Une nouvelle débilité en ligne !

Mais pour ce troisième volet, jouons sur la sensualité…

En espérant que cela vous apprécierez !

Crédits : Masashi Kishimoto n'a rien à voir avec ça…. Ce sont ces persos mais c'est mon imagination qui leur fait faire des trucs pareils…

Bonne lecture !


Perversion

Iruka était un pervers, cela ne faisait aucun doute.

Il était tel qu'était décrit cet état dans le dictionnaire : il recherchait le plaisir dans des pratiques qui n'avaient rien de commun avec toutes les éthiques précédemment définies comme raisonnables ou socialement correctes, mais s'en accommodait. Il faisait même plus que s'en accommoder d'ailleurs. Il s'était aménagé une place particulière pour la manifestation de sa perversion dans sa vie quotidienne. Il était ninja, seulement chûnin et sa passion avait fait hausser des sourcils hautains, voire carrément dégoûtés, de la part de certains, mais Iruka avait toujours tenu bon. Il n'était pas revendicatif, loin de là, mais il ne trouvait pas ses « loisirs » si hors-normes que ça, il leur trouvait même une utilité particulière et, au fur et à mesure que les années passaient, il en avait converti beaucoup. Ils étaient nombreux à être passé entre ses mains expertes, du simple civil jusqu'au Hokage.

Beaucoup demandaient, suppliaient même de l'accepter dans « sa » pièce, celle qu'il avait dédiée à l'exercice de son hobby pour le moins inhabituel. Juste retour des choses en fin de compte vu la manière dont il se dévouait pour ses concitoyens. Certains trouvaient cela malsain de faire cela dans les sous-sols de l'académie ninja, mais lui n'y voyait qu'un intérêt de réunir en un même lieu toutes les facettes de son talent. Il était loin le temps où l'on avait considéré Hatake Kakashi comme le plus grand pervers à cause de sa lecture favorite, ce bouquin porno qu'il s'obstinait à lire même en public : Icha Icha Paradise.

A côté d'Iruka, cette distraction faisait pâle figure. Il était anormal de vouloir apprendre ça, mais tous venaient tester, essayer et tous, sans exception, tombaient dans le piège et ne s'en relevaient pas, pratiquant à leur tour de façon plus ou moins secrète. Ils étaient honteux de faire ça et plus encore, d'apprécier la chose, mais une fois qu'ils y avaient goûté, ils devenaient tous accros. Et alors, se disaient-ils ? Finalement, cela n'avait rien de rebutant de savoir cela. Ils changeaient tous d'avis. Iruka adorait ça, ce sentiment de toute puissance quand ils entraient dans son domaine, prêts à se livrer, tombant dans l'inconnu et s'en remettant complètement à lui. Il adorait ça, vraiment. Qu'y avait-il de mal à cela ?

- A vos ordres, Iruka-sama !

C'était là que le petit professeur d'académie, si banal et ordinaire, respecté et admiré par ses élèves, le jeune homme doux et patient avec les enfants… C'était là qu'il devenait vraiment lui-même. Au travers de ses paroles, symboles de sa domination. On entendait ses élèves le soir, ils râlaient, suppliaient, criaient leur frustration pendant un long moment puis venait enfin le moment de la délivrance… On percevait alors les hurlements d'extase que le professeur avait réussi à leur tirer. Ils en sortaient pleinement satisfaits, peut-être toujours un peu honteux, mais la sensation était telle qu'elle finissait toujours par s'effacer. C'est qu'il savait y faire le petit brun. Combien étaient rentrés ici en se disant que c'était une mauvaise idée ? Combien l'avait chaudement remercié avant de partir, de longues semaines plus tard, une fois leur instruction terminée ? Il ne les comptait plus.

