Auteur : Fanaloka
Titre : Quand le futur est visité
Résumé : Les Maraudeurs et Lily arrivent dans leur futur, quand Harry, Ron et Hermione sont sensés faire leur 7è année à Poudlard.
Chapitre 6 : où le Professeur Remus entre en scène
Les Maraudeurs s'étaient peu à peu remis de leur surprise grâce à leur longue, longue nuit, durant laquelle ils n'avaient pas arrêté de se torturer l'esprit.
Ils durent néanmoins attendre le mercredi avant d'avoir leur premier cours de Défense Contre les Forces du Mal. Ils étaient tous impatients d'y être pour voir comment Remus se débrouillait en professeur. Les échos des autres années qui l'avaient déjà eu étaient très positifs et ils étaient encore plus motivés. Enfin un professeur de Défense Contre les Forces du Mal qui allait être chouette !
Tous étaient impatients ? Non, Remus ne voulait pas y être ! Déjà que ça avait fait bizarre de se voir avec vingt ans de plus, maintenant il allait se voir se donner cours à lui-même ! Enfin, ça avait toujours été son rêve d'enseigner la Défence Contre les Forces du Mal et il était quand même heureux d'y être arrivé.
Le mercredi était enfin arrivé et Sirius était tout excité. James rigolait de l'excitation de son meilleur ami et Remus était très tendu ; l'heure de la révélation était arrivée…
Ils entrèrent tous dans la salle de Défense Contre les Forces du Mal, qui avait un peu changé. Toutes les tables avaient disparu et avaient laissé place à de nombreux coussins. Apparemment, la déco était nouvelle pour les autres aussi car ils regardèrent bizarrement les coussins. Harry fut le premier à s'asseoir, bien vite suivit de ses deux meilleurs amis. Comme soulagé que les coussins ne soient pas enchantés, le reste de la classe s'assit en silence.
Remus entra et pris la parole.
« -Bonjour à tous et bienvenue dans ma classe pour, je l'espère, toute l'année. Nombreux d'entre vous me connaissez déjà pour m'avoir eu comme professeur durant votre troisième année, mais il y a quatre nouveaux (le cours est en commun avec les Serpentards donc Peter n'est pas dedans !) qui ne me connaissent pas encore. Alors je suis le professeur Lupin. Je suppose que pour m'avoir critiqué ouvertement il y a 4 ans, l'ex-professeur Rogue vous a beaucoup appris sans vous laisser le temps de souffler, donc vous devez avoir un bon niveau et nous allons tout de suite commencer la matière. Ah ! J'oubliais, Monsieur Tillianny, les deux Brokhers et Mademoiselle Perry, voulez-vous bien rester à la fin du cours, s'il vous plait ? J'ai quelques petits détails à régler avec vous. Et pour ceux qui se demanderaient le pourquoi du changement de déco, c'est pour une question de pratique. C'est plus facile de mettre tous les coussins dans un coin de la salle que de bouger tous ces bancs, non ? Vu que nous allons surtout faire de la pratique, j'ai trouvé qu'il suffirait de mettre des coussins. Nous allons donc tout de suite commencer avec les patroni. Tout d'abord, qu'est-ce qu'un patronus ? »
La main d'Hermione se leva aussi vite que l'éclair suivit de celle de plusieurs Gryffondors, ceux qui avaient fait partie de l'AD.
« -Je vois que les anciennes habitudes n'ont pas changé. Toujours aussi rapide, Mme Weasley… oups ! Pardon, Mlle Granger. »
Ron et Hermione devinrent tout d'un coup rouges comme une tomate et Harry éclata de rire, vite suivit de Neville.
« - Mais, pour une fois qu'il n'y a pas que vous qui répondez, je vais demander à M. Thomas.
-Le sortilège du patronus reflète l'espoir en nous. Il nous sert surtout contre les Détraqueurs qui, eux, reflètent nos pires souvenirs et chassent le bonheur. Pour pouvoir former un patronus, il faut penser à quelque chose d'heureux, le plus heureux souvenir que vous possédez et prononcer la formule : expecto patronum. Il existe deux sortes de patroni, les patroni corporels et les patroni non-corporels.
