Bonjour à tous ! Eh oui, vous ne rêvez pas, voici déjà la suite ! Un merci aux vacances et aux trajets en bus, longs, très longs, quand on poireaute plus de 40 minutes à l'arrêt de bus entre deux correspondances.
Un merci à toutes celles qui m'ont laissé une review, ainsi qu'à Coquillette (grâce à laquelle cette histoire n'est pas un recueil de fautes) et à KaloOn (pour son soutien et son humour).
Merci aussi à celles qui ont laissé un petit mot pour « Adieu mon ami ». ^^
Et voilà. C'est donc le chapitre qui clôture cette fanfic. Merci à tous ceux qui l'ont suivi depuis le début !
Les GWiades 10
Trois ans plus tard, fin septembre, remise des diplômes d'ingénieurs agronomes de Duo et de Quatre
Toulouse, appartement de Heero Yuy et Duo Maxwell (comme si Heero lui avait laissé la possibilité d'habiter ailleurs...)
- Quatre, dépêche-toi ou on va être à la bourre !
Un Duo pas encore coiffé fit irruption dans le salon, continuant de parler à son ami qui était resté dans la salle de bain tout en boutonnant sa chemise entre deux coups de brosse.
- C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité Maxwell : tu es loin d'être prêt.
- Hn.
- Non mais tu es du côté de Wuffey ou du mien Honey ?
Heero se contenta d'hausser les épaules et de sourire en coin, ce qui lui valut un lancer de coussin. Normalement il aurait du atterrir sur son visage, mais il l'avait facilement intercepté. Duo fit alors mine de bouder en s'asseyant sur le canapé pour faire sa tresse.
- Attends, je vais la faire.
L'ex Grenoblois se plaça derrière Duo et exécuta des gestes qu'il connaissait par cœur. Cela faisait trois ans qu'ils sortaient ensembles. Deux ans qu'ils prenaient de petites habitudes dans leur studio sans pour autant se lasser l'un de l'autre. Leur relation restait passionnelle, mais elle se remplissait peu à peu de tendresse. Ooooh, les débuts avaient été assez difficiles. Ils étaient tous les deux maladroits. Alors il avait fallu y aller petit à petit. Tout doucement, simplement. Peu de prises de têtes et beaucoup de prises de cœur.
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Flash Back (1 an et demi plus tôt)
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Un homme qui tapait un rapport sur un laptop dernier cri. Assis sur le clic-clac, il était complètement absorbé par son travail. Il aurait bientôt fini. Il s'étira et s'autorisa une pause pour se faire un café. Cependant, une fois en route, quelque chose interpella son sens de la propreté et du rangement.
- Putain Duo ! Tu es rentré depuis cinq minutes et il y a déjà du bordel. Sac, chaussures, chaussettes et blouson : tout est en tas dans l'entrée. Et ils sont trempés !
La réponse ne se fit pas attendre.
- C'est de ma faute s'il pleut ?!! Tu voulais quoi ? Que je foute de l'eau partout ?!!
- ...
- Et ça fait bien une demi-heure que je suis rentré Monsieur-j'entend-pas-quand-on-me-parle-prenez-rendez-vous-avec-mon-ordi.
Merde, il l'avait encore zappé. Au début, c'était mignon, il le prenait plutôt bien, mais ça avait vite fini par le blesser. Heero alla à la source du bruit. La salle-de-bains. Il vit le reste des vêtements jetés en tas près du lavabo.
Inspiration. Ne pas y toucher... Il était maniaque, très, et ce n'était pas évident de vivre à deux dans ces conditions, surtout que Duo avait tendance à ne ranger ses affaires qu'après plusieurs jours. Mais c'était aussi dur de vivre loin de celui qu'on aimait et de se passer de sa présence : le châtain était devenu une drogue pour lui et il ne voulait pas être désintoxiqué, même si c'était parfois difficile.
- Duo ?
Bruit d'une eau qu'on met en marche.
- Je prends une douche là Heero. Je suis gelé. Alors on s'engueulera après.
Un corps qui se déshabille sans faire de bruit.
- Bonjour Duo.
- C'est un peu tard.
Un rideau qui s'écarte pour laisser passer une peau mate.
- Désolé, j'étais plongé dans mon programme. Mais ce n'est pas une excuse.
- Non. Je ne te zappe pas quand je révise.
- Je ne te laisse pas me zapper non plus.
