Voici "l'après lemon", comme je le nomme :) J'espère que mon idée ne va pas trop traîner en longueur, mais ce chapitre est obligatoire, vous vous en doutez...
ENJOY, et merci pour vos reviews ;)
Le châtain avait fuit l'infirmerie, dix minutes après que Flint soit parti. Il ne tenait pas à affronter Pomfresh, et s'était rhabillé avant de s'en aller, ne sachant pas tellement ou il pourrait se cacher. Les cours n'étaient pas finit, mais la salle Commune n'était jamais vide. Il tourna les yeux, et son regard s'accrocha un instant aux buts qui dépassaient des bâtiments de pierre. C'était la que tout avait débuté, non ? Le terrain. Le postérieur douloureux, il alla s'allonger dans l'herbe. Et la, d'un coup, il se mit à pleurer, sans pouvoir se retenir. Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était pas laissé aller. Il ne savait plus comment il considérait Flint, il ne comprenait pas pourquoi il avait tant de mal a le haïr comme avant, pourquoi il l'avait nommé par son prénom, pourquoi il avait envie de le revoir, mais pas pour se battre, non, pour autre chose…
Il renifla. Mais flint… L'aimait, non ? Il était donc inutile de se torturer pour rien. Il essuya ses yeux, grimaçant à l'idée de devoir de nouveau mentir à ses amis. Comment cacher les morsures, les suçons ? Il passa sa main sur une des marques rouges présentes sur son cou, et il soupira.
« Tiens… T'es là ? »
Flint, évidemment. Toujours lui. Il n'avait pas osé mettre de nom, ne sachant plus trop ou ils en étaient. Amis, ennemis ? Autre chose ?
« … Ouais, je suis là. »
Cela sonnait faux. Ils évitaient d'en venir directement au sujet, ne savaient pas l'aborder. Flint se demandaient s'il avait le droit de faire des blagues de mauvais gout. Oliver songeait à parler sentiment, pour une fois.
« M…Marcus, écoute, je… Je t'ai entendu, quand tu parlais, hier soir. »
Il y eu un silence, pendant lequel le sang de Flint se glaça. Non parce que le châtain venait de dire son prénom, mais parce qu'il se rappelait exactement de la phrase stupide qu'il avait lancé dans la nuit, sans but. Et il paniquait de devoir dire la vérité :
« En fait, je…
-Non, non, c'est bon, j'ai compris. Tu sais… Je pense que si j'ai accepté, c'est en parti a cause de ça et… »
Oliver rougissait. Non, il n'était pas en train de lui « je t'aime », c'était plus simple. Il ressentait autre chose que de la haine pour lui. Du désir, certes, mais un truc plus fort encore… Et il venait de le lui expliquer en détournant le regard. Flint bouillait dans son tee-shirt de rechange. Il fallait qu'il parle. Peu être pour dire qu'il ressentait la même chose.
« Je ne t'aime pas. »
L'esprit Serpentard ressortait. Flint ne pouvait décemment pas avouer quelque chose d'aussi troublant a quelqu'un comme Oliver. Pas faisable. Trop gênant. En plus, le Gryffondor comprendrait certainement. Il vit le châtain se tourner vers lui avec un regard étonné, mais il ne le laissa pas continuer :
« Je ne t'aime pas, Ol…Woodie. Je ne voulais que du cul, c'est tout, ne te fais pas d'idée. »
Et tout ça d'une voix détachée, prétentieuse, Malefoy serait fier de lui. Oliver reste stoïque. Puis, un sourire triste se forme sur ses lèvres, avec un air de « je m'en doutais, putain de merde… », et va se placer en face de Flint. Il est vraiment grand. Et bien fichu. Et désirable. Et con.
« T'es qu'un gros connard. »
Et Oliver part, le cœur gros et sa fierté a peine entamée. Il n'a aucun regard en arrière. Il s'en veut d'avoir couché avec lui. De lui avoir donné un peu de sa confiance. Comme la première fois, il s'est fait avoir. Comme la première fois, il est déçu.
Lorsqu'Oliver était revenu dans la salle commune, Angélina avait comprit immédiatement que quelque chose clochait. Les traces de larmes effacées a la hâte ? La lueur étrange dans son regard ? Son sourire mauvais ? Il avait levé le bras, et avait clamé que tout était terminé, et que les batailles Oliver/Flint allaient reprendre leurs train-train habituel. Les Gryffondor hurlèrent leurs soutiens. Le brune ne dit rien, et attendit que la salle se vide en direction des dortoirs. Ensuite, elle le prit a part :
« Oliver, qu'est ce qui ne va pas ?
