Chapitre 12 : Cuir, robe et tapis rouge, dernier acte.
Castle descendit de la limousine, il avança sur le tapis rouge avec Beckett à son bras. Il faisait même durer le plaisir en s'arrêtant de temps en temps, pour soit disant laisser le temps aux photographes de prendre quelques clichés. En réalité, il avait envie que ce moment dur une éternité…
- Castle ?
- Hum ?
- Arrête de me regarder comme ça…
- Quoi, comment ça ?
- On dirait un caniche qui attend le « nonos » que sa maitresse tient dans sa main…
- « Maitresse », voilà un mot que j'aime bien !
- Castle !
- Oops ! (il venait de voir que Paula se dirigeait vers lui…) alors je ne sais pas ce que j'ai fait, mais à en juger par sa tête… ça va être ma fête.
- Peur d'une femme, Castle ?
- Paula ? Ce n'est pas une femme, c'est mon agent…
- Et ?
- Et bien… Ça fait d'elle un… Droïde.
- (Un peu surprise) Un droïde ?
- Shht, la voilà. (Castle se mit légèrement derrière Beckett)
- Je te cherchais, tu tombes bien !
- Oui, Paula ? (Reculant d'un pas).
- On a un petit problème, et je compte bien sur toi pour le régler !
- Moi, régler un problème ? T'es drôle, Paula… (Il regarda Beckett) Je suis un maitre pour m'en créer, mais alors les régler c'est une autre his-
- (Lui coupant la parole) Suis-moi…
- Quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait encore ?
- Suis-moi, je te dis… (Paula le prit par le bras).
- Euh… Tu as dis que je devais te suivre… Tu me traines là…
Paula le trainait jusqu'à l'entrée ou l'attendait le Super-flic de LA.
- Hey ! Le Super-Flic de LA.
- Monsieur Castle, merci pour toutes ces invitations.
- Ce n'est rien. (Castle regarda rapidement autour de lui). Et bien, il y en a du monde dans votre unité.
Il salua rapidement tous les collègues.
- Monsieur Castle, il faut que je vous présente : Kaylee, ma femme. Chris et Stephen, mes deux fils.
Castle fit leur connaissance, échangea quelques blagues avec les enfants.
- Et bien, on ne va pas rester là, entrons…
- Rick ?
- Oui, Paula ?
- Tu n'as pas remarqué qu'il y a beaucoup de monde ?
- Ben si.
- Rick ! Va falloir que je t'apprenne à compter.
- Quoi ?
- Tu m'avais bien dit : « vingt cinq invitations… » ?
- Oui.
- Regarde…
Castle venait de remarquer qu'il y avait plus de vingt cinq personnes.
- Ah oui, effectivement… Mais je n'ai jamais été bon en maths.
- Sans blague.
- Tu peux les faire entrer, Paula… S'il te plait ?
Elle ne répondit pas, elle se contentait de taper du pied comme si elle suivait le rythme d'une musique tout en regardant l'écrivain de travers. Alors il tenta une nouvelle approche :
- Paula… Que j'aime, que j'adore et que je vénère…
- T'as finis, oui ? Bon, je vais les faire entrer.
- Merci, t'es géniale !
Ce petit problème étant réglé, Castle s'éclipsa du chant de vision de Paula, pour retrouver Beckett, accoudée au bar en charmante compagnie. Il hésita un moment avant de la rejoindre.
- Hey, Beckett.
- Castle. Je te présente, James Keller. Monsieur Keller, voici Richard Castle.
- Ah, Monsieur Keller… Une minute… Keller… Comme le maire de Los Angeles ?
- C'est exact. Enchanté, monsieur Castle.
- Moi de même.
- Dites, est-ce que je peux parler à…
- Oh oui bien sur, je vous laisse.
Le Maire de Los Angeles s'éloigna.
- Alors, tu voulais me dire quoi, Castle ?
- Moi ? Euh… Rien.
- Quoi ? Mais tu viens d'envoyer balader le maire de LA.
- Et ?
- Ok. Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien.
- Tu es jaloux, c'est ça ?
- Non... Pas du tout... N'importe quoi…
- C'est ça ouais… (Elle lui sourit) Refait le, mais avec plus de conviction, Castle.
Ils restèrent tout les deux un bon moment à parler. Avant d'être convié à rejoindre la salle de projection.
New-York.
L'homme était encore dans son appartement, il n'avait pas beaucoup dormi cette nuit, entre les questions qu'ils se posaient et son envie irrésistible de tuer. Mais alors qu'il avait trouvé un semblant de calme, en allumant la télévision, il eu la désagréable surprise de voir que personne ne parlait de lui, de ses œuvres. Tout ce qu'il voyait c'était ces journaux parlant sans cesse de cet écrivain qui se trouvait à 4000 kilomètres de là. Ses œuvres étaient passées sous silence, il n'arrivait plus à le supporter. Il s'avait maintenant qui il devait tuer pour le faire revenir dans cette ville, pour pouvoir l'atteindre et enfin reprendre cette célébrité qu'il lui a volé. Il allait enfin rependre la fin de son message…
Il se leva, s'habilla et affuta soigneusement son couteau. Il sourit en voyant son reflet dans la lame qui se mêlait au sang séché de ses précédentes victimes. Il se dit qu'il lui fallait une nouvelle arme, quelque chose qu'il n'utiliserait que pour son bouquet final. Quelque chose d'inattendue, que la police ne s'attendrait pas à voir. Il adore manier le couteau, mais il lui fallait trouver quelque chose de spécial. Il sortit de son petit appartement de New-York, il devait aller faire quelques courses avant de retrouver sa prochaine victime : celle qui ferait revenir l'écrivain de LA… Il s'avait exactement qui, il devait tuer.
Il se rendit à son appartement. Il eu la surprise de voir qu'elle n'y était pas, « Ce n'est pas grave, se dit-il. Je vais l'attendre… Elle finira bien par rentrer… ». Il s'installa confortablement dans le canapé, et attendit dans l'ombre son retour.