- ...
- ...
- C'est pas faux.
Un sourire mouillé qui se souvient des difficultés qu'il a eu à apprendre les races de vaches et de brebis. Un Heero qui en profite pour se coller à un dos blanc.
- Tu fais quoi 'Ro ?
- Je te montre que je suis content de te voir après cette sale journée et je me fais pardonner.
- Arrête de m'embrasser dans le cou... Aaaah non !
Des lèvres happées avec passion, malgré les faibles protestations de leur propriétaire. Un reproche s'éleva néanmoins quand les lèvres furent délaissées.
- Tsssssssss.
- Tu m'as dit de ne plus t'embrasser dans le cou. Tu n'as pas parlé de tes lèvres.
- Oui mais en me retournant tu as mouillé mes cheveux.
- Tu es tellement sexy avec ton chignon sur la tête Tenshi...
- Je t'emmerde Honey.
- Tant que tu as ce sourire, c'est autant que tu veux.
- Tsss.
Heero savait qu'il s'était racheté. Mais il n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. De toute façon, son projet avait suffisamment avancé dans la journée.
- Je peux prendre ma douche avec toi ?
- Allez viens. Tu es déjà mouillé de toute façon.
Duo l'invita en ouvrant grand les bras.
- Je suis désolé pour l'inondation de l'entrée.
- Tu n'es pas responsable du temps qu'il fait. Et puis, comme tu l'as dit, mieux vaut l'entrée que tout l'appart.
- Heero...
- Tu ne pouvais pas mieux faire. Je reconnais mon erreur.
Un grand sourire illumina le visage du natté : Heero faisait vraiment des efforts pour lui. Il se mit à susurrer.
- Merci Honey. Promis, je nettoierai tout.
- Oui mais plus tard Duo, plus tard...
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Fin du Flash Back
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Bien que certains ne les aient pas donnés gagnant au départ, force était de constater qu'ils étaient heureux et totalement épanouis. Ca faisait plaisir à voir et ce n'était pas prêt de s'arrêter.
Heero avait déjà un emploi sur Toulouse. Il créait des logiciels pour une entreprise d'aéronautique depuis un an. Quant à lui, il avait signé un CDD avec l'entreprise de certification agroalimentaire dans laquelle il venait de faire ses six mois de stage. Et elle était également en périphérie de la ville rose. Et ce stage clôturait la fin de ses études. Aujourd'hui, il allait recevoir son diplôme d'ingénieur et entamer une nouvelle partie de sa vie avec Heero. Enfin, si Little Kitten voulait bien se dépêcher !
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Il se préparait lentement, comme sous pilote automatique. Il avait eu une énième dispute avec Trowa. Toujours les mêmes sujets : Quatre se laissait de plus en plus emprisonner par l'avenir que son père avait tissé pour lui, Trowa était peu présent car il travaillait et habitait sur Paris...
Le blond ne voulait pas mettre fin à leur relation : il aimait Trowa même s'il le voyait peu, même s'il lui reprochait tout et n'importe quoi, même s'il ne savait plus rien faire d'autre que lui raccrocher au nez... Il ne se sentait pas capable de vivre sans lui. Il était tatoué dans son cœur, dans son âme, et ça faisait mal.
Mal parce qu'il ne savait plus comment renouer le dialogue ou comment sortir de cette spirale infernale.
Mal parce que Trowa lui avait dit qu'il travaillait et qu'il ne pourrait pas venir à la fête. Il sentait qu'il lui cachait quelque chose. Il ne l'avait pas touché depuis quatre mois pour se rassurer, vérifier qu'il n'était pas un rêve qui s'estompait. Car c'était bien ce qui était en train de se passer : plus le temps passait plus il se détachait de lui, sans qu'il puisse le retenir.
Quatre se passa un peu d'eau sur la figure et sortit de la salle de bain. Ses amis l'attendaient et s'il continuait à déprimer, ils rateraient la cérémonie.
Il débarqua dans le salon le sourire de circonstances aux lèvres, dans un beau costume beige et une chemise bleue comme ses yeux. C'est Trowa qui lui avait offerte, tout comme l'eau de toilette qu'il portait. Il aimait ces petites attentions chez lui, voir qu'il ne ratait jamais un évènement.
