NDA : Bonjour peuple! Je sais, ça fait longtemps! Shame on Me!!! Mais j'ai de l'avance maintenant! (2 semaines sans internet et on retrouve ses sources mdr) J'en suis au 9e chapitre dans l'écriture!! J'espère que celui-ci va vous plaire! Merci à Dynou et Owlie Wood pour les reviews!!! ça m'a fait super plaisir! Et pour Linalyna et clr12 je suis vraiment désolée pour le faux espoir de la dernière fois je maîtrise pas encore très bien le fonctionnement du site :(
Disclaimer: L'histoire, les persos et tous le blabla ne m'appartiennent pas! Sauf le personnage de Sissy qui est de ma pure invention.
Chapitre 2
Le chat et la souris
-Sixième Année-
PDV Sissy - Couloir
Une semaine ! Une semaine que nous sommes de retour à Poudlard. Une semaine que Marcus est invivable, que les profs m'ennuient, que les entraînements ont commencé - où je ne fais que faire des passes à Marcus, l'horreur oui je sais. Mais ça fait aussi une semaine que le chat ne s'est pas manifesté ! Qu'est-ce qu'il croit au juste ?! Que je vais attendre cent ans ? Certainement pas. S'il ne voulait pas jouer, il avait qu'à le dire. Je me serais trouvé un autre chat.
Encore une fois, j'avais la tête d'une fille qu'il valait mieux ne pas approcher. Dans le fond, ça m'arrangeait. On me laissait tranquille. Je revenais d'un entraînement, mon balai sous le bras, l'humeur exécrable et la mine froide. Marcus ne me laisse jamais rien faire. J'en ai marre ! Je veux jouer pour de vrai, juste une fois. Une toute petite fois. C'est sans doute trop demandé à monsieur la super star ! Star qu'il n'est même pas en plus.
Sur le point d'hurler et de donner un coup de pied à Miss Teigne qui passe par là, je me sens happée par derrière et tirée vers un recoin à l'abri des regards. Une paire de lèvre se pose dans mon cou et des mains caressent mon ventre. Je souris. Le chat est revenu jouer avec moi.
- J'étais justement en train de me dire que peut-être tu ne voulais plus jouer.
Je me retourne. Il ne répond rien. Je pose mon balai que je tenais toujours en me demandant pourquoi il ne dit rien.
PDV Olivier - Couloir
Je souris à sa manière. Elle ne pensait tout de même pas que j'allais refaire surface dès le lendemain. C'est trop facile. Elle veut jouer, elle va jouer, mais pas question de me laisser faire. Cette fois, quelqu'un d'autre que Sissy Higgs fixera les règles du jeu. Ou du moins quelqu'un d'autre essaiera !
- Pose tes mains sur moi, dis-je pour l'imiter.
Elle sourit de son sourire que j'aime tant et se rapproche de moi. Elle met ses mains à plat sur mon torse et lève les yeux sur moi. Elle continue de me regarder droit dans les yeux et je peux sentir ses mains descendre lentement jusqu'à la ceinture de mon pantalon. Elles passent ensuite sous ma chemise et remontent tout aussi lentement. Je résiste pour ne pas fermer les yeux. On dirait qu'elle le sait.
Elle sourit une seconde fois en ressortant les mains de sous ma chemise. En me regardant toujours, elle dénoue ma cravate et défait le premier bouton de ma chemise. Le deuxième et le troisième. Ainsi que le quatrième et le cinquième. Je les compte tous un par un pendant qu'elle le fait. C'est un vrai supplice. Elle écarte doucement les pants de ma chemise et je sens ses lèvres se poser sur le haut de mes pectoraux.
Cette fois, mes yeux se ferment sans que je ne puisse les empêcher. Ses lèvres descendent. Mes mains se glissent dans ses cheveux. Elle a atteint mon nombril. Le bord de mon pantalon maintenant. Pendant une seconde je me demande si elle va aller plus loin. Moi, je n'oserais jamais. Pas comme ça en plein couloir, mais d'ordinaire, ce que je n'ose pas, elle le fait.
Par contre, je ne peux savoir. Des pas se font entendre dans le couloir. Pourquoi on est toujours interrompu à un moment critique ? Je ne sais pas, mais c'est peut-être un signe. Signe que toucher au fruit défendu est, comme le mot l'indique, DÉFENDU.
