Auteur : Fanaloka

Titre : Quand le futur est visité

Résumé : Les Maraudeurs et Lily arrivent dans leur futur, quand Harry, Ron et Hermione sont sensés faire leur 7è année à Poudlard.

Chapitre 9 : Où les choses sont révélées

« -Comment avez-vous pu me cacher ça ? »

Il y eut un grand silence dans la Grande Salle. Tous attendaient une réponse. Tous se demandaient quelle chose avait pu mettre tant en colère le Grand Harry Potter.

Les Maraudeurs se rappelèrent la petite conversation entre McGonagal et Remus Senior qu'ils avaient entendue par inadvertance. Remus avait bien prévenu la directrice qu'Harry finirait bien par savoir et qu'il serait en colère… et malgré le fait qu'ils soient au courant de la possibilité de colère, ils n'auraient jamais cru qu'il puisse se mettre en colère à ce point.

McGonagal, elle, regardait Harry avec crainte. Elle avait beau s'être préparée à cette éventualité, comme Merlin merci Remus l'avait prévenue, tout son beau discours s'était tout à coup envolé. Comment était-il possible d'être aussi terrifiant ?

Elle secoua sa tête, comme pour remettre de l'ordre dans ses pensées et s'apprêta à répondre à son élève lorsqu'elle se rendit compte qu'elle se trouvait dans la Grande Salle, tous les élèves attendant avec le jeune Potter sa réponse, comme en témoignait le silence total de la salle. Elle se tourna donc vers Harry et lui dit :

« -Je propose que nous en discutions dans mon bureau, nous y serons bien mieux. »

Ils quittèrent la pièce, au grand damne de l'entièreté de la salle. Aussitôt qu'ils passèrent le portail, les conversations reprirent de plus belle.

Le voyage jusqu'au bureau de la directrice se fit dans un silence total, McGonagal étant trop pétrifiée devant la tête d'Harry pour parler et celui-ci encore sous le choc. Il avait côtoyé ses parents pendant plusieurs semaines et n'en avait rien su ! Son rêve le plus cher s'était réalisé sans que ses yeux ne puissent le voir ! Et tout ça à cause de cette vieille chouette de McGonagal !

Sa colère augmenta encore plus, sous le regard pétrifié du professeur. Elle se rendait à présent compte de son erreur. Il avait raison ! Comment avait–elle pu faire une chose pareille ? Et malgré les nombreuses mises en garde de Remus, elle n'avait fait que ce qu'elle croyait être juste, alors que son inconscient essayait de lui envoyer le message disant qu'elle se trompait sur toute la ligne.

Ils arrivèrent enfin à son bureau. Ce dernier semblait bien vide sans Fumseck, remarqua Harry. Son regard parcouru la salle et s'attarda un bref instant sur le tableau du professeur Dumbledore. Celui-ci lui souriait, les étincelles toujours présentes au fond de ses yeux.

« -Potter, tout d'abord je suis sincèrement désolée. Je me rends compte à présent de la bêtise que j'ai faite. J'ai pensé faire ça pour ton bien, mais je crois qu'au fond de moi je savais qu'il fallait que je te le dise. Je me persuadais que je te protégeais en te cachant ça, comme ça tu n'aurais pas à devoir refaire ton deuil lorsqu'ils seraient partis.

-Mon deuil, je l'ai fait depuis bien longtemps. Mais si vous m'aviez dit plus tôt à qui j'avais réellement affaire, j'aurais justement pu comprendre qui étaient mes parents, j'aurais pu emmagasiner le plus de souvenirs possible… et tout simplement savoir. J'ai beau avoir Remus à mes côtés, écouter les histoires de mon père ne me montrera pas comment il était vraiment. Et maintenant que j'ai enfin eu la chance de savoir tout sur eux, aussi bien leurs qualités que leurs défauts, vous me cachez tout. D'un côté, je comprends votre démarche et d'un autre… je ne la comprends vraiment pas ! »

Tout en parlant, Harry se calmait petit à petit, au plus grand soulagement de la directrice.

« -Je vais t'avouer que je ne me comprends pas. Le seul qui était au courant est bien sûr Remus, qui n'a pas arrêté de me dire de te dire l'entière vérité, qu'il valait mieux pour moi et pour toi. Je suis vraiment désolée, surtout que c'est un mauvais moment pour apprendre la vérité… Nous avons enfin trouvé un moyen pour qu'ils rentrent chez eux.

-Oh ! Quand partiront-ils ?

-Demain, après-demain… Cela dépendra de vous tous.

-Vont-ils garder leurs souvenirs de ce voyage ?

