Auteur : Fanaloka

Titre : Quand le futur est visité

Résumé : Les Maraudeurs et Lily arrivent dans leur futur, quand Harry, Ron et Hermione sont sensés faire leur 7è année à Poudlard.

Chapitre 10 : Où la vengeance est un plat qui se mange froid. Partie 1

« -L'heure de la vengeance a sonné. »

Le regard de Remus changea du tout au tout. Il devint grave et, sans plus d'explications pour le reste de la bande, ils se dirigèrent vers la directrice.

Le regard d'Harry avait perdu toute chaleur, tout amour. Il était froid, indéchiffrable, glacé. Il émanait de lui une puissance étincelante. Un vent apparu de nulle part faisait onduler ses cheveux, plus en bataille que jamais, et on entendait le bruit caractéristique d'une cape claquant dans le vent. Il s'approcha de la directrice et lui dit simplement :

« -Il est l'heure. Il est là, ainsi que tous ses Mangemorts et détraqueurs. Heureusement pour nous, il n'y a pas d'autres monstres imprévus.»

Celle-ci blêmit, mais se reprit rapidement et prit un visage de marbre, presqu'aussi froid que celui qu'affichait Harry. Ron et Hermione semblaient attendre des ordres, plus concentrés que jamais. Remus affichait le regard caractéristique des grands hommes on avait l'impression que, dans l'état actuel, rien ne pouvait lui arriver. Toute étincelle de bonheur, de joie ou même de malice qui ne quittait plus ses beaux yeux dorés depuis qu'il avait appris sa future paternité avait disparu.

« -Comment aurait réagit Dumbledore, Harry, si l'école devait à être attaqué ?

-Je pense qu'il aurait laissé les élèves majeurs décider s'ils voulaient se battre ou non, et qu'il aurait caché les autres élèves.

-Bonne idée… Mais où les cacher ? Voldemort connait toutes les pièces de ce château !

-Il faut penser à une pièce à laquelle même lui ne penserait pas… »

Automatiquement, Harry se tourna vers Hermione. Celle-ci était déjà perdue dans ses pensées, cherchant une salle assez grande pour y placer tous les élèves, et à laquelle le Lord Noir ne penserait pas, si par malheur l'ordre venait à perdre la bataille. Un sourire éclaira rapidement son visage.

« -La chambre des Secrets !

-Excellente idée, Miss Granger ! 10 points pour Gryffondor ! »

La jeune fille fit une petite danse de la victoire, déclenchant le rire de ses deux meilleurs amis. Hermione leur tira la langue, tout en ne pouvant cacher son sourire : mission accomplie, ils avaient ri ! La tension palpable était toujours présente, mais moins étouffante.

Le professeur McGonagal, par contre, ne partageait pas l'hilarité des trois adolescents. Levant les yeux au ciel (quelle idée de rire dans un moment pareil !), elle essaya de ne pas penser à l'âge des trois personnes qu'elle savait être capitales dans cette bataille et s'adressa aux élèves qui, à part certains Gryffondors, ne se doutaient de rien.

« -Sonorus. Chers élèves, je ne vais pas y aller par quatre chemins. En ce moment-même, Lord Voldemort est dans le parc du château, avec une flopée de Mangemorts et des détraqueurs. »

Plusieurs cris d'angoisse fusèrent de tous les coins de la salle. Beaucoup pleuraient, des larmes s'écoulant sur leurs joues sans même qu'ils s'en rendent compte, leurs visages figés dans une grimace d'épouvante.

