Stockholm Syndrome
par Althea Black
Disclaimer : Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer. Elle ne m'en a toujours pas fait cadeau mais je ne désespère pas, c'est mon anniversaire dans deux semaines alors qui sait ? L'espoir fait vivre comme on dit.
Merci à : Pichou1490, Caro30, Emy299 (qui a mis la 100eme review), Plume-x3, Twilight-Alice-Jasper, BellaSwanCullen17, Nana88, Misiri-Addict, Mag, Lilythestrange, AnneCullen69, Toujours dans les Nuages, Little-Pirate, Mamzelle-Nami, Emily1996, Mimily, Joanie xxxx, Caella, PetiteFeeMoi, Boullette, Look at the blue sky, Petite Lou, Mel31, Nini, Yuuki^^, Elisect32, SophieBelier, Samia, Jokered-23, Samy940, Alexandra, AnaisCullen et Rachoudied.
Chacune de vos reviews est une vraie bouffée d'air frais et me donne vraiment la motivation pour continuer à écrire en faisant de mon mieux pour ne pas vous décevoir. Je suis pas très douée avec les mots mais sachez que chacun de vos compliments me touche vraiment. Désolée si je n'ai pas pu répondre à tout le monde à cause de mes problèmes d'internet, je tacherais de répondre à chaque personne enregistrée pour ce chapitre.
En ce qui concerne ma connexion internet j'ai le plaisir de vous annoncer que depuis hier soir tout semble être rentré dans l'ordre, apparemment la crise est passée alors pourvu que ça dure comme dirait Patrick Sébastien.
J'en profite pour remercier également toutes celles d'entre vous qui ont voté afin de choisir le point de vue de ce chapitre. Je dois dire que la Team Jasper l'a emporté haut la main et ça ne m'a pas facilité la tache, même si vous m'avez donné une bonne excuse pour écrire de son point de vue (parce que très franchement je crevais d'envie d'essayer), car c'est vraiment compliqué d'être dans la tête de notre blondinet préféré. J'ai réécrit ce chapitre deux fois avant d'arriver à quelque chose de correct, le style est un peu différent des autres points de vue je dois avouer. Maintenant assez de blabla, je vous laisse en compagnie de Jasper (bande de chanceuses =P).
Chapitre 5
JPOV
L'atmosphère était étrange depuis qu'Emmett avait été appelé en mission à l'extérieur. Edward et moi avions peu parlé, j'étais encore un peu agacé par la tournure qu'avait prit la conversation que nous avions eut la veille. Rancunier ? Oui, et têtu. Je restais complètement sur ma position malgré tout ce qui avait pu être dit.
D'accord peut-être que les otages n'étaient que deux gamines, mais rien ne pouvait rendre l'attitude d'Emmett justifiable. Je savais que cela allait mal tourner, je le sentais. Malgré le fait que nous étions des soldats Emmett était mon frère, et je ne voulais pas le voir souffrir. Ce qui arriverait inévitablement s'il continuait à s'attacher aux otages, parce que même si j'avais remarqué sa grimace à chaque fois que ce mot sortait de ma bouche, c'était la vérité. Nous étions les kidnappeurs et elles les otages. Chacun devait rester à sa place. Je ne comprenais pas l'attitude d'Edward qui le laissait faire alors qu'il savait autant que moi que les deux filles risquaient d'être tuées à la fin. Pas que la perspective de laisser tuer des jeunes femmes m'enchantait particulièrement, mais c'était le boulot et si cela devait être fait ce serait fait. Point final.
Edward était assit face à moi et lisait un quelconque ouvrage pendant que je nettoyais mon arme. Sans Emmett la maison était silencieuse et aucun bruit ne filtrait de la chambre.
- Tu lis quoi ? Demandais-je banalement au bout de quelques heures de calme.
- Les Hauts de Hurlevent.
Je fronçais le nez et Edward sourit légèrement face à mon scepticisme. Il n'y avait que lui pour choisir de lire un roman classique lors d'un moment de détente. Cela lui correspondait totalement, les livres classiques ennuyeux et les films d'essais sans queue ni tête. Le petit intello du trio, la tête pensante, le monsieur sang-froid. A nous trois nous nous complétions, et ce depuis tellement d'années que nous ne nous en rendions même plus compte. Emmett était la force brute, l'impulsivité. Quant à moi j'étais le stratège et, d'après Emmett, le parano de service. Parfois j'oubliais qu'Edward était le plus jeune d'entre nous tant Emmett était insouciant. Maladivement et dangereusement insouciant. Il n'avait pas idée de toutes les choses qui se trouvaient au dehors, mais moi oui contrairement à lui. J'étais le plus âgé, j'étais là-dedans depuis longtemps et j'en avais déjà vu plus qu'il ne pourrait l'imaginer avant d'atterrir dans tout ça. Oui mon histoire personnelle était chargée mais même ceux que je considérai comme mes frères ne la connaissaient pas. Edward et Emmett n'avaient pas besoin de savoir ce qui avait fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
Jasper Whitlock était mort il y a bien longtemps pour laisser place à Jasper Cullen, inutile de le réveiller. J'avais fais le deuil du garçon que j'avais été très tôt et il n'était plus qu'un étranger. La vie n'aurait jamais du être si cruelle avec Jasper Whitlock, c'était un brave gosse. J'avais du mal à me dire que ce garçon c'était moi, comme si c'était une autre vie. Une autre personne, un mauvais film que j'aurais vu il y a longtemps et dont certaines bribes seraient restées accrochées à ma mémoire.
