Auteur : Toujours la même depuis le premier chapitre XD

Disclamer : Pas à moi, mais un jour qui sait ?

Genre : Angst. Spiritual, Drama and Sad... Le refrain habituel quoi POV de Draco.

Pairing : DMHP of course, le HPDM reste à prouver par contre XDDD

Rating : M pour violence physique et morale (enfin ça c'est si j'ai réussi mon coup lol)

Avertissement : Âmes sensibles, prévoyez la boîte de mouchoir ou le paquet de kleenex !

Résumé : Il aurait pu être un Dieu, mais il n'était qu'un homme… Il aurait pu être un Héros, mais il n'était qu'Harry Potter.

Note & Co : Je suis désolée pour ce retard, presque indépendant de ma volonté... J'aurais pu le poster dimanche soir, mais ma beta tardant à finir la correction, j'ai préféré aller me coucher... Le réveil le lundi matin à 4h c'est dur Y.Y

J'aurais pu poster hier soir, mais la reprise de certains points fut long et avec une migraine, difficile. Au final je ne suis toujours pas convaincue de ce chapitre T.T

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Pour ceux qui auraient suivi/lu Mauvais Pressentiment, ceci est l'hypothétique suite promise XD

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Remerciement : A Fallen Angel, Yami Aku, Nami Himura et Umbre77 qui ont pris le temps de lire/corriger/me donner leur avis sur ce long et fastidieux OS. Un spécial remerciement et un énorme calin pour ma conseillère Kiwi alias Ruines, sans qui mes fanfictions ne seraient pas ce qu'elles sont XD

A tous ceux qui ont pris le temps de me laisser un petit mot. Je vous adore !

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Je dédicace cette fanfiction à mon petit rayon de soleil,
Niphredill.

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Sur ce Bonne Lecture !


Larme Ultime :

Requiem for a dream

Part.2


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Je crois qu'il existe un lieu,
Où errent les âmes tourmentées,
Accablées par le poids de leur propre tristesse.
Elles attendent l'occasion
Qui rétablira l'ordre des choses.
Ce n'est qu'alors qu'elles pourront retrouver
Ce qui leur sont chers.

Parfois un corbeau leur montre la voie,
Parce qu'il arrive que l'amour
Triomphe de la mort.
(1)

J'ouvre les yeux,
Les rayons du soleil devenant trop violents
Pour que je puisse les supporter davantage.

Je me redresse brusquement ne ressentant plus ta présence à mes côtés
Et ce que je découvre me stupéfait.
Je ne suis plus dans cette sordide chambre,
Mais dans un grand parc verdoyant…

Enfin presque.
Les compositions florales semblent se fâner de minutes en minutes,
L'herbe, jaunir par endroit
Et les arbres, bien que cela semble être le printemps,
Sont toujours aussi nus.

C'est comme si la source
Qui faisait la force de ce jardin
S'était tarie.

Comme si on avait abandonné ce lieu,
Qui à n'en pas douter,
Avait dû être d'une incroyable beauté.
Avant sa décadence.

J'avance doucement,
Tout se meurt au fil de mes pas…
Les feuilles tombent des arbres sans bruit,
Seules et silencieuses,
Sous le chant du vent.

La nature pleure…
La nature est en deuil.

Et pourtant,
Plus j'avance et plus j'ai cette impression…
De déjà vu…
De miroir…

Sans quelqu'un pour prendre soin de lui
Il dépérit…
Il ne peut vivre seul.
Tout comme moi,

Sans Harry ?

Mon regard se pose sur un massif de fleurs
Elles ont encore cet éclat de pureté qui attirerait n'importe quel passant.
Je m'en approche, hypnotisé par leurs couleurs chatoyantes.
C'est étrange comme elles semblent se souiller
Et lorsque j'arrive à leur hauteur,
Leur beauté se flétrit totalement…
Avant de disparaître.
Les pétales tombent pour former un tapis,
Les feuilles ternissent.

La peur s'insinue traîtreusement en moi…
Ma présence serait-elle mortelle ?
Un croassement.
Je sursaute, sortant ainsi de mes pensées macabres.

