Réincarnation

Voilà le nouveau chapitre, merci pour les reviews et favorite story, je vous embête pas plus : Bonne lecture.

Spooky : Merci pour ta review, voila le chapitre, désolé pour l'attente, j'ai plus le temps d'écrire. J'espère que ce chap. te plaira, c'est une réconciliation partie des réconciliations. Bonne lecture.

Pinto : En effet pas de nouvel, bonne nouvelle ! J'ai plus autant de temps pour écrire et puis c'est les vacs (même si je travaille !). Je suis ravie que l'histoire te plaise autant, j'espère que ce chapitre sera à la hauteur de tes attentes, pour ma part, je le trouve pas extra mais bon, on verra bien. Bsx

Christel : Merci pour ton commentaire, voilà le chapitre des réconciliations enfin pas tout à fait enfin, tu verras bien ! Bonne lecture.

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Chapitre 5

Le chagrin est une sorte de chat sauvage, de couleur grise. Son cri est plutôt triste et lugubre. Il faut se mettre à plusieurs pour en venir à bout. Car, tout seul, on ne peut le chasser…

Pov de Carlisle

Recommencer, encore et toujours…Chaque matin, il me fallait partir, retourner au travail, échapper à cette ambiance lourde, aux regards affligés de ma famille….je ne pouvais plus supporter ma vie alors je me réfugiais dans un lieu où aucun membre de ma famille ne pouvait me rejoindre, l'hôpital.

Comment pourrais-je faire face à ma famille alors que j'étais responsable de notre malheur, je ne les méritais pas. La mort d'Alice était entièrement de ma faute, c'était à moi de la protéger et j'avais été incapable de la sauver…si ma famille n'allait pas bien aujourd'hui, c'était à cause de mes erreurs…

Esmé frappa à la porte de mon bureau, elle s'installa sur celui-ci et m'observa. Comme à son habitude, son regard était empli d'amour et de compassion, mais je pouvais aussi y voir à travers, un voile de tristesse…tout ça à cause de moi, je la faisais souffrir mais elle s'obstinait à vouloir rester près de moi. Je n'arrivais plus à me supporter, à les supporter…il fallait que je reste fort pour eux mais au fond de moi, j'étais détruit et leurs plaintes me rendaient fous, moi aussi j'avais mal mais personne ne devait voir que j'étais mort dans mon cœur, et c'était mon rôle de père de les écouter.

Etait il possible d'imaginer qu'un jour, nous soyons de nouveau heureux…je n'y croyais plus…j'avais espéré en voyant mon fils parler de nouveau mais comme à chaque fois, nous avions été rejeté et à présent il avait sombré plus profondément dans le chagrin et les regrets.

Je me secouais la tête pour me sortir de mes sombres pensées, je me levais, embrassais Esmé et sortis. Je me rendis au travail et comme à mon habitude, j'enchainais les consultations et les urgences quand besoin était.

La journée touchait à sa fin mais je décidais de faire des heures sup, ce qui arrangeait bien mon chef puisque nous étions en sous effectif. Les urgences étaient plutôt calmes, je pris le dossier d'une patiente avant de passer dans la salle d'attente.

Mon regard s'accrocha irrémédiablement au sien, son odeur m'envahit, un parfum envoutant mais je résistais au fruit défendu et je compris enfin à qui j'avais affaire. Elle soutint mon regard, ses yeux ne trahissaient en rien ce qu'elle pensait, elle savait ce que j'étais et apparemment elle n'était guère enchanté que je m'occupe d'elle. Elle se leva tout de même lorsque je prononçais son nom et me suivit jusqu'à une salle d'examen.

Elle était très pâle, sans doute dû à sa main ensanglanté, et sa démarche se faisait titubante. Je me dépêchais de l'installer sur une table d'examen avant de me pencher pour examiner sa main. Elle était hésitante mais elle finit par me laisser travailler. J'enlevais le torchon qui recouvrait sa blessure, sa main était entaillée profondément et continuait à saigner. Je la manipulais pour évaluer les dégâts, elle sursauta à mon contact mais ne dit rien.

- Comment vous êtes vous blessé ?

- Je me suis coupée en voulant déplacer une benne.

Son regard se voilait, elle transpirait et je craignais qu'elle ne fasse un malaise.

-Est-ce que ça va aller ?

- Ca va passer. En même temps ça fait une heure et demie que j'attends pour que quelqu'un regarde ma main.

- Navré mais nous sommes débordés.

- J'ai remarqué mais vous inquiété pas, je ne faisais que me vider de mon sang !

Pour la première fois, je vis un sourire traverser son visage avant qu'il ne soit remplacé par une grimace de douleur. Je m'excusais avant de commencer à nettoyer la plaie et de la recoudre.

- Comment faites-vous ?

- Pardon ?

- Pour être aussi prêt de moi, ou plutôt de mon sang, sans vouloir me tuer. Votre nature ne devrait-elle pas vous empêcher d'exercer la médecine ?