« -SILENCE ! Je sais que c'est dur, mais pour que cette bataille se passe pour le mieux, il faut rester calme. Tous les élèves qui n'ont pas atteint leur majorité suivront Harry Potter, qui les mènera dans un lieu sauf. Les élèves de sixième et septième année qui sont majeurs et qui le désirent pourront se battre à nos côtés, même si je vous le déconseille fortement. Néanmoins, étant majeurs, je ne peux vous en empêcher. Mais, par pitié, ne venez pas à la bataille juste parce que votre meilleur ami y va et que vous ne voulez pas passer pour un lâche ! Je veux que ce soit un choix réfléchi et non basé sur des valeurs telles que l'héroïsme ou la peur du regard des autres. Compris ? Alors, maintenant, faites vite votre chois et suivez M. Potter, s'il vous plait. Une dernière chose, je veux que vous sachiez que, malgré les conditions pénibles qui m'ont poussé à devenir directrice, j'ai été très fière d'accomplir ce rôle, et fière de vous. Si c'est la dernière fois que nous nous voyons, bon vent dans votre future vie, mais n'oubliez jamais vos années à Poudlard, ce sont les meilleures que vous aurez à passer. »

La directrice laissa échapper un sourire triste, qui disparut rapidement quand elle constata que son discours avait fait pleurer la moitié de l'école qui n'avait pas encore cédé aux larmes. Alors, elle reprit son visage sévère et reprit :

« -Vous allez bouger ? Celui qui n'est pas debout et ne suit pas Potter dans deux secondes fera perdre 150 points à sa maison et fera un mois de retenue avec moi-même dans la forêt interdite ! »

Aussitôt, il y eût un vacarme assourdissant, tout le monde courait dans tous les sens, certains enlaçant leurs amis ayant 17 ans qui avaient décidé de se battre. Les autres s'empressaient de suivre Harry, qui se dirigeait vers les toilettes. Arrivé à celles-ci, les élèves frissonnèrent en entendant Harry demander en Fourchelang à un robinet de s'ouvrir. Quelle ne fut pas leur surprise quand le robinet bougea afin de s'ouvrir sur un tunnel. Harry invita un Gryffondor à descendre le tunnel, lui certifiant qu'il ne craignait rien, que lui-même l'avait emprunté lors de sa deuxième année et était encore vivant.

De loin, on entendait Ginny pester contre Harry qui lui répétait que non, elle ne pouvait aller combattre parce qu'elle aurait 17 ans seulement dans deux jours. Ginny était devenue une vraie furie et lui hurlait encore dessus quand le dernier élève eut franchit l'entrée de la Chambre des Secrets.

Dès lors, Harry prit Ginny dans ses bras et lui chuchota à l'oreille :

« -Tu as raison, ma Gin, être à deux jours de tes 17 ans n'est pas une raison valable pour ne pas te laisser participer à la bataille. La vraie raison est que, te sachant en danger, je ne saurai pas combattre. Je ne peux imaginer ma vie sans toi, mon amour. Je ne veux pas avoir à me l'imaginer lorsque je serai en face de Voldemort. Par contre, si je te sais en sécurité ici, alors j'aurai peut-être une chance contre ce psychopathe.

-Je ne veux pas que tu y ailles, Harry ! Je ne veux pas aller dans cette pièce glaciale où je ne saurai pas ce qu'il t'arrive ! Je veux me battre, prouver à ces ignobles qu'ils n'ont pas le droit de semer la terreur, de nous enlever les gens qu'on aime en rigolant !

-Gin, mon amour pour toi est mon point faible face à Voldemort. Et un stupide Serpentard le lui a révélé, malgré tous nos efforts pour le cacher. Si tu sors de ce château, tu seras de suite kidnappée, pour ensuite être l'objet de leurs jeux pervers… Je ne peux pas laisser faire ça ! Je veux une vie, après cette bataille, je veux me marier, fonder une famille… Mais si tu n'es plus là, ca ne servirait à rien que je vive !

-D'accord, je resterai là… Mais quand tu me reviendras vivant de ce combat, je ne te laisserai pas t'en sortir comme ça ! Je t'aime…

-Je t'aime aussi, mon amour. »

Et ils s'embrassèrent, comme lorsqu'on sent que la fin est proche. Un baiser chaste, doux, tendre, reflétant tout l'amour qu'ils avaient l'un pour l'autre. Harry se détacha de son étreinte et attendit que Ginny ait totalement disparu dans le conduit avant de verser une larme.