Elle cesse ce qu'elle faisait avec un soupire pratiquement inaudible. Elle reboutonne elle-même ma chemise et rajuste ma cravate. Elle me sourit une nouvelle fois et se met sur la pointe des pieds pour m'embrasser. Mes mains enlacent sa taille et je la ramène contre moi. Les pas se rapprochent. Elle arrête de m'embrasser. Je me cale contre le mur en l'attirant contre moi.
Nul autre que Marcus Flint passe près de nous, sans nous voir. Il ne semble pas du tout content. Sans doute parce que Sissy manque à l'appel. Je ne peux m'empêcher de sourire. Pour une fois, je peux vraiment dire que je suis supérieur à Flint. Sinon, Sissy ne m'aurait pas donné le rôle du chat. Une fois qu'il est passé, elle reprend son balai.
- Je dois y aller, murmure-t-elle.
- Pourquoi ?
- Parce que ce n'est pas l'heure.
Elle rit légèrement. C'est la première fois que je l'entends rire franchement. Je dois avouer que j'aime beaucoup ce son. Elle jette un œil dans le couloir. Flint a sans doute disparu parce qu'elle sort de notre cachette. Je la suis. Elle se dirige dans la même direction que lui. Sûrement pour le retrouver.
- Au faite, fait-elle en se tournant vers moi. C'est moi le chat !
Je lui souris et part en direction opposée. Je n'ai plus qu'à être sur mes gardes, mais pour le moment, je crois que je n'ai rien à craindre. Elle va sans doute me faire mariner autant que je l'ai fait attendre. Mon sourire s'élargie. Je commence vraiment à comprendre ce qu'elle est et ce qu'elle veut.
PDV Sissy - Couloir
Me voilà qui court après Marcus. Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Je me sens coupable ? Ah non, impossible ! Envie de le narguer ? C'est plus plausible. Sans doute qu'il se rendra compte que j'étais avec un garçons, mais le plus marrant c'est qu'il ne sait pas lequel. La tête qu'il ferait. Je devrais lui filer quelques indices pour savoir s'il se rendra compte un jour. Sans doute pas, mais si jamais c'était le cas, ça serait sans doute très drôle.
Le voilà. Je le vois. Il n'est vraiment pas heureux. Pourtant je croyais qu'Eleanor s'occupait de le rendre heureux ! On dirait bien que non. Et ce ne sera certes pas moi qui m'arrangerai de ça. Je ne lui ai rien permis depuis presque un mois entier et je compte bien continuer sur cette voie. Plus le temps passe, plus ce mec me dégoûte.
- Marcus !
Je sais, pourquoi l'appeler s'il me dégoûte ? Tout simplement parce que ! Il se retourne et revient sur ses pas. Aucun sourire. Dubois me sourit au moins lorsqu'il me voit. Pas une attention. Rien. Niette. Nada. Finalement le jeu du chat avec Dubois, mauvaise idée, j'en viens à regretter ses attentions.
Marcus m'embrasse. Rien ne se passe en moi. Curieux. D'ordinaire j'ai au moins envie qu'il assouvisse mes ardeurs. Cette fois, rien du tout. Absolument rien. Un bloc de glace est moins frigide que moi à cet instant. M'enfin, je passe ce détail et le pousse un peu. Il passe une main sur ma taille, mais puisqu'il ne sait pas viser - je préfère me dire ça comme ça - elle atterrit sur ma fesse. Rien. Bon, il est clair qu'il y a un problème. Me faire tripoter, je n'ai jamais été contre, même avec lui !
Qu'est-ce qui m'arrive ? Il y a deux minutes j'étais prête à faire l'amour à Dubois dans un recoin de couloir sombre et poussiéreux, sans qu'il n'ait fait quelque chose de vraiment entreprenant. À vrai dire, il n'a rien fait du tout ! Maintenant, mon petit ami a une main sur mon postérieur et je n'ai aucune réaction. Je dois couver quelque chose.