Levant mes yeux au ciel,
Je cherche l'origine de ce cri.
Mais je ne vois rien,
Et cela ne me dit rien qui vaille.

¤
Un corbeau,
Du chagrin…
¤

Je sors de ce parc
Pour échouer dans un village.
Désert, lui aussi.

Je m'aventure dans ces rues poussiéreuses,
A la recherche d'un indice
Pouvant m'indiquer où je me trouve.
Mais tout semble aussi abandonné que ce jardin.

Le vent, ici, souffle par rafale,
Et je suis obligé de protéger mon visage
Des grains de sable qu'il me projette,
Fouettant ma peau.

Pourquoi tout est si sombre ?
Si vide ?
Si triste ?
Où est passé toute l'animation faisant l'âme de ce village fantôme ?

Je veux rentrer chez moi.
Etre auprès de celui que j'aime.
Harry…
Où es-tu ?

De nouveau ce bruit,
Ce croassement…
Qui une fois de plus
Pénètre dans mon esprit
Pour en chasser les funestes images.

Je regarde autour de moi
Pour finalement apercevoir
Le messager de la mort.

Il est là, posé sur l'une des gargouilles de l'église.
Il m'appelle de son cri ténébreux…
Il veut me dire quelque chose…
Je le sens.

Un second croassement,
Et mes yeux se tourne vers le nouvel arrivant.
D'un battement d'aile, il s'installe à côté de son partenaire,
Le déséquilibrant un instant.
Une courte bataille s'engage…
Quelques coups de bec fusent,
Quelques plumes se perdent…
Mais finalement, tous les deux trouvent une place qui leur convient.
Immobiles, ils me regardent,
Sondant mon âme.

¤
Deux corbeaux,
De la joie…
¤

Le premier prend son envol,
Et se pose un peu plus loin.
D'un piaillement,
Il m'invite à le suivre.

J'ai l'étrange sentiment
Qu'il sait ce que je cherche…
Ce que j'attends.
Même si, moi, je l'ignore.

Il lit dans mon cœur,
Comme dans une rose de cristal :
Mes faiblesses, mes peurs,
Mes rêves et mes espoirs.

C'est assez effrayant
De se sentir ainsi mis à nu.
D'être vulnérable
Sans pour autant l'être.

D'un croassement,
Le second corbeau passe devant le premier,
Il ne cille pas et continue de me juger.
Yeux noirs contre prunelles d'argent.

Il ouvre une nouvelle fois son bec,
Laissant échapper son cri.
C'est une recommandation
Qui claque comme un ordre,
Me laissant pourtant le choix.

Un choix…
Celui de le suivre,
Ou d'errer ici…
Mais qu'elle est la meilleure solution
Pour moi qui n'ai jamais su prendre le bon chemin ?

Je ferme les yeux, un instant,
Tentant de trouver en moi
Les réponses à mes questions.

Comment se fait-il que je comprenne aussi bien
Ce que cet animal attend de moi ?

Il a su toucher mon âme,
Aussi bien que Harry
L'a fait avec mon cœur.

Je le vois s'envoler
Dans un tourbillon de petites plumes noires,
Et je m'empresse de le suivre,
Sans savoir si au bout du chemin…
Je vais vivre…
Ou mourir.

¤
Trois corbeaux,
Une lettre…
¤

Je m'arrête à la lisière d'une forêt,
Quelque peu essoufflé
Par la course que je viens de faire.
Essayez donc de suivre un oiseau
Qui vole plus vite que vous ne marchez !

La beauté du lieu me stupéfie,
Tant il contraste avec les paysages macabres
Que j'ai traversés.

Je cherche du regard
Mes deux compagnons de route
Et de fortune.
Je les trouve
Tranquillement posés sur l'un des chênes
Qui orne l'orée du bois.

Ils semblent se reposer…
Ou attendre quelque chose,
Ou quelqu'un.
Qui sait ?

Je les rejoins
Et profite de ce moment de calme
Pour m'adosser contre le tronc de l'arbre
Et reprendre un simili de respiration.