Il se retourna et se retrouva nez-à-nez avec ses parents, Sirius et Remus (jeune) qui le regardaient tendrement. Une larme roula sur la joue de Lily.

« -Vous n'êtes pas encore dans la Chambre ? Dépêchez-vous de rentrer là-dedans ! Voldemort ne va pas m'attendre toute la nuit !

-On participe à la bataille », lui répondit James du tac au tac. « Et aucun argument ne marchera, on est majeur, vaccinés et déterminés. Seul Peter a préféré se cacher.

-Bon, dans ce cas, suivez-moi. »

Harry avait perdu toute tendresse sur son visage, concentré sur la bataille à venir. James, malgré lui, frissonna devant son visage. Comment son fils pouvait-il avoir une tête pareille ? Il semblait habitué à aller combattre le plus grand Mage Noir de tous les temps. En le regardant, on aurait dit que c'était une habitude de tous les jours. En même temps, vu la puissance qui émanait de son fils à ce moment-là, James plaint Voldemort. Harry semblait tellement puissant ! Il y avait une telle détermination sur son visage qu'il donnait l'impression que personne ne l'effrayait, que personne ne pouvait se tenir sur son passage sans en subir les conséquences. En l'observant, James fut content d'avoir pu voir le jeune homme rire, sourire, et même rêver. S'il avait débarqué à la minute du futur et qu'on lui avait dit : « voilà, cet homme-là est ton fils, il a 17 ans à peine et va affronter Voldemort. Oui, oui, le même Voldemort qui terrorise ton époque ! », il ne sait pas comment il aurait réagit. Il aurait peut-être ri, pensant à une plaisanterie, ou alors il se serait tapé la tête, serait rentré chez lui en faisant tout pour s'éloigner de sa Lily, ne voulant pas engendrer une armoire à glace !

Malgré lui, James sourit. C'était bien le moment pour faire de la philosophie sur son fils ! Une bataille se préparait, et il se souciait de l'expression (absente) du visage de son fils. Tant mieux qu'il fasse froid dans le dos, Voldemort n'irait pas l'attaquer ! En pensant cela, son instinct lui disait qu'il se trompait. Que Voldemort, pour il ne savait quelle raison, allait chercher Harry pendant toute la bataille afin de l'affronter et le réduire en bouillie… et James avait beau savoir qu'il avait un fils depuis pas longtemps, il ne le laisserait pas mourir !

oOo

Quand ils arrivèrent à la Grande Salle, celle-ci était transformée. De nombreuses personnes étaient arrivées l'ordre du Phoenix était au grand complet, ainsi que le corps professoral, une ribambelle de gens aux cheveux roux (sans doute la famille de Ron et Ginny) quelques élèves de sixième année et beaucoup de septième (dont certains avaient l'air de se demander pourquoi diable avaient-ils décidé de jouer aux plus forts qu'ils ne l'étaient), ainsi qu'un contingent impressionnant d'Aurors.

Une femme aux cheveux roux flamboyants se rua sur Harry avant de le prendre dans se bras en lui répétant :

« -Harry, mon chéri, comment vas-tu ? Es-tu sûr que tu veux participer à cette bataille ? Je vais avoir tellement peur pour toi, mes Ronald, Fred, Georges, Bill, Charlie, Ginny et Percy ! Oh mon Percy ! Où es-tu ? Tu crois qu'il est en sécurité, Harry ?

-Mme Weasley. Pouvez-vous s'il-vous-plait arrêter de m'étouffer, ou ce ne sont pas une flopée de mauvais sorts qui vont me tuer, mais un arrêt cardiaque dû au trop plein d'affection que vous me témoignez ! Ah, c'est mieux… merci ! Ginny est en sécurité avec les autres élèves et P…

-Tu veux dire que quelqu'un a réussi à faire entendre raison à ma fille ? Qui est cette personne, que je l'embrasse ? Ginny est la seule de la famille à être pire que moi lorsqu'elle est en colère ! Une vraie furie !