Il ne dit rien et nous guide vers la salle commune des Serpentards. Pendant le trajet, je me demande toujours ce qui se passe avec moi. En même temps, je songe à comment me venger de Dubois. D'abords, le faire mariner. Mais est-ce que j'arriverai à tenir ? Ça fait trois semaines et demie… Je n'ai jamais tenue aussi longtemps. Le faire mariner, d'accord, mais je vais devoir me trouver quelqu'un pour patienter. Oh et puis merdre à la fin ! Dès que je tombe sur lui et que l'occasion se présente, je lui fais la peau ! À la manière douce bien sûr. Y'a toujours moyen de le faire mariner d'une autre façon.
PDV Marcus - Couloir
Elle sourit. Qu'est-ce qui lui prend ? Elle ne sourit jamais d'habitude lorsqu'on est ensemble. Ses lèvres sont légèrement gonflées. Elle a batifolé avec un mec pendant que je la cherchais partout. C'est bien son genre ça ! Petite traînée ! Je vais devoir changer ça. J'ai cru qu'elle voulait se venger parce que je faisais pareil. Erreur ! Je ne l'ai pas trompé de tout l'été et elle ne s'en rend même pas compte ! Sale ingrate.
Je devrais lui filer une correction la prochaine fois. Peut-être que ça lui calmera les nerfs. En tout cas, ça calmera les miens. On arrive enfin dans notre salle commune. Elle file au dortoir des filles pour se changer. Eleanor vient me dire bonjour. Je souris. Finalement, au diable mes bonnes résolutions puisqu'elle s'en fiche. Je fais signe à Parkinson, elle me rend mon sourire. Donc je me dirige avec elle vers mon dortoir pour « relâcher la pression ».
PDV Olivier - Grande Salle
Deux semaines. Deux semaines et rien du tout. Elle a vraiment voulu se venger. Pourtant, j'ai l'impression qu'elle m'évite. C'est l'heure du repas et je mange sans penser à mes gestes. Je jette des coups d'œil à sa table. Elle rigole avec Adrian Pucey et Malcolm Baddock. D'ici, je peux voir qu'elle a une main sur la cuisse de Pucey. Est-ce qu'elle joue à chat avec lui aussi ?
Il faut croire que je ne le saurai jamais. Et, à vrai dire, je ne veux pas savoir. Déjà je sais que Flint ne se gêne pas pour la peloter quand il veut alors me dire qu'il y en a d'autres… Non merci. Je n'aurais vraiment pas dû me mettre à jouer. J'ai le moral à zéro depuis.
Elle est en train de murmurer quelque chose à Pucey et je remarque qu'elle me regarde droit dans les yeux. Pucey semble rigoler de ce qu'elle raconte. Il passe une main sur sa taille. Marcus est tout juste en diagonal et sa tête me dit qu'il n'apprécie guère. Ma tête doit signifier la même chose, à peu de chose près. Mais je refuse de l'admettre !
- Olivier Dubois, je te parle, bon sang de bon soir !
- Désolé !
Heureusement qu'Emma est là. Je crois que je ne supporterais pas le comportement de Sissy en ce moment. Emma ne sait rien pour le « jeu » et heureusement parce que sinon, je crois que plus jamais elle ne me parlerait de ma vie. Je la comprends. Moi-même, je ne pensais pas me laisser agir de la sorte. Mais je ne sais pas, dès que Sissy pose ses mains sur moi, je ne réponds plus de rien. Tout ce qui compte c'est de lui donner ce qu'elle veut. Bien sûr, j'essais de la faire tourner en bourrique, mais ça, c'est mon côté mauvais perdant. Parce que oui, j'y perds au fond. Parce que je tuerais pour une relation normale avec cette fille !
J'ai mit du temps à comprendre. À admettre. Je ne voulais pas me l'avouer, mais je crois que je suis amoureux… Oh lala, voilà que je recommence ! Je ne crois pas non ! Je le suis réellement. J'aime Sissy. J'aime ses yeux, ses cheveux, ses manières, son sourire, ses manies, son look, sa voix. J'aime même son petit côté arrogant ! Je suis un cas désespéré ! Ça ne me ressemble pas de me traîner dans la boue pour quelqu'un. Surtout que ce quelqu'un semble se ficher autant de moi que de son petit ami ! Décourageant. Désespérant.
Quand elle en aura marre de jouer, je ferai quoi ? Sans doute rien. C'est ça le pire. Je voulais inculquer mes règles, mais je n'ai aucune volonté. Je veux juste la posséder. Au moins une fois. Peut-être que lorsque j'aurai réellement goûté sa chaire, je pourrai me débarrasser de cette fixation que j'ai pour elle ?
