Stockholm Syndrome
par Althea Black
Disclaimer : Je ne suis pas Stephenie Meyer, les personnages ne m'appartiennent donc pas et je ne touche pas d'argent pour écrire cette fiction.
Un ÉNORME merci à : bigmonster4, Little-Pirate, Twilight33, Nienna-lo, Sarah, PetitFeeMoi, Misiri-addict, Sophie, EmyMasenCullen, Nini, Lilythestrange, Nana88, Twilight-Alice-Jasper et Flo-chan.
14 reviews pour le prologue, j'en reviens toujours pas. Un gros merci à vous, et aussi à tout ceux qui ont mis cette fiction en alerte ou qui la lisent tout simplement. C'est vraiment stimulant de savoir que sa fic est appréciée et j'espère que je ne vais pas vous décevoir avec ce chapitre. Je suis vraiment désolée de ne pas avoir répondu individuellement à toutes les reviews pour le prologue, j'ai été débordée ce week-end, mais j'essaierais de le faire au maximum à présent.
Rappel : TOUS LES PERSONNAGES SONT HUMAINS =)
Chapitre 1
J'étais bien trop occupée à faire la tête à Alice pour prêter attention aux bruits qui avaient commencé à se faire entendre hors de la pièce. Ma meilleure amie insistait sur le fait que nous étions séquestrées ici par sa faute mais refusait de tout m'expliquer. A vrai dire, j'étais un peu vexée qu'elle ne veuille pas m'expliquer ce qu'elle savait. N'étant pas une personne ayant une grande confiance en elle-même je le prenais comme une manque de confiance, comme si Alice ne me jugeait pas digne d'en savoir plus. Alice et moi étions les meilleures amies possible depuis 13 ans maintenant et même si je n'avais pas à douter je le faisais toujours constamment.
Notre amitié avait débuté lorsque Tanya, une sale petite peste du cours élémentaire, s'en était prise à moi. C'était le premier jour de notre entrée en primaire et pour une raison qui m'était toujours restée inconnue, la jolie petite blonde vénitienne qui récoltait déjà tous les suffrages m'avait prise en grippe. Tanya ne m'avait pas lâchée de la journée, se moquant de moi durant toutes les récréations, si bien que l'après-midi j'étais allée me réfugier dans les toilettes des filles pour y pleurer tout mon saoul. J'avais 6 ans, c'était le premier jour d'école et la fille la plus jolie du primaire, qui était appréciée aussi bien des élèves que des instituteurs, m'avait choisi comme bouc émissaire, moi la petite brune la plus banale de l'histoire. Une fois que mes yeux rougis n'avaient plus pu laisser échapper une seule larme j'étais sortie de la cabine et avait trouvé une brune pétillante, déjà petite pour son âge, qui me tendit un mouchoir avec un sourire. Elle m'avait demandé ce qui se passait et je lui avais raconté toute la persécution de Tanya. Alice m'avait prit la main et m'avait promit que maintenant Tanya n'oserait plus jamais s'en prendre à moi ouvertement et que personne n'oserait plus d'ailleurs. Et jusqu'à présent elle n'avait jamais failli à sa promesse. Nous avions traversé les années ensemble et là où toutes les amitiés d'enfance se détachaient alors que les personnes grandissaient, la notre n'en était devenue que plus forte. Nous étions proches comme des sœurs et avions partagé aussi bien les fou rires que les peines de cœur. J'avais une confiance aveugle en Alice et je savais que cette confiance ne s'effacerait pas malgré la situation. Si Alice refusait de tout m'expliquer c'est qu'elle devait avoir ses raisons, mais j'étais bien assez bornée pour protester un minimum.
Donc au final tout ce que je savais c'est que ma meilleure amie et moi avions été kidnappées, que ce kidnapping avec un rapport avec elle mais qu'apparemment je ne devrais pas en savoir plus. De ce fait j'avais réagi puérilement et m'étais mise à bouder, sourde aux tentatives d'Alice pour que j'arrête mon "attitude de gamine de 5 ans pourrie gâtée", ce selon ses propres mots. Vu la situation je trouvais que ces qualificatifs étaient déplacés, et au final je m'étais plongée dans ma bouderie avec plus de conviction.
Un des points négatifs à être enfermée dans une pièce sombre c'est que toute notion du temps s'envolait. Je ne saurais dire si mon réveil et ma dispute avec Alice avaient eu lieu il y a une demi-heure ou plusieurs heures. Il n'y avait pas de fenêtres dans la pièce et ainsi il était impossible de savoir s'il faisait jour ou nuit. Je n'étais pas certaine de savoir combien de temps nous pourrions endurer d'être enfermées dans une pièce sans lumières ni notion du temps qui s'écoulait. Je n'avais jamais été une spécialiste en psychologie mais j'étais convaincue que ça finirait par nous taper sur le système nerveux et que ça n'aurait pas une bonne incidence sur notre équilibre mental.
- Bella, t'entends ? me souffla soudainement Alice en agrippant mon bras.
J'allais l'envoyer balader lorsqu'un bruit de porte que l'on claquait résonna suivi par des bruits de murmures certainement pas très loin de notre prison, mais pas assez près pour que nous distinguions le sujet de la discussion. J'avais presque oublié que nous ne devions certainement pas être seules, qu'importe l'endroit où nous étions nos ravisseurs devaient se trouver pas très loin.
- Ça se rapproche par rapport aux fois précédentes, me dit Alice se doutant que je n'avais pas du prêter attention avant maintenant étant bien trop occupée à faire la tête.
- Y'a déjà eu du bruit comme ça ?
- Moins, ça avait l'air plus loin. Tout à l'heure j'ai eu l'impression que des gens se disputaient.
- Tu crois que c'est parce qu'on vient nous sortir de là ?