-Oui, j'ai remarqué qu'en effet, elle tient beaucoup de vous, Mme Weasley. Elle m'a crié dessus pendant longtemps avant de descendre le passage.

-Mais comment as-tu fait pour la faire rentrer dedans ?

-Mais voyons, maman, tu n'as pas encore compris comment fonctionnait ta fille ? Il n'y a que l'amour qu'elle écoute ! »

Après avoir prononcé ces paroles, Ron éclata de rire en voyant l'air stupéfait de sa mère et le visage de Harry prendre une couleur écarlate qu'il lui connaissait bien.

« -Ron, puisque tu as mis ta mère dans un état second, tu veux bien lui expliquer que Percy vient d'arriver ? »

Ron eut alors exactement la même tête que sa mère avait quelques secondes auparavant, alors que celle-ci s'élançait dans les bras de son fils, bien vite rejoint par son mari et ses autres fils. La famille Weasley était de nouveau réunie, sous les pleurs et les excuses répétées du dernier arrivé.

oOo

Harry se dirigea alors vers le centre de la Grande salle, où Hermione lui donna l'épée de Gryffondor, toujours aspergée par le sang du basilic qu'il avait tué lors de sa deuxième année.

Le silence se fit dans la Grande Salle et, à la grande surprise des voyageurs du temps, toutes les têtes se tournèrent vers Harry, semblant attendre qu'il s'exprime.

« Nondidjou ! Dans quoi me suis-je encore embarquée ?, se demanda Lily, Quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi c'est MON fils –qui n'a que 17 ans, dois-je le rappeler- qui va les guider dans une bataille contre le plus grand Mage Noir de tous les temps ? Avec l'esprit complètement dérangé de son père, je me demande ce que ça va donner… aïe aïe aïe, pourquoi fait-on autant confiance à mon fils ? Je suis sûre que, s'il a un plan, il va tous nous faire tuer ! Ce n'est pas en transformant Voldemort en danseuse étoile que cette bataille se passera bien ! Et pourtant… vu l'esprit tordu qui se transmet de génération en génération chez les Potter… AU SECCOURS !

Devant le silence pesant, Ron se lança :

« -Alors, mon vieux, quel est le plan ? »

Harry se tourna vers les élèves de septième année et appela : « -Drago ? »

Le seul Serpentard de septième année s'avança lentement vers le groupe central, attirant toute l'attention sur lui. James se demandait pourquoi son fils avait-il appelé le Serpentard, alors qu'il était le portrait craché de Lucius Malefoy, le seul de son époque qui ait osé affirmer à haute voix son allégeance au Seigneur des Ténèbres. Une brève inspection lui permit de se rendre compte qu'il n'avait pas l'air le seul surpris de la salle. Tout le monde regardait le blond, qui ne semblait pas du tout affecté par cela, ayant l'air fier de son petit effet.

« -Mais enfin, Harry ? », s'exclama tout bas McGonagal (mais assez haut pour que tout le monde l'entende), « J'allais justement demander à Malefoy de quitter la pièce. Il n'est pas question qu'il entende nos plans, il s'empresserait de les transmettre à son Maître !

-Au contraire, Professeur. Drago n'est pas un Mangemort. Comment aurait-il pu passer la barrière anti-marque que vous avez vous-même posée, afin d'interdire tout Mangemort de rentrer dans le château ?

-Il peut très bien être un Mangemort, mais ne pas avoir la marque, pour mieux espionner le château.

-Oh, mais c'est exactement ce que Voldemort avait prévu ! Seulement, il a choisi le mauvais élève. S'il avait décidé de marquer Drago, et de laisser Parkinson espionner le château, nous aurions été mal lunés. Heureusement, il a décidé de faire plus confiance au père. Lucius Malefoy étant un fervent serviteur et Drago ayant été éduqué dans l'adulation du Mage Noir, il a été choisi. Grande erreur ! Drago m'a été fort utile depuis plusieurs mois !