Oui. C'est ça. Je ne suis pas amoureux. Non. Je fais juste une fixation un peu forte sur elle. C'est tout. Rien d'autre. Quand nous aurons passé le cap, tout ira mieux et je redeviendrai maître de moi-même.
PDV Sissy - Couloir
Un mois. Je crois que c'est suffisant. Amplement suffisant ! J'ai déjà trop attendu. Pucey, c'est bien, mais il me faut plus. Il me faut autre chose. Différent. Les Serpentards sont vides. Ça m'ennui. Dubois est passionné. Ça, j'adore. Lui et son équipe ont le terrain ce soir pour un entraînement et je sais qu'il est toujours le dernier à sortir des vestiaires. Une petite visite s'impose parce que sinon, je vais éclater.
J'entre dans les toilettes du deuxième avec espoir d'être seule. Espoir vite évaporé. Une bande de Gryffondor est là. Elles piaillent de tout et rien. Soudain l'une d'elles effleure un sujet intéressant. Je crois la reconnaître, Natalie McDonald, sixième année. Blonde - je déteste les blondes - cruche sur les bords. Je me demande vraiment ce qu'elle fou à Gryffondor. Elle colle pas du tout avec le profile.
- Alors quand est-ce que tu attaques pour Olivier ?
Je souris. Vraiment ? Elle croit avoir une chance ? C'est n'importe quoi ! Elle n'est pas son type. C'est moi son type ! Je veux dire… Les brunes avec de la cervelle et une connaissance assez élargie en matière de quidditch. Ne crois pas que parce que le plus gros pourcentage des Serpentardes sont des cruches et les gryffondoriennes l'inverse que c'est obligatoirement comme ça pour nous toutes !
- J'essaie déjà je te ferai remarqué, mais il est complètement aveugle !
Aveugle ? Non pas du tout. Moi, il a bien vu qu'il m'intéressait au moins un peu. Je dois avouer que ma méthode est radicale, mais au moins, il sait que j'aime son corps. Toi, le sait-il ? Je ne crois pas. Un point pour moi ! Je me concentre pour ne pas rire et sort mon blush de ma robe pour m'occuper l'esprit.
- Peut-être que tu devrais être un peu plus directe.
Et te prendre un pruneau ! La belle affaire… Ma pauvre fille ! Toi et lui ? Non, je ne crois pas. Mon âme Serpentarde remonte en moi. Je vais pouvoir faire enrager cette petite blondasse de McDonald. Ça me fera patienter pour ce soir !
-Je ne sais pas trop. Il est du genre timide. J'ai l'impression qu'il n'a aucune idée de ce qu'il fait lorsqu'il est avec une fille.
Ne pas rire. Surtout, ne pas éclater de rire. Dubois, timide ! Et puis quoi encore ? Il était prêt à le faire dans un recoin de couloir et ses mains l'autre jour dans le train c'était tellement… Il sait ce qu'il fait, je peux te l'assurer ma petite !
Elles sortent des cabinets. Je suis devant le miroir à mettre une couche de blush sur mes lèvres. Je dois au moins avoir l'air un peu occupée pour être crédible non ? Bizarre, la petite McDonald n'a plus l'âme à la confidence maintenant. Trop tard, t'avais qu'à tendre l'oreille, t'aurais entendu la porte.
- McDonald, des vues sur Dubois, intéressant.
Je lui sors mon sourire à cent pourcent Serpentard. Elle est en colère. C'est rigolo. Est-ce que je devrais le dire à Dubois ? Juste question de voir sa réaction. Ça serait assez drôle.
- Va donc forniquer avec ton équipe de quidditch, tente McDonald pour me boucher.
- Hélas pour toi, j'en arrive. Tu devrais t'y mettre, tu serais peut-être moins coincée, ma pauvre fille.
Comment faire taire une blonde agaçante ? Facile ! Lui rappeler que contrairement à elle, on n'est pas prude et qu'on se fiche de se faire traiter de putain. C'est vrai que je m'en fiche. Après tout, il me serait impossible de cacher mon attirance pour le sexe. Surtout qu'elle a pratiquement raison.
