Disclaimer : aucune idée. Il faudrait regarder sur l'étiquette.

Couples : Hildex5 ; 3x4 ; ... (pour le reste, ce n'est pas encore fait car 1 et 2 sont un peu long à la détente)

Genre : UA OOC

Rating : T (je crois)


Bonjour à tou(te)s !!

Désolée pour mon retard, j'avais oublié que c'était ce samedi que je devais poster... (bon, il faut dire aussi que j'étais un peu prise par mes cours)

Sinon, j'espère que vous allez bien. Merci à toutes celles qui m'ont laissé une review (c'est super bon pour mon moral ) et à toutes celles qui m'ont lue.

En espérant que ce nouveau chapitre vous plaise !

Biz et à plus !


Les GWiades 4

Duo avançait à travers les danseurs qui évoluaient sur la piste. Il tentait désespérément de rejoindre le bar, à l'entrée du club : ils avaient droit à deux conso, et il n'allait pas s'en priver vu la situation !

Il croisa Hilde et Wufei qui étaient en train de boire les leurs.

- Et ben mon Duncan…

Hé oui, mon vrai nom est Duncan. Mais tout le monde m'appelle Duo, même les profs – enfin, la plupart. J'ai eu une petite cousine qui finissait tous ces mots avec des « ooo », et comme « Duncan c'était dur à prononcer pour elle, elle m'appelait « Dunco », puis « Duo » parce qu'elle trouvait ça plus joli (logique féminine). C'est resté. Il valait mieux pour moi d'ailleurs : avec mes cheveux longs et un nom pareil, on m'aurait sorti toutes les vannes possibles et inimaginables sur Highlander.

- Ça va ?

- Mouais.

- Il t'a pris la tête l'autre couillon ? Si tu veux je peux aller lui refaire le portrait ?

- Non mais ça va pas Hilde ! Pourquoi t'irais t'expliquer avec un type qui ne t'as rien fait ? T'en as pas marre de t'attirer des ennuis à cause de Maxwell ?

- Et toi t'en as pas marre de me couver ? Tu crois que je t'ai attendu pour me défendre et défendre mes amis ? Je casse la gueule à qui je veux, quand je veux.

- Est-ce qu'un jour tu te conduiras en femme responsable ?

- Si pour toi ça eux dire rester à la maison, pour tricoter, faire le ménage, cuisiner de bons petits plats et te dire "Bonsoir mon chéri." quand tu rentres du travail le soir, tu peux de brosser Chang Wufei.

- Mais pourquoi moi ? Ne vous ai-je pas assez honoré, mes ancêtres ? Pourquoi il a fallu qu'elle ait un tel caractère hein ? C'est mon karma qui est pourri, c'est ça ? Ou une malédiction ? Maxwell, tu m'as jeté un sort ?

- Ah désolé, ça je ne sais pas faire. Par contre je peux te dire que la croix que tu vas te coltiner toute ta vie, c'est pas Hilde, c'est moi. Par procuration, tant que tu fréquenteras Hilde tu me fréquenteras, et je ferai toujours en sorte que tu ne t'ennuies pas. (grand sourire et petites tapes amicales sur l'épaules)

- Ah, ça fait plaisir de voir que mon meilleur ami et mon petit ami s'entendent si bien.

- Donnez moi un sabre...

- Si tu te suicides, tu me files tes tickets de conso gratuites qu'il te reste stp ?

- Duncan Maxwell je vais...

- ... t'accompagner au bar avec Hilde pour que tu prennes ce qu'il y a de plus fort - même si j'ai pas trop d'espoir d'obtenir un truc plus alcoolisé que du punch - et te soutenir dans ta prise de tête, parce qu'au fond je suis ton ami.

- Au fond ?

- Mais si : tout au fond, en creusant bien, la deuxième à droite.

- Allez on va tous se saouler au jus d'orange et on va se défouler sur la piste !

- Je te suis Hildie chérie !