- Bon, Potter, ce n'est pas que je ne suis pas content que mon cas soit traité, mais j'ai reçu l'ordre de m'enfuir du château dès que vous auriez remarqué que Voldemort s'apprêtait à attaquer afin de leur prêter main forte. Qu'attends-tu de moi ?

-Je veux que tu fasses ce qu'il t'a demandé jusqu'à ce qu'on arrive. Tiens, c'est une oreillette moldue…

-MOLDUE ? Tu rêves, là, Potter, si tu crois que je vais m'enfoncer un truc moldu et donc super dangereux dans l'oreille…

-DRAGO ! Laisse-moi finir, bon sang ! C'est un mixte entre un micro et une oreillette moldue que j'ai quelque peu modifié… donc, tu le mets dans ton oreille, tu ne discutes pas et ainsi tu resteras en vie ! Ce n'est tout de même pas le moment de se disputer sur ce sujet-là ! »

Le Serpentard prit rageusement l'objet moldu dans ses mains et, sans un regard pour l'assemblée, quitta la grande salle en pestant contre, je cite, ce « Pu**** de Survivant qui a toujours des plans foireux, mais qui s'arrange toujours pour rester en vie et qui ne se rend même pas compte que tout le monde n'a pas sa chance de cocu et risquait donc de mourir durant ledit plan foireux qui…. »

« -Drago ? », fit Harry, un grand sourire aux lèvres, « Tu n'oublierais pas quelque chose ? »

Le blond se retourna et râla encore plus lorsqu'il se rendit compte qu'Harry tenait sa cape et son masque de Mangemort, outils indispensables à sa survie.

Dès qu'il eut récupéré son bien, Harry se tourna vers Remus et lui dit :

« -Rem, j'aimerais que tu t'occupes du rat… il vaudrait mieux qu'il soit vivant, afin d'innocenter Sniffle, mais si ta baguette loupe accidentellement les jambes et atteint le cœur…

-Harry ! », fit le professeur McGonagal.

« -Professeur ? », répliqua Harry, un air d'ange sur le visage (qui fit bien rire les Maraudeurs et Lily, tant habitués à voir le même air chez James). La seule réponse de la directrice fut un haussement dédaigneux du sourcil gauche made-in-Rogue, et une tête des mauvais jours – vous savez, ces jours où l'on a l'impression que si on ose à peine éternuer, on va se prendre une semaine de retenue ?-.

« -Bon, d'accord, Remus, arrange-toi pour qu'il soit vivant…Hermione et Ron, je veux que vous vous occupiez de Nagini. Faites bien attention à vous et, si vous avez le moindre souci, je veux que vous me promettiez de m'appeler sur-le-champ, et non pas seulement quand il vous a mordu. Nous n'avons plus de phoenix pour nous protéger du venin. Dès qu'il est mort, vous me prévenez, et je ferai le reste.»

Hermione et Ron, l'air solennel et fiers d'avoir été choisis pour accomplir cette mission-là, lui promirent de concert. Harry leur donna alors l'épée qu'il avait en main, en leur souhaitant bonne chance. Les quatre voyageurs temporels présents dans la salle étaient heureux de constater qu'ils n'étaient pas les seuls ayant des regards interrogatifs. Qui était ce Nagini, qui avait l'air si important ?

« -Professeur McGonagal, je voudrais que vous vous occupiez de Lucius Malefoy, Kinsley se chargera de Bellatrix et Rodulfus Lestrange, Tonks, tu restes en arrière et viendra en renfort. Pas de discussion possible, je tiens à pouvoir prendre mon filleul dans mes bras cette bataille finie. »

Tonks sembla vouloir riposter mais Remus était d'un autre avis. Il prit tendrement sa fiancée dans ses bras et lui chuchota de tendres paroles dans l'oreille, qui semblèrent apaiser la jolie femme aux cheveux rose.

