Chapitre 8 : Robe, popcorns et Rock'N'Roll
Los Angeles, Californie.
Castle et Beckett étaient dans la voiture pour aller faire du shopping…
- Beckett ?
- Oui Castle ?
- Il y a un truc que je ne comprends pas…
- Alors ça, c'est le bouton de la radio… (Elle sourit)
- Ah, ah ! Très drôle…
- Bon, quoi Castle ?
- A New-York, je peux comprendre, ce n'est pas ça le problème…
- Mais ?
- Mais à Los Angeles ?
- « A Los Angeles », quoi ?
- Pourquoi c'est toi qui conduit aussi ?
- Parce que… C'est comme ça, et puis c'est tout.
Ils trouvèrent une place sur un petit parking derrières quelques belles vitrines de magasin. Quelques pas plus loin, ils s'arrêtèrent devant une boutique de robe…
- Wouaaah, elle est sublime… Je t'imagine bien là-dedans, Beckett.
- Pardon ?
- Ouais, regarde cette robe…
- Je les vois toutes, oui… D'où mon « pardon » ?
- Quoi ? C'est une robe magnifique !
- Castle…
- Mais quoi ?
- C'est une robe de mariage…
- Et alors ?
- Tu ne changeras dont jamais.
- C'est pour ça qu'on m'aime !
Il la regarda en souriant, et elle lui rendit ce sourire… Ils traversèrent la rue et entrèrent tous les deux dans une boutique. Une vendeuse s'approcha d'eux et les accosta :
- Madame, monsieur. Je peux vous aider ?
- Oui, nous recherchons une robe de soirée…
- Ah, je vois, c'est pour votre femme.
- Oui. Répondit rapidement Castle.
- Non. Protesta Beckett.
- Ah, vous n'êtes pas ?
- Bien sûr-
- Que non !
Elle était un peu perdue…
- Donc, puis-je vous aider ?
- On va juste faire quelques essayages… (Castle fronça les sourcils) Enfin… Quand je dis « on », je veux dire : Elle, ça va de soit.
- Dommage, je t'imagine bien en robe de soirée…
- C'est officiel, je ne te laisserais jamais choisir ce que je porte !
- Tu n'as qu'à dire que je n'ai pas de goût…
- C'est ça ouais, pour que je me retrouve en mini jupe, avec des talons portant un décolté à faire pâlir tout les hommes… non merci.
- A défaut de toi, je peux être sérieuse, Castle.
- Bien sur. Je dois te croire sur parole… Bon, on va faire un marché !
- Alors là, j'ai peur…
- Je choisis ta robe, et tu choisis mon smoking ?
- Ça marche !
- Hum, tu aimes vivre dangereusement.
- Je ne te le fais pas dire.
- Ok, marché conclu ! (Il réfléchit un instant avant d'ajouter) Bien sur je me réserve le droit d'avoir un accident et de saloper ce dit smoking…
- Castle ?
- Ben quoi ?
La vendeuse regardait ce spectacle et se senti un tantinet inutile…
- Madame, monsieur, je vais vous laisser à vos occupations, le temps que madame essaie quelques robes.
- Très bien, merci.
La vendeuse commençait tout juste à s'éloigner quand Castle eu une brillante idée…
- Dites, vous avez une chaise, un banc, quelque chose que je puisse savourer cette séance d'esclavage- euh d'essayage ?
- Oui monsieur.
- Super. Ah, et vous avez aussi des popcorns ?
- Castle !
- Oubliez les popcorns… (il chuchota) des cacahuètes feront l'affaire...
Et voilà Castle en admiration devant Beckett qui essayait des robes. « C'est le plus beau jour de ma vie, là… » Se dit l'écrivain. Il faisait même durer le plaisir en disant que telle ou telle robe ne lui allait pas. Alors qu'elle pourrait aller à cette soirée en tongue, elle serait tout de même la plus belle.
Une heure plus tard…
- Castle ?
- Hum ? (Il était subjugué par Beckett)
- Ça va faire au moins la trentième robe que j'essaie… (un peu démoralisée)
- Vingt-sept pour être exacte… (N'arrivant pas à cacher des yeux émerveillés)
- Quoi, t'as compté ?
- Et Comment…
- Tu te décides, oui ! Je ne vais pas essayer tout le magasin.
- Et pourquoi pas ?
- Castle !
- Bon (il se leva rapidement). Madame ? (S'adressant à la vendeuse) On a trouvé laquelle prendre.
- « T'as trouvé laquelle prendre ? »
- Bien sur… Celle-ci… La robe numéro treize.
- Quoi ? Et tu m'as laissé en essayer quatorze autres ?
- Ooooh que oui….
- Castle !
- J'adore faire du shopping avec toi…
- Castle…
Un petit passage en caisse et les voilà parti en direction d'une boutique pour homme à quelques pas de là.
- Tu veux bien arrêter de sourire bêtement ?
- Je ne souris pas bêtement.
- Bien sur que si.
- (il fronça un sourcil et afficha un petit sourire en coin) En même temps, il y a de quoi de sourire bêtement, j'ai eu droit à un défilé privé… (Ne cachant pas son plaisir)
- Castle !
Quelque part à New-York.
« Des années et des années que je travaille sur ce bouquin ! Ils n'ont pas le droit de me traiter de la sorte… Ils vont voir… C'est de sa faute, oui c'est de sa faute ! Et tant qu'il sera là je serais dans l'ombre… Mais cela va bientôt changer, c'est moi qui sera sur la première page, et lui aura droit à la rubrique nécrologique ! » Tout en insultant le monde entier, l'homme caressait la lame de son couteau. Il y avait encore du sang dessus, mais cela ne le dérangeait pas. Il prit une autre feuille de son manuscrit, un briquet, qu'il glissa dans sa poche. Il affuta son couteau. Puis quitta son appartement. Il prit l'ascenseur, descendit les quatre étages, puis disparu dans la ville…