- Mais qu'est-ce que je fous là...

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Quatre émergea enfin des limbes du plaisir. Ça devait bien faire plus de 5 minutes qu'il y était plongé, et ses synapses recommençaient à transmettre des informations entre ses neurones. Leur analyse était claire : il avait fait une connerie. Une très grosse énorme méga supra connerie.

Merde.

Mais qu'est-ce qui lui avait pris de se laisser embarquer comme ça ? Non, en fait, il ne s'était pas laissé embarqué : il l'avait délibérément provoqué. Mais il n'allait pas bien ou quoi ? Qu'est-ce qui lui était passé par la tête ? Il n'avait rien bu, rien fumé, alors pourquoi ? Comment ?

Il entendait la respiration maintenant régulière de Trowa, allongé tout contre lui. Il sentait son souffle chaud balayer quelques unes de ses mèches de cheveux. Si il attendait un peu il s'endormirait. Mais, lui, il ne pouvait pas rester dormir là.

Non non, surtout pas ! Il ne pouvait pas rester allongé à côté de lui toute la nuit ! Et il ne pouvait pas non plus partir comme un voleur quand il se serait enfin endormi : ça ne se faisait pas, et en plus il n'avait pas les clefs pour refermer derrière lui.

Quoi ? On ne part jamais sans fermer à clef derrière soi et

sans enclencher l'alarme.

Donc, il devait partir là, maintenant.

Devant Trowa.

Et il allait lui dire quoi ?

J'ai passé une bonne soirée, merci, on se voit demain ?

C'était super, mais là je suis paniqué car je ne comprends pas pourquoi j'ai agi ainsi. Mais ne le prends pas pour toi, ce n'est pas de ta faute...

Merde. Il était dans une merde internationale.

Les clefs ! Mais oui bien sûr ! Bénis soient ces petits bouts de métal. C'est lui qui avait les clefs de la chambre d'hôtel : il fallait qu'il les rapporte, sinon les autres dormiraient dehors.

Excuse minable, mais valable.

Il se leva, un peu nerveux et hésitant, et se dirigea vers ses habits. Surtout, ne pas paraître stressé... : tout ceci est normal, tu dois apparaître le plus naturel possible.

- Tu vas où ?

- Je ne peux pas rester : je viens de me rappeler que c'est moi qui ai les clefs de la chambre d'hôtel et si je ne rentre pas les autres vont coucher dehors.

Il n'osait plus accrocher le regard de Trowa, mais, en même temps, il ne voulait surtout pas lui donner l'impression de l'éviter. Pourquoi ? Il serait tellement plus simple de lui dire que c'était bien mais qu'il ne voulait plus le revoir.

Le problème, c'est que Quatre voulait le revoir. Il voulait qu'il le serre à nouveau dans ses bras. Arrrrrgh. C'était trop compliqué ! Il ne se comprenait plus : son esprit semblait s'être divisé en plusieurs minis-Quatre, qui débattaient joyeusement autour d'une grande table pour avancer leurs hypothèses. Thème de la réunion :

" Que faire à propos de Trowa ? :

Liste des arguments proposés par

le Coeur, la Raison et Associés. "

Il avait besoin de s'éloigner pour réfléchir, de ne plus être sous le regard scrutateur de son brun. Son brun ? Et depuis quand ? Il fallait vraiment qu'il quitte l'atmosphère de cette chambre, encore trop imprégnée des effluves de leurs ébats...

- On se voit demain ?

Là tu vois je ne sais pas. Je te dirai bien oui, mais je ne sais pas si mes jambes ne fuiront pas à l'autre bout du monde au dernier moment.

- Bien sûr.

Jusque là je ne me suis pas trop mal sorti : je n'ai pas croisé son regard une seule fois et j'ai fait mine de tourner légèrement la tête quand il me parlait pour ne pas qu'il remarque ma fuite. Enfin, si, il doit se rendre compte que je fuis, mais il n'en est pas sûr : mon excuse est plausible, il ne peut pas lire le reflet de mon âme dans mes yeux (puisqu'il ne les voit pas hé hé), je parais naturel...

