Auteur : Fanaloka

Titre : Quand le futur est visité

Résumé : Les Maraudeurs et Lily arrivent dans leur futur, quand Harry, Ron et Hermione sont sensés faire leur 7è année à Poudlard.

Chapitre 7:Où le Survivant reçoit une petite attaque mentale.

« -Où est-il ?, demanda Ginny à Ron qui était descendu dans la salle commune avec les Maraudeurs et Neville.

-Ben dans son lit, où veux-tu qu'il soit ? »

Elle ne répondit pas et commença à monter les escaliers. Elle remarqua que Ron la suivait et lui dit :

« -Reste ici, j'y vais seule.

-Et pourquoi ?

-Parce que !

-Et qui me dit que tu n'es pas une Mangemorte qui a bu du Polynectar ?

-Si elle avait bu du Polynectar, elle n'en aurait pas pris avant de dormir, Ron.

-Je ne laisserai personne seul avec Harry si je ne suis pas sûr et certain qu'il est de confiance !

-Te voilà bien protecteur ! J'imagine que c'est pour une bonne cause… Très bien, pose-moi une question à laquelle moi seule peut répondre.

-Hum…. Qui m'a embrassé le plus fort de toute ma vie ?

-Tante Muriel ! »

Neville, qui avait suivi toute la conversation éclata de rire et dit à Ron :

« -C'était une très bonne question, moi j'aurais dit Lavande !

-Oh ! Tu n'as jamais vu Tante Muriel ! Et en plus, il a dit le plus fort, et pas le plus goulûment ! Au sinon, je n'aurais pas hésité !

-Heureusement qu'Hermione n'est pas là… » Ajouta Neville, un grand sourire sur les lèvres…

« -Je ne vois pas ce qu'elle vient faire là !

-Bon, maintenant que tu es persuadé que je ne suis pas un Mangemort, je peux aller au dortoir ?

-Oui.

-Merci ! »

Et elle s'encouru vers celui-ci sans plus tarder.

Elle arriva près du lit de son « plus-que-simple-camarade » et le spectacle qu'elle y découvrit la glaça. L'homme qu'elle aimait était en train de se tortiller dans tous les sens et d'essayer d'hurler à la mort, mais le puissant sort de silence ne laissait échapper aucun cris. Il était comme en train d'étouffer, d'être torturé par un être invisible mais cruel.

« -Harry. »

Elle approcha sa main de celle d'Harry et rien que leur toucher paru faire un bien fou à Harry…. Mais pas à elle…. Elle était brûlante, et il lui fallut toute sa bonne volonté pour la laisser toucher la main de son bien-aimé.

« -Harry. »

Peu à peu, la douleur diminua et Harry s'agita moins.

« -Harry, c'est moi, Ginny. Reviens près de moi, je t'en supplie. Laisse ces gens où ils sont. Tu ne peux rien faire à leur sort, c'est trop tard. Je sais que tu détestes ça, mais tu ne peux rien faire, mon cœur. Alors autant ne pas voir ce massacre, tu serais bien mieux ici, à côté de moi. »

Et elle parla, parla, parla. Au fur et à mesure de son monologue, le jeune homme se détendit, jusqu'à dormir, ou en tout cas sembler dormir…

Ginny se pencha tout doucement et vint poser ses lèvres sur celles d'Harry. Ce simple contact la fit trembler de tout son corps. Cela faisait si longtemps qu'elle voulait y goûter à nouveau !

Elle commença à partir, après s'être assurée une dernière fois que le sommeil d'Harry était calme.

« -Gin… », murmura Harry.

Ginny se retourna avança tout sourire vers Harry qui la regardait aussi en souriant.

« -Merci…

-Comment te sens-tu ?

-Comme si je venais de faire le massacre de l'univers…

-Ce n'était pas toi, Harry, c'était la Face de Serpent.

-Je sais bien, mais dans mon cauchemar, j'étais lui. Mais bon… Ca va passer.

-Tu devrais te reposer.

-On est enfin seuls, dans un dortoir… Cela ne t'inspire pas ?

-Harry…

-Ecoute, je sais que je t'ai demandé qu'on arrête, mais je ne peux pas. L'amour que je ressens pour toi domine ma volonté de te voir en sécurité… Je sais que c'est très égoïste, mais je ne peux pas. Alors je te propose quelque chose : on sort ensembles en secret. On ne le dit à personne, même pas à Ron et Hermione et on passe des moments inoubliables ensembles. Qu'est-ce que t'en dis ?