Le royal silence qui régnait fut troublé par des coups contre la porte de la chambre. Edward releva machinalement la tête de son bouquin et je posais ce que j'avais à la main brutalement sur la table. Nous échangeâmes un regard qui voulait très clairement dire "Qui s'y colle ?".
- Emmett ?
La voix fluette d'une des filles s'éleva de l'étage, et Edward me fit un signe de la tête. Nous nous levâmes tout deux, et je remis d'un coup sec le chargeur de mon arme en place avant de la placer à l'arrière de mon jean. Mon frère me suivit dans les escaliers et s'arrêta quelques pas avant moi, le visage fermé.
- Qu'est-ce qui se passe ? Demandais-je brutalement.
Il y eut un petit silence durant lequel Edward se rapprocha pour me questionner du regard. J'haussais les épaules pour lui faire comprendre que je n'y comprenais pas grand chose de plus que lui, ce n'était pas encore l'heure du repas. Peut-être qu'Emmett leur avait laissé entendre qu'on était à leur disposition. Elle risquait de vite se rendre compte que ce n'était pas le cas. Ce n'était certainement pas moi qui jouerais le chien-chien bien docile de deux gamines de 20 ans.
- Euh, je pourrais parler à Emmett ?
- Emmett est sorti. Qu'est-ce que tu lui veux ?
Ma voix était peut-être plus sèche qu'elle n'aurait du l'être mais elles devaient comprendre que nous n'étions pas dans le même camp et puisque Emmett ne voulait pas se donner la peine de poser de barrières, c'était moi qui m'y collerait. Pas que cela me gène de le faire de toute façon.
- Il faut que j'aille aux toilettes.
Je me retournais vers Edward pour savoir ce que nous allions faire. On n'avait pas pensé à cette situation. Décidément ces gamines allaient me faire chier jusqu'au bout.
- Maintenant ? Demandais-je.
- Non dans 6 ans, bien sur que oui maintenant abruti !
Mon sang ne fit qu'un tour et j'ouvris la bouche de stupeur. J'ai rêvé ou elle venait de me traiter d'abruti ? Apparemment vu le sourire qu'Edward essayait de retenir, je n'avais pas rêvé et elle l'avait bien fait. Merci Emmett de leur avait vraiment donné l'impression qu'elles pouvaient tous se permettre. Comme dirait Edward on était pas à la fête du saucisson, il était temps qu'elles le comprennent.
- On en fait quoi ? Demandais-je à Edward.
- Emmène là dans la salle de bain, je vais surveiller l'autre.
Bien sur, c'est moi qui me tape la petite insolente qui m'insulte. J'allais lui faire passer l'envie de me manquer respect de nouveau. Je fis un signe de main à Edward et il s'approcha pour m'aider à déverrouiller la porte. Il se décala ensuite sur le côté pour que je puisse ouvrir en grand et je ne calculais pas grand chose avant d'agir. Une des filles, la plus petite des deux, se trouvait debout dans l'embrasure, les bras croisés sur sa poitrine, et je l'empoignais par le bras droit pour la tirer à l'extérieur. Elle ne sembla pas trop opposer de résistance, pas que si elle l'avait fait je m'en serais spécialement rendu compte non plus, et se contenta de marmonner quelque chose sur mon manque de politesse. Elle croyait quoi ? Que y'allait avoir des chœurs qui chanterait ses louanges pendant que je lui jouerais un petit air de violon ? Quelle petite idiote.
Je la conduisis jusqu'à la salle de bain sans lui jeter un regard, tenant toujours son bras fermement pour éviter qu'elle ne tente de s'échapper. J'espère que l'idée ne lui traverserais pas l'esprit car je ne voulais pas vraiment lui faire du mal, mais j'étais armé et si je devais utiliser mon arme je le ferais. Je la poussais brutalement dans la salle de bain, sans prendre la peine de mesurer ma force après tout je n'étais pas sa baby-sitter, et elle tituba quelques pas avant de se stabiliser en massant son bras droit. J'entrais à sa suite et refermai la porte derrière moi. La salle de bain avait une fenêtre, très petite certes et certainement beaucoup trop haute pour que cette minuscule gamine puisse l'atteindre, mais je ne pouvais me permettre de prendre le moindre risque.