J'ai laissé Marcus s'amuser, pour la bonne forme avant qu'il pète un câble, il y a trois jours. Le lendemain c'était Pucey pour oublier l'horrible scène avec Marcus – il dira ce qu'il voudra pour sa défense, ce type n'a aucun talent au pieu. Petite pause hier parce que l'entraînement de quidditch m'avais épuisé - pour une fois, oui miracle moi aussi je n'y croyais plus - et aujourd'hui il ne faisait aucun doute que ça allait être Dubois.
Je reviens de mes pensées peur catholique et soupire. Elles sont parties. Tant mieux. Enfin seule ! Je dois vraiment en parler à Dubois. Ça va m'amuser un peu. Je souris encore. Putain de manie !
PDV Olivier - Grande Salle
Je mange le plus vite que je peux sans jeter un regard à la table des verts et argents. Depuis un moment, j'évite de la regarder. Je crois qu'elle a déjà cessé de jouer. Ce n'est pas plus mal. Elle me sortira peut-être de la tête. Bien que mon corps veut absolument le contraire. Je deviens fou !
Heureusement, le match d'ouverture est pour bientôt. Je n'ai qu'à me concentrer à fond dans le sport pour oublier le reste. Ça marche à tous les coups alors pourquoi pas maintenant ?
Natalie McDonald s'assit à côté de moi et commence à se servir. Elle a l'air de mauvaise humeur. Je me demande pourquoi ? Mais en même temps, je ne veux pas vraiment savoir. Les filles sont tellement compliquées ces jours-ci. Même Emma me rend la vie difficile !
- Qu'est-ce que tu fais ce soir Olivier ?
Pourquoi elle me demande ça ? Comme si elle ne savait pas. Le planning des entraînements est sur le babillard de la salle commune. Tout le monde peut le voir.
- Entraînement.
- Oh… Et ensuite ?
- Plan de jeu, j'ai quelques idées que je veux mettre au point ce week-end et je vais sûrement commencer après l'entraînement.
Elle a l'air déçue. Je me demande pourquoi. Je fais toujours ça. De l'entraînement, du planning, des plans de jeux, et encore de l'entraînement. Ce n'est pas nouveau. J'ai toujours fonctionné ainsi. M'enfin. Passons. Je termine mon repas en vitesse, réprimande les jumeaux qui semblent prendre tout leur temps pour manger et averti les autres d'être sur le terrain dans vingt minutes.
Je me lève pour aller me préparer. Mes yeux se poses sur elle. Elle est avec Warrington cette fois, mais semble plutôt détaché. Détourne les yeux. Oubli-la. Elle se fiche de toi ! Je m'oblige donc à détourner le regard. Je sors de la grande salle et monte chercher mes affaires dans mon dortoir.
PDV Sissy - Terrain de Quidditch
Cet entraînement est interminable ! Je suis là, cachée dans les gradins, à les observer et c'est vraiment ennuyant. Ennuyant parce qu'en plus de devoir juste les regarder, je remarque que Dubois est bien meilleur capitaine que Marcus. Il ne se préoccupe pas que de lui. Ça fait changement.
Je l'observe et je n'arrive pas à me dire autre chose que : Merlin qu'il est craquant quand il est concentré ! Rien n'aurait put le déconcentrer, j'en suis certaine. Pas même moi ! Enfin faut voir. Celui qui me résiste n'est pas encore né ! Il y a du mouvement sur ma gauche. Je tourne la tête et retiens un soupire. Encore cette crétine de McDonald ! Qu'est-ce qu'elle croit ? Qu'il va lui tomber dans les bras comme ça ?
Elle ne comprend rien au quidditch et je crois que pour capté son attention, il faudra plus que dire : tu joues tellement bien ! Enfin, si une greluche comme elle arrive à lui faire aimer ce compliment, avec une fille qui s'y connaît comme moi, ça sera encore mieux !
Mais qu'est-ce que je raconte ?! Moi, faire un compliment à Dubois. Et d'ailleurs à qui que se soit ! Je suis malade. Je vais mourir ? Je dois avoir le cancer de la stupidité ! Est-ce que ça existe ? Je deviens complètement maboule. Siss' ma grande, respire, tu vas tomber en bas des gradins !
Dubois la remarque à en croire le signe de la main qu'il lui lance en réponse à celui qu'elle lui fait. Je souris. Pas besoin de saluer moi. Pas besoin de faire la gentille moi. Pas besoin de faire semblant de m'intéresser à sa passion moi. Ça recommence ! Si ça continue, je vais me foutre une claque ! Je suis jalouse de Natalie McDonald ! Au secours, je crois que je vais vomir.
