Stockholm Syndrome
par Althea Black

Disclaimer : Les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer

MERCI à : Pichou1490, SandraPattinson, Look at the blue sky, AnneCullen69, Sama-66, Rose, Aude77, Little-Pirate, Emy299, Inconnue707, Samy940, Mel31, SamiaCullen, Rachoudied, Caella, Caro30, Kim !, Ananaxtra, Mimily, xalexeex25, Jokered-23, Miliemilie, Bigmonster4, Edward, Pauline, Roselamignone, Emilie1996, Aunda, Delphine-del, Tiftouff19, Lilythestrange, Lena -lna933-, PetiteFeeMoi, Puky, Yuuki^^, Nini, Galswinthe, , Jenna, xSoniaa et Faaan.
Je suis désolée j'ai deux petits jours de retard sur ce que j'avais prévu, mais j'ai du reprendre tout le chapitre car je me suis rendu compte qu'à la première écriture j'avais retranscrit le POV Bella comme un POV Jasper. Ce chapitre est un chapitre de transition, les choses vont être différentes et s'accélérer dès le chapitre suivant, donc il ne s'y passe pas tellement de choses. Le POV est en majorité celui de Bella, sauf la fin qui est du POV Edward car je voulais vous montrer ce qui se passait du côté des « méchants ».
Note : Le chapitre n'est pas encore corrigé, je m'en occuperais ce soir.


Chapitre 8
BPOV

Je jetai un nouveau regard en coin à Alice mais celle-ci ne sembla toujours pas le remarquer. Je ne pouvais m'empêcher de me demander ce qui c'était passé hors de cette chambre, depuis qu'Alice était revenue elle était simplement restée assise à côté de moi, en silence. Et cela faisait au moins une dizaines de minutes. Que je reste silencieuse aussi longtemps n'était pas un fait d'État, mais qu'Alice veuille le rester -et surtout le puisse- n'était certainement pas normal. En 13 ans d'amitié je n'avais vu mon amie rester aussi calme et silencieuse aussi longtemps, pour être franche Alice était rarement silencieuse et surtout jamais vraiment calme après un évènement. Qu'importe l'évènement. Et passer un moment avec un kidnappeur était sans conteste un évènement selon ses critères. Elle ne m'avait posé aucune question sur ce qui s'était passé pendant son absence et ne m'avait rien dit sur son escapade ce qui n'était vraiment pas son genre. Je commençais à être sérieusement inquiète, et si l'homme qui l'avait emmené lui avait fait du mal ? Je ne l'avais que brièvement aperçu mais il ne semblait pas très aimable, en tout cas bien moins qu'Emmett et je crois que je pouvais dire sans trop m'avancer qu'il devait l'être également moins que l'adonis qui était resté avec moi. J'essayais de ne pas me laisser distraire en pensant à ce sublime dieu grec auquel je n'avais même pas songé à demander le prénom, même s'il ne me l'aurait peut-être pas donné vu les sautes d'humeurs qui avaient semblé le caractériser le temps de sa présence.

- Ali' ?

- Mmm ?

- Tout va bien ?

Alice releva le visage et se tourna légèrement vers moi, en fronçant les sourcils.

- Pourquoi quelque chose ne va pas ? Questionna-t-elle à son tour.

- A toi de me le dire, t'as pas desserrer les dents depuis presque 20 minutes.

- Désolée, j'étais ailleurs.

Je secouais la tête pour lui faire savoir que ce n'était rien. Ce n'était pas des excuses que je voulais mais simplement des explications, j'étais de plus en plus franchement curieuse. En fait j'étais de plus en plus comme Alice, cet endroit bouleversait presque nos personnalités. Si on était dans Harry Potter je dirais même que quelqu'un nous avait jeté un sort.

Alice commença à s'agiter de plus en plus à mes côtés et je sentis qu'elle redevenait elle-même, je n'aurais jamais pensé dire cela un jour mais j'étais contente qu'Alice l'insolent petit lutin soit de retour.

- Oh Bella si tu savais, soupira-t-elle.

- Je demande que ça, marmonnais-je.

- Au fait j'ai crut remarquer que ton gardien était plutôt mignon, plutôt pas mal ton genre.

Je marmonnais quelque chose d'incompréhensible même pour moi, finalement ce n'était pas plus mal quand elle était complètement out. Je voulais qu'elle me raconte ce qui s'était passé de son côté, pas qu'elle me fasse subir un insupportable interrogatoire made in Alice.

- Ne fais pas genre tu ne l'as pas remarqué, tu rougis en plus de ça très chère.

- Peu importe, raconte-moi plutôt ce qui t'as poussé à battre ton record de silence hors sommeil.

- C'est lui Bella, couina-t-elle en m'agrippant le bras.

- Lui qui ?

- Le bon, Belly-Bells.

