Alors, avant de commencer, oui je sais « Auto-fleurissage » est un terme qui n'existe pas, à part dans ma caboche et dans celle de certaines personnes, mais c'est un terme sympa pour dire qu'on s'envoie des fleurs, voilà ^^
Chapitre 6 : Bikini et sable fin
Après avoir flâné quelques instants dans les rues de Los Angeles, pour se rendre à la plage, Castle commençait à se demander ce qui serait le mieux : « Profiter du reste de la journée à Bikini Land », ou bien, quelque chose de plus dangereux : « Continuer d'enquiquiner, Beckett ». Bien sur, la deuxième option est plus dangereuse puisque, Beckett est armée. Alors que les demoiselles de « Bikini Land » auraient bien du mal à cacher un glock 17 dans leurs magnifiques deux pièces… Et tout le monde savait que Castle aimait vivre dangereusement, alors le voilà parti à l'hôtel où devait se trouver Beckett… Et accessoirement son glock.
Quand il arriva dans le hall, Castle eu la belle surprise de voir Beckett sortir de l'ascenseur, seule… Complètement seule. Avec pour seul compagnon, un petit sac.
- « Ah oui, Beckett seule, avec un petit sac… ça sent Bikini Land à plein nez ». Se dit-il, sans pouvoir cacher une certaine excitation.
Il se dépêcha de se dissimuler derrière une plante, sorte de palmier. Le réceptionniste le regardait d'une drôle de façon, plutôt soupçonneuse d'ailleurs… Mais Castle était bien trop « occupé » pour voir qu'on l'observait. Une chance que ce palmier était plutôt volumineux, l'écrivain n'eu donc aucun problème pour rester (presque) discret. De son poste d'observation, il pouvait admirer Beckett se déhancher vers la sortie. Il la vit à l'extérieur, monter dans la voiture que Paula leur avait louée. Ni une ni deux, il fonça à l'extérieur, monta en catastrophe dans son véhicule et prit en filature l'inspecteur.
- « Oh, c'est génial ! Je pourrais m'en servir dans mon prochain bouquin… Je vois déjà la scène : Rook qui prend en filature Nikki… Mais quelle idée extraordinaire ! (Oui Castle pratiquait régulièrement l'auto-fleurissage…) Faut que je le note ! ».
Il se saisit en catastrophe d'un petit calepin pour noter son idée.
Quelques minutes plus tard, il avait réussi sa mission : le voilà, sur le parking d'une belle plage, avec pour seul horizon, le sable fin, la mer, Beckett et une armée de femme… Il n'y avait aucun doute, Castle venait de poser le pied sur Bikini Land. Pourtant ce n'était pas le moment de rêvasser, il avait une mission, suivre Beckett. Et enfin, voir ce tant attendu Bikini.
Beckett venait de se garer, elle sortit du véhicule et se saisit de son sac et se dirigea vers la plage. A quelques pas d'elle, Castle se cachait derrière tout ce qu'il pouvait trouver : voiture, palmier, groupe de personnes qui discutaient, un journal trouvé à même le sol, derrière une poubelle… Et ce comportement ne passait pas inaperçu pour le policier en uniforme qui s'était octroyer une petite pause sur l'un des bancs longeant la promenade…
Mais comme toujours, Castle ne voyait que Beckett et donc, il ne prêtait même pas attention au fait, que lui aussi, était à présent suivi.
Encore quelques pas… Et le voilà caché derrière un parasol, à quelques mètres de Kate. Le propriétaire de ce parasol était certainement en train de faire trempette, une aubaine pour l'écrivain. Il vit Beckett commencer à s'installer, elle posa une serviette sur le sable fin, encore chaud grâce à une exposition du soleil de Californie qui restait, malgré l'heure, encore chaud et bien présent.
L'inspecteur de New-York s'apprêtait à se mettre à son aise quand, derrière elle, Castle eu la bonne idée de se lever pour sortir son calepin, comme pour immortaliser ce qu'il était en train de voir. Enfin ça, c'est si ça s'était bien passé, car l'officier de police qui l'avait prit en filature eu la bonne idée de le plaquer au sol tel un footballeur américain sur un stade… Les deux hommes se retrouvèrent dans le sable, l'écrivain n'avait même pas comprit ce qui lui arrivait. En un instant, il était passé de la position : debout, les pieds enfouis dans le sable chaud à sortir un calepin. À la position : plaqué au sol à apprécier un met pas très goutu de Los Angeles : le sable… Et Beckett de son côté, avait dégainé son arme en direction des deux hommes.
- NYPD, on ne bouge plus ! s'écria t-elle.
Déformation professionnelle, « NYPD » ne voulait rien dire ici, dans la Cité des Anges, dans le sens ou elle était un peu, en dehors de sa juridiction…
- Wow ! Police ! baissez votre arme !
- Police ? Vous me suivez ?