- Quatre...

Merde, il m'a grillé !

- Retourne-toi, s'il-te-plait.

Allah, Dieu, Bouddha, ou n'importe qui ou quoi, faites qu'il ne perçoive rien, c'est déjà assez dur comme ça : je n'aurai pas la force de lui expliquer quelque chose que je ne m'explique pas moi-même.

Il se lève du lit, nu (Ce qu'il est canon ! C'est pas possible d'être aussi bien foutu !), et se dirige vers moi sans lâcher mon regard. Depuis le début de tout ça, c'est à travers nos regards que nous dialoguons vraiment. Et aussi bizarre que ça puisse paraître, nous nous comprenons très bien sans presque aucune parole.

- C'est bien ce que je pensais.

Je suis un toast oublié dans le grille-pain.

- Le suçon que je t'ai fait dans le cou ne se voit presque pas.

Hein ?

- Ne fais pas cette tête : ce n'est pas l'envie qui m'en a manqué, mais j'ai pensé que ça pourrait être délicat pour toi d'expliquer un énorme suçon dans ton cou. Je crois que ça t'aurait fait une énorme pub, pas des plus agréables, et pas seulement à la GW.

- Merci.

C'est vrai, je lui en suis extrêmement reconnaissant. Je n'en reviens pas qu'il y ait pensé. J'ai de la chance de l'avoir, lui. J'aurai pu tomber sur un connard. A la place j'ai péché un type super attentionné et nullement préoccupé par ma fortune.

C'est un extraterrestre.

Qui m'embrasse.

- Tu devrais y aller maintenant, parce que je ne suis pas sûr que je te laisserai encore partir dans 5 minutes.

- Tu as raison.

Si je reste plus longtemps, je vais regrimper sur mon petit nuage et je me prendrais trois fois plus la tête après. Alors nous nous sourions encore un petit peu, puis je m'en vais jusqu'à notre chambre bon marché pour prendre une douche, m'allonger sur le lit et réfléchir posément à tout ça. La réunion de la Quatre S.A. peut reprendre.

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- Allo ?

- Heero ?

- Non, la Reine d'Angleterre. C'est à quel sujet ?

- Je peux venir te parler ?

- J'ai un emploi du temps très chargé : les affaires de mon royaume m'accaparent. Appelez mon chef du protocole, il verra ce qu'il peut faire.

- Toi il t'est arrivé un truc pour que tu sois d'aussi bonne humeur. Et ce n'est pas une bonne note, ni un nouvel ordinateur. Je crois même pouvoir affirmer que l'origine de ton état est pour une fois organique.

- Je ne vois pas de quoi tu parles.

- Je t'entends sourire à travers le téléphone.

- Tu souris aussi Trowa.

- Je viens chez toi ou tu viens chez moi ?

- Viens chez moi : ça doit puer le fauve en chaleur dans ton appart.

- Un de ces quatre, je vais te frapper 'Ro.

- Quatre ? Ce mot me rappelle quelqu'un...

- Te fous pas de moi.

- Je t'attends dans 15 minutes à mon appart. Le temps que tu prennes une douche. Ensuite nous parlerons de nos proies respectives et de la stratégie à adopter.

- A vos ordres Colonel Yuy.

- Rompez soldat.

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- Attendez j'ai un appel je vais dehors.

- Ok. Te perds pas.

- Et prends tout ton temps... Aïe Hilde. Cette femme est une mégère.

- Allô Quatre ?

- Duo. Désolé de te déranger, je sais que tu dois beaucoup t'amuser. En plus si ça se trouve, t'étais en pleine conversation...

- Il n'y a aucun problème Quatchou et tu le sais. Par contre toi il y a un truc qui t'emmerde et ça m'inquiète.

- J'ai mal à la tête à force de plancher sur un problème qui me dépasse et j'ai besoin de tes lumières.