-Merci, M. Thomas, je n'aurais pas pu en dire plus. On dirait que vous l'avez déjà essayé… 20 points pour Gryffondor. Bon, comme vous a si bien dit votre camarade, pensez très fort à votre plus beau souvenir et ensuite récitez la formule qui est, je vous le rappelle : expecto patronum. Nous allons faire deux groupes ; vu que vous allez d'office vous mettre par maison, pas la peine de vous demander de vous mélanger, vous ne le ferez pas. Donc je prends la maison de Serpentard et Harry va prendre les Gryffondors.
-Moi qui pensais que j'allais pouvoir dormir !
-Il me semble que le cours de Défense Contre les Forces du Mal n'est pas là pour dormir. Si McGonagal t'entendais !
-Est-ce qu'elle sait que tu emploies des professeurs sans diplômes et sans les payer ?
-Non, mais il me semble que ça ne t'as pas dérangé de donner des cours gratuits pendant ta cinquième année !
-Tu auras toujours le dernier mot, hein ?
-Et oui ! »
Il termina cette conversation pas si privée que ça vu que tous les élèves avaient entendu avec étonnement le professeur et l'élève parler comme s'ils étaient de vieux amis.
Malefoy prit la parole, un air complètement impassible.
« -Bon, ce n'est pas que votre petite conversation n'est pas intéressante, elle était très instructive, au contraire, mais on est au cours de DCFM….
-Vous avez raison, M. Malefoy, lui répondit Remus. Merci pour m'avoir remis dans le droit chemin. Bon, les Serpentards, venez avec moi. Je vais vous aider du mieux que je peux, mais je ne peux malheureusement pas vous donner un souvenir assez fort pour que cela fonctionne. C'est chacun le sien. Vous avez tous votre souvenir ? »
James leva la main pour poser une question au lycanthrope. Cela faisait bizarre d'avoir un de ses meilleurs amis en professeur. Mais si ça lui faisait bizarre à lui, il n'osait imaginer comment ça faisait bizarre à Remus ! Se voir lui-même en professeur !
« -Oui, Mr Brokhers ?
-Je me demandais juste si notre souvenir était obligé d'être un souvenir ? Enfin, on ne peut pas prendre notre rêve le plus cher qui serait notre meilleur souvenir si jamais il se passait vraiment ?
-J'ai un ami qui avait un rêve tellement ancré dans son esprit qu'il n'arrivait jamais à faire un patronus corporel avec un autre souvenir. Ensuite, son rêve s'est réalisé et le lendemain, il arrivait à faire son patronus. Je vous conseille donc de prendre un souvenir réel et si jamais votre rêve se réalise, vous pourrez bien sûr prendre ce souvenir-là. Une dernière chose, ne vous découragez pas si vous n'arrivez pas à grand chose après cette leçon. La formation d'un patronus est très difficile et demande beaucoup de magie. De plus, il avoir une certaine puissance pour réussir à effectuer un patronus corporel. Il y a des sorciers qui n'y arriveront jamais. Allez-y. »
Les élèves s'appliquèrent et il n'y quelques nuages chez les Serpentards. Chez les Gryffondors, il y eut quelques beaux patroni et les Maraudeurs eurent de beaux nuages.
Les Maraudeurs restèrent à la fin du cours, comme Remus le leur avait demandé.
« -Bon, je voulais juste vous dire que j'ai gardé mes souvenirs, et que donc je sais qui vous êtes. J'ai parlé avec Minerva et on a décidé qu'aucun professeur ne vous sanctionnera si vous faites des blagues. L'ambiance est à la guerre ici, et très tendue. Je me suis dit que ce serait bien que vous mettiez un peu de joie dans cette école.
J'ai été moi-même étonné, vous connaissant très bien, que vous n'ayez fait aucune blague depuis votre arrivée ! Mais bon, je me souviens de comment c'était frustrant, les premiers jours…
- Remus, enfin, je suppose qu'on peut t'appeler Remus, même si tu es sensé être notre professeur de Défense Contre les Forces du Mal.