On pouvait dire, d'ordinaire, que Trowa avait une mémoire de poisson rouge : il oubliait les courses qu'il était parti faire, ses clefs, sa lessive dans le sèche-linge... mais il n'oubliait jamais les anniversaires ou les fêtes. Ca faisait parti de son charme, bien que ça ait tendance à agacer le blond. En effet, Quatre aimait que tout soit organisé, planifié... Il avait toujours vécu ainsi et ça le rassurait puisqu'il avait moins de risque de souffrir si tout était scrupuleusement sous son contrôle. Le brun était son grain de folie, le désordre dans sa vie qui lui permettait de respirer. Il aimait ça et, en même temps, il bouleversait ses habitudes et le rendait nerveux... surtout quand il devait remettre de l'ordre dans ses idées pour affronter son père et son destin tout tracé.
Avant, ces impératifs étaient loin et il avait le soutien de Trowa. Mais depuis un an tout allait de travers et il se retrouvait seul avec tous ces problèmes.
Enfin, il avait fini ses études. C'était déjà ça, bien que cela sonne également le début de son esclavage.
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Toulouse, Ecole d'ingénieur agronome
Les deux voitures se garèrent sur le parking de l'école que Duo et Quatre avaient côtoyée pendant trois ans. Ils en descendirent rapidement pour rejoindre la salle de la cérémonie.
- Allez tout le monde, let's go to the party !
- Oui Duo on arrive ! Et arrête de râler mon chéri.
- Ne m'appelle pas « mon chéri », Hilde.
- Quoi, ça ne fait pas assez viril à ton goût ? Tu veux que je t'appelle « mon connard » ?
- Je préfère que tu ne dises rien, femme, et que tu m'embrasses.
- Pff.
Malgré les cris d'Hilde, Wufei l'attrapa par la taille et l'emmena dans un ballet possessif. C'était sa brunette à lui, avec son sale caractère qui le faisait craquer.
- Non mais ça suffit les tourtereaux ! Depuis que Wufei t'a demandé en mariage, vous n'arrêtez pas de vous bécoter devant tout le monde. Berk !
- Laisse-les faire Duo.
- Mais Heero...
- Je m'occuperai de toi plus tard Tenshi. Alors laisse-les profiter l'un de l'autre.
- Gaaah Heero ne prend pas cette voix rauque ou on repart de suite à la maison.
- Tut tut. Si tu n'as pas ton diplôme, je ne pourrais pas te féliciter. Ce serait vraiment dommage... Alors va le chercher.
- Yes Master.
Après un dernier sourire pervers à son métis, Duo se tourna vers Quatre qui n'avait pas bougé depuis qu'il avait refermé la portière. Il vivait apparemment très mal l'absence de Trowa... Le natté alla poser une main réconfortante sur son épaule.
- Viens my Little Kitten. On va aller récolter le fruit de notre dur labeur...
- Trowa...
- C'est pas grave Quatre. Il n'est pas là mais...
- Mais si, il est là.
Quatre, armé d'un sourire lumineux comme ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps, désignait à Duo un jeune homme qui se décollait du mur de l'entrée et qui avançait tranquillement, vers eux, les mains dans les poches. Une silhouette féline qu'ils connaissaient tous très bien, avec une mèche, certes plus stylisée, mais reconnaissable entre milles.
Le natté s'avança calmement pour rejoindre la porte d'entrée, croisant ainsi Trowa.
- Je te jure que si tu n'arranges pas la situation entre Quatre et toi, ami ou pas, je te bute. Je suis sérieux Trowa, arrête de sourire.
- Ne prend pas cet air agressif Duo. J'ai la solution au problème. Heero. Chang. Hilde. Je vous ramène Quatre d'ici quelques minutes.
- Mais enfin ce n'est pas possible ! Je veux bien croire que c'est important, mais il va être en retard à la remise et il va se faire démonter !
- Ne t'inquiète pas Hilde : ils ont au moins trente minutes de retard sur le programme.
- ...
- Ca fait deux heures trente que je poireaute, pour être sûr de ne pas vous manquer. Je sais qu'ils ne sont pas prêts.
Sur ces derniers mots, Trowa Barton continua sa route. Sa cible le regardait avancer les yeux brillants, sans bouger. Qu'importe, il était face à elle. Enfin.
- Bonjour Trowa.
- C'est comme ça que tu me salues maintenant Quatre ?