Il acceptait chaque nouvel élève avec recueillement et lui faisait endurer un entraînement excessivement exigeant, à la hauteur de la ferveur pour cet art auquel il se vouait corps et âme. Ses gestes étaient précis, rendus quasiment instinctifs par des années de pratique, il trouvait toujours le rythme qui convenait à chaque apprenti. Au début, ils avaient tous du mal à s'habituer, ce n'était pas quelque chose de digne selon les normes sociales, surtout pour les hommes qui étaient sa clientèle la plus nombreuse et qui avaient énormément de mal à le solliciter, les femmes y étant naturellement plus enclines. Il accueillait chacun avec ses peurs et ses doutes, mais Iruka était un persévérant et il n'avait jamais craint de s'investir avec ses élèves. Il réussissait toujours. Même Naruto y était passé, soi-disant pour se préparer pour le retour de Sasuke…

Aujourd'hui, Iruka admettait une nouvelle recrue. Un homme qui lui avait longtemps résisté, mais avait fini par céder, attirant un regard avide du jeune maître sur sa personne tant Iruka considérait comme une sorte de trophée personnel cette petite victoire quand on considérait la réputation du personnage : Hatake Kakashi. Il le fit entrer en silence, souriant comme de coutume, le laissant découvrir ce qui serait son univers dans les prochaines semaines. La pièce recelait un charme unique, une atmosphère indescriptible qui avaient gardé toutes les traces des effluves de ce qui s'y passait, senteurs incongrues, mais chaudes et marquantes. Indélébiles. Il le regarda contempler de son œil les différents instruments qui leur serviraient pendant leurs « leçons », surpris par les formes parfois insolites semble t'il. Son regard se chargea d'amusement. Il allait en baver avec lui, c'était certain, sinon, il n'aurait pas attendu si longtemps avant de faire appel à ses services… Iruka finit par le rejoindre.

Les choses qui se déroulaient ici se faisaient discrètes et ne fonctionnaient que par le bouche à oreille, mais lorsqu'il acceptait de s'occuper d'un nouveau cas, Iruka exigeait de bien définir les rôles et s'y tenait : il était le maître, hors de question de revenir là-dessus ou de lui tenir tête sous peine de se voir exclu de ses cours, quelque soit l'âge ou le grade. Dans cette petite salle qu'il avait spécialement aménagée, il attendait patiemment que Kakashi se décide. L'homme masqué se tourna vers lui, hésitant. Les barrières pouvaient parfois être dures à franchir. Ses clients avaient tous une fierté parfois très mal placée, mais il ne pouvait céder. Il savait que cela les rebutait de devoir s'en remettre à lui, surtout pour ce genre de choses… Mais ils devaient tous savoir mettre leur orgueil de côté et se plier aux règles, sinon, cela ne pourrait fonctionner. Même le vénérable glaçon Hiashi Hyûga avait flanché et il en était très fier.

Iruka prenait beaucoup de plaisir dans sa coupable tâche. Il adorait initier ses élèves même s'il y avait eu des regards et des commentaires narquois au départ. Maintenant, quasiment la majorité de la population konohane, notamment masculine (et souvent, sur recommandation de leurs femmes !) était devenue ses élèves et plus personne n'osait remettre en cause son talent. Il était Dieu dans cette pièce et il demandait une soumission à la hauteur de l'implication qu'il mettait dans cet art si doux et si fort à la fois. Il entendit nettement le soupir de résignation qui traversa le masque du jûnin, exhalant sa défaite et faisant frémir Iruka d'excitation. La voix chaude, légèrement rauque s'éleva pour se répercuter en écho sur les parois de ce lieu scandaleux.

- Je suis tout à vous, Iruka-sama. Apprenez-moi.

Iruka triomphait et sourit de toutes ses dents. Il prit la main de Kakashi dans la sienne pour le guider dans ce Nouveau Monde. Il avait hâte de lui enseigner toutes ses techniques, de voir l'œil unique de Kakashi s'arrondir sous l'effet du plaisir. Une fois qu'il en aurait fini avec lui, il le renverrait alors, une petite pointe de regret au fond de son cœur, mais le sentiment du devoir accompli. Il devait en être ainsi. D'autres que Kakashi viendraient à lui pour qu'il leur apprenne ce que nul autre ne pouvait.

Ne plus avoir peur du ridicule et des ouïes-dires. Tant pis pour la toque et le tablier rose à fleurs.

Ils étaient vraiment très prisés, les cours de cuisine occidentale d'Iruka-sensei.


Je ne sais pas pour vous mais moi, imaginer Hiashi Hyûga avec un tablier faisant la popote, ça m'a éclaté…

Un avis ?