- J'arrive. Le temps de prévenir Hilde et son dragon.

- Merci.

- A de suite.

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- Ton café est dégueu.

- Il remplit bien sa fonction.

- ... ?

- Il me tient éveillé.

- Je veux bien te croire : on peut pas s'endormir avec un goût pareil dans la bouche.

- Amène ton café la prochaine fois.

- Déjà si tu t'achetais une cafetière, ça nous épargnerait le lyophilisé.

- J'en vois pas l'intérêt.

- ...

- ...

- ...

- ...

- Je t'en offrirai une à ton anniv.

- Merci.

- ...

- ...

- C'est quand déjà ?

- Le 19 août.

- Hm.

- Hn.

- ...

- ...

- ...

- ...

- ...

- ...

- ...

- ...

- Ça peut durer longtemps comme ça.

- C'est toi qui voulait parler.

- Tu meurs d'envie de me raconter ta soirée, avoues.

- C'est toi qui a appelé...

- Pff.

- ...

- ...

- ...

- T'as encore du café s'il te plaît ?

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- My little angel c'est moi. Tu m'ouvres steuplait ?

- Duo !

Le blond se jeta littéralement sur son meilleur ami, manquant de le renverser.

- Oui c'est moi. Alors qu'est-ce qui t'arrives ? On dirait que t'as planché tout un week end sur le même exo de physique, sans même trouver la réponse à la première question.

- J'ai si mauvaise mine que ça ?

- Évite les miroirs. Aouch ! C'est comme ça que tu me remercies, alors que j'ai presque couru pour te rejoindre ? J'aurai pu me faire agresser en chemin, et toi tu me jettes un oreiller.

- Non, deux.

- Mais euuuuh. Attends tu vas voir ce que c'est un vrai lancer d'oreiller.

- Tu n'oserais quand même pas frapper un ami, alors qu'il n'a plus de munitions et qu'il est désespéré.

- Ma plus grande marque d'affection sera d'abréger tes souffrances. Banzaï !!

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- Donc tu as couché avec lui. Où est le problème ? C'est ce que tu voulais.

- Hm.

- Qu'est-ce que tu espérais de plus ?

- "Espérais" ?

- Hn.

- Hm.

- ...

- ...

- ...

- ...

- ...

- Je croyais, non, je crois toujours, que c'est le bon.

- Hn ?

- Hm.

- T'as vu ça comment ?

- Dans ses yeux...

- C'est pour ça que tu l'as pas lâché du regard de la soirée.

- Dans sa musique...

- C'était pas une chanson d'amour.

- Dans tous ses gestes quoi ! finit l'uniméché, un peu énervé par les remarques de son pseudo-ami.

- Il baise si bien que ça ? Non, parce que vu que c'est sa première fois, ça voudrait dire qu'il a un énorme potentiel. répondit le pluriméché, sans se départir de son sérieux habituel.

- Ne parle pas de lui comme ça Heero ! Tu... Tu ne le connais même pas !

- Tu le connais peut-être toi ?

- ... ?

- ...

- Non, c'est vrai, reconnut-il à contre coeur. Mais j'ai la sensation... Je sais pas... que c'est lui Heero. Et personne d'autre. D'habitude je ne veux que du sexe, pas de relation. Là c'est l'inverse.

- Hn.

- Tu comprends ?

- Ce que je comprends c'est que tu aurais pu tomber amoureux de quelqu'un d'autre que Quatre Raberba Winner, héritier d'une grande famille et super riche.

- gros soupir

- Hn.

- J'ai la méga poisse.

- Ouais.

- ...

- Toi aussi, si tu arrêtais d'être aussi impulsif et de marcher à l'envie : tu es toujours neutre et amorphe pour tout, mais dès que tu as envie de quelque chose, paf, tu ne dévies pas d'un poil, quelques soient les obstacles.

- Je vous dois combien pour cette analyse très poussée Docteur ?