Moi jalouse ? En faite, c'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit, mais qu'est-ce que j'en sais ? Je n'ai jamais été jalouse de qui que se soit de toute ma vie. Je crois que c'est juste parce que je suis caché dans ce putain de gradin depuis déjà deux heures. C'est sûrement ça.
Mais regarde-la cette allumeuse ! Il fait un froid de canard pour un début octobre et elle se pointe en petite robe d'été ! Ah ! Je vais vraiment me foutre une claque là !
Merlin merci, Dubois sonne la fin de l'entraînement. Mais qu'est-ce qu'il fait ?! Il va voir cette mochetée ! Je vais devoir lui faire réviser son bon goût à celui-là.
- Ça ne me dérange pas de t'attendre, assure McDonald.
- C'est que je vais vraiment être long, rétorque Dubois. Mon matériel est ici et je vais commencer de suite après ma douche alors…
- Bon très bien… Alors, on se voit dans la salle commune ?
- D'accord !
Et elle part avec le sourire. Bha dites donc, ça ne lui prend pas grand-chose pour être heureuse ! Moi, je l'aurais obligé à bien plus. Ce que je compte faire, bien entendu. Je descends silencieusement des gradins, couverte par les bruits d'éléphants que produit les escarpins de McDonald. Cette fille a vraiment un problème de priorité. Des escarpins, un véritable congélateur en octobre !
Mais bon, Siss', oublie cette nunuche et reste concentrée. Une claque, vite une claque. Voilà que je me parle. Je dois vraiment avoir un problème. Je devrais peut-être consulter Pomfresh pour ça. Espérons que ça se soigne ! Stop ! Suffit !
Je respire un coup. Deux coups. Trois coups. Je me planque à l'extérieur des vestiaires et attends. Un joueur. Deux joueurs. Quatre. Ce qu'ils peuvent être bruyant ces deux rouquins à la noix ! Cinq… Dépêche Spinnet, je n'ai pas que ça à faire ! Et six ! Enfin !
J'attends encore quelques secondes pour être certaine qu'elle soit assez loin et finalement je me glisse vers les vestiaires. J'ai hâte de voir la tête de Dubois. Sans doute qu'il a dû trouver ça long attendre un mois. Surtout que je ne pensais pas pouvoir tenir aussi longtemps ! Je devrais remercier Pucey et Warrington pour ça… N'importe quoi ! Moi, remercier quelqu'un ? Je vais mourir de rire si je continue sur cette pente.
M'enfin, revenons à notre craquant petit gardien rouge et or. Il est encore sous la douche. Excellent. Mon petit sourire habituel plaqué sur mes lèvres, je me défais rapidement et silencieusement de mes vêtements. Puis je me dirige vers la seule douche encore en fonction. Je peux le voir derrière le rideau de plastique. Je devine qu'il est bien foutu et de partout en plus. Petit veinard ! En faite non, c'est moi la veinarde ! J'écarte lentement le rideau. Il est de dos à se savonner. Parfait.
Je me glisse derrière lui et pose mes mains sur sa taille. Il sursaute en un bon d'un mètre de haut et son cœur s'arrête sûrement pendant quelques secondes. J'éclate de rire. Ce qu'il pouvait être rigolo à cet instant.
- Mais t'es folle ! Tu voulais me faire mourir de peur ?
Je suis un peu déçue de sa réaction. Je suis nue et tout ce qu'il trouve à dire c'est ça ! Ah, il n'avait pas encore remarqué. Ça explique tout. Maintenant si, parce qu'il ne dit plus rien et me regarde. De haut en bas. De bas en haut. On dirait que je suis une montagne russe. Ouais, bon y'a regarder et regarder ! Cesse de regarder et touche, non de Merlin !
- Je t'ai manqué peut-être ? Fais-je avec un sourire.
- Je croyais que c'était terminé.
- Ce n'est pas mon genre de clore avant de commencer.