Un troisième croassement
Me tire pourtant de la quiétude
A laquelle j'aspirais.

Et je vois cet étrange oiseau noir
Se poser tranquillement sur mon épaule
Pour ensuite me donner un affectueux coup de bec.

J'écarquille les yeux,
Surpris par le comportement
De ce corbeau.
De nouveau, ce délicat coup de bec,
Suivit d'un mouvement de tête
Me montrant la forêt
En un petit cri.
Comme s'il m'encourageait à aller plus loin,
Comme s'il m'incitait à ne pas m'arrêter
En si bon chemin.

Je me relève alors prestement
Tandis qu'un de ceux qui étaient perchés dans l'arbre
Passe devant moi, sans hésitation aucune,
Et disparaît dans la noirceur de la forêt.
Je scrute la lisière sombre, suspicieux.
Les Ténèbres ne m'ont jamais inspiré,
Mais ce n'est pas le moment de douter.

Quelque chose m'attire,
M'appelle de l'autre côté.
Je le sens...
Je l'entends...
Et j'ai la nette impression
Que c'est ce que je cherche...

¤
Quatre corbeaux,
Un enfant…
¤

Ces bois hostiles me paraissent,
Soudain, moins effrayants.
Malgré cela,
Je m'y aventure prudemment,
Mettant lentement un pied devant l'autre,
La gorge nouée,
Appréhendant ce que je vais y découvrir.

La forêt est étrangement calme,
Doucement éclairée.
Il se dégage d'elle
Une sorte de sérénité mortelle…
Elle est dangereuse,
Et c'est son exhalation malsaine,
Suintant sur ma peau,
Qui me met en garde.

Il ne faut pas s'arrêter,
Se retourner…
Ne pas reculer…
Avancer, toujours…
Avec cette angoisse au creux de l'estomac.

Je ne comprends pas pourquoi
Les branches et autres ronces et racines
S'écartent sur mon passage,
Comme pour en faciliter l'accès,
Au maître des ces lieux.
Me permettant, ainsi, de m'enfoncer
Plus profondément
Dans cette quiétude empoissonnée.

La mort rôde…
Et à chaque souffle de vent…
C'est une âme de plus
Qu'elle a prise…

L'odeur âpre du sang…
Se mélange à la douce senteur des pins,
Et je peux imaginer
Chaque mouvement,
Chaque pas,
Comme une danse macabre ;
Qu'effectue cet homme armé.
Pour se défendre ou contre-attaquer.
C'est l'effluve du guerrier.

Harry ?

¤
Cinq corbeaux,
De l'argent….
¤

Cette constatation me glace le sang
Et je me mets à courir au travers des bois,
Faisant fi de tous ces buissons ou autres branchages,
Qui me griffent le visage…

Je sens mon cœur battre
Violemment contre ma poitrine.
Est-ce la peur qui le fait réagir ainsi ?
La peur ou….

Je stoppe brusquement ma course,
Et me fige devant le paysage funeste
Qui s'étale sous mes yeux.
Mais qu'est-ce que c'est que ça ?

Là, à quelque pas à peine,
La forêt n'est plus
Que cendres et désolation.

Je me retourne légèrement
Et constate que malgré
Son air austère,
Elle est d'une verdure affolante,
Contrastant avec les arbres noircis
Qui me font face.

C'est comme si,
On avait brûlé une partie d'elle-même,
Tout en en conservant l'autre moitié…
Comme pour la punir d'être aussi fusionnelle.

D'un côté la vie et l'amour,
De l'autre la mort et la haine,
Persistant, malgré tout,
A s'aimer et vivre harmonieusement.

Presque religieusement,
Je traverse cette marée noire.
Les branches craquent sur mon passage,
Les cendres se soulèvent doucement,
Virevoltent, puis meurent de nouveau au sol.

Une violente odeur de pourriture

Me prends soudainement
Et je me retiens de ne pas vomir
Le peu de nourriture que j'ai dans l'estomac.
Je prends appui sur un arbre carbonisé
Et tente de respirer normalement.