- Ce coup ci, tu es vraiment dans la merde. Tu vas devoir pagayer super dur pour l'atteindre ton blondinet.

- Je te remercie pour tout le réconfort que m'apporte tes paroles.

- Hn.

- ...

- ...

- ...

- Le problème, c'est qu'est-ce que tu vas faire, et comment tu vas le faire.

- Pour le conquérir ?

- Le rassurer. Tu l'as déjà conquis : il ne t'aurait pas dit oui sinon cette nuit.

- J'ai l'impression que c'est encore plus difficile pour lui que pour moi. Il n'a eu qu'un petit-ami.

- Tu crois qu'il a peur de s'engager ?

- Il a peur de souffrir. Ça je l'ai bien ressenti.

- Il a surtout peur de sa famille et de la pub si tu veux mon avis.

- Aussi. Il me fait penser à ma soeur Catherine, qui cédait toujours à mes parents car elle ne voulait pas les décevoir, ou les déranger par sa présence.

- C'est pour ça qu'elle est partie dans un cirque.

- Pour être enfin indépendante et ne plus avoir à suivre leurs décisions, sous prétexte qu'elle devait respecter la main qui la nourrissait et la logeait.

- ...

- ...

- Si tu veux mon opinion...

- Hm ?

- ... c'est pas gagné gagné.

- Hm.

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- Bon maintenant qu'on s'est bien défoulé, on peut s'attaquer aux choses sérieuses.

- J'ai couché avec lui.

- Quoi ?

- Et j'ai aimé ça. Tout. Pas seulement le sexe. L'entendre me dire des mots doux, me prendre dans ses bras pour me rassurer,... tout.

- Mais c'est fantastique my kitten ! Enfin ! Il faut fêter ça.

- Pas tant que ça en fait.

- Qu'est-ce qui n'est pas si fantastique que ça ?

- Qu'est-ce que tu fous là Wuwu ?

- Wufei. On a décidé de rentrer plu tôt avec Hilde car elle était fatiguée.

- Elle t'a fait le coup de la migraine ?

- Je vais t'étriper et te pendre sur la place publique par les pieds. Je suis certain qu'on me décernera une médaille pour ça.

- Hé !

- J'ai couché avec Trowa.

- Et ce n'était pas bien.

- Si. Mieux que dans mes rêves.

- Je ne veux pas de détails sur ta vie sexuelle Winner.

- T'inquiètes, tu n'en auras pas. Le problème tu vois, c'est que maintenant je ne sais pas quoi faire.

- Tu ne lui as pas fait signer un contrat de confidentialité avant et t'as peur qu'il raconte tout à la presse ?

- Wufei, tu n'es qu'un chinois sans coeur.

- Mon problème n'est pas qu'il vende l'histoire à la presse. Je lui fais confiance.

- Attends : tu t'es entendu Quatchou ? Tu lui fait confiance pour un truc aussi personnel alors que tu le connais à peine ? D'habitude, tu es beaucoup plus méfiant.

- Raaaaaah je sais et c'est bien ça le problème. Je ne me livre pas comme ça normalement. Pas au premier inconnu qui croise ma route.

- Tu es en manque Winner et t'as saisi la première opportunité. C'est tout.

- Ce n'est pas qu'une question de sexe. Enfin, pas pour Quatre, sinon il ne se prendrait pas le chou.

- C'est vrai. Je voudrais le revoir.

- Tu veux une relation ? Mais tu vas faire comment ? Il habite à Grenoble ! Laisse tomber la longue distance.

- Il vient sur Toulouse l'année prochaine Maxwell. C'est pour ça que notre petit arabe commence à se faire des films dans sa petite tête.

- Comment tu... ?

- J'ai écouté votre conversation. Ben quoi ne me regardez pas comme ça : ils étaient juste à côté de moi et j'avais rien d'autre à foutre en attendant Hilde.

- Bon ben la seule question qui se pose c'est qu'est-ce qu'il veut lui ?