- Non madame, mais cet homme…
Homme, qui au passage avait la tête dans le sable et l'une des mains de ce flic de LA sur sa caboche :
- Cet homme ! Vous suivait madame ! Et vous voulez bien baisser votre arme !
- Ah oui… (Beckett rangea son arme). Euh, loin de moi l'idée de vouloir le défendre mais si vous continuez à lui mettre la tête dans le sable, va falloir appeler une ambulance…
- Hum ?
- Oui, officier… Juste pour info, un être humain à besoin d'oxygène pour vivre…
- Ah !
Un peu gêné, le policier lâcha légèrement son emprise… Castle pu apprécier une bonne bouffée d'air frais, sans sable fin en guise d'assaisonnement.
- Vous êtes malade ! s'écria Castle…
Qu'elle fut sa surprise quand elle eu la confirmation que c'était Castle qui était prit en sandwich entre le sable et un flic en uniforme, elle ne pu s'empêcher de rigoler. Réaction que le flic avait du mal à saisir…
- Castle !
- Beckett ?
- Vous le connaissez ?
- Et comment !
Le flic venait de lui passer les menottes et resserra son emprise sur l'écrivain…
- Un ex' qui vous poursuit ?
Malgré la douleur dû à ce plaquage et à cette arrestation musclés, Castle ne pût s'empêcher de dégainer un sourire en pensant à ce que le Super-Flic de LA venait de dire…
- Castle ? Un Ex ? non, non, non… (s'adressant à l'écrivain) Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Beckett, loin de moi l'idée de te commander, vraiment, ce n'est pas mon genre, mais pourrais-tu dire à ce représentant de la loi de me rendre mon bras ? Il commence à s'engourdir et j'aimerai que mon sang puisse y retourner…
- Monsieur l'agent, est-ce que vous pouvez le lâcher ?
- Vous êtes sure de vous ?
- Pas vraiment, non… Mais il doit être en un seul morceau pour demain soir…
L'agent de Police aida son « prisonnier » à se relever et lui enleva les menottes.
- Ah Merci ! La prochaine fois qu'on doit me passer les menottes, je veux que ce soit toi, Beckett !
- Castle !
- Ben quoi ?
- Bon, qu'est-ce que tu fais là, Castle ? Tu me suivais ?
- Pas du tout, Paula m'a laissé quartier libre alors je suis allé à « Bikini Land » et c'est là que je t'ai vu…
- C'est ça ouais… J'ai du mal à te croire…
- Et pourtant…
- Tu t'es pas improvisé, jardinier, dans le hall de l'hôtel ?
- Quoi ? (surprit et un peu gêné) Tu m'avais vu ?
- Allons… Castle… Allo… j'suis dans la police…
- Ah… Mais pourquoi tu n'as rien dit ?
- Parce que je trouvais ça drôle !
- Drôle ? T'as trouvé ça drôle qu'un gorille… sans vouloir vous vexer officier…
- Y'a pas de mal.
Répondit le flic de LA, non sans cacher qu'il était amusé par cette situation.
- …Qu'un gorille de la police de LA me plaque !
- Ouais, j'avoue que c'était drôle Castle…
- Et s'il m'avait fracturé l'épaule !
- Allons… Chaton… Un grand gugusse comme toi ? Elle sourit.
- Euh… (le flic un peu perdu) Vous êtes certain de ne pas être en couple, vous deux ?
- Oui ! répondit Kate.
- Ça dépend des jours ! Ajouta Castle.
- Ooook, je vois…
Le Super-flic de LA croisa ses bras en posant son index et son pouce gauche sur sa bouche, comme s'il analysait la situation.
- Castle, c'était marrant !
- Marrant ! Il a failli me tuer !
- C'est ça de suivre les gens…
- Et s'il m'avait pété quelque chose, t'as pensé à l'avant première de demain soir ?
- Ah vous assistez à une avant-première demain ? demanda intrigué le flic.
- Ouais, à son avant-première. Précisa Beckett.
- Oh vraiment ? Quelque chose que je connais ?
- Heat Wave. Répondit Castle en tentant de masquer sa douleur.
- Heat Wave, vous plaisantez ? Nikki Heat, Rook… Heat Wave, de Richard C… Oh bordel (regardant Castle avec les yeux du chat botté) je suis désolé. Je suis vraiment désolé, je suis un fan ! J'ai cru que vous suiviez cette dame, alors… Oooh c'est pas vrai, Richard Castle de New-York ! J'ai lu votre bouquin au moins cinq fois ! J'ai vraiment hâte de voir ce film…
- On peut continuer d'en discuter par là-bas ? (Montrant un banc) Faut vraiment que je pose mon postérieur quelque part.
- Je suis vraiment désolé, monsieur Castle, si j'avais su que c'était vous…
- Vous lui aurez sauté dessus plus doucement ? demanda Beckett en souriant.
- Ça va, ce qui est fait, est fait… Ajouta Castle.