- Bien sûr que vous pouvez tous m'appeler Remus ! Je suis toujours moi-même !
- Où sommes-nous ? Je veux dire nos nous du futur?, dis James.
-J'ai bien peur ne pas pouvoir vous révéler cette information. Je suis désolé, je sais comment ça peut être frustrant.
-Arrête ! On dirait Dumbledore ! »
Remus eut un air triste à l'entente du nom de l'ancien directeur. Le même qu'avait Harry lorsqu'on énonçait le même nom. Apparemment, le sorcier avait été très important pour les deux amis. James avait même une fois entendu que son futur fils avait disparu toute la soirée avec son professeur la nuit où ce dernier avait été tué. Et même que Harry était avec lui lorsque c'était arrivé. Il n'avait toujours pas su l'identité de l'assassin.
-« Le futur ne doit pas être révélé. »
Remus avait ramené James sur Terre et James remarqua comment son meilleur ami avait changé durant ces vingt ans. Il avait vieilli, bien sûr, et avait toujours un air un peu triste sûr son visage.
-« Bon, je vais vous faire un mot pour votre professeur car vous êtes fameusement en retard, mais j'espère que vous viendrai me rendre visite souvent !
-Compte sur nous ! », lui promit Sirius.
Ils sortirent de la salle et Sirius accosta Remus :
-« T'as assuré, gars ! »
Remus sourit. Oh oui, il avait assuré ! Cétait à la fois le meilleur et le plus étrange cours de Défense Contre les Forces du Mal qu'ils n'aient jamais eu. Il était fier de son moi futur. Le « vieux » Remus sourit en entendant la dernière remarque de Sirius. Au moins, son cours avait plu à une personne, c'était déjà ça.
Le reste de la journée s'était passé sans encombre et la soirée était arrivée. Ils avaient mangé tous ensembles et s'étaient régalés. En rentrant du souper, les Maraudeurs, sans Peter qui, désormais, passait beaucoup moins de temps avec eux, s'étaient réunis dans une salle de classe vide, qui n'avait pas l'air d'avoir été utilisée depuis longtemps. Ils avaient galamment invité Lily qui s'était jointe à eux avec plaisir, sans toute fois oublier de préciser à James que si ce n'était pas une réunion entre voyageur du temps, elle ne serait pas venue vu qu'elle avait beaucoup mieux à faire que de les entendre préparer une petite blague.
« -En parlant de blague, ça fait longtemps qu'on en a plus fait », lui répliqua James. « Remus a raison, il faut qu'on prépare notre nouvelle blague. Il est temps que Poudlard connaisse les meilleurs blagueurs de tous les temps.
-Et les plus modestes de tout Poudllard, aussi ! », répliqua Lily, ce qui lui valu une gentille petite claque de la part de James.
L'ex-préfète-en-chef ne l'aurait jamais avoué, mais elle avait fait exprès de leur rappeler les blagues. En fait, elle avait extrêmement envie d'assister à cette réunion et avait été honorée qu'on l'y invite.
« -Bon, donc, récapitulons. Mon fils, Harry, est célèbre, s'est improvisé professeur de Défense Contre les Forces du Mal lors de sa cinquième année et y a appris le sortilège du Patronus à plusieurs élèves. Cela veut dire qu'il savait déjà faire ce sortilège avant sa cinquième année. Et pourtant Remus-âgé –désolé Remus, mais c'est plus facile comme ça- a dit qu'il fallait être très puissant pour y arriver. Et il arrive à l'école un soir, le lendemain, quasi toute l'école est de nouveau là, comme s'il apportait la sécurité. Mais qui est donc mon fils ?
-C'est la question que tout le monde se pose, James.
-Euh… Si tu veux bien, j'aimerais que tu arrête de dire « mon fils » car je te signale qu'il faut être deux pour faire un enfant et donc ce n'est pas ton fils, mais notre fils !
-Ah ! Tu avoues enfin que tu m'aimes !
