Stockholm Syndrome
par Althea Black

Disclaimer : Je ne m'appelle pas Stephenie Meyer donc les personnages ne m'appartiennent pas et je me suis juste permis de les emprunter pour cette histoire. J'essaierais de pas trop les traumatiser en cours de route mais je ne promet rien.

Un GIGANTESQUE et ÉNORME merci à : Little-Pirate, PetiteFeeMoi, Caro30, Look at the blue sky, Nana88, Sherazade, Twilight33, Lilythestrange, Nini, Puky, Twilight-Alice-Jasper, Aline1320, Sophie, Misiri-Addict, Bigmonster4, Emilie1996, Nienna-Lo, Caella, Flo-Chan, Mimily, Avid Reader75, Laurie, Alicew59 et Vic et Alice.
Vous êtes vraiment géniaux, vous pouvez pas savoir le sourire que j'avais sur les lèvres à la lecture de chacune de vos reviews. Donc vraiment un énorme merci, je suis vraiment contente que cette fic plaise à autant de monde et encore une fois j'espère que je ne vous décevrais pas. Je suis désolée si je n'ai pas répondu à toutes les reviews, j'ai prit un long moment la semaine dernière pour envoyer des réponses à toutes les reviews que j'avais déjà reçues et je suis désolée pour ceux qui ont reviewé après et auxquels je n'ai pas eu le temps de répondre. J'ai été vraiment débordée, ce qui explique d'ailleurs le léger retard de ce chapitre.

Rappel : TOUS LES PERSONNAGES SONT HUMAINS.


Chapitre 2

Le propriétaire de la silhouette entra dans la pièce et referma la porte rapidement derrière lui. J'entendis les loquets des serrures extérieures se refermer et mon sang se glaça. Apparemment l'homme allait rester assez longtemps avec nous dans cette pièce pour que ses acolytes prennent la peine de refermer toutes les serrures, qui au vu du bruit devaient être plutôt nombreuses.

J'écrasais les doigts d'Alice en les serrant du plus fort que je pouvais tout en gardant mon regard fixé sur l'individu qui venait d'entrer. Ce dernier nous tournait le dos et semblait trafiquer je ne sais trop quoi près de la porte. Le temps que mes yeux se réhabituent à l'obscurité, après avoir été éblouis à l'ouverture de la porte, je remarquai enfin la taille de notre visiteur. Il était à proprement dit immense et semblait tout aussi costaud. Le fait que nous étions assises à même le sol devait accentuer sa grandeur, mais même sans cela j'étais certaine qu'en me tenant debout je ne lui arriverais que quelque part au milieu du torse. Pas que je comptais tenter l'expérience de m'approcher pour évaluer sa hauteur.

La lampe du plafonnier s'alluma soudainement et l'homme se retourna lentement vers nous. Apparemment ce qu'il cherchait depuis son entrée était simplement l'interrupteur de la lumière. Mon esprit tordu avait tout de suite sauté à la conclusion qu'il était à la recherche de divers instruments en vu de notre future torture. Il ramassa un grand sac qui était posé à ses pieds et s'avança calmement vers nous. Il était brun, les cheveux légèrement bouclés et était comme je l'avais deviné dans la pénombre plutôt bien bâti. J'échangeais un regard paniqué avec Alice tandis qu'il s'approchait de plus en plus de nous l'air nonchalant.

Il s'arrêta à quelques pas de nous et pencha la tête sur la gauche comme pour nous évaluer un instant.

- Salut !

J'étais tellement sur les nerfs que lorsque sa voix avait retenti dans la pièce j'avais eu un sursaut monstre que ni lui ni Alice ne manquèrent de remarquer. Ma meilleure amie me tapota le bras comme pour me calmer et le géant eut un sourire amusé avant de s'asseoir en tailleur en face de nous, posant son sac dans l'espace vide. J'espérais que j'avais tord au sujet des instruments de torture et qu'il ne les avait pas plutôt caché dans son sac.

- Vous avez dormis sacrément longtemps, nous lança-t-il en nous scrutant une à une.

- Combien de temps ? demanda calmement Alice.

J'admirais son calme alors que de mon côté j'étais complètement pétrifiée. J'étais certaine que si j'ouvrais la bouche aucun son n'en sortirait, mais l'apparente amicalité d'un de nos éventuels kidnappeurs me laissait perplexe. Je me méfiais de son attitude, après tout il nous avait kidnappé alors il n'était soit pas très clair, soit il avait quelque chose contre nous. Rien qui n'expliquait donc la scène qui se déroulait.

