Yop yop yop, me revoila dans ce deuxième chapitre... ENJOY (8) Ecrit en écoutant : Tommy sparks : she's got me dancing
Le châtain hésitait sur la marche a suivre. Il sentait déjà son sang s'échauffer dans ses veines, et savait bien qu'il ne pourrait pas garder son calme plus de quelques minutes. Cela se passait toujours comme ça. D'abord des regards pas franchement sympathique, puis des insultes, et ils en venaient aux mains. Enfin, c'était ce qu'ils faisaient avant. Maintenant, c'était doux baisers, mains baladeuses et toutes ces choses dégoutantes qui horripilaient le capitaine. Bien sur que cela l'horripilaient, qu'est ce que vous croyez ? Non, Oliver ne ressentait aucun plaisir à sentir la peau brûlante de Flint se presser contre la sienne, baaah, qu'elle horreur…
Il poussa un soupire résigné. Pourquoi donc tout cela était-il devenu si compliqué, d'un seul coup ? Pourquoi le destin n'avait-il pas, pour une fois, fait preuve de bonté à son égard… toujours pareil. Blasé, il se rendit au lieu dit, et alla s'asseoir sur un banc, jambe écartées, coudes sur les cuisses et la tête baissée.
« Alors, Woodie, c'est un rendez-vous ? »
Oliver ne répondit pas. Il se remémorait la dernière fois qu'il s'était laissé a croire que son ennemi n'était pas la pour plaisanter. Il avait eu mal.
« Casse toi, Flint. Moi j'en ai marre de ces conneries, c'est vrai. Ca ne m'amuse plus. On est grand, on devrait arrêter de se chercher des crosses inutiles.
- C'est une rupture ? », plaisanta Le brun, faussement joyeux. Cela sonnait si mal. C'est comme si Potter faisait soudainement les yeux doux a Malefoy ! Impensable. Et pourtant, Flint se souvenait que quelques heures auparavant, il embrassait Oliver comme s'il aimait ça. Et oui, il avait une véritable vocation d'acteur.
« De ton toute façon, reprit-il d'un ton bourru, comment veux tu qu'ils oublis en si peu de temps ?
- Ils se débrouilleront. »
L'échange se poursuivi. Oliver menait, étonnamment, et Flint répondait distraitement. Il était adossé aux casiers, vêtu en tout et pour tout d'un pantalon noir, visiblement satisfait de la chaleur ambiante, alors que son vis à vis tremblait dans son tee-shirt manche longue et son jean Slim.
« Tu te les caille, hein ?
-Oh, ta gueule… »
Ce n'était même pas une réponse méchante. Juste une habitude entre eux. Pourquoi Oliver avait-il la mauvaise impression que Flint n'avait pas envie de mettre un terme a tout ça ? N'importe quoi, il se faisait des idées. Le châtain s'allongea sur son banc. Il était temps d'arrêter ce canular avant que tout le monde ne pense sérieusement qu'ils… enfin qu'ils…
Oliver eut un rire nerveux :
« Oui, il faut vraiment que tout s'arrête…
-Ouais. Comme ça, je pourrais sortir avec Lucie. »
Petit silence. Oliver entends la nuit l'appeler par la porte ouvrant sur le terrain. A bon, Flint a déjà une copine de rechange ? Pas lui. Et cela le vexe. Horriblement. Ses lèvres se ferment, jusqu'à ne plus former qu'une mince ligne rosée. Ses yeux, dans la pénombre, ne parviennent pas a voir Flint, qui ne bouge pourtant pas d'un poil, pensif.
« Ca, je m'en tape. »
Oliver se lève, toute fatigue oubliée, et sort rejoindre la pelouse tendre et verdoyante. Aussitôt, un vent doux lui agite les cheveux, et le petit poids qui s'était posé sur ses épaules s'envola. Oliver fit deux enjambées, un poirier, et tout en douceur se laissa retomber à terre pour s'y allonger. Il ne se sentait vraiment bien qu'ici. C'était la liberté en miniature. Un balai, la solitude, et rien de tel qu'un espace aérien pour jouir de la vie. Evidemment, il y avait toujours les emmerdeurs comme Flint qui venaient vous gâcher votre plaisir. Même la nuit. MEME LA NUIT !
« Qu'est ce que tu fous ? »
Mais est-ce qu'il lui posait des questions, à lui ? Non ! Alors qu'il se tire, qu'il aille rejoindre sa future ex copine et… Qu'il le laisse en paix. Il lui répondit sèchement que ce n'était pas ses oignons, et s'étira élégamment sur le dos, les bras de chaque côté de sa tête, poussant un soupire de contentement. Dormir a la belle étoile, seul avec lui-même… Et le lendemain être accueilli par les copains qui s'étaient inquiétés de ne pas le trouver dans son lit…
« Nan, sérieux, tu vas rester la ? »
Mais silence, quoi , tu me gâche ma philosophie ! Voila ce que Wood avait sur le bord des lèvres. Mais il lui sortit simplement un « casse-toi » des plus clair, histoire que l'idée parvienne a son cerveau avant la fin de la nuit.
« T'es jaloux, hein ?
