Bonjour lectrices !
Tout d'abord, je tiens à remercier les revieweuses ! Je n'arrive toujours pas à croire que mon premier chapitre ait eu 11 reviews !! 11 ! J'en ai eu les yeux grands comme des souaffles lol ! Parce que franchement et personnellement je trouve que 11 reviews pour un premier chapitre c'est plus que bien.
Enfin bref, tous ça pour dire que je vous remercie, j'ai adoré lire chaque review et surtout y répondre.
C'est un réel plaisir de partager cette fanfiction avec vous. Le deuxième chapitre est donc là, tout chaud et à temps. Cette fois-ci il se lit du point de vue de Sirius Black, ce sera d'ailleurs le seul.
J'espère qu'il ne vous décevra pas : ( sinon je m'excuse par avance.
J'ajoute, pour ceux et celles que ne lisent pas mon autre fic et qui n'ont donc pas été mis au courant, que mes fics acceptent enfin les reviews anonymes. En fait c'était une option que je ne connaissais pas donc, encore une fois, merci à Mak64 de me l'avoir dit ^^.
Bon j'arrête de bavarder et vous souhaite une bonne lecture.
A lundi prochain (je décède déjà d'impatience :p).
Ceycey
Chapitre 2 : Chiche de m'accepter comme je suis ?
Cela fait cinq mois que j'attends ce moment ! Après cinq mois et une centaine de lettres échangées, je vais enfin savoir qui elle est ! La rencontrer, savoir si elle a la voix que j'imaginais, si elle est aussi jolie qu'elle le disait avec tant de modestie et surtout si elle est aussi intéressante en vrai que sur papier.
Je suis sorti de ma chambre avec optimisme (comment faire autrement devant les sourires encourageants de mes trois amis ?) mais maintenant que je suis sur le lieu de rendez-vous, le stresse me gagne.
En plus, elle est en retard de quinze minutes ! J'espère qu'elle ne s'est pas dégonflée à la dernière minute. Je sais qu'elle n'aimait pas trop cette idée.
Plus j'attends et plus je m'impatiente !
Eh mais … qui à éteint la lumière ?!
-Euh … Princesse B ? C'est toi ?
-Chuuut !
Je ne vois strictement rien mais j'entends des pas légers se rapprocher de moi. Et si ce n'était pas elle ? Si c'était … un piège de serpentards ?! J'aurais dû demander à James de rester dans les parages au cas où …
Je sens que la personne est maintenant toute proche, dans mon dos et une sorte de tissu vient couvrir mes yeux.
-Hééé ! M'écriais-je vivement.
-T'inquiètes pas Sirius, c'est bien moi, chuchote la voix derrière moi.
-Pourquoi tu fais ça ? On avait dit qu'on se rencontrerait enfin ! Pour de vrai !
Quelle tricheuse ! J'en ai assez de ce petit jeu ! J'essaye d'enlever le ruban à tâtons mais ses mains m'en empêchent.
-S'il te plaît, m'implore-t-elle toujours en chuchotant. Je sais que ce n'est pas encore le bon moment. Fais-moi confiance Patmol.
En soupirant, je baisse les mains, résigné. Je suis déçu car je n'aurais pas de réponses à la plupart de mes questions.
-Okay, mais ne rallumes pas la lumière ! Si je ne peux pas te voir tu ne me verras pas non plus !
-Sirius, dit-elle en riant, tu oublies que je sais déjà à quoi tu ressembles. Sinon, on n'en serait pas là.
Je souris malgré moi, c'est vrai que je peux paraître bête des fois. Mais quand même, je me sens encore et toujours en infériorité.
-J'ai pas trouvé tes initiales !
-Tu veux bouder jusqu'à ce que l'on reparte chacun dans notre dortoir ?
-Non, mais … je suis frustré, tu comprends ?
-Je t'ai dit qu'il y en avait trois et si tu veux savoir, elles sont glissées dans mes lettres sous la forme d'un mot … en quelque sorte.
-J'aime pas les devinettes ! Dis-je en soupirant.
Elle rit encore, elle a l'air de beaucoup s'amuser. Dés que je pourrais, je réfléchirais à cet indice, je sais déjà que la première lettre est « B », il ne reste donc plus qu'à trouver un mot de trois lettres commençant par « B ».
-Des nouvelles de ta sœur ? Demandais-je pour faire la conversation.
-Oh ! Oui, en fait elle a encore fait une simple fugue, avoue-t-elle en souriant (du moins je le devine).
