Et voilà la suite tant attendue!
Des gouttes salées s'échappaient de ses yeux gris.
Tout le monde le regardait à présent.
Ce qu'il avait tant désiré depuis qu'il était entré dans sa vie était chose acquise.
Il était devenu le centre de l'attention.
Mais avait-il payé le juste prix pour un tel trésor?
On pouvait en douter, car ses larmes tombaient sur ses genoux salis par la boue.
Oui, il pleuvait, rendant la scène du Serpentard effondré devant les corps de ses deux plus grands ennemis encore plus tragique.
L'un d'eux semblait être mort depuis bien des années.
Son âme devait être déjà pourrie depuis bien longtemps.
Ses yeux étaient encore ouverts et arboraient des pupilles rouge sang, comme s'ils avaient été alimentés par les centaines de meurtres exécutés par leur propriétaire.
Il n'était qu'un démon qu'on avait enfin remis dans sa cage, mais cette fois-ci pour l'éternité.
Draco ne pleurait pas cet être ignoble qui avait fait de son existence un enfer depuis ses premiers jours, en le privant d'une famille aimante.
De plus toutes ses grandes idées de domination par la force ne l'avait jamais intéressé, car un vrai serpent n'use jamais de violence, mais de ruse.
La manipulation était son art comme l'argumentation l'était pour les Serdaigles, l'obéissance pour les Poufsouffles et la détermination pour les lions.
Ces derniers ne lui avaient causé que des ennuis avec leur philosophie de ne réfléchir qu'après.
Mais à présent, cela n'avait plus d'importance.
Car l'autre cadavre étais celui d'une personne qu'il avait connu depuis bien longtemps.
Il ne l'avait jamais apprécié à sa juste valeur, il l'avait même haït pendant toute sa scolarité à Poudlard, car il l'avait toujours poussé à être le meilleur et à se battre.
Alors que Draco s'il l'avait pu, aurait juste suivi ses envies et se que lui dictait son cœur.
Mais tout avait changé lorsque le blond avait ouvert sa fenêtre au hibou la veille au soir.
La lettre que celui-ci lui avait amenée lui avait ouvert les yeux à jamais, et toute sa vie il se reprocherait de n'avoir pas su aimer cet homme.
Hélas, la peur de ne pas être à la hauteur avait été la plus forte.
Harry, lui avait réussit à se libérer de ses propres chaînes, sûrement grâce à son courage de Griffondor.
Voilà une des principales raisons pour lesquelles le cœur du dernier héritier des Malfoy appartiendrait pour l'éternité à celui des Potter.
Il l'avait sauvé lui, le sauvetage de monde des sorciers c'était secondaire.
Désormais son existence allait changer radicalement, il n'aurait plus la menace de devenir un Mangemort de force, Harry et lui ne seraient plus en compétition, et surtout il vivrait comme il l'entendait.
Les toiles et ses pinceaux l'attendaient, tout comme le monde des moldus, et aussi son petit appartement secret de Londres.
Oui la vie lui ouvrait les bras, et pas qu'à lui.
« Draco, je suis désolé. »
Pourquoi était-il désolé?
Ce n'était pas de sa faute, ça ne l'était jamais d'ailleurs.
Alors comme pour le lui dire Draco Malfoy embrassa Harry Potter à pleine bouche.
Enfin le premier choix de leur nouvelle vie pleine de bonheur, qu'ils construiraient ensemble avec leurs véritables amis et peut-être leurs poupons si Merlin leur en donnait.
Car les obstacles de leur amour étaient morts cette nuit-là.
L'un était meurtrier fou de conquêtes, et l'autre un père qui avait toujours placé ses propres rêves dans son unique fils.
Mais il s'était excusé auprès de ce dernier avant de mourir, dans une lettre, quelques heures avant sa fin.
Eh oui, l'auteur peut se tromper et ne pas remarquer que Draco avait reçu DEUX lettres le soir du 14 février.
Peut-être se rattrapera-t-elle une prochaine fois...
LovARosA