-Ce me va parfaitement ! »

Elle s'approcha lentement de son lit, histoire de faire durer le plaisir… Arrivée à destination, elle se pencha doucement vers son amoureux et ils s'embrassèrent tendrement. Leurs lèvres se décolèrent et ils se regardèrent, souriants. Que ça faisait du bien !

Ils s'embrassèrent à nouveau, plus fougueusement. Après dix minutes, Ginny prit la parole :

« -Mon cœur, les autres sont en train de s'inquiéter pour toi, en bas. Je crois que je vais descendre. Rendez-vous demain à huit heures dans la salle sur demande, je compte sur toi pour donner une excuse valable, pour qu'ils ne se doutent de rien.

-D'accord… Fais semblant que je ne me suis pas réveillé, je n'ai pas envie de répondre aux questions qu'ils vont sûrement me poser.

-Ca va. Je t'aime.

-Moi aussi, mon cœur. »

Elle commença à s'éloigner mais fit vite rappelée par Harry…

« -Tu n'oublierais pas quelque chose ?

-Euh… Attends je réfléchis… Non, je ne crois pas…

-Moi je crois que si ! »

Elle rigola et se pencha pour lui offrir un dernier baiser, en y mettant tout son amour.

Quand elle descendit, cinq garçons lui sautèrent presque dessus :

« -Comment il va ?, demanda Ron.

-Il ne cauchemarde plus. Il dort paisiblement mais ne s'est pas réveillé.

-Merci, Gin. , la remercia Remus.

-Comment t'as fait pour qu'il ne s'agite plus ?

-Ah ! Ca, c'est mon petit secret ! Merci, Ron, d'avoir pensé à moi.

-Ben, je n'arrivais pas à le réveiller, et je me suis dit que si c'était toi, peut-être que ça marcherait. »

Elle lui sourit en retour.

« -Bon, moi je vais me coucher, et vous ferez bien d'en faire autant. Bonne nuit, dit Ginny, en baillant.

- Bonne nuit, Gin.

-Fais de beaux rêves !

-Ouai, pour le peu de sommeil qu'il te reste, profites-en ! »

Les cinq garçons montèrent dans le dortoir et, ayant vu Harry qui faisait remarquablement bien semblant de dormir, ils se mirent au lit.

James, lui, n'arrivait toujours pas. Il se posait des tas de questions. Qu'avait eu son futur fils ? Comment avait fait Ginny pour le réveiller alors que lui, étant quand même son père, n'y était pas arrivé ?

Il réussit finalement à s'endormir après s'être assuré que son fils allait bien. Il dormait avec un sourire qui ne le quittait pas. La méthode de Ginny avait l'air d'être excellente !

oOo

Le matin, sept Gryffondors avec une tête de quelqu'un qui n'a pas dormi de la nuit firent leur apparition dans la Grande Salle.

Harry avait une tête épouvantable. La joie du moment magique qu'il avait vécu la veille s'était escomptée pour faire place au souvenir de l'horrible attaque qui s'étai passé la veille.

La Grande Salle était joyeuse. Voyant leurs têtes, McGonagal appela Harry.

« -Vous avez fait une fête made in maraudeurs la nuit passée ou quoi que vous vous avez tous l'air si fatigués ?

-Une quoi ? Une fête made in maraudeurs ? Remus n'était pas là et c'est le dernier maraudeur, comment voulez-vous qu'on ait fait une fête made in maraudeurs ? Non, on va dire que j'ai fait un cauchemar et qu'ils l'ont remarqué, voilà. Bon appétit. »

Et il partit, laissant une McGonagal perplexe. Comment avait-elle pu penser à une fête des Maraudeurs alors que ça se voyait bien qu'il avait mal ? Et en plus elle lui avait parlé des Maraudeurs alors qu'il ne savait pas qu'ils étaient à ses côtés tous les jours ? Arg, il fallait qu'elle contrôle ce qu'elle disait !

L'arrivée bruyante des hiboux coupa McGonagal dans son monologue intérieur. Elle paya le hibou qui lui avait apporté son journal et son visage pâlit lorsqu'elle vit les premiers titres…

Pendant ce temps, à la table de Gryffondor, le trio lisait attentivement le journal. Il y avait eu la plus grosse attaque depuis la montée au pouvoir de Voldemort. Une ville entière de Moldus avait été massacrée sauvagement. Tout d'un coup, Harry prit la parole, cassant le silence qui s'était imposé à lors de la lecture du journal.