Je ne relevais même pas l'emploi de ce surnom complètement idiot et me contentais de la fixer sans comprendre. Ses mots mirent quelques secondes à percuter complètement mon cerveau et je clignais des yeux bêtement.

- Es-tu en train de me dire que tu as décidé qu'un des kidnappeurs était l'homme de ta vie ?

- Bien sur que non, répondit-elle agacée. Je n'ai rien décidé, je l'ai vu. C'est notre destin.

- Ben bien sur ...

- Ne sois pas septique Belly-Bells, je l'ai senti. Je l'ai vu dans son regard, mon futur est lié au sien j'en suis persuadée.

- Donc ça a été le coup de foudre ? Questionnais-je en occultant une nouvelle fois le surnom qu'elle avait employé.

- Non c'est plus que ça, c'est pas comme dans les films. Je l'ai pas vu et paf je me transforme en guimauve. J'ai juste vu que ma vie était liée à la sienne maintenant.

- Et tout ça avec un seul regard ?

- Y'avais de l'électricité dans l'air Belly-Bells.

- Tu peux arrêter de m'appeler Belly-Bells, mademoiselle marshmallow ?

Alice gloussa et je su que j'allais en déguster. Je m'étais plainte d'Alice l'accro au shopping, d'Alice la pile électrique et même d'Alice la silencieuse; mais là j'avais le pressentiment qu'Alice l'amoureuse serait 100 fois plus insupportable que tout ce que j'avais pu expérimenter au long de ces années d'amitié. Alice n'était pas romantique, elle ne croyait pas au grand amour et à, je cite ses propres mots, « toutes ces conneries ». Elle adorait peut-être les mariages, et avait même déjà quasiment minutieusement programmé le sien avant même d'avoir trouvé l'éventuel futur époux, mais elle avait aussi déjà programmé le déroulement de son premier divorce. C'était Alice, du moins c'était Alice telle que je la connaissais et je n'aurais jamais parié qu'un jour elle vienne me parler de destin, d'homme de sa vie et d'électricité dans l'air. Sans parler du fait que l'homme en question était un bandit et nous retenait en otage en plus. Moi qui trouvais que j'étais dérangée mentalement pour avoir fantasmé sur le dieu grec qui m'avait servi de gardien, je n'étais pas si folle que ça. Ou alors Alice était vraiment beaucoup plus atteinte que ce dont j'aurais pu me douter, ce qui était une possibilité fort envisageable.

- Dit tu aurais peut-être du demander à ton nouveau chéri de nous donner un réveil ou quelque chose de ce genre là, lui fis-je remarquer. Je commence à craquer sans repères de temps ni rien.

Alice resta silencieuse quelques secondes, puis se retourna vers moi en sautillant quasiment sur place ce qui était presque une prouesse physique dans le sens où nous étions assises au sol.

- Je crois qu'il ne m'aime pas trop.

- Qui ça ? Demandais-je.

J'avais définitivement l'impression d'avoir manqué un chapitre.

- Ben Perverso.

- Perverso ?

- Oui je l'appelle Perverso, il a pas voulu me dire son nom alors j'ai du improviser.

- Improviser ? J'ai vraiment l'impression d'avoir manquer quelque chose dans l'histoire là Alice. Vous vous aimez à la folie des hommes (*) mais il n'a pas voulu te dire son prénom, donc tu l'as surnommé Perverso ?

- Bah en fait c'est que moi je l'aime à la folie des hommes, mais lui je crois qu'il me trouve un peu casse-pieds.

Je ne vois vraiment pas pourquoi il pourrait penser ça, ne pus-je m'empêcher de penser. Elle l'avait quand même qualifié d'idiot avant même de l'avoir vu alors forcément niveau première impression elle n'avait pas cassé la baraque.

- Je lui ais chanté du Britney Spears pendant que je prenais ma douche, confessa-t-elle avec un petit sourire amusé.

- Pauvre garçon, soupirais-je en souriant à mon tour. C'est sur que de cette façon il va se traîner à tes pieds dans peu de temps, mais peut-être pas pour te déclarer sa flamme.

- Ah que tu es drôle, il t'a drôlement revigoré ... euh comment s'appelle-t-il le tien ?

- Le mien ?

- Le garçon qui était avec toi.

- Je n'en ais aucune idée.

- A toi non plus il n'a pas voulu te le dire ? Ils en font une vraie affaire d'État d'un petit prénom.

- C'est qu'en fait je ne lui ai pas vraiment demandé, avouais-je.

- Bella ! S'exclama Alice en prenant son meilleur air offusqué.

J'avais une nouvelle fois faillit à la tache qu'Alice s'était efforcée de m'apprendre depuis tant d'années, à savoir être curieuse comme pas deux et poser toutes les questions les plus indiscrètes possibles à tout le monde qu'importe la situation.

- Ben quoi ? Je ne l'aime pas à la folie des hommes moi alors j'ai pas jugé ça utile, la taquinais-je.