- Un peu plus de 36h, répondit-il. Depuis tout c'temps vous devez avoir faim d'ailleurs, j'ai apporté de quoi manger.

Il désigna le sac devant lui et Alice lui lança un petit sourire qui me donna tout à coup envie de l'assommer. On était pas là pour faire amies-ami avec un de nos ravisseurs. C'était tout Alice d'agir de cette façon, elle n'avait aucune conscience du danger ou des choses néfastes. Pour elle il y avait toujours du bon dans chaque personne, et cela valait donc la peine de donner sa chance à tout le monde. Habituellement j'admirais cette ouverture d'esprit chez mon amie, mais présentement je la maudissais plus qu'autre chose.

- C'est génial, on meurt de faim. Au fait moi c'est Alice, et elle c'est Bella.

Elle croyait quand même pas qu'il ignorait nos noms ? Il nous avait kidnappé soi-disant à cause d'elle alors la moindre des choses était bien qu'il sache à qui il avait affaire.

- Emmett, se présenta-t-il en sortant la nourriture du sac devant lui.

J'étais complètement perdue par la situation tandis que Emmett sortait des sandwichs, deux canettes de coca et deux bouteilles d'eau de son sac. C'était limite comme si nous avions été invitées et non kidnappées. Il devait bien y avoir un piège quelque part.

- Oh je préfère le coca light, intervint Alice en attrapant un des sandwichs devant elle.

- J'y penserais la prochaine fois.

Je nageais en plein délire. Je récapitulais la situation pour moi-même essayant de trouver un sens à tout ce qui se déroulait. Nous avions été kidnappées, notre kidnappeur nous apportait de quoi manger en nous faisant la conversation comme si on était au kebab du coin et j'avais l'air d'être la seule à trouver ça étrange. Soit c'était moi qui était vraiment parano, soit Alice était une inconsciente pure et notoire. J'optais pour la seconde option lorsqu'elle porta le sandwich à sa bouche sans avoir l'air de se rendre compte de ce qu'elle faisait. J'arrêtais immédiatement son geste et pris mon courage à deux mains pour m'adresser directement au fameux Emmett.

- Goûte-le d'abord toi.

Alice me regarda l'air surpris et je la pressai du regard de donner son sandwich à Emmett. Le garçon le prit les sourcils froncés et en coupa un bout pour le manger. Je scrutais sa réaction en me donnant un faux air sur de moi et de ce que je faisais alors qu'au fond je tremblais de peur.

- J'suis pas mort donc c'est qu'on a pas du l'empoisonner, plaisanta le garçon aux allures d'ours avant de rendre son sandwich à Alice.

Je me sentis immédiatement stupide et pour le coup vraiment parano sur les bords. Emmett sembla trouver que ma requête était amusante et me taquina en me demande si je voulais qu'il goûte mon coca aussi tandis que j'ouvrais la cannette. Je lui lançais un de mes fameux regard noir et peu avenant ce qui eut pour seul effet que le garçon éclata d'un rire tonitruant, rapidement suivi par Alice.

- Jt'aime bien toi, me lança-t-il une fois son fou rire plus ou moins calmé. Tu me fais rire.

- Et bien ravie de te faire rire alors, répondis-je en laissant échapper malgré moi un sourire en coin.

Je ne pouvais pas m'en empêcher, Emmett n'avait vraiment pas l'air bien méchant et me faisait penser à un gros nounours. Il ressemblait un peu au grand frère que j'avais toujours rêvé d'avoir, mais en plus effrayant cela va sans dire. Alice, qui était la reine de la conversation, commença à lui raconter diverses situations dans lesquelles j'avais été « drôle » selon elle. La plupart de ces fameuses situations étaient simplement des manifestations de ma maladresse maladive qui relevait presque du handicap et qui me plaçait toujours dans des situations à fort taux embarrassant pour moi mais poilogène pour mon entourage, mon amie ayant « la chance » d'être aux premières loges la plupart du temps. Emmett riait tellement que j'eus presque peur qu'il finisse par s'étouffer et qu'on ait des problèmes avec les autres ravisseurs pour avoir mis l'un des leurs hors-jeu.