- Oui... Mais même en supposant que lui veuille, moi, est-ce que je veux vraiment sortir avec lui. Je veux dire, lui il est super bien foutu, il a l'air super intelligent... Qu'est-ce qu'il en aurait à foutre de moi ?

Duo et Wufei se regardèrent. Quatre avait vraiment un énorme problème de confiance en lui dès qu'il s'agissait de lui et de sa vie amoureuse. C'est pour ça qu'elle était quasi-inexistante. Il pensait que personne ne pouvait s'intéresser à lui pour autre chose que son argent. Peut-être à cause du fait que son père lui-même ne semblait l'apprécier que parce que qu'il était son héritier, et non parce qu'il était simplement son fils.

- Winner, même si je suis hétéro, je peux te dresser une liste des raisons pour lesquelles un mec pourrait s'intéresser à toi, autre que ton fric et tout ce qui s'y rattache. Maintenant, si vous pouviez arrêter cette discussion sans fondement valable, j'aimerai dormir.

- Il a pas tort kitten, même si ça m'écorche la bouche. C'est à lui de décider si tu es assez bien pour lui, et non l'inverse. Mais lui, est-il assez bien pour toi ? Il faudrait pas que tu sortes avec lui parce qu'il a eu le cran de t'approcher.

- Il m'attire Duo. Vraiment. Et pas que physiquement. C'est plus fort qu'avec mon précédent petit-ami.

- Si ton empathie a parlé, alors je m'incline. Tu n'as plus qu'à aller le voir demain et t'assurer que c'est réciproque. Et puis vous ne vous promettez pas l'amour éternel quand même ! Vous pouvez faire un essai.

- Oui je... je vais essayer.

- Sûr ?

Quatre sourit : Duo savait si bien percer ses doutes et lui donner du courage.

- Oui. Je vais attendre un peu...

- Quatre, bon sang !

- Laisse-moi finir. Je vais attendre un peu, et si il n'est toujours pas venu de lui-même après les matchs de basket, j'irai le voir moi.

- Bien Quatchou !

Duo donna une accolade franche et réconfortante à son meilleur ami.

- Merci. Mais je préfèrerais qu'il vienne de lui-même.

- Ça t'éviterait le stress de faire le premier pas. Je comprends. Mais t'inquiète, je suis sûr et certain que ça va bien se passer. Je le sens bien ce type. Vous êtes bien assortis je trouve.

- Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre...

- T'étais pas sensé dormir le chinois de service ?

- T'étais pas sensé te taire shazi d'amerloc ?

- Surtout pas ! Je veux tout savoir de ce qui s'est passé entre lui et... Heero c'est ça ?

- Le porc-épic ? Couci-couca.

- Développe ton propos.

- Il m'a défié tout au long de notre conversation, mais je ne sais pas si c'était pour me draguer ou pour se foutre de ma gueule. Ça m'énerve !!

- Et à la fin de la conversation tu étais dans quel état ?

- C'est-à-dire ?

- Tu voulais le frapper ou l'embrasser ?

- Eh bien au début...

- Je te parle de la fin moi Duo : juste au moment où il a commencé à partir.

- ...

- Duo... Tu sais que tu me le diras, d'une façon ou d'une autre..., susurra le blond avec un regard sadique.

- Je... Si il n'y avait eu personne je l'aurai violé voilà.

- Alors il te draguait. S'il s'était vraiment foutu de ta gueule tu ne l'aurais pas loupé.

- Comment ça se fait que tu sois aussi peu sûr de toi quand il s'agit de ta vie sentimentale, mais que tu l'es autant pour celle des autres ?

- Tu n'es pas en train de rêver de dragon et de Saiyuki, Feifei ?

- Si on était dans mon rêve je t'aurais collé une balle entre les deux yeux.

- Mais on est dans la réalité Sanzo-sama.

- Et du coup tu comptes faire quoi de ton Heero ?