- Tu ne l'aimes peut-être pas à la folie des hommes mais il t'a drôlement décoincé, parce que sincèrement depuis qu'on est là t'es vraiment pas marrante.

- C'est peut-être parce qu'on est retenues contre notre gré ? Lui rappelais-je sarcastiquement.

- Oh allez Belly-Bells, on va pas s'plaindre non plus !

- Ah non ?

- Ils sont drôlement sexy nos kidnappeurs quoi !

EPOV

- Jazz ?

- Mmm ?

- Tu ne crois pas que finalement Emmett a raison ? Demandais-je en me massant la nuque gêné.

- A propos de quoi ?

- Des gamines, on y va peut-être un peu trop fort dans le rôle des preneurs d'otages non ?

Jasper posa son arme, qu'il était en train de nettoyer pour ne pas changer les bonnes habitudes, sur la table et releva le visage lentement vers moi. Il n'avait pas l'air content du tout, très loin d'un moment invitation-à-un-barbecue-dimanche-après-midi-et-personne-n'oublie-son-bob et encore moins content que mes meilleurs moments en mode méchant, lunatique et vilain Edward.

- C'est une blague ? demanda-t-il d'une voix calme et froide.

- Euh non, avançais-je avec hésitation.

- Putain mais c'est quoi votre problème à vous les jeunes ? Explosa-t-il en tapant violemment du poing sur la table. Tu crois qu'on est là pour rigoler Edward ? Tu te prends pour Emmett ? J'vais devoir vous baby-sitter vous deux en plus des sales gamines ? On s'en tien au plan et c'est tout ! T'as intérêt à te tenir à carreaux sinon je préviens Carlisle c'est clair ? J'en ai ma claque de vous deux et de vos conneries !

Je restais silencieux de longues minutes, lui laissant le temps de se calmer. Il avait l'air d'une cocotte-minute sous pression qui explosait enfin. Je l'avais déjà vu se mettre en colère contre Emmett, le menacer d'en référer à Carlisle et autres, mais jamais au point de se mettre dans cet état là. Et bizarrement je n'étais pas totalement certain que c'était moi qui avais fait monter la vapeur dans la cocotte-minute, j'avais simplement retiré le bouchon pour qu'elle explose.

- T'es sur que ça va Jasper ? Demandais-je quand je vis qu'il commençait à reprendre une couleur normale.

- Vous me fatiguez, répondit-il en se massant les tempes.

- Désolé, je voulais pas te foutre en pétard c'est juste que je pensais ... commençais-je.

- Arrête de penser alors, c'est pas ton rôle, me coupa-t-il. Les choses sont pensées plus haut et nous on exécute selon le plan établi, point barre. Pas d'extras ou autres, et je reviendrais pas là-dessus Edward. Je ne plaisante pas.

J'hochais la tête car c'est certainement l'attitude qu'il attendait de ma part mais je n'étais pas prêt de lâcher l'affaire.

- C'est quoi le problème Jazz ?

- Il n'y a aucun problème à part Emmett et toi qui voulez vous la jouer mère Thérésa d'un coup.

- Ça s'est mal passé avec la fille ?

Je vis les muscles de ses bras se tendre et il serrait son arme tellement fort tout à coup que les jointures de ses doigts en devinrent blanches.

- Elle est folle mais ce n'est pas un problème, du moins ce n'en sera certainement plus un.

Je me mordis l'intérieur de la joue pour ne pas demander plus d'explications. Je n'étais vraiment pas certain d'en vouloir plus. Si elle l'avait provoqué elle avait certainement du le payer d'une façon ou d'une autre, et je ne savait pas vraiment jusqu'où Jasper était capable d'aller. Il avait toujours été le plus dur et secret d'entre nous.

- On se conforme au plan maintenant, et je n'y reviendrais pas. Tu pourras le dire à Emmett quand il reviendra. Je veux pas que ça tourne mal, dit-il d'un ton sans appel.

- Je ne vois pas en quoi ...

- Crois-moi Edward, ça pourrait vraiment tourner très mal pour nous. Je vais aller m'allonger, si y'a du mouvement réveille-moi et ne fait rien avant.

Il se leva brusquement et je le suivi du regard alors qu'il entrait dans la chambre du bas. Si je ne m'abusais Jasper venait de prendre le commandement de l'opération. Il se passait vraiment quelque chose d'étrange ici ...


(*) « Aimer à la folie des hommes » : ne cherchez vraiment pas le sens de cette expression car elle n'en a pas XD

J'espère que ce chapitre vous a plu. N'hésitez pas à cliquer sur le bouton en dessous pour me donner votre avis.
Au passage j'ai débuté une nouvelle fiction que je pense mettre en ligne bientôt (et dont j'alternerais les MAJ avec celle-ci) et je cherche une relectrice pour cette nouvelle fic, donc si vous êtes intéressée n'hésitez pas à me contacter par PM ou Mail pour plus d'infos =)