-Rien. Justement, tout va bien, je…
-En plus, tu mens, maintenant ? »
Elle le lâcha, et s'en alla. Le châtain déglutit. Les dégâts s'accumulaient. Mais tout était bel et bien finit. Le lendemain, au déjeuner, ils s'ignoreraient. Puis l'un bousculerait l'autre. Ils crieraient, s'insulteraient, et avant d'en venir aux mains quelqu'un les sépareraient. Voila. Exactement. Oliver trouva cette situation extrêmement merdique. Puis, il alla se coucher.
"..."
Chaud…Chaud et étroit… Il avait trop chaud, il n'en pouvait plus… Et Oliver qui se collait à lui, l'excitant davantage, c'était insoutenable. Dans un dernier spasme, il se libéra… Et s'éveilla en sursaut. Flint regarda sous ses draps, jura, et se leva difficilement jusqu'à la salle de bain pour se terminer tranquillement. Ce type le rendait fou. Comment leur relation avait-elle pu évoluer aussi rapidement ? Impensable. Flint ne pu se rendormir, et attendit les huit heures avec une impatience non dissimulée. Au moment clef, il descendit les quelques marches le séparant de la Grande salle, et ouvrit la porte. Il y avait déjà pas mal de monde, mais le brun trouva tout de suite celui qu'il cherchait. Oliver aussi l'avait vu, mais son regard restait obstinément droit sur ses toasts. Flint gonfla ses muscles, et d'un pas rapide parti vers la table des Gryffondor. Les rouge et or se levaient sur son passage, près a se jeter sur lui si jamais il touchait au capitaine de l'équipe. Mais le brun s'arrêta, saisit Oliver par le col, et sans dire un mot l'embrassa fougueusement, les yeux fermés, devant la totalité des élèves. Cette fois ci, le garçon le repoussa sauvagement, et se mit à crier d'une voix hystérique :
« Lâche-moi, merde, lâche-moi, tu as gagné, d'accord ? Tu as couché avec moi, tu m'as frappé jusqu'à ce que je crie, tu m'as même fais pleurer ! Moi ! Je ne vois pas ce que tu peux avoir de plus Mar…Flint. »
Alors, le brun fit une chose dont le châtain se souviendrait : Il prit le visage d'Oliver entre ses mains, et planta son regard dans le sien. Un regard qui ne mentait pas. Un regard désolé. Un regard différent :
« Je ne sais pas pourquoi je le fais, mais je m'excuse. Il faut que je te parle. »
Puis, une douzaine de Gryffondor se jetèrent sur lui avec une force insoupçonnée. Les Vert et argent se mêlèrent a la bagarre, et les professeurs furent obligés d'intervenir. Ces deux maisons posaient de plus en plus de problème. Cela devenait agaçant. Mc Gonagall proposa une sanction pour les deux fauteurs de trouble : Une journée enfermée dans la salle sur demande. Elle faillit changer d'avis en voyant ce qui semblait être des larmes dans les yeux d'Oliver, mais resta ferme. Elle leur permit de déjeuner, puis alla les jeter aimablement dans la salle, fermant la porte derrière eux à l'aide d'un sortilège. Oliver alla s'asseoir sur un coussin, alors que Flint s'adossait à une armoire, les bras croisés et l'air rembrunit. Il ouvrit la bouche pour commencer à parler, mais l'autre le coupa, et se mit à brailler :
« Je te déteste ! Je te déteste pour tout ce que tu m'as fais ! Tu m'as frappé, humilié, tu m'as pris ma première fois, tu m'as obligé à mentir a mes amis, tu m'as fais du mal, tu m'as espérer encore, et à chaque fois tu trouves un moyens de détourner la situation ! Je te déteste, Marcus Flint ! »
Soufflant comme un bœuf, le châtain se leva, se saisit de livres posés sur le sol et les lança sur sa cible vivante qui ne bougea pas, acceptant la douleur comme sanction. Une fois le calme revenu, le brun s'avança, et reprit cet air sérieux qui le faisait passer pour quelqu'un de réfléchit, quelqu'un de bien, quelqu'un qu'il n'était pas.
« Oliver, c'est bon. J'ai compris qu'il y avait quelque chose de changé. Ce n'est pas parce que je ne suis pas amoureux de toi que…
-Alors pourquoi ?! Pourquoi tu as couché avec moi, hein ?! POURQUOI ?! »
Oliver savait pourquoi. Il savait ce qui se cachait sous ce mutisme. Flint avait juste envie de lui. Son corps le faisait bander. Voila. Il attendait la question que le brun n'allait pas manquer de lui poser. Celle qui allait de nouveau lui donner envie de frapper quelque chose, et de s'arracher les cheveux, de crier, de courir loin d'ici et surtout loin de lui.
