Voila une autre suite, j'espère qu'elle vous plaiera, je sais elle peut paraître bizarre mais c'est normal. Merci a ma beta et a mes revieweuses. La suite mercredi.

Chapitre 5: monster 4 première rencontre:

Je baignais dans le sang, j'étais terrifiée à l'idée que l'on me trouve, que l'on me renvoie de l'école, que l'on me jette en prison. Je paniquais, j'avais l'impression de ne plus rien contrôler. Mon cœur battait si fort dans ma poitrine que je crus qu'il allait exploser. Je me levai d'un bond et m'éloignai du corps bientôt sans vie que je venais de mutiler. La porte s'ouvrit lentement; je restai pétrifiée sur place.

Un garçon apparut, un Serpentard, il s'avança. Je ne savais plus quoi faire, je devais le faire taire d'une façon ou d'une autre. La peur me fit resserrer mon emprise sur la lame encore chaude et rougie par le sang qui m'était restée entre les mains, je ne la sentis pas s'enfoncer dans ma peau. Le garçon s'approchait toujours de moi, pétrifiée par la peur, je ne savais que faire, je ne pouvais ni bouger ni parler. Il me prit la main et en retira la lame. Il me souriait, je fus incapable de lui répondre.

« Il le méritait sûrement. »

Aucun mot ne put sortir. Je prenais lentement conscience des mes actes. Je le regardai dans les yeux, ils étaient d'un noir profond, comme ses cheveux, il était mince et athlétique, avec une peau extrêmement pâle. Je devais reprendre contenance, je ne pouvais pas me permettre de me laisser aller devant le premier venu. Je respirai profondément, et j'essayai d'enterrer mon angoisse au plus profond de moi. Il fallait que je garde le contrôle... que je reprenne le contrôle.

« Que viens-tu faire ici?

- Je pourrais te retourner la question, surtout puisque tu es avec un garçon bien amoché... Et vu tout le sang sur toi, je ne pense pas que tu sois étrangère à tout ça. »

Je restai muette, je ne savais plus quoi faire, le peu de contrôle que j'avais eu sur moi-même avait disparu. Je sentis mes jambes se dérober sous le poids de mon corps, je me sentais partir. Une fois encore je n'avais aucun contrôle sur ce qui m'entourait. Je l'entendis me dire « Je vais t'aider », tandis que je me laissais glisser contre le mur derrière moi. Je ne pourrais pas raconter ce qui ce passa, mon cerveau s'arrêta de fonctionner. Il me semblait le voir s'affairer sur le pauvre gars que j'avais presque tué, même s'il le méritait. Je n'arrivais pas à réaliser.

Je suis restée assise peut-être cinq minutes, une heure, des heures, je n'avais aucune notion du temps, effondrée sur le sol froid des toilettes, mais il était toujours là à essayer de le soigner pendant que je restais perdue dans ma torpeur. Au bout d'un moment, je le vis me tendre la main, je l'acceptai et essayai de me relever avec son aide. Il me dit:

« Nous devrions partir avant qu'il ne se réveille, il ne se souviendra de rien, il croira avoir trop bu et avoir atterri ici. Tu devras te changer et cacher tes vêtements jusqu'à ce que tu puisses les brûler, tu devras les faire disparaître bientôt. Nous rentrons dans nos dortoirs, tu te doucheras et personne ne devra te voir, puis tu iras te coucher. Et tu ne raconteras à personne ce que tu as fait ce soir, en parlant encore moins de moi. Compris? »

Pour toute réponse, je hochai la tête. Je fis ce qu'il m'avait dit de faire, nous sommes sortis des toilettes, il me fit entrer dans notre maison en premier, je pris mon pyjama et je partis me doucher. Le sang partait, il y en avait tellement... La soirée repassa devant mes yeux, la soirée, Rodolphus, ma colère, l'enfoiré, les toilettes, l'inconnu... Au bout d'une demi-heure, tout le sang était parti, emportant mes idées avec elle et me laissant seule avec ma fatigue. Mais avant d'aller me coucher pour un repos bien mérité, je devais cacher mes vêtements. Je ne savais pas où, bien sûr j'avais déjà caché des choses dans cette école, des bouteilles d'alcool, des paquets de cigarettes... mais tout pouvait être retrouvé par ma sœur, ou mes autres amies. Je sortis de la salle de bain et descendis dans la salle commune. Il n'y avait personne. J'envisageai de brûler mes vêtements dès maintenant, mais je ne pouvais pas le faire sans réveiller personne. Alors je repartis dans la salle de bains, je fis couler de l'eau chaude dans la baignoire et plongeai mes vêtements dedans, l'eau changea très vite de couleur. Pendant que l'eau délogeait le sang des fibres du tissu, je partis verrouiller la porte pour ne pas être dérangée. Je sortis mes vêtements de l'eau, puis dut renouveler l'opération avec une eau propre, je ne sais pas combien de fois je l'ai fait, mais au bout d'une heure mes vêtements ne furent plus maculés de sang. Je les séchai rapidement avec ma baguette. Maintenant qu'ils étaient propres, je pouvais les cacher dans ma chambre jusqu'à demain, où je trouverais une meilleure cachette.

Il devait être cinq heures du matin quand je cachai mes vêtements sous mon lit et m'allongeai enfin, en quête de sommeil.

Celui-ci ne vint pas.

review?