« -Il faut mettre les Dursley en sécurité.

-Quoi ? , lui demanda Hermione.

-Il faut mettre les Dursley en sécurité.

-Pourquoi ?, demanda Ron. Après tout ce qu'ils t'ont fait, tu veux les mettre en sécurité ?

-C'est eux qu'il cherche. Il les cherche pour leur soutirer des informations, et pour ensuite les torturer, juste pour me faire souffrir.

-Mais ça ne te fera pas souffrir ! Ils n'auront que ce qu'ils méritent, ainsi !

-Ron !, s'indigna Hermione.

-Personne ne mérite d'être torturé, même s'ils sont les personnes les plus odieuses du monde. Et puis, ce sont des trouillards, ils diront tout ce qu'ils savent à Voldemort. Et en plus, c'est ma dernière famille. Pas une très chouette famille, je te l'accorde, mais, s'ils venaient à mourir, je ne pourrais jamais me pardonner de ne pas avoir tout fait pour les sauver.

-Mais ils ne savent rien d'important !

-Ils savent que je suis à Poudlard. Et je n'ai pas envie qu'il vienne avec toute une armée de Mangemorts tuer tous les élèves jusqu'à me retrouver !

-Mais il sait déjà que tu es à Poudlard !

-Je ne sais pas si tu as remarqué, Ron, mais la table de Serpentard est bien moins peuplée que l'année précédente. McGonagall a dû mette une frontière anti-Mangemort.

-La Fuine est là, pourtant.

-C'est bien ce que je disais. Voldemort a refusé de lui mettre sa marque comme ça il pouvait faire espion dans Poudlard. Il a confiance en lui.

-Donc, Voldemort sait déjà où tu es. reprit Ron.

-Pas forcément…, lui répondit Harry.

-Ron, tu n'as pas remarqué qu'il ne nous provoquait plus, qu'il ne faisait plus son malin, et qu'il essaye de parler à Harry presque tout le temps ? »Dit Hermione à Ron en voyant son air perplexe.

-« Tu as remarqué ? Mm il faudra que je lui dise d'être plus discret.

-Et si vous voulez que toute la table ne soit pas au courant, parlez peut-être moins fort, ou alors reparlez-en ailleurs qu'ici. », les interrompit Ginny.

Ils décidèrent de quitter la table et les Maraudeurs, qui avaient bien sûr tout écouté, restèrent assis pour ne pas être repérés. Quelques minutes plus tard, ils prirent le chemin du parc. Ils avaient une heure de libre, et comptaient en profiter en prenant un peu l'air.

Ils marchaient lorsqu'ils entendirent des voix qui avaient l'air de se disputer. Ils se cachèrent derrière un buisson et écoutèrent la dispute des professeurs McGonagal et Lupin.

« Tu dois lui dire, Minerva ! Si tu ne lui dis pas maintenant, il le découvrira lui-même ! C'est un garçon très intelligent, tu sais ? Et s'il le découvre par lui-même, je ne voudrais pas être toi ! Souviens-toi le massacre du bureau d'Albus, à la fin de sa cinquième année. On ne sait toujours pas ce qu'Albus lui a révélé ce soir-là, mais Harry aurait préféré le savoir à l'avance, je peux te l'assurer !

-Mais Remus ! Ils vont partir. Et s'il sait que ce sont ses parents, il va s'attacher à eux. Et quand ils vont partir, il les aura perdus à nouveau.

-Mais c'est son rêve depuis toujours, Minerva. Connaître ses parents. Et le destin lui donne une chance de le réaliser ! Imagine le bonheur qu'il prouverait !

-Pour après être triste de les voir partir.

-Mais au moins il les aura connus. Il n'aura pas que les vieilles histoires que Sirius et moi on lui a raconté ! Donne-lui sa chance de connaître ses parents.

-Il aura sa chance s'il la devine.

-D'accord, mais je te préviens, tu vas en baver ! »

Les Maraudeurs restèrent silencieux même bien après le départ des professeurs… Alors comme ça, Harry ne les avait jamais connus… Ils avaient abandonné Harry….. ou ils étaient… morts…

TO BE CONTINUED