- C'est un combat que je mène contre moi-même depuis longtemps.

- ….

Elle menait un combat intérieur, elle semblait perdue face à mes dernières paroles mais elle finit par se reprendre. Elle me regardait, étudiait le moindre de mes gestes, une simple humaine arrivait à me mettre mal à l'aise. J'avais l'impression d'être un livre ouvert face à ses yeux bleu-vert, qu'aucun secret ne pouvait leur résister, je détournais le regard, je ne voulais pas qu'elle sache.

- Vous avez l'air si triste, si désemparé…je me suis trompée…vous vous battez tous contre vous-même…comment ai-je pus vous juger ainsi…

Sa voix n'était qu'un murmure mais mon ouïe surdéveloppée l'avait entendu. Je ne comprenais pas réellement le sens de ses paroles mais de la détermination avait pris place sur son visage.

Je lui prescrivais des antidouleurs avant de la laisser sortir des urgences, elle me remercia par un baiser sur la joue et un immense sourire avant qu'elle ne disparaisse dans la nuit froide. Je notais que pour la première fois en vingt ans, une lumière avait traversée mais propres ténèbres.

Cette petite humaine m'avait déstabilisée. Edward avait raison, Alice savait toujours tout, pourquoi ne pas l'avoir cru dans ses derniers instants. Je l'avais encore trahi, trahi sa mémoire, son souvenir mais j'allais y remédier et tout faire pour sortir de ma dépression et me faire pardonner de ma famille…pour Alice, pour mes enfants et surtout pour Esmé…..

Pov d'Emmett

Les semaines avaient défilées, contre toute attente le temps avait continué à avancer malgré notre douleur, notre souffrance…

Ce petit bout de femme était quelqu'un de génial, elle était drôle et pleine de vie et j'aurais souhaité qu'elle devienne ma petite sœur, que je puisse la protéger de toute personne lui voulant du mal. Je voulais pouvoir la voir tout les jours, voir ses sourires contagieux et la serrer dans mes bras quand elle aurait du chagrin…. Mais elle était partie…nos espoirs avec elle… Jasper avait fini par abandonner tout espoir de la toucher à nouveau ou même d'avoir un simple sourire, un simple mot de réconfort de sa part. Nous n'arrivions plus à le sortir de sa dépression et il restait cloitré dans sa chambre sur son lit, plus rien ne le sortirais de cet endroit maintenant qu'il a tout perdu.

Le lycée était notre seul moyen de la croiser et nous ne rations jamais une occasion de la voir. Comme tous les midis, nous nous rendions au self et attendions son entrée, et comme à chaque fois depuis plusieurs semaines, elle nous ignorait. Edward venait de rejoindre notre table quand elle entra dans le self, son regard balaya la cantine avant de s'arrêter sur nous. Elle s'installa à notre table et commença à manger, aucune parole ne furent échanger mais nous nous rendîmes après les cours dans ce parc où nous l'avions perdue. Elle s'installa au même endroit, nous fîmes pareils.

Notre petite Mary resta silencieuse, aucun de nous ne voulait prononcer un mot pour ne pas briser cet instant. J'observais notre protégée, elle paraissait fatiguée et semblait même avoir perdu quelques kilos depuis notre dernière conversation. A croire que sa décision l'avait bien plus affectée qu'elle ne voulait le montrer. Elle leva enfin les yeux vers nous et commença à nous dévisager.

- Je ne sais pas si j'ai le droit de vous le demander mais pourriez-vous me pardonner ?

- Et de quoi devons nous te pardonner ?

- De ma réaction, vous restez des personnes et mon comportement a été plus que déplacé envers vous…

- Il n'y a rien à pardonner, tu sais. Ta réaction a été normale et même si nous en avons souffert, tu avais le droit de ne pas vouloir rester près de nous.

- le principal, c'est que tu sois là, avec nous.

- Je suis désolé quand même…

On pouvait voir le remord sur son visage mais elle finit par nous sourire. Je voyais Edward concentré sur ses pensées, Bella s'était assis près d'elle et Mary avait fini par prendre sa main dans la sienne. Rosalie s'était assise en face d'elle et elles se souriaient.

- Qu'est-il arrivé à ta main ?

- Je me suis entaillée la main en voulant déplacer une benne.

- C'est malin et qu'est-ce qui t'as pris de vouloir déplacer une benne ?

- Le chat de la voisine était coincé derrière.

- La prochaine fois appelle moi à l'aide au lieu d'essayer de jouer les héros !

Je regardais ma Rose pour m'apercevoir à quel point elle rayonnait. Mary avait réellement un don, celui d'illuminer les gens ou simplement de rendre les problèmes insignifiant, au choix. Elle était de nouveau plongée dans ses pensées mais n'aborda pas le sujet, heureusement d'ailleurs, l'endroit n'était pas idéal pour parler vampire.

- J'ai vue votre père à l'hôpital.