-Mais tu vas fermer ta gueule, putain de bordel de merde ?! »
Oliver avait littéralement bondit sur le brun, assit a côté de lui, pour le secouer en bonne et due forme. Flint le saisit par le col, le poussa en arrière et le plaqua comme un rugbyman, ignorant le cri d'agonie du châtain. Qu'Oliver soit un peu énervé, ce n'était pas dérangeant. Mais qu'il se laisse aller a l'insulter de la sorte, cela cachait quelque chose. Et le brun, en Serpentard accompli, allait lui faire cracher son secret.
« Maintenant, Woodie, tu vas arrêter de jouer au con. Y'a personne pour t'aider, et tu peux crier autant que tu veux : on est loin des dortoirs. Sois tu m'explique ou se situe ton soucis, sois je te viole. Pigé ?
-Lulu' va être jalouse. »
Oliver se crispa quand une bouche brûlante vint mordiller le lob de son oreille. Comment expliquer qu'il ne se sente pas mal ? Il aurait du se débattre, crier, le mordre, le griffer, l'insulter, lutter contre cette chaleur qui l'envahissait au fur et a mesure… Mais non, il restait couché, laissait son corps réagir, sans prendre la peine de participer. Pourquoi Flint se mettait-il en danger de la sorte ? Oliver aurait pu le traiter de gay, de pervers, et bien d'autres choses ignobles… Evidemment, cela aurait été stupide, car il était lui-même dans ce cas. Si le châtain commençait, Flint n'aurait qu'a répliquer avec un « Mais je te rappelle que ça te plais bien, a toi ! » et le débat serait clos. La question était donc… Pourquoi cela lui plaisait-il ?
« …Lâche…Moi… »
Son tee-shirt était remonté au niveau des épaules, et son bassin se découvrait progressivement. La peau de Flint se frottait a la sienne. Ce n'était pas désagréable. Mais Oliver attrapa le visage du brun, et le stabilisa a sa hauteur :
« Pourquoi tu fais ça, hein ? Pourquoi ? »
Flint aurait pu dire qu'il avait trop bu, qu'il était en manque, qu'il voulait tester avec un garçon, que c'était sa façon de se venger, qu'il ne savait pas, que c'était trop tentant sur le terrain de Quidditch, qu'il avait des capotes en trop, qu'en réalité il le trouvait vraiment trop attirant, que c'était un pari,qu'il fallait alimenter les rumeurs, que c'était amusant, qu'on lui avait promit de l'argent, bref, il aurait pu dire presque n'importe quoi, Oliver s'en serait satisfait, et il l'aurait même peu être laissé s'occuper de lui pour la nuit. Parce que c'était la nuit, justement, qu'il avait envie de sexe et qu'il n'était certainement pas totalement hétérosexuel. Mais Flint fit ce qu'il faisait tout le temps : Répondre a côté de la plaque pour faire chier les gens. Il eut un sourire, celui digne de Dracula, et dit simplement :
« Parce que c'est toi, Ollie'… Tout simplement… »
Et sa main se fraya un chemin jusqu'à l'intimité du châtain qui poussa un cri outragé en le repoussant :
« Casse toi, merde !
-Fais pas ta prude, c'est bon, j'ai pigé que toi aussi tu… »
Tu… ? Tu quoi, au juste, d'ailleurs ? Flint se demanda un instant s'il n'était pas allé trop loin. Oliver le regarda d'un air gêné, presque humilié, se redressa et lui adressa un geste obscène du majeur. Ce qui contrastait fortement avec la bosse, au niveau de son entre jambe. Il bandait pour Flint, merde ! Sur qu'il avait un problème…
Oliver partit. Flint resta, couché sur le sol, principalement pour calmer la boule de chaleur dans son bas-ventre, mais aussi pour réfléchir un peu. D'accord, au début de cette histoire, il voulait juste agacer l'autre crétin. Puis, oui, se le faire. Pourquoi pas, il n'était pas moche, et un coup reste un coup. Oui, il devait aussi l'avouer, le rendre jaloux avait été plaisant, bien qu'il n'eu jamais l'intention de sortir avec Lucie, pauvre fille agoraphobe de Sairdaigle. Mais pourquoi n'avait-il pas trouvé de meilleures réponses à la question de Wood ? Pourquoi faisait-il ça ? Il aurait pu inventer n'importe quoi, mais non, il avait fallu qu'il dise vraiment ce qu'il pense. Peu être ne savait t-il plus mentir.
« Je suis amoureux d'Oliver Wood ».
Ah, si, il savait encore. Heureusement, tiens. Un Serpentard qui ne savait plus mentir n'avait plus de vie. Cela faisait bizarre de parler seul en pleine nuit. Surtout pour dire ça. Voila, encore un truc a éclaircir. en ce moment, tout ce qu'il faisait, disait, pensait se rapportait étrangement a Wood. Ses rêves érotiques, en particuliers. Cela devenait préoccupant...
A dix mètres de la, le châtain venait de faire un arrêt cardiaque. Quand la nouvelle parvint finalement a se dissiper, il retourna dans son dortoir, grimpa dans son lit et tenta de dédramatiser ce qu'il venait d'entendre. Rien a faire.
Voila la fin du second chapiiitre! Et oui, je suis malade, donc je peux écrire quand bon me semble (l) non, je ne suis pas une glandeuse, roooh... enfin, j'espère que ça vous a plu, on se rapproche du lemon, héhé...Voila, voila... A la prochaine!