Le Professeur McGonagal se tourna alors vers le Survivant, un air perplexe au visage.

« -Vous avez oublié Severus Rogue dans votre plan, M. Potter. Vous mieux que quiconque savez à quel point il est dangereux et il serait judicieux d'éliminer le problème dès le début de la bataille.

-Je me charge de Rogue, Professeur.

-Mais, alors qui va s'occuper de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ?

-Moi ! », répliqua Harry avec un grand sourire.

Devant l'air perplexe de sa directrice, Ron lui dit :

« -Faites lui confiance, voyons, Professeur. S'il dit qu'il peut s'occuper de Rogue et de Voldemort, il peut s'occuper de Rogue et de Voldemort ! Si on vous dit tout à l'avance, il n'y aura plus aucune surprise !

-Parce que vous prenez cette bataille comme un jeu, M. Weasley ? »

Le sourire de Ron s'accentua, engendrant encore plus de colère dans les yeux de l'animagus. Le roux eut au moins la délicatesse de ne pas répondre…

« -Dans les aurors ici présents, qui veut bien s'occuper des détraqueurs ? »

Une dizaine de personnes se proposa pour le poste.

« -Bien, Neville et Luna vous accompagnerez pour détruire les détraqueurs. Par contre, je propose qu'on s'en débarrasse totalement. Vous croyez que le ministère nous ralera dessus si on les prive de gardiens, sachant que ceux-ci les ont trahis pour rejoindre Voldie ?

- Je crois pas qu'ils vont en faire tout un plat, Potter », lui répondit McGonagal. « Mais je me permets de vous rappelez qu'il est impossible de tuer un détraqueur. Tout ce que nous pouvons faire est de les repousser !

-Je n'en suis pas si sûr… Il y a une autre formule qui marche bien : Expecto Patronum Lysosum. Pour le faire apparaître c'est le même principe qu'avec un Patronus. La seule différence est que celui-ci sera rouge et est capable de détruire les détraqueurs en une seconde. Compris ? Bien, alors les Aurors et membres de l'Ordre qui restent, vous placerez derrière les personnes ayant un rôle spécifique, et seulement derrière eux se placent les élèves. Firenze, avez-vous réussi à convaincre les vôtres d'entrer dans la bataille ?

-Non », répondit le centaure renié d'une triste voix, « ils ne m'ont même pas laissé entrer dans la forêt.

-Ce n'est pas grave. Hagrid, combien aurons-nous d'alliés de votre côté ?

-Graup, Madame Maxime et quinze de leurs frères et sœur. Ils m'ont certifié que, parmi tous ceux qui n'ont pas voulu les accompagner, aucun n'a prêté allégeance au Seigneur des Ténèbres. Par contre, le remplaçant d'Aragog avait l'air assez de mauvaise humeur quand je suis allé le voir, j'ai dû détaler avant même d'avoir pu lui demander de l'aide… »

Ron grogna un : « Tu m'étonnes » dans sa barbe, que pourtant tout le monde entendit. Harry éclata de rire et, lorsqu'on lui demanda le pourquoi de son hilarité, il regarda tout le monde un moment et s'exlama :

« -Mes amis, j'ai une grande nouvelle à vous annoncer : Voldemort n'a aucune chance ! »

Et ce fut le sourire aux lèvres (quoique leurs sourires n'avaient rien d'un sourire à la Colgate… ils ressemblaient plutôt à ces sourires sadiques et effrayants qu'on certaines citrouilles d'Halloween… ou certains mages noirs…) qu'ils quittèrent tous la Grande Salle en se souhaitant bonne chance. La nuit allait être longue !

TO BE CONTINUED

TATATADAAAAAAAAAM ! eh oui, vous ne rêvez pas ! Un nouveau chapitre ! :D j'en suis moi-même étonnée ! :D en plus, remarquez qu'il est plus long que les autres ! :D youpiiiiiie ! =D

Et vous, qu'en pensez-vous ? :D

Bisous bisous !

fanaloka