Le roux posa sa main droite sur la joue blanche et Quatre ferma les yeux en se frottant contre elle : ses mains lui avaient manqué. Tout le reste aussi. Le blond en sourit et embrassa Trowa, d'abord en hésitant, puis passionnément.
- Tu m'as manqué.
- Toi aussi Quatre. Il faut que je te parle. La cérémonie a pris beaucoup de retard, donc on a tout notre temps.
- Tu veux qu'on... qu'on parle ?
- Ne prends pas cet air paniqué. Je t'assure que tout va bien, tout ira beaucoup mieux.
Trowa l'enlaça pour le rassurer. Il savait que ça se passerait comme ça car il commençait à bien connaître son chaton : Quatre maitrisait toujours les émotions qu'il montrait aux autres, sauf avec lui. Là, par exemple, il devinait que Quatre avait peur de le perdre, tout comme lui. Mais ce qu'il n'avait pas encore compris, c'était que le roux ne le laisserait pas partir. Il se battrait jusqu'au bout.
- Quatre, je ne veux pas te perdre.
- Moi non plus !
Le blond s'agrippa fortement à la chemise verte de Trowa et nicha sa tête au creux de son cou. Juste pour le sentir près de lui. Le roux essaya de l'apaiser en lui caressant les reins avec de petits arcs de cercles. Il reprit d'une voix calme et rassurante :
- Mais on ne peut plus continuer ainsi. On se fait trop de mal.
- Si tu veux rompre, tu aurais pu choisir un moment plus propice.
- Je ne veux pas te quitter. Je veux t'enchainer à moi, définitivement, mais en y allant étape par étape.
Le blond le regarda, intrigué.
- M'enchainer à toi ?
- Oui.
- C'est-à-dire ?
- Je suis allé voir ton père.
- Tu n'as pas fait ça ?!!
Quatre était tellement inquiet qu'il lâcha la chemise et se mit à faire des allées et venues, les bras croisés dans le dos.
- Mon père n'a jamais approuvé notre relation. Il t'a vu une fois et il ne t'a pas aimé. Pour lui tu cours après ma fortune, ce qui est stupide. Mais il n'en demeure pas moins qu'il ne t'aime pas.
- C'est pour ça que je suis allé le voir à son bureau parisien. Je lui ai clairement dit qu'il n'avait pas à se mêler de ta vie sentimentale et que je ne supporterai pas qu'il nous mette des bâtons dans les roues. J'ai ajouté qu'on allait habiter ensemble et qu'il devait t'embaucher au siège social à Paris car il était hors de question qu'il t'envoie dans une firme à l'autre bout du monde.
- Trowa, tu n'as pas fait ça ?!!
Non, c'était impossible ! Trowa n'avait pas pu défier son père de la sorte ? Il avait signé son arrêt de mort...
- Si, j'étais énervé.
- Mais il va te pourrir la vie maintenant ! Tu ne réalises pas les moyens dont il dispose.
- Je ne pense pas qu'il fera quoique ce soit. Déjà, parce que ça te blesserait...
- Je ne lui pardonnerai jamais !
Trowa saisit Quatre lors d'un autre de ses passages et le colla à son torse, pour chuchoter tout contre son oreille.
- ... et ensuite parce qu'il m'a dit lui-même qu'il nous laisserait tranquille.
- Hein ?!!
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Flash Back (1 mois plus tôt)
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- C'es tout ce que vous aviez à me dire M. Barton ?
Un homme grand et imposant se tenait derrière un immense bureau au design moderne. Brun, moustachu et avec une mèche qui lui cachait un œil, il aurait pu appartenir à la famille de Trowa. Mais ce n'était pas le cas. Il s'agissait à cet instant de son plus grand ennemi, celui qui l'empêchait d'être heureux avec Quatre.
- J'avais prévenu votre secrétaire que ce serait bref. Mais elle n'a pas voulu me donner de rendez-vous avant 2 mois.
La tête appuyée sur ses deux mains en triangle, l'homme le fixait intensément, comme s'il essayait de le sonder. Puis il éclata de rire.
- Je vous ai mal jugé. Au départ je vous ai pris pour un intriguant. J'ai mené des enquêtes sur vous, mais rien de négatif. J'ai néanmoins tout fait pour vous éloigner l'un de l'autre, mais Quatre a tenu bon et vous, vous êtes là aujourd'hui, prêt à défendre férocement votre relation. Pourtant je sais que cette dernière année n'a pas été des plus heureuses...