- Oui, Carlisle est médecin depuis quelques temps…

- C'est un bon médecin….j'ai réalisé en le voyant si malheureux…que…je n'avais pas le droit de vous abandonner… Je vois que vous vous battez contre vous-même continuellement et je n'avais pas le droit de vous juger…je veux vous aider, j'ai compris que je ne risquais rien avec vous.

- Merci Mary.

- Merci pour tout…

Elle se leva pour nous enlacer chacun, elle hésita un peu avec moi mais fini par me prendre dans ses bras et de m'adresser un « tu m'as manqué mon gros nounours » ce qui fit rire l'assemblée.

- Comment va Jazz ?

- Pas très bien.

- Tu lui manques, il a comprit pourquoi tu t'es éloigné de nous mais avec tout ce qui s'est passé dans sa vie, il n'a pas supporté ton éloignement…

- Je comprends, je suis vraiment désolé vous savez. J'ai vue à quel point je vous ai blessé et ça me….

- Arrête ! Tu es là maintenant et c'est tout ce qui compte.

- Bien, je pourrais le voir ce soir. J'ai besoin de le voir, de savoir qu'il ira bien…

Bella lui prit la main avant de la ramener à la voiture. Elle suivit sans mot dire et passa le trajet à observer le paysage à travers la vitre et la pluie. Son cœur battait la chamade, sa respiration se faisait plus rapide, la situation la stressait mais elle ne dit rien. Elle était déterminée à changer la situation…

Pov de Mary

J'étais monté dans la voiture de Bella sans la moindre hésitation, je savais qu'il ne m'arriverait rien en leur présence. Je m'en voulais de les avoir jugé ainsi, ce n'était pas des monstres loin de là, ils avaient un cœur et plein d'amour enfouit au plus profond de leur être. Leur malheur m'avait bouleversé la première fois que je les avais vue et j'avais ressentie le besoin de leurs rendre le sourire, encore maintenant, je veux juste qu'ils soient heureux et je dois bien m'avouer que j'apprécie beaucoup être en présence de Jasper.

La voiture entra dans une allée pour déboucher sur une villa des plus magnifiques. Je ne pus m'empêcher de m'exclamer d'un waouh avant de descendre de la voiture. Une charmante dame ouvrit la porte, son regard s'illumina quand Rosalie nous présenta. Elle s'appelait Esmé, elle ressemblait à la mère parfaite, elle me prit dans ses bras et je sentis à travers cette étreinte tout l'amour qu'elle dégageait. Je lui rendis son sourire à mon tour avant de suivre Edward dans la maison. Il prit ma main et me conduisit à l'étage, il me montra où était la chambre de Jazz avant de redescendre avec les autres. J'hésitais un instant avant de rentrer dans la pièce.

Le chagrin m'envahit quand je le vis, je ne pus empêcher les larmes coulées le long de mes joues. Il était étendu sur son lit, complètement amorphe, son visage était figé dans une expression de souffrance extrême, il semblait ne pas avoir remarqué ma présence. Je m'assis sur son lit et passa ma main dans ses cheveux pour tenter de le faire réagir, toujours pas de réaction. Je me rendais compte à quel point je lui avais fait du mal en le rejetant. Je restais près de lui les heures suivantes, j'avais finis par m'installer contre la tête de lit, la tête de Jazz sur mes jambes. Je continuais à passer ma main dans ses cheveux si doux et je lui parlais pour l'apaiser, il n'avait toujours pas montré le moindre signe de vie mais je savais qu'il allait revenir.

Je commençais à m'endormir quand un coup bref fut frappé à la porte. Esmé entra dans la chambre, elle me portait un plateau repas. Elle s'installa à son tour sur le lit et commença à me parler de leur vie pendant que je dinais. Son regard, tout comme ceux de ses enfants, reflétait un profond chagrin et ma détermination n'en fut que plus grande, ils devaient retrouver le sourire, même si c'était la dernière chose que je devais faire.

Je passais la nuit à veiller sur lui, le sommeil me fuyait, j'avais besoin de le savoir bien mais son état restait le même. Le reste de la semaine s'écoula dans le même état d'esprit, mon Jasper n'avait toujours pas émit le moindre son ni aucun signe de vie. Je partais au lycée avec les Cullen et revenais veiller sur lui chaque nuit.

La fatigue commençait à me peser mais je résistais, je devais être là pour lui. Le sommeil finit tout de même par m'emporter et quand je me réveillais le samedi matin, j'avais froid, deux yeux or me dévisageaient, aucune expression ne transparaissait sur son visage. J'avais peur, Jasper était enfin réveillé, mais pourrait t'il me pardonner mon comportement….

…..

Je ne sais pas si ca donne bien comme chapitre, j'ai l'impression de l'avoir bâclé mais je ne trouve pas mieux. Donné votre avis, j'en ai besoin pour la suite.

Sinon, je ne posterais plus aussi régulièrement qu'avant, j'ai plein de chose à faire et ma vie a pris un nouveau tournant…

A bientôt.