-Pourquoi tu parles à voix basse ?
-Bah ! Pour ne pas que tu me reconnaisses, voyons !
-Alors je te connais ?!
Ce n'est pas une totale inconnue dans ce cas ! Voila qui restreint la recherche. Quoique … non, je connais tellement de filles à Poudlard ! Raaah cette situation m'énerve !
-Sirius, ne commences pas, s'il te plaît.
-Oui tu as raison, désolé. C'est que j'étais tellement content que tu acceptes enfin cette rencontre que maintenant je suis … déçu.
-Je comprends, c'est normal mais … je ne pouvais vraiment pas laisser faire ça, pas tout de suite.
-Okay, tant pis, la prochaine fois peut-être ?
-Peut-être, répond-t-elle amusée.
-Est-ce que je peux au moins … te toucher ?
-Hé ! Tu vas un peu vite en besogne ! S'exclame-t-elle.
-Non, je veux dire … tes cheveux, tes mains, quelque chose … pour que je sache que je ne suis pas en plein délire, répondis-je après avoir éclaté de rire.
Bon c'est vrai que la question portait à confusion mais quand même, je ne suis pas de ce genre là.
Elle prend délicatement mes mains et les posent sur ses cheveux. Du moins je les devine. Ils sont fins, doux et je sens un tissus sur le haut du crâne, peut être un ruban. J'ai l'impression que ce geste est la récompense pour ma patience. De longs mois passés à seulement imaginer. Et puis j'ai la réponse à une de mes questions : ses mains sont douces et toute petites comparées aux miennes.
Je descends petit à petit mes mains sur son visage et m'arrête quand je sens son souffle chaud sur mes paumes.
-C'est quoi ce sourire ? Me demande-t-elle.
-Au moins ton petit secret ce n'est pas que t'as peau est rugueuse et pleine de boutons, plaisantais-je.
-Pfff, c'que tu es bête !
En riant je l'approche de moi pour la prendre dans mes bras, elle se laisse faire sans broncher. Je peux facilement poser mon menton sur le haut de sa tête. J'inspire un grand coup pour sentir son parfum ! Je crois sentir une odeur de prune, d'orchidée et même de la framboise. Un délicieux mélange !
-Et tu ne sens pas la crotte de sombral, poursuivais-je.
-Bin j'te remercie ! C'est censé être un compliment ? S'emporte-t-elle.
-J'adore quand tu t'énerves, lui dis-je en riant. Mais j'avoue que c'est encore mieux en vrai que par lettres. Et toi, tu n'es pas impressionnée de te retrouver aussi près de Sirius Black ?
-Humpf ! Comme si c'était la première fois !
-Ah ?!
Alors je l'ai déjà vu de près ! Je vais peut être pouvoir réussir à lui sortir les vers du nez assez facilement.
-Hum … euh et sinon, ta journée ?
-Tu changes de sujet ! La sermonnais-je.
-Non Sirius, je ne ch…
-Si !
-Tu as dit que tu attendrais ! S'il te plaît ne gâche pas cette soirée.
-Mais tu ne peux pas m'en vouloir d'essayer.
-Et toi tu dois me faire confiance ! Je sais que tu n'es pas prêt à savoir ce que c'est ce « micro petit détail » ! Dés que tu me verras tu sauras et alors …
-Et alors quoi ? M'impatientais-je.
-Et alors ce sera fini, déclare-t-elle tristement.
-Dis pas de bêtises !
-Ce n'est pas des bêtises, je te connais !
-Ah oui ? En es-tu sûre ? Si ça se trouve ton détail me passera au dessus.
-Ca j'en doute, marmonne-t-elle.
-Aller, ça ne peut pas être si horrible que ça, pas à notre âge ! Ce n'est pas comme si tu étais une tueuse psychopathe ou une serpentarde ! M'esclaffais-je.
Franchement, je ne vois pas ce que ça peut être mais a mon avis quand je le saurais je trouverais ça débile ! Peut être n'est-elle pas aussi mature que je ne le pensais.
-J'ai été bête de croire que je pourrais te séparer de tes préjugés !
-Quoi ? Je n'ai pas de préjugés ! M'énervais-je.
-Un con reste un con !
-Hé je t'interdis de dire ça ! Qu'est-ce que j'ai dit pour que tu t'énerves?!
-T'as gagné Sirius, on arrête là. C'était perdu d'avance seulement j'étais trop naïve pour le reconnaître, dit-elle d'une voix de plus en plus lointaine.