La gamine se tourna vers moi et recroisa les bras sur sa poitrine en me lançant un regard dédaigneux. Elle croyait quand même pas qu'elle me faisait peur avec son regard noir ? Oh mon dieu, cette sale gosse se prenait vraiment pour quelque chose.
- Tu vas rester là ?
- Est-ce que j'ai l'air de partir ?
Elle fronça les sourcils puis ne dis rien quelques instants, se contentant de me fixer d'un air curieux. Son regard me mettait mal à l'aise et je lui lançais un regard noir pour le faire stopper, ce qu'elle fit. Et oui gamine, un vrai regard mauvais c'est ça. Prend des notes, si tu sors d'ici vivante ça pourra toujours te servir dans la vie.
Je m'appuyai contre la porte et fixait le mur face à moi tandis que la petite otage allait dans la cabine de toilette indépendante. Elle ressorti à peine une minute plus tard et se balança d'un pied sur l'autre sans rien dire, l'air d'attendre que je prête attention à elle. Sale gosses de riches, ils croyaient vraiment que le monde tournait autour d'eux et que leur présence dans une pièce signifiait que toutes les personnes présentes devaient leur prêter attention et pourquoi pas vénérer le sol qu'ils foulaient. Si elle attendait cette attitude de ma part elle risquait de pourrir sur place ici même.
- J'peux prendre une douche aussi ? Fini-t-elle par demander quand elle comprit que je n'allais pas bouger d'un pouce.
Je ne répondis pas et lui lançait un regard exaspéré. Et puis quoi encore ? Elle voulait pas se faire une manucure pendant qu'elle y était ?
- Y'a une douche et des serviettes dans cette pièce, c'est pas pour rien tu sais, argumenta-t-elle en me montrant la douche et les serviettes posées sur ma gauche comme si j'étais particulièrement demeuré.
Elle me fixa de nouveau et je sentis qu'elle n'allait pas me lâcher la grappe tant que je ne l'aurais pas laissé prendre sa putain de douche. Courage Jasper, elle prend sa douche et tu es tranquille pour le reste de la journée, après Emmett rentre, reprend sa place de saint-bernard et toi tu ne revois plus cette petite tête de lutin de toute ta vie. Tu ne veux pas la tuer maintenant ... enfin si tu en as cruellement envie mais tu risques d'avoir des problèmes si tu le fais maintenant, alors reste zen mec !
- Okay, soupirais-je vaincu.
- Et ben tu vois ça t'as pas tué d'être sympa 5 secondes. Au fait moi c'est Alice.
J'hochais la tête et appuyais ma tête en arrière contre la porte pour regarder le plafond. Comme si ça allait m'empêcher de dormir de ne pas savoir si elle s'appelait Alice, Conchita ou Ginette.
- Tu vas me dire ton prénom ou je dois deviner ?
- T'as pas besoin de le connaître, répondis-je sèchement sans la regarder.
- Emmett s'est présenté lui au moins.
- Saint Emmett soit loué alors, maintenant tu la prends ta douche avant que je change d'avis ?
- Olala quelqu'un est dans sa mauvaise période du mois on dirait.
Je me retiens de secouer la tête devant son inconscience. Je n'avais pas l'impression d'avoir l'air particulièrement aimable, il y avait une arme qui dépassait de mon jean et elle, elle discutait comme si on était à la fête du saucisson. Et voilà que ça me reprenais cette histoire de fête du saucisson, maudit soit Edward et ses expressions absurdes.
Je rebaissais la tête lorsque la gamine se mis à s'agiter dans la salle de bain et à ouvrir les placards comme si elle était à l'hôtel.
- Tu me fais quoi là ?
- T'as pas l'air particulièrement trop crasseux donc vous devez bien vous lavez, alors je cherche un gel douche et du shampooing.
J'avais quoi ? L'air pas trop crasseux ? Quel beau compliment, cette fille savait parler aux preneurs d'otages. Inconsciemment je m'appuyai sur le côté droit, tourné vers elle, mon arme très clairement apparente. Le regard d'Alice s'y arrêta un instant puis elle continua comme si de rien n'était, me tournant carrément le dos pour mieux fouiner. Elle fini par trouver son bonheur, et attrapa une serviette avant d'avancer vers la douche. Je la suivit du regard, me rappuyant dos à la porte, et elle s'arrêta devant les battants pour se tourner vers moi et me lancer un regard sévère.
- Je te préviens perverso, si tu tiens à ta vie t'as pas intérêt à te rincer l'œil.
Si je tenais à ma vie ? On aura tout vu. Oh hey, c'est une otage qui dit ça à son kidnappeur après l'avoir affublé du surnom de perverso. Cette Alice se prenait vraiment beaucoup trop au sérieux pour son propre bien.
J'espère que le style que j'ai utilisé pour le point de vue de Jasper vous a plu et que vous avez aimé ce chapitre. N'hésitez pas à laisser une petite review en cliquant sur le bouton juste en dessous.