C'est là que je me rends compte que le ciel
Est rouge…
Comme le reflet d'une rivière ensanglantée.
Et qu'une clairière incendiée
S'étend devant moi.

Mon compagnon de route
Quitte brusquement mon épaule,
Alors que les deux autres sont déjà loin devant.
C'est la fin du voyage
Et je suis toujours vivant…

¤
Six corbeaux,
De l'or…
¤

Soudain, des croassements
Venus de toute part
Attirent mon attention.

Mes yeux errent sur l'étendue
De cendre et de terre
Pour se figer sur la nuée de corbeaux
Qui batifolent, piaillent et s'envolent,
Et reviennent en une valse éternelle.

Mais le plus surprenant,
C'est qu'il semble protéger quelqu'un
Comme s'il était leur maître.

Il se tient droit et sombre
Au milieu de ce tumulte
De plumes noirs et de cris déchirants.
Œil du cyclone…
Œil de la mort…

Il semble perdu dans une contemplation
Qu'il est le seul à voir.
Sa silhouette m'est étrangement
Familière…

Trop
Familière.

Je quitte mon arbre noir
Et traverse cette clairière incendiée
Sous le ciel de sang.

Le rouge et le noir contrastent et dominent,
Ordonnent et régissent,
Imposent et alourdissent,
De par leur présence lugubre
Cette atmosphère…
Cette vision…
Ce paysage…

¤
Sept corbeaux,
Un secret qu'on ne doit jamais dire…
¤

Au fur et à mesure de mes pas
Mon cœur pulse
Furieusement dans ma poitrine
Transcendant mes sens,
Et j'ai soudainement du mal à respirer…

Boum
Bouboum

Tous ces cris… Tous ces piaillements…

Boum
Bouboum

Tous ces hurlements….

Boum
Bouboum

Tout ce noir et ce sang….

Envahissent mon être
A me donner la nausée…

Les pleurs des mourants…
Leurs dernières suppliques,
Leurs dernières prières,
Leurs derniers souffles….

Apparaissent derrière mes paupières
Présentement closes
Alors que je me sens irrémédiablement
Attiré par le vide…
Et tombe lourdement au sol.

L'air est chargé
D'amertume et de rancoeur,
Et j'ai comme un nœud au fond de la gorge…
M'étouffant petit à petit.

La cendre à un goût de morts…
Je tousse et crache cette poussière empoisonnante
Qui s'infiltre traîtreusement en moi,
A chaque souffle que je récupère…

Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive.
Mon corps est comme oppressé,
Accablé par le poids des larmes…
Par le poids des armes…

Et je sens la vie me quitter lentement…
Expire
Mon âme se glace.
Puis se réchauffe,
Inspire
Lorsqu'un peu d'air s'infiltre de nouveau en moi,
Me brûlant les poumons.
Respire

J'étais pourtant si près de cet ange noir,
Démoniaquement déchu…
Serviteur des Enfers
Dont la complainte n'est que l'agonie des vivants.

Je l'entends clairement maintenant que je meurs…
Cette tristesse sous-jacente qui s'échappe de son âme,
Comme un appel,
Comme une prière,
Comme une confession…
Une demande de pardon.

Et je ne sais comment
Je retrouve la force
De me relever…

D'ouvrir les yeux
Pour affronter son regard de jade.

De tendre difficilement la main
Et de le supplier de ne pas m'abandonner.
Encore une fois…
Un seul mot…
Un seul nom..

« Harry… »

Et tout disparaît.

À suivre...


Note& Co :

(1) The Crow : La cité des anges. J'en profite aussi pour préciser que les nombres de corbeaux et leur signification à la même origine


Voilà, fin de cette deuxième partie.
J'espère qu'elle vous aura plus.

N'hésitez pas à me laisser vos avis/critiques/encouragements/menaces de morts/lettres d'amour :coeur: en cliquant sur le petit bouton bleu en bas à gauche XD

N'oubliez pas de me laisser votre adresse mail pour que je puisse y répondre.

Gros bisous

Et à bientôt :smack:

Lily.B