« Et toi, lâcha t-il dans un souffle, pourquoi tu m'as laissé faire ? »
Oliver ravala ses insultes, ses larmes, et alla mettre des coups de pied dans la porte, dans l'infime espoir qu'elle s'ouvre. Il n'avait pas non plus besoin de parler pour que l'autre comprenne. Bien sur, Oliver n'était pas sur de l'aimer. D'abord, comment peut-on aimer un type pareil ? Non, en réalité, le châtain n'était simplement jamais tombé amoureux. Mais il pensait que cette fois ci, c'était plus que du sexe, ou un simple intérêt. C'était différent, incompréhensible et totalement affreux. Flint était sous le choc. Il était amoureux de lui ? Vraiment ? Depuis quand ? Il n'osait pas briser le calme.
« Écoute-moi bien. Mes amis et ma tranquillité d'esprit sont plus importants que toi. On va sortir d'ici, et dire qu'on a tout réglé. On s'ignorera. Plus de dispute, plus rien, le stricte minimum.
-Oliver, je…
- WOOD ! Pour toi c'est Wood, et rien d'autre… De toute façon, y'a…Y'a jamais eu…Rien d'autre… »
Il posa sa tête contre le bois, respirant profondément. Il devait cesser de se mettre dans de pareils états. Il devinait Flint, derrière lui, en train de ricaner ou de lever les yeux au ciel. Il eu subitement envie de prendre de nouveau quelque chose pour le lui lancer, mais se retint. Le pire dans cette histoire était qu'Oliver était terriblement lucide. S'il ne s'était pas nommé ainsi, s'il n'avait pas été Gryffondor et/ou capitaine de l'équipe, il aurait très bien être autre chose qu'un ennemi pour Flint. Mais jamais il ne l'avouerait a qui que ce soit.
« A cause de ces conneries, Angélina commence à s'inquiéter et…
-Ces conneries ? Qu'est ce que tu vas dire, maintenant, que c'est sans importance ? »
Oliver se retourna d'un bloc, et se planta devant lui, les narines dilatées par la colère :
« C'est même pire que ça, Flint. Cette période de ma vie, je la considérerais toujours comme une faiblesse, une traîtrise à ma Maison, une erreur que j'ai commise. Ne me fais pas les gros yeux, espèce de con, sinon je vais te… »
Flint l'embrassait. Encore une fois par surprise, le plaquant à la porte, l'emprisonnant sous lui. Oliver le mordit, mais l'autre ne lâche pas sa prise, mêlant le sang au baiser sans complexe. Plus cela avançait, et plus la rage du châtain s'effritait. Cette étreinte, douce, chaude, complice… Et ce baiser… Et ces mains sur son corps… Cette bouche qui glissait dans on cou, alors que son tee-shirt rejoignait le sol. Et voila que c'était reparti. Plus de parole, juste des actes. Oliver gémissait, ses mains dans les cheveux du brun qui titillait la base de son cou.
D'un coup, il le rejeta loin de lui, et se saisit d'un livre poussiéreux, le souffle court :
« N'…N'essais pas de m'avoir, enflure, si tu me touche, je te balance ça, pigé ?
-… »
Flint avait les mains qui le démangeaient, mais le châtain semblait avoir découvert sa petite technique. Bon. Le jeu était terminé. L'un des deux allait devoir s'incliner, évidemment.
« Je te propose quelque chose. Ce n'est pas une relation, mais des… Rapports privilégiés et…
-Hors de question. Qu'on se retrouve pour coucher ? Non, je ne suis pas un débauché, contrairement à toi. J'ai des principes.
-Les même que ceux qui t'ont laissé perdre ta première fois avec moi ? »
Oliver ne répondit pas à ce nouvel affront, les mains dans les poches. Il voulait plus qu'une partie de jambe en l'air tous les deux jours. Mais penser à sortir avec lui semblait hors de portée. Et Oliver ne s'imaginait pas un instant avoir une vie de couple avec cet être imbu de lui-même. C'était sans issu. Le châtain se laissa glisser contre la porte, secouant la tête :
« On n'y arrivera pas, hein ? Je te dis qu'il vaut mieux tout oublier, c'est stupide et…
-Tu veux qu'on essaye ? »
Flint faisait un effort. D'ailleurs, cela ne lui plaisait absolument pas, mais il refusait de perdre la tête pour ne pas avoir tenté une relation. Bien entendu, tous les surnoms stupides et marques d'affection seraient proscrites. Oliver serait forcément de son avis.