Le grand brun resta avec nous pendant plus d'une heure, et malgré toute la réserve dont j'essayais de faire preuve en vu de la situation actuelle, je me surpris à l'apprécier. Il plaisantait beaucoup, écoutant les histoires d'Alice dont j'étais toujours la vedette en s'esclaffant, et nous raconta même certaines anecdotes le concernant. Il nous avait mises à l'aise et la question de savoir si c'était une habile manœuvre due à la situation me brûlant les lèvres, je finis par la lui poser sans pour autant ne pas ressentir une pointe de stress. Il pourrait très bien mal prendre la question, et l'idée me traversa l'esprit lorsqu'il me fixa quelques instants en silence avant de finir par éclater de rire.

- Bella, Bella, Bella. Tu regardes trop la télévision.

- C'est ce que je lui dis toujours, intervint sagement Alice. Elle croit encore au grand amour et au prince charmant à son âge si tu veux tout savoir.

Je réagis puérilement et tirai la langue à Alice ce qui amusa beaucoup Emmett, mais ne me fit pas pour autant oublier ma question.

- T'as pas répondu à ma question il n'empêche, lui rappelais-je calmement.

- Non ce n'est pas une quelconque habile ruse, qui ne serait pas si habile d'ailleurs puisque tu l'aurais découverte.

Alice rit et je souris également, n'intervenant pas pour laisser Emmett poursuivre.

- Je préfère qu'on mette les choses au clair. Kidnapper des jeunes filles c'est pas mes habitudes, et puis franchement à quoi ça me servirait ? Je suis bien assez beau pour avoir les filles que je veux, plaisanta-t-il.

- On est quand même là et t'es de l'autre côté de la porte, lui fit remarquer Alice en m'ôtant les mots de la bouche.

- Les autres et moi on travaille juste pour des gens. Je sais même pas pourquoi vous êtes là, et franchement je ne veux pas le savoir. On a reçu des instructions je les applique à ma façon c'est tout.

- Des instructions ? demandais-je soudain sérieuse tout comme ma meilleure amie.

- Ouais mais t'en fais pas rien qui implique des heures de torture, répondit Emmett avec un clin d'œil à mon encontre.

- Je ... Tu ... Comment ? bafouillais-je en me sentant rougir.

- T'aurais vu la façon dont tu fixais mon sac quand je suis entré, on aurait dit que tu t'attendais à me voir en sortir un écarteleur.

Alice éclata de rire à côté de moi et je lui mis un coup de coude dans les côtes pour la faire se calmer.

- Ouais ben ça va, je suis un peu inquiète et vu la situation je crois que c'est normal.

- C'est compréhensible, répondit Emmett en hochant la tête gentiment.

- Et donc tes instructions on peut les connaître?

Emmett sembla hésiter et j'eus un instant l'impression qu'il allait répondre à ma question lorsque quelques coups furent frappés à la porte et qu'une voix lança un « Em' ? C'est bon ? ».

- Ouais j'arrive, lança Emmett avant de se lever et de nous adresser un sourire. Et bien mesdemoiselles se fut un plaisir de partager ce moment en votre compagnie, nous dit-il en prenant un faux air aristocratique. J'espère que nos chemins auront l'immense honneur de se recroiser dans un avenir proche pour un autre repas si distingué.

- Avec du coca light cette fois, l'avertit Alice alors qu'il se trouvait à la porte et attendait que ses amis lui ouvrent.

Il se retourna pour lui adresser un clin d'œil signifiant que c'était bien noté, et sortit avant de refermer la porte et ses multiples verrous.

- Il est cool ce gars non ? me demanda Alice avec un grand sourire. Enfin pour un kidnappeur, se reprit-elle en voyant mon regard faussement exaspéré.


Toutes mes félicitations à Look at the blue sky qui fut la seule à proposer le prénom d'Emmett pour être le propriétaire de la silhouette. T'es la seule à avoir trouvé =). J'espère que vous n'êtes pas trop déçues que ce ne soit ni Jazz ni Edward, mais ne vous inquiétez pas ils vont pas tarder à arriver ces deux-là. Sur ce j'espère sincèrement que vous avez aimé ce chapitre et comme toujours n'hésitez pas à laisser votre avis en review si ça vous dit en me disant au passage ce que vous aimeriez voir pour les prochains chapitre (un chapitre d'un autre POV que celui de Bella peut-être ?).