Et encore et toujours une suite, j'espère que celle ci vous plaira, et oui je reste toujours dans le psychologique mais en même temps il faut se mettre à sa place on torture pas tous les jours xD Donc toujours le même genre mais promis grand changement dans au maximum 2 chapitres xP Je remercie mes revieweuses et ma bêta ^^
Enjoy yourself ;)
Monster 4 chapitre 6: Proposition
Après cette étrange soirée, les jours passèrent. J'avais caché mes vêtements dans un endroit sûr. Je ne revis pas le garçon qui m'avait aidée, je ne le cherchais pas non plus, je ne pensais pas pouvoir le reconnaître si je le croisais. Un sentiment qui ressemblait à de la culpabilité me hantait, chaque nuit je me revoyais le massacrer, chaque nuit j'entendais ses hurlements. Cela faisait deux semaines que je ne dormais plus, je ne voulais plus dormir, je voulais le chasser de ma mémoire. Cissy se doutait que quelque chose n'allait pas, mais je gardais tout pour moi. Je me demandais si le garçon n'allait pas tout révéler sur ce que j'avais fait, si l'autre n'allait pas se souvenir un jour ou l'autre. Je me plongeais dans mes études pour me changer les idées, mais chaque nouveau sort me faisait me rappeler de cette nuit.
Cela faisait deux mois que c'était arrivé, et ça me hantait toujours toutes les nuits, d'épais cernes se dessinaient sous mes yeux, j'étais de plus en plus irritable, la fatigue me tenait, je ne pouvais plus continuer comme ça. Je devais réagir. Et puis vinrent les vacances de Noël, je devais rentrer chez moi, impossible d'y échapper. Cela faisait quatre mois que je n'avais pas revu mon père, je ne savais pas comment agir, je ne voulais pas le voir, même si d'après Cissy il était redevenu comme avant, quand tout allait bien. Je ne pensais pas que ce soit possible – pas avec moi.
Le jour du grand départ, à mon plus grand bonheur, je tombai malade. Je ne pouvais pas bouger de mon lit, et Cissy dut donc partir sans moi. Certes, j'aurais pu y aller malgré ma maladie, mais je ne voulais pas faire cet effort. Les maisons se vidèrent, et il ne resta plus qu'une dizaine d'élèves. Dans ma maison, nous n'étions que deux.
Quand ils furent tous partis, je me leva et me dirigea vers la salle commune, où je me blottis près du feu avec une grande couverture et un chocolat chaud à la main. J'écoutais le silence, c'était la première fois depuis longtemps que je n'entendais rien, aucun cri pour me perturber, aucune supplication, j'étais enfin tranquille. Du moins c'était ce que je pensais.
Un garçon vint se planter devant moi, j'allais lui dire de dégager quand je le reconnus, c'était l'inconnu des toilettes. Je ne savais pas si je devais parler ou faire quoi que ce soit. Je pris mon courage à deux mains et avec une force qui me provenait de je ne sais où, je lui demandai:
« Que veux-tu? »
Je le vis sourire, oh mon Dieu, qu'allait-il demander...
« C'est une drôle de façon de parler à quelqu'un qui t'a aidée quand aucun autre n'aurait pu. »
Soudain un détail me revint à l'esprit:
« Comment as-tu fait pour rentrer dans les toilettes?
- Eh bien, j'ai tourné la poignée.
- C'était impossible, j'avais verrouillé la porte.
- Apparemment non.
- Et pourquoi ces toilettes-là? Il y en a dans tout le château, et ce sont les pires!
- Faut-il vraiment que je me justifie pour tout? »
Je commençais à avoir peur:
« C'était fermé, personne ne pouvait entrer, comment as-tu fait? »
Pour toute réponse il me sourit, je réalisai alors pourquoi il était venu, pourquoi ça ne l'avait pas gêné de voir le corps mutilé de l'autre. Il savait ce qu'il se passait, il était venu là pour autre chose que pour aider l'autre.
« Tu savais parfaitement ce que je venais de faire! »
Je reculai le plus possible de lui, il était le mal incarné, aucune personne sensée n'aurait fait ça.
« Je suis venu t'aider pour que tu m'assistes en retour. Un service pour un service. Voyons, tu l'as pensé toi-même, je n'étais pas là pour lui...
- Tu as lu dans mes pensées? »
Je restai sans voix. Alors que je me levais pour m'éloigner de lui, il me retint par le poignet.
« Pourtant mon offre t'intéressera très bientôt, voyons, tu as ça dans le sang. Quand je reviendrai te le demander, je m'attendrai à un oui, je n'accepterai aucune autre réponse. »
Et sur ce, il partit. Je ne savais plus quoi penser, je ne suis pas une tueuse! L'angoisse qui avait arrêté de me ronger me reprit. Je me posai enfin la question que je n'étais jamais arrivée à formuler jusque-là: « Et s'il n'était pas arrivé, l'aurais-je tué? »
review?