- Et nous sommes toujours ensembles, malgré les difficultés et malgré vous.
- Force est de constater. Malgré le sale caractère de mon fils, il faut bien l'avouer.
- J'aime aussi son sale caractère.
Raberba Winner claqua sa langue en signe d'exaspération, mais il nota le sourire qui naissait sur les lèvres de Trowa dès qu'il parlait de Quatre. Il se leva et fit des allées et venues le long de son bureau, les bras croisés dans le dos. Tel père, tel fils. Au bout de quelques minutes, il se stoppa net.
- Très bien, j'accepte votre... relation. Mais mettez-vous bien en tête que Quatre est mon seul héritier. Je veux qu'il ait un descendant mâle. Si vous restez ensemble, vous devrez prendre une mère porteuse. Préparez-vous y.
- C'est noté Monsieur Winner. Mais nous n'en sommes pas encore là.
- Néanmoins, commencez à vous faire à cette idée.
Trowa hocha la tête et se leva.
- Au revoir Monsieur Winner.
- Au revoir Monsieur Barton.
Le grand homme lui tendit la main. Trowa avança et la saisit.
- Prenez bien soin de mon fils.
- J'y compte bien.
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Fin du Flash Back
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- Je n'aurai jamais cru que tu serais allé affronter mon père...
- Qu'aurais-tu voulu que je fasse ? Que je laisse la situation empirer ?
- Non !
Quatre saisit son homme par le col et l'embrassa. Un baiser possessif qui vit bientôt leurs corps se rapprocher dangereusement. L'envie et le manque étaient bien là. Ils ne se séparèrent donc qu'à bout d'haleine.
- Non. Tu es génial Trowa.
- Ca change du « connard » de la dernière fois.
- Pardon.
- Ce n'est rien. Tu étais énervé et je t'avais traité de « gosse de riche ». On est à égalité.
- Tu sais que je t'aime ?
- Je t'aime aussi mon chaton.
Ils se sourirent lèvres contre lèvres mais se retinrent de s'embrasser : cela risquerait de se finir à l'arrière de la voiture et ils rateraient la cérémonie.
- Je vais me rattraper, tu verras. Je vais nous trouver un nid douillet et on va l'aménager ensemble. Ensuite je prendrai un mois de vacances bien méritées avec toi, et après seulement j'irai rejoindre l'entreprise de mon père.
- Très bonne idée. Je t'ai apporté quelques annonces pour que tu commences le plus rapidement possible.
Quatre éclata de rire.
- Tu avais déjà prévu que...
- Je ne veux plus perdre de temps à rester loin de toi. Heero a toujours eu Duo auprès de lui.
- Jaloux ?
- Oui.
- Moi aussi. Donc on ne se quittera plus.
Ils restèrent front contre front un bon moment, juste à profiter de la présence de l'autre.
- Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu viendrais ?
- Pour te faire une surprise.
Une tape sur le sommet d'un crane roux.
- Ne me fais plus jamais ça Trowa. J'ai vraiment eu peur.
- Désolé. Je saurai me faire pardonner grâce au cadeau que je t'ai ramené.
- C'est quoi ?
Trowa se pencha pour souffler chaque parole au creux du cou blanc.
- Un kit de massage avec des huiles.
- Rrrrr...
- Tu ronronnes déjà ?
- Oh oui Trowa : je suis en manque de lait. Mais m'est avis que j'en aurai bientôt autant que j'en voudrais.
- Je peux te l'assurer.
Le roux posa brièvement ses lèvres sur leurs consœurs et se détacha brusquement, afin de pousser Quatre vers la porte d'entrée.
- Allons-y. Rends-moi fier de toi.
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Cette remise de diplôme n'annonça pas seulement la fin des études de nos amis. Elle était surtout le point de départ d'une nouvelle vie, avec ses responsabilités, son travail... mais aussi une occasion de s'engager plus sérieusement avec l'être aimé : une promesse de mariage pour certains, un appartement pour d'autres qui avaient pris du retard à cause d'un père envahissant, et un pacse pour les derniers.
Bon, d'accord, Duo n'était pas encore au courant.
Mais Heero avait une technique bien à lui pour lui faire dire oui...
OWARI
J'espère que ça vous aura plu. Merci d'avoir lu cette fic depuis le début.
A une prochaine fois ! (c'est-à-dire dès que l'inspiration et les cours me le permettront ^^ )