Finalement, il est plus lent que je croyais. Au diable les bonnes résolutions. Je me jette sur ses lèvres. Elles sont si bonnes. Aussi bonnes que dans mon souvenir. Ses mains parcours mon corps. Ça fait tellement de bien. Il quitte mes lèvres va dans mon cou et continue de descendre. Un sein. Le droit. Puis le gauche. Il continue de descendre. Le nombril maintenant. Et plus bas encore.
Oh, McDonald, je peux te confirmer qu'il n'est pas du tout timide ! Bien au contraire. Long à la détente, peut-être, mais ensuite… Je crois que je vais garder le reste pour moi. Le plus important c'est qu'il revient à ma bouche après un petit moment et c'est ensuite mon tour de le torturer.
PDV Olivier - Vestiaires de Quidditch
Je rêve ! Je me suis endormi sous la douche ou je suis affalé sur le bureau dans la pièce d'à côté parce que je ne crois pas ça possible ! Si elle continue comme ça, je vais exploser. Je la stoppe d'une main et elle revient vers ma bouche à son tour.
Elle colle son bassin contre mon bas ventre. Douce torture. Trop douce. Mes mains passent sous ses fesses et je la soulève, aussi poids plume qu'elle est, pour lui appuyer le dos contre le mur de pierre du fond de la douche. Elle me regarde. Ses yeux veulent tout simplement dire : active ! Ce que je fais.
Elle se met à gémir. Juste ça, c'est suffisant pour moi. Sa voix continue de s'élever dans le vestiaire dans les minutes qui suivent. Je peux maintenant officiellement dire que je suis accro à sa voix. À ses soupires. À ses gémissements. Sa respiration s'accélère, tout comme la mienne et finalement, j'explose.
Je me laisse ensuite glisser jusqu'au sol, épuisé, en portant toujours mon précieux fardeau. Je ne saurais expliquer comment c'était. Parce qu'il n'y a pas de mot. Mon subconscient avait raison. Je ne suis pas intrigué par cette fille, je suis obsédé !
Elle se blottit dans mes bras. Geste normal en théorie, mais venant de Sissy Higgs, c'est plutôt inhabituel. Elle ne le fait même pas avec son petit ami, alors pourquoi avec moi ?
PDV Sissy - Vestiaires de Quidditch
C'est totalement inexplicable comme sensation. C'est la première fois que ça m'arrive. Pourquoi ? Peut-être parce qu'il est un rouge et or et que c'est la première fois que je vais vers un de cette maison. Ma parole, s'ils sont tous comme ça, j'aurais mieux fait de m'y mettre avant ! Ou si ce n'est que Dubois et bien, tant mieux pour moi !
Je suis si bien que je dormirais comme ça ! Je peux entendre son cœur reprendre son rythme normal. Les minutes passent. Quelle relaxation ! C'est juste… Aucun mot. Pourtant on dirait qu'on débat sur un sujet capital tout à la fois. Le courant passe, sans une parole.
Tu divagues ma pauvre fille. Ça y est, on fini tout juste et déjà que je recommence à faire la dingue. Je vais m'assommer en arrivant au dortoir, ça va sûrement me calmer.
Parlant de calmer, je me relève, attrape la barre de savon et commence à me laver. Il prend quelques instants à Dubois pour se relever également et nous nous nettoyons mutuellement avant de quitter la douche. Sans un mot, sans un regard, je m'habille. Je veux également partir, mais il m'attrape par le bras.
PDV Olivier - Vestiaires de Quidditch
Ce n'est pas juste à elle de fixer les règles. J'en ai marre ! Elle ne parle pas. Une vraie Serpentarde. Froide et distante. Mais je ne compte pas la laisser partir comme ça ! Je lui attrape le bras et la force à se retourner. Elle me regarde en voulant dire : C'est quoi ton problème, et j'arque un sourcil.
- Tu pensais vraiment partir comme ça ?
- En faite… Ouais. Où est le mal ?
- Je veux te revoir.
- Et bien mon beau, c'est à toi de décider. Parce que maintenant… C'est toi le chat !
Et elle part comme elle est venue. Comme une voleuse ! Je la déteste. Je la déteste autant que je l'aime. Satanée Sissy Higgs. Incorrigible ! Je l'ai dans la peau. Finalement, je souris. Elle a raison. C'est moi le chat maintenant. Mine de rien, son jeu, je le comprends de plus en plus. Et elle également par la même occasion. Encore un peu et elle n'aura plus de secret pour moi.