-Quoi ? Mais mon pauvre Potter, je n'ai jamais dit que je t'aimais, tu divagues, j'ai juste dit qu'Harry était aussi mon fils !
-Ouais… ben c'est déjà un début.
-Bon, et si on passait à notre nouvelle blague ? », intervint Sirius.
-« Alors moi, je m'en vais.
-Ah non, Tigresse. Tu vas remplacer Peter et nous aider à trouver des idées !
-Mmhm… D'accord si tu arrêtes de m'appeler Tigresse.
-Vous désirs sont des ordres, Princesse.
-Potter …
-Oui ?
-Tu m'énerves !"
oOo
James, n'arrivant pas à dormir cette nuit-là, se leva et marcha tel un zombie jusqu'au lit de son futur fils. Il n'arrivait pas à s'imaginer père. Lui, qui n'avait que dix-sept ans, était père, d'un gars de dix-sept ans… Ca paraît drôle, hein ? Et pourtant c'est loin de l'être…
Pour le moment, la seule chose positive qu'il voyait en son fils, c'est que maintenant il était sûr que Lily succombera à son charme, et l'aimera au point de faire un enfant avec lui. Cette pensée lui tira un joli sourire.
Son fils dormait… Enfin… avait l'air plutôt de cauchemarder, vu l'expression sur son visage… Soudain, il ouvrit la bouche, comme pour crier, sauf qu'aucun son ne sortit de sa bouche… Étrange… Mais James ayant été élevé chez des sorciers trouva vite la réponse à ce phénomène : Harry avait mis un sort de silence autour de son lit.
Pourquoi son fils avait-il mis des sorts de silence autour de son lit ? Savait-il déjà qu'il allait faire un cauchemar ? En voyant Harry se tortiller dans tout les sens en ayant toujours la bouche ouverte en criant (enfin, James le supposait), il essaya de le réveiller doucement.
« -Harry… Harry… Réveille-toi, tu fais un cauchemar ! Haaarryyy ! »
Bon, puisque la manière douce ne marchait pas et qu'Harry avait maintenant l'air de souffrir le martyr, James décida de passer aux choses sérieuses…
« -Aguamenti ! Allez allez réveilles-toi ! S'il te plait ! AGUAMENTI !
-AAAAAHHHHHH »
James tressaillit de joie en entendant ce(s) cris et son sourire s'effaça lorsqu'il prit conscience qu'Harry « dormait » toujours et que c'étaient les cris de Sirius, Remus, Ron, Neville et de Dean qu'il avait entendu.
« -Dan ! Mais qu'est-ce qu'il te prend ? Tu as vu l'heure ? Je te signale qu'il est TROIS heures du matin et que ça, c'est une heure pour DORMIR, et non pas pour asperger ses innocents camarades d'eau GLACÉE et par la même occasion les réveiller !
-Désolé les gars, je voulais juste réveiller Harry. J'ai essayé la manière douce, mais ça n'a pas marché, alors j'ai essayé l'eau, ça n'a pas marché non plus. J'ai réessayé en criant un peu trop fort, je crois, mais il ne se réveille toujours pas !
-Et pourquoi tu veux le réveiller, demanda Ron.
-Il fait un cauchemar je crois, enfin il n'arrête pas de se tortiller et il essaye de crier, mais il a mis un sortilège de silence autour de son lit pour qu'on n'entende pas.
-Et merde, merde, merde… Neville tu veux bien aller chercher Ginny dans le dortoir des filles ? J'ai entendu dire que tu savais y aller…. Et ne dis rien à Hermione, au sinon elle va piquer sa crise ! Merci.
-Pourquoi aller chercher Ginny ? Et pourquoi Hermione ne doit rien savoir ?, demanda Sirius.
-Je crois que Ginny arrivera peut-être à le réveiller et Hermione piquerait une crise si elle le savait.
-Pourquoi elle piquerait une crise ?, demanda Sirius, pas tout à fait satisfait de la réponse de son camarade.
-Ca ne te regarde pas ! », répliqua Ron.
TO BE CONTINUED…