-Tu t'en vas ? Non, reste !
Pour réponse j'entends la porte claquer. Hébété, j'allais l'appeler mais « Princesse B » me semble tout à coup ridicule. J'enlève donc mon bandeau mais elle m'a laissé dans le noir. Le temps de chercher à tâtons ma baguette et de sortir, il est trop tard pour que je l'aperçoive dans le couloir.
Je crois que j'ai tout gâché ! Mais tant mieux, si elle est capable de s'énerver pour un rien c'est que c'est pas une fille pour moi finalement. N'est-ce pas ? Roh puis je m'en fiche, tant pis pour elle, elle ne sait pas ce qu'elle perd.
Quand je rentre dans mon dortoir, les gars sont déjà endormis. Enfin c'est ce que je crois. Tout à coup James saute de son lit et les deux autres se réveillent aussi.
-Alors ?
-Elle est comment ?
-C'est Stacy ? Aller, je suis sûre que c'était elle.
-Je ne l'ai pas vu, répondis-je dépité.
-QUOI ?!
Je m'assois sur mon lit et ils viennent vite m'y rejoindre, m'intimant de tout leur raconter.
-Elle n'est pas venue ? Me demande James.
-Si, mais elle m'a mis un foulard autour des yeux.
-Oh la garce, c'est d'la triche ! S'écrie Peter.
-Ouais, poursuivais-je, donc vous comprenez, j'étais un peu énervé et la conversation à dérapé.
Je leur relate brièvement ce dont je me souviens, surtout les dernières phrases échangées et sa réaction.
-Je ne comprends pas ce que j'ai pu dire pour qu'elle se mette dans cet état !
-Ouais, cette fille est bizarre, dit James l'air songeur.
-Tu lui as dit : « Ce n'est pas comme si tu étais une tueuse psychopathe ou une serpentarde », c'est ça ? Me demande Remus l'air songeur.
-Oui, acquiesçais-je.
C'est ça qui est énervant avec Remus, il voit toujours des trucs que nous, nous ne voyons pas ! Qu'a-t-il deviné encore ?
-Et si c'était ça ? Demande-t-il comme s'il avait résolu tous mes problèmes.
-Tu crois que c'est une tueuse psychopathe ? Demandais-je incrédule.
-Mais non !
Impatient, Remus se lève et se plante devant nous.
-Et si c'était une serpentarde ?
-Arrête, soupirais-je, c'est ridicule.
-Et pourquoi pas ? Réfléchis Patmol. Ce n'est qu'un tout petit détail mais ça fait partie d'elle et elle est sûre que c'est quelque chose que tu n'aimerais pas.
-Alors tout s'explique, dit James.
-Non ! C'est impossible, elle ne leur ressemble pas !
-Ce serait si grave si elle était à Serpentard ? Demande Peter.
-Non, mais c'est ce qu'elle croit, explique Remus.
-Sirius, il faut vite que tu la retrouves pour lui expliquer que tu t'en fiches ! S'exclame James tout joyeux.
-Ca va pas ? Jamais je ne sortirais avec une Serpentarde ! Elle m'a bien eu pendant tout ce temps, elle a dû bien rire pendant cinq mois mais maintenant c'est fini ! Je ne lui écrirais plus et je ne compte pas la retrouver.
J'aimerais vous dire qu'on en est resté là mais c'est sans compter sur mes amis, les plus bornés qu'il puisse exister. J'ai préféré les laisser dire, faire comme si de rien n'était. Mais c'était dur de me laver les dents en ignorant James qui n'arrêtait pas de délirer : « Mais Patmol, tu ne peux pas tourner le dos à l'amour pour une raison aussi ridicule » ou encore mieux « J'aimerais tellement que tu vives le même bonheur que moi avec Lily ! ». J'ai dû leur lancer un silencio à chacun pour avoir la paix !
Mais évidemment impossible de dormir. J'ai appris à connaître cette fille pendant cinq mois, enfin je croyais la connaître. Et en une soirée, je dois assimiler le fait que tout ça n'était que des conneries, peut être même un piège et surtout je dois me rentrer dans le crâne que c'est fini tout ça ! Et le pire c'est que je me suis confié à elle, je lui ai même dit certaines choses dont je n'ose pas parler avec mes propres amis, mes meilleurs amis !
Alors oui, cette fille à très bien réussi son coup mais je ne me ferais plus avoir.
Une Serpentarde ?! Tssss, il manquerait plus que ça !
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