-Je leur laisserai le choix. Je sais que James et Lily sont au courant qu'ils vont mourir dans pas longtemps. Ils ne devraient pas le savoir, mais en même temps, savoir ça les a rapprochés… Je pense qu'ils vont tous garder leurs souvenirs car si je me souviens bien, quand ils sont rentré dans leur époque -même nous, professeurs, n'avons jamais su où ils avaient disparus-, James et Lily étaient très proches et ils n'ont pas mis beaucoup de temps après cela pour sortir ensemble.

-Au moins ce voyage aura servi à quelque chose.

-Oui, en effet.

-S'il vous plait, professeur, si quelqu'un proche de moi apparaît du futur ou du passé, dites-le moi la prochaine fois ! Cela m'évitera de nombreuses recherches afin de savoir qui ils sont vraiment !

-Heu… Je crois que j'ai compris le message… Et… rappelle-moi de ne plus JAMAIS te mettre en colère ! Tu sais que tu étais effrayant !

-Ca ne tient qu'à vous de ne plus me refaire un coup pareil ! Comment vais-je me comporter avec eux, moi, maintenant ?

-Tu vas me dire que je ne me mêle pas de mes affaires, mais… Je n'essaierais pas trop de rester avec eux… N'oublie pas que la potion est finie !

-Comment oublier ça… »

Quand il sortit du bureau de la directrice, il eut une petite surprise… En effet, les Maraudeurs ainsi que Lily étaient adossés au mur, l'attendant.

James semblait nerveux ; il réfléchissait et ne tenait pas en place. Lily le regardait avec un petit sourire, un petit peu plus pâle qu'avant. Sirius avait l'air de trouver la situation drôle. Enfin, Remus se tenait un peu à l'écart, comme si la scène qui allait se passer ne le concernait pas.

Harry s'avança lentement vers eux, sa famille. Il était nerveux tout à coup. C'était comme s'il redécouvrait ses anciens camarades, qu'il n'avait jamais côtoyé Dan Brokhers, Wil Brokhers, Mallory Perry, Mattew Tillianny. En réalité, il n'avait jamais rencontré ces gens pour la simple et bonne raison qu'ils n'existaient pas. Maintenant qu'il savait qui ils étaient, il ne savait comment agir. Devait-il faire semblant que cela ne changerait rien avec leurs relations ? Devait-il leur dire comme ils lui avaient manqués, alors qu'ils avaient son âge et avaient appris il y a seulement quelques mois de cela qu'ils avaient un fils ? Comment devait-il agir avec eux ?

Ce fut Lily, sa mère, qui répondit à ses questions intérieures. Celle-ci courut vers lui et le prit dans ses bras.

oOo

Ils étaient tous dans le dortoir des garçons de septième année, abasourdis par la nouvelle dont Harry venait de leur faire part : la potion était finie.

Lily, James, Sirius, Peter et Remus allaient rentrer chez eux.

Quitter Harry pour quelques années, Ron, Hermione et presque tous les autres élèves de Poudlard pour toujours.

Le silence régnait. Les Maraudeur et la Préfète-en-Chef ne savaient s'ils devaient se réjouir ou bien pleurer ; être soulagés, heureux de retrouver tous leurs repères, leurs camarade, leur époque… ou bien être tristes de quitter leur fils- pour quelques années seulement, pourrait-on dire… mais le Harry qu'ils avaient devant eux, ils le perdraient pour toujours. Ils ne sauraient jamais qui gagnerait a guerre, si Harry et Ginny pourraient un jour se montrer au grand public sans peur de représailles, etc.

Ce fut Lily qui parla la première :

« -C'est peut-être mieux ainsi… je veux dire, maintenant, nous t'avons vu, nous savons quel grand homme tu vas devenir et nous sommes fiers de cet homme.

-Merci…

-Et Ginny, rajouta James, si toi et Harry en aviez besoin… Je vous donne ma bénédiction !

-Vous avez la mienne aussi !, rajouta Lily.

-Co- Comment avez-vous su ?, demanda Harry, bredouille.

-Bah ! Quand l'amour plane, je le repère tout de suite, lui répondit sa mère.

-Ah bon ? Je n'avais ABSOLUMENT pas remarqué ! Ou alors ton don ne s'applique qu'à tes proches, amis, connaissances… mais pas à toi !» termina Sirius.