Le Super-flic de LA aida Castle à atteindre le banc. Mais alors qu'il venait de s'installer sur le banc, il commença à tourner de l'œil et à regarder dans le vide…
- Castle ? Castle ? Est-ce que ça va ?
Demanda inquiète, Beckett. Rejoins très rapidement par le flic de LA.
- Monsieur Castle ? Monsieur Castle ?
Kate agita sa main devant le chant de vision de Castle, mais il ne réagissait pas.
- Ok Castle, allonge-toi…
Elle l'aida à s'allonger sur le banc…
- Castle ? Tu m'entends ?
On sentait dans la voix de l'inspecteur de New-York qu'elle était vraiment inquiète pour son ami.
- Merde, je crois vraiment que je l'ai plaqué trop fort…
- En même temps vous avez vu à la vitesse où vous êtes tombé sur lui ?
- Hey, j'ai dit que j'étais désolé !
- Oh merde ! Castle, Castle ? Regarde-moi !
Il était toujours perdu, à fixer un point imaginaire. Sa respiration se faisait de plus en plus lente…
- Paula va me tuer !
- Qui est Paula ?
- Son agent !
- Beckett… marmonna Castle.
- Oui Castle ?
- Ça…
- Ça quoi ?
- Ça… C'est drôle ! (Affichant un immense sourire et en fronçant légèrement un sourcil)
Et il se mit à éclater de rire, rejoins très rapidement par les rires du flic de LA.
- Alors ça, monsieur Castle ! c'était mortel ! J'y ai cru !
- Merci, merci. Si t'avais vu ta tête Beckett !
- Castle !
- Quoi ? c'était drôle ! « Paula va me tuer… » Excellent ! J'aurais du te filmer ! Le mieux, c'est quand tu t'en ais prit à lui : « En même temps vous avez vu à la vitesse où vous êtes tombé sur lui ».
- Castle… tu vas me le payer.
- Rhoo arrête, on est quitte ! Tu as de la chance que j'ai beaucoup d'humour sinon je serais encore en train de me plaindre sur la plage… Dites, monsieur l'agent ?
- Oui monsieur Castle ?
- Ça vous dirait de venir avec quelques amis, à l'avant première de demain soir ?
- Vous êtes sérieux ?
- Et comment ! Si vous promettez de ne plus me planquer.
- Pas de problème.
- Ok… Euh…
Il hésita un moment et mis sa main à l'intérieur de sa veste pour en sortir son calepin, qu'il secoua pour faire partir le sable…
- Vous pouvez noter l'adresse de votre commissariat et votre nom, que je vous fasse parvenir quelques invitations ?
- Avec plaisir.
Après avoir salué ses nouveaux amis, le Super-flic de LA prit congé.
- C'est sympa, ça Castle.
- De quoi ?
- De l'avoir invité.
- J'ai appris, par le passé, que ça pouvait toujours servir des amis dans la police…
Et voilà l'écrivain et sa muse en route vers leur hôtel car la nuit commençait à envelopper de sa lueur, sombre mais presque céleste, la belle Cité des Anges.
Alors que les inspecteurs de New-York étaient accoudés au bar de l'hôtel à se ressasser les moments qu'ils avaient vécus avec Castle, leur première rencontre, leur première arrestation, etc… Ils ne pouvaient s'empêcher de remarquer l'absence de Castle et surtout, celle de Beckett…
Serenity-Hôtel, chambre 234.
Alors que ses amis de New-York étaient au rez-de-chaussée, scotchés au bar, il était là tous les deux, dans sa chambre. Il imaginait le chemin qu'il avait fait depuis New-York pour en arriver là... L'ambiance qui y régnait était romantique à souhait. Des bougis disposées, de-ci de-là, donnaient une atmosphère douce et chaude. La vue imprenable sur La Cité des Anges ajoutait encore une touche de romantisme. Il avait le cœur qui battait la chamade, comme un enfant qui avait peur de se faire prendre sur le fait… Mais il ne pouvait plus reculer, il se saisit délicatement du coulis au chocolat (son préféré), retourna la bouteille pour laisser apparaitre un léger filet de cacao… Il commençait à en déverser sur elle, aussi délicatement qu'il le pouvait… Il ne parvenait pas à s'empêcher de sourire, à ce qu'il était en train de faire, de penser. Pensées qui étaient certainement très loin de là où il se trouvait actuellement. Cela faisait longtemps qu'il en rêvait, et ce soir, c'était le grand soir. Ses yeux pétillaient d'une lueur presque inconnue. Il continuait à déverser le coulis de chocolat en pinçant légèrement sa langue entre ses dents… Dire qu'elle était en face de lui, vulnérable, à sa merci…
Et c'est alors qu'il se saisit, presque bestialement, d'une petite cuillère pour gouter à cette délicieuse religieuse au chocolat qui lui faisait les yeux doux depuis une bonne dizaine de minutes…
