais c'était loin ! Qui est-ce ?
« Ton père… » fit une voix douce de ma mémoire. « Il n'avait pas voulu vous quittez si tôt. »
Papa ? Pourquoi était-il là ? Ressent-il ma joie ? Oui, il me le dit, mais dans ce cas, pourquoi est-il si triste ?
Cette chaleur m'endort petit à petit. J'espère que je ne vais pas rêver. Je n'aime pas les rêves. Ils sont toujours rouges.
Le noir c'est mieux, parce qu'on ne voit rien dans le noir. C'est uniforme alors que dans le rouge, il y a plein de nuances qui sont très tristes.
Je m'endors enfin dans les bras d'Alexandre en serrant la materia verte contre moi.
Je souri et j'en pleure.
Perso, j'aime pas ce chapitre. Je le trouve vraiment brouillon et court, mais comme c'est du point de vu de Cloud, et comme il ne sait pas lui même ce qu'il ressent, je vois pas d'autre façon de l'exprimer. Et il fait vraiment dépressif... Bref, de toutes manière le prochain sera beaucoup mieux! (Reno est beaucoup plus facile que Cloud)
Ah! Et si vous connaissez des prénoms qui ont une signification comme 'loyauté' ou 'amitié', vous pouvez me les envoyez? Je patauge vraiment pour trouver tous les noms des turks. En particulier pour la lanceuse de dagues et l'épéiste, ils viennent de Corel comme Zack, or Zack est un prénom basque (qui lui correspond vraiment bien en passant) mais les prénom basques sont hyper dur à trouver! Du moins leur signification. HELP ME!!!
Hum....Bonne Journée?