Sous le fou rire général, Peter rentra dans sa salle commune (étonné de n'avoir reçu que peu d'attention de la part d'Harry, comparé aux autres voyageurs temporels) et les autres s'endormirent, ou du moins, tentèrent de s'endormir, sous le regard assassin de Lily pour Sirius, qui feignait ne rien remarquer du tout.

oOo

Le lendemain matin, Sirius, prévoyant l'ambiance morbide de ses amis (leur retour étant prévu pour le soir même), avait prévu de détendre l'atmosphère…. À sa façon…

Il avait en effet prévu un de ses réveils préférés… la douche habillée et glaciale. Il en était devenu le pro : cela réussissait à tous les coups ! Même si Remus et James étaient habitués à cette farce, ils n'arrivaient jamais à savoir quand leur soi-disant frère de cœur (cela dépendait fortement du moment !) allait leur sortir le grand jeu. Et puis, pour être honnête, ils ne s'endormaient pas pour se faire réveiller le lendemain par la pire des manières, étant des optimistes ! Bref, ils ne se doutaient jamais de leur sort du lendemain.

Donc, Sirius mit ce jour-là son réveil à six heures du matin, Remus se réveillant généralement vers six heures et demie. Il était déjà tout excité par sa blague. Il fit apparaître huit sceaux, qu'il remplit d'eau GLACÉE : un pour Harry, Ron, Hermione, Remus, James, Peter, Ginny et Lily. Il envoya tous ces sceaux au-dessus du lit et se concentra pour que tous ceux-ci se déversent sur les dormeurs en même temps. Il n'avait jamais fait ça avec huit sceaux et prit donc son temps avant de lancer son sort.

Versus ! », murmura-t-il, afin de ne pas les réveiller avant la superbe douche.

Grande fut sa surprise lorsque TOUS les sceaux du dortoir des garçons se versèrent vers l'occupant des lit, et ensuite furent envoyés de tous côtés par une espèce de bulle transparente qui protégeait l'entièreté des baldaquins. Et curieusement, toute l'eau alla… vers le blagueur. Celui-ci fut vite trempé de la tête au pied, et, à son plus grand regret, aucun de ses amis n'avait été réveillé par la bataille.

Ce fut une Lily énervée et toute trempée qui le sortit de sa torpeur, suivie d'une Hermione toute sèche et morte de rire ainsi que d'une Ginny l'air encore plus en colère que Lily (ce qui était déjà difficile !).

« -SIRIUS !, hurlèrent-elles de concert, réveillant enfin les dormeurs.

-Oui ?, fit innocemment ce dernier, prenant l'air le plus angélique qu'il eut trouvé.

-QUAND EST-CE QUE TU VAS ENFIN GRANDIR ?

-Heu… je dirais… Jamais ?, tenta-t-il (plus si fier de lui devant la tête que faisait Ginny. Apparemment, celle-ci n'était vraiment pas du matin !)

-MAUVAISE RÉPONSE ! MAINTENANT TU VAS ME FAIRE LE PLAISIR DE ME SÉCHER ET PLUS VITE QUE CA ! », lui répondit la rousse.

Le jeune homme s'empressa de faire ce qu'elle demandait (il en valait de sa vie !), pendant qu'Harry était allé vers sa princesse. Sirius se dit tout de suite qu'avant de partir, il fallait absolument qu'il demande à Harry comment il faisait pour calmer les femmes en un rien de temps ! Deux trois phrases glissées dans l'oreille de la rousse et, hop ! la voilà qui souriait !

Il tenta un regard vers Lily, qui était aussi connue pour ses colères. Celle-ci partageait un beau fou rire avec la meilleure amie de son fils, et il avait la nette impression qu'elles se moquaient de lui !

Etant rassuré sur sa survie, il demanda à ses frères Maraudeurs et au trio comment cela se faisait qu'ils n'avaient rien reçu sur eux. Le trio répondit qu'il ne dormait jamais sans protection, on ne sait jamais, et ses deux meilleurs amis lui dirent avoir prévu son coup, vu son beau sourire avant de s'endormir. Mouais, la fois prochaine, il faudra qu'il soit plus discret ! Bon, au moins, tous ceux qu'il voulait réveiller avaient eu un réveil brutal, soit un sceau d'eau… soit de merveilleuses voix…

Il se sécha enfin, regardant Hermione imiter la tête de Lavande Brown quand celle-ci avait reçu tout le seau de la jeune fille sur la tête….

Dans la grande salle, tous avaient retrouvé leur bonne humeur. Ils croisèrent Peter qui foudroya Sirius du regard (avec lui au moins, cela avait marché !).

Ils discutaient de tout et de rien quand, brusquement, Harry leva la tête. Ses deux meilleurs amis arrêtèrent sur le champ de parler, et ils semblèrent de communiquer rien qu'avec leurs yeux. Le professeur Lupin, qui avait suivi les regards de Harry, avança vers eux. Il interrogea simplement Harry du regard, et celui-ci lui répondit :

« -L'heure de la vengeance a sonné. »

Le regard de Remus changea du tout au tout. Il devint grave et, sans plus d'explications pour le reste de la bande, ils se dirigèrent vers la directrice.

TO BE CONTINUED…