« Tu te forces, hein ? »
Pas de réponse. Le châtain va nicher son menton dans le creux de son cou, ravi de sa soudaine supériorité. Il le titille, glisse ses bras autour de sa taille, et lui demande innocemment pourquoi il fait tant de sacrifice. Flint grogne une insulte, essai de se débarrasser de l'étreinte de son amant qui se faufile contre son torse. Oliver, amusé par ce retournement de situation, lui invente toute sorte de sobriquet, optant au final pour Marcounet, banal mais tellement significatif…
Flint laisse échapper un rire, le saisit sous les cuisses et le soulève, l'adossant au mur avant de l'embrasser.
« Tu veux me prouver que tu es fort, hein ? T'es vraiment pitoyable comme mec, si tu penses que… »
Oliver avait toujours été trop bavard. Le brun se permit d'étouffer sa voix sous ses lèvres, alors que les fines jambes de son vis-à-vis se nouaient autour de sa taille, ses mains dérivant dans ses cheveux courts. La technique Marcus avait définitivement fait ses preuves. De nouveau, ils étaient contre la porte, et de nouveau, ils se touchaient sans penser le moins du monde au futur proche. Le pantalon d'Oliver s'ouvrit. La chemise du brun fut arrachée sauvagement.
La porte s'ouvrit.
Ils tombèrent en arrière sans un bruit, et le châtain encaissa le choc pour deux. Les deux adolescents furent surpris de voire a quel point leurs amis étaient curieux de savoir ce qui ressortirait de la salle. Leurs professeurs également. Le concierge aussi. Même des elfes de maison étaient venus s'agglutiner, comme des enfants devant des bonbons. Lorsque Oliver s'extraya de sous son amant, il avait eu la bonne idée de refermer sa braguette, formulant déjà dans sa tête un mensonge des plus approprié : une mise a mort en cours de déroulement dans laquelle ils avaient été coupés. Mais Marcus n'avait pas ce genre de pensé. Il se redressa juste, enleva la poussière présente sur son jean, et ramassa sa chemise aux boutons explosés.
« Bon. La punition est levée, on se retrouve ce soir dans les vestiaires. »
Et il partit. Le châtain se dit un instant qu'il avait vraiment une classe d'enfer, de marcher torse nu, sourd aux cris qui l'entouraient. Puis, il se sentit énervé quand il le vit taper son poing contre celui du blond délavé qui l'accompagnait de sa voix traînante. Il laissa passer.
« Alors, vous sortez ensemble ? »
Angélina soufflait sur ses ongles, l'air de rien, un sourire triomphant aux lèvres. Son ami répondit que c'était assez étrange à expliquer. Après tout, les bonnes relations sont toujours compliquées, non ?
Oliver passa deux heures à expliquer son raisonnement à la brune qui écoutait, hochait la tête, telle une psychologue avec un patient particulièrement volubile. A la fin, le châtain poussa un soupire, engloutit une bière au beurre et laissa naître sur ses lèvres un sourire appréciateur. Il n'avait plus besoin de mentir, c'était une bonne chose.
« Donc… Vous êtes quand même assez libre…
-On a dit ça pour éviter que ça ressemble a une relation saine, mais…
-Donc, vous êtes libre. D'après toi, quand va-t-il se faire quelqu'un dans ton dos ? »
Oliver recracha sa boisson sur le tapis. Puis, très élégant, il alla s'essuyer, avant de la regarder d'un air horrifié. Ensuite, il lui déclara simplement que Flint ne ferait jamais une chose aussi stupide après le mal qu'il s'était donné pour qu'ils se mettent d'accord. Angélina secoua la tête, affligée.
« Flint est un prédateur, Ollie. Tant que tu n'auras pas compris que tu n'es qu'un trophée de plus, votre relation va se révéler plus subtile que ce que tu ne crois actuellement. Après tout, vous êtes libre. »
Elle lui tapota l'épaule, souriante. Oliver avait le regard vide. Le regard de quelqu'un qui va faire une idiotie.
Mon dieu, est-ce moi, ou je les fais de plus en plus long?! Excusez moi, je n'arrive jamais a couper au bon endroit... Et pour angélina, que je fais un peu passer pour une "méchante", et bien ce n'était pas du tout mon but, au départ! Mais il faut bien trouver quelqu'un, et bon... Oui, oui, je me cherche des excuses, je sais XD ! N'allez pas croire que je ne l'aime pas...
Pour Ollie, aussi, je ne pouvais pas le faire tomber amoureux d'un coup, c'aurait paru trop rapide :s ... Donc je fais ce que je peux pour expliquer ce que j'ai en tête, aussi bien pour lui que Marcounet - ah ah, c'est vraiment trop nul comme surnom-. Je ne pouvais finir par un "ils s'aimèrent et vécurent heureux blablabl", ça ne cadre pas du tout.
C'est bientôt la fin de cette fic, vous vous en doutez, mais je garde encore une ou deux surprise avant de mettre le "END" :)