- Ce n'est pas mon Heero.

- Pas pour l'instant...

- Quatre, mon ange, parfois tu m'agaces.

- C'est parce que j'ai raison. Je sens qu'il t'intéresse, alors pourquoi tu ne tentes pas ta chance comme d'habitude.

- J'ai l'impression qu'il me prend pour un pigeon qu'il peut farcir quand il veut.

- Alors reprends les rênes du jeu et séduis-le en premier.

Duo marqua une pause. Mais oui il était bête ou quoi ? Pourquoi il commençait à se poser autant de question : il lui suffisait de rester lui-même et de suivre son instinct.

- Tu as raison kitten. Comme toujours d'ailleurs. T'en as pas marre ?

- Non, répondit-il dans un sourire victorieux. Pff tu trouves pas qu'on se prend vraiment trop la tête depuis qu'on est arrivé ? L'air du nord ne nous réussit pas. Je peux pas dire que c'est le temps parce qu'il fait super bon.

- C'est grâce à nous : on leur a ramené le soleil du sud hé hé... Mais je suis tout à fait d'accord : depuis qu'on est ici, on ne fait que de la merde.

- Vous faites toujours de la merde.

- On te proute Wufei, entendit-il dans un parfait ensemble.

- Mais j'avoue que là vous battez des records. C'est sans doute parce qu'on est dans une cuvette.

- Une cuvette ?

- Ben oui, Grenoble est entouré de montagnes et est donc dans une cuvette.

Wufei étouffa un pouffement. Les deux comparses en restèrent interdits pendant un petit moment.

- Attend Feifei, t'es en train de faire de l'humour.

- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.

- Si si là c'était une blague hein ?

- Je n'ai rien dit de tel.

Le chinois se cacha plus ou moins sous son drap, pensant que cela suffirait à dévier la conversation. C'était sans compter la détermination du natté qui était trop heureux, pour ne pas dire hilare, de découvrir le don si particulier de Wufei pour la plaisanterie...

- Une blague il a essayé de faire une blague ! Et une vraie en plus ! Mwahahah ! Allez arrête de te cacher et assume : ça arrive à tout le monde de faire une blague pourrie. Je veux juste que tu l'avoues.

- Ce n'était pas de l'humour : à force de t'entendre à longueur de journée je commence à parler comme toi c'est tout !

- Attends que je raconte ça à Hilde au petit-déj de demain. Une cuvette mwahahah ! Trop drôle !

- Je vais te tuer.

- Bon ben bonne nuit tout le monde, j'éteins la lumière.

- Tu ne le sauveras pas comme ça Winner.

- Une cuvette... Non mais tu l'as potassé combien de temps celle-là ?

- "Manger, boire et baiser, c'est la deviii-se, c'est la deviii-se,

manger, boire et baiser, c'est la devise de la GW".

- " Chut il faut rentrer calmement sinon l'hôtel va nous virer des chambres demain matin et après on va devoir dormir à la belle étoile. "

- " Allez on rentre tous en silence. Bonne nuit."

- " Bonne nuit. "

- Je crois que la fête est finie.

- Tu as raison Duo, il est plus de trois heures et demi du matin.

- Tu ferais mieux de dormir sinon tu vas encore te casser un truc demain.

- Pff ce n'était même pas de ma faute d'abord.

Quatre lui ébouriffa gentiment les cheveux.

- Tu auras l'occasion de te venger demain. Bonne nuit.

- Ouais c'est vrai. Bonne nuit.

- Bonne nuit.


Voilà, j'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à me laisser un commentaire pour me donner votre avis.

ps pour Lewella (mais tout le monde peut le lire) : Le chapitre 7 est en cours d'écriture. Je suis en train de galérer comme une malade, et je ne suis même pas encore arrivée au 1er lemon. (vive les pannes d'inspiration) Donc tu vas sans doute devoir encore attendre un peu, sauf si on nous calle encore des conférences pas intéressantes dans l'emploi du temps XD