- J'ai bien peur que non, souffla Alice. A mon avis on va être bloquées un bon bout de temps ici avant que quelqu'un ne se rende compte de notre disparition.
Je savais qu'elle avait raison. Nous passions nos vacances dans un des appartements secondaires des parents d'Alice, nous y étions seules et nos parents savaient que lorsque nous étions en vacances nous donnions rarement de nos nouvelles de façon continue. Combien de temps s'écoulerait-il avant qu'ils ne se rendent compte que nous avions disparu ? Des jours, des semaines ... des mois ? Je refusais de penser à l'éventualité que l'alerte ne pourrait être donnée qu'à la fin de l'été lorsque nous ne retournerions pas à l'université. Il était hors de question que l'on reste croupir ici si longtemps, surtout que nous ne savions pas de quoi notre ou nos ravisseurs étaient capables.
- Je suis vraiment désolée pour tout Bella.
- Tu radotes.
- Je sais mais ...
- Écoute Ali' tu ne veux pas me dire pourquoi nous sommes là, je veux bien faire un effort pour l'accepter mais alors arrête de me rappeler constamment qu'il y a quelque chose que je ne sais pas.
- Pardon, souffla-t-elle.
Nous restâmes silencieuses pendant quelques instants, chacune plongée dans ses pensées respectives. Des milliers de questions se bousculaient dans ma tête et je faisais mon possible pour les repousser une par une, si je commençais à me torturer l'esprit avec des détails je n'en avais pas fini. Le bruit de mon ventre rompit le silence qui venait de s'instaurer et je me rendis alors compte que j'avais faim. Je n'avais aucune idée du temps qui s'était écoulé depuis mon dernier repas.
- Tu crois qu'ils vont nous nourrir ? demandais-je.
- J'espère bien, j'ai faim moi aussi alors à moins que leur but soit de nous laisser dépérir à petit feu en nous affamant il va bien falloir qu'ils nous nourrissent à un moment ou à un autre.
- Si ça se trouve c'est leur but.
- Dans les films les kidnappeurs nourrissent toujours un minimum leurs prisonniers.
- On est pas dans un film Ali', soupirais-je.
- Je sais bien Bells, mais c'est plutôt logique. A quoi bon kidnapper quelqu'un si c'est pour le laisser mourir de faim dans un coin ?
- J'en sais rien, je ne suis pas un malade psychopathe moi et franchement pour kidnapper deux gamines de 19 ans comme nous faut avoir un sérieux problème mental.
- T'as pas tord.
Je soupirai et appuyai ma tête sur le mur derrière moi en ramenant mes genoux contre ma poitrine. Il devenait de plus en plus frustrant d'attendre encore et encore une chose dont on n'avait pas idée. Car au final nous étions face à l'inconnu sans aucune certitude de ce qui pouvait se produire ou pas.
- Tu crois qu'on devrait se rappeler à leur bon souvenir ? me demanda tout à coup Alice.
Je tournais la tête vers son visage de lutin et fronçait les sourcils ne voyant pas très clairement où elle voulait en venir.
- Pardon ?
- Peut-être qu'ils ont oublié que nous étions là, répondit-elle comme si cela tombait sous le sens.
- Ça t'arrive souvent de kidnapper des gens et de l'oublier ensuite toi ? demandais-je sarcastiquement.
Alice haussa les épaules l'air de dire qu'après tout on ne pouvait être sûres de rien puisqu'on ne savait même pas à qui on avait affaire.
- On pourrait faire un peu de bruit, peut-être pour leur montrer qu'on est réveillées.
- Tu cherches à les mettre de mauvais poil ? S'ils sont pas encore venu nous rendre une petite visite c'est certainement pas parce qu'ils avaient peur de nous réveiller. On est pas chez les bisounours Alice ! D'ailleurs les bisounours n'ont jamais kidnappé quelqu'un à ma connaissance.
Je ne pouvais m'empêcher d'être rude mais sa vision optimiste et naïve des choses me pesait franchement dans cette situation. Je préférais largement voir le pire histoire d'être préparée, c'est pas comme si nous étions en vacances quelque part. Les choses risquaient d'être plus proche de ma vision que de celle d'Alice, et ce sans aucun doute.
- Tu sais pas, me souffla Alice.
- Je sais pas quoi ? demandais-je agacée.
- Tu sais pas si les bisounours n'ont jamais kidnappé personne, répondit Alice tout à fait sérieuse. Personnellement je les ai toujours trouvé un peu bizarres. Ils sont trop "Happy Life" et compagnie, ça sent la consommation de substances illicites à plein nez.
Le coin de sa bouche tressaillit et je vis qu'elle se retenait de rire pour garder son air sérieux. Devant l'absurdité de notre conversation je ne pus m'empêcher de sourire, et au premier coup d'œil échangé avec Alice je partis franchement à rire tout comme elle. Notre fou rire nerveux, basé sur rien d'autre que le stress accumulé depuis que nous avions ouvert les yeux, cessa tout net lorsque nous entendîmes le loquet de la porte s'ouvrir. Alice m'attrapa la main et la serra si fort qu'en temps normal j'aurais grimacé, sauf que là je serrais la sienne tout aussi fort anxieuse de la suite des événements. La porte s'ouvrit dans un grincement et nous plissâmes les yeux face à la lumière qu'elle laissait entrer. Ou du moins partiellement puisque une silhouette masculine se dessina dans l'encadrement.
J'espère sincèrement que ce chapitre vous a plu et n'hésitez pas à laisser vos avis, vos questions ou vos suggestions dans une petite review. D'ailleurs tiens j'me demande ce que vous pensez qu'il va se passer dans le chapitre suivant et qui pourrait être le propriétaire de la silhouette en fin de chapitre ? =)