C'est décidé à présent. Je finirai par la connaître sur le bout de mes doigts. Elle ne pourra plus rien me caché. Je pourrai tout anticiper. Cette année Sissy, je te perce à jour !
PDV Sissy - Couloir
Non de Merlin ! Ce que ça avait été bien ! Et dire que McDonald pense qu'il est timide ! J'éclate de rire et une bande de troisième de Serdaigle me regarde comme la dernière des dingues. Je leur jette mon regard serpentardien et ils décampent. Trop facile. Bon, direction salle commune ! Marcus va sûrement y être et je me sens d'humeur joyeuse. J'ai envi de l'énerver un peu.
Une fois dans la salle commune, l'air bougon de Marcus me saute au nez. Il est assis devant le feu et le fixe avec un air de tueur en série. Personne n'ose le déranger. Tout le monde l'observe du coin de l'œil en attendant le moment fatidique où il va éclater et tout ravager sur son passage. Mon moment préféré je l'avoue.
Donc, je me laisse tomber à côté de lui, juste pour le provoquer un peu plus. Pas besoin de commencer une conversation. Ça fait deux heures et demie que je suis introuvable. Il va vouloir savoir.
- Où t'étais ?
- Ailleurs.
- Avec qui ?
- Quelqu'un.
- Ce n'est pas un de la maison, ils sont tous ici.
- Je sais.
- Alors c'était qui ?
- Quelqu'un d'autre.
- Qui ?
- Ça ne te regarde pas.
- Vous faisiez quoi ?
- Des choses. Et toi, tu faisais quoi ?
- Je t'attendais. Depuis que tu es partie en faite.
On dira ce qu'on voudra, il peut avoir de la patience parfois ! T'as sans doute remarqué que le dialogue ce n'est pas notre fort hein… Je te l'accorde, mais je déteste parler avec lui. En faite je déteste parler. Tout ce que je veux, c'est agir. En plus, ses questions sont toujours les mêmes et si je répondrais franchement à chaque fois, il irait se tuer alors aussi bien l'épargner un peu. Le voir péter une crise c'est plus drôle de toute façon.
- Bon, je vais aller me coucher, dis-je en me levant.
- Tu viens d'arriver.
- Je suis fatiguée.
Ha ha ! Le coup de grâce. Sissy Higgs, ce que tu peux être cruelle quand tu t'y mets ! Je sais, je suis la plus forte ! Ho lala, vite au dodo ma fille, tu vas vraiment finir par perdre la boule. Et puis, dans tes rêves t'attend le plus canon des rouges et ors.
PDV Olivier – Couloir
Une bonne semaine de faite ! Potions, enfin terminé. Pas de devoir pour ce week-end. Un entraînement. Le match d'ouverture prévu dans un mois. Ma foi, la vie peut être belle parfois ! Oh… Et puis il y a elle. Alors que je me trouve dans un couloir désert, elle fait son apparition. Toujours aussi belle. Toujours aussi mystérieuse. Toujours aussi Higgs !
Nous sommes aux opposés du couloir alors nous marchons. Plus nous marchons, plus ma résolution, de la prendre par surprise, s'envole. Finalement, au diable la résolution. Je m'arrête. Elle fait de même. Nous nous regardons. Elle me sourit.
- Déjà impatient ?
- Non.
- Alors pourquoi tu t'arrêtes ?
- J'avais envie de te dire bonjour.
Elle fronce les sourcils, je ris doucement. Finalement, je l'ai atteint mon effet de surprise. Elle est tellement habituée à ne pas parler que je crois que c'est ce que je vais faire. La faire parler. Lui parler. Devenir ami avec de la chance.
- Et c'est tout ?
- Oui.
- Mais… C'est rien du tout !
- Et alors ?
Son incompréhension me fait sourire. Ce petit froncement de nez la rend adorable. Je sens que je détiens la perle rare. Jamais aucun gars n'a sûrement pris le temps de la connaître et elle ne s'en porte sûrement pas plus mal, mais Olivier Dubois n'est pas comme les autres ! Ça non.
- Et alors ? Répète Sissy consternée. Et alors ? Mais alors ça !
- Tu veux vraiment de l'action ?
- Et comment !
- Bien. Dis-moi un truc sur toi que personne ne sait.
- Mais… Je…
PDV Sissy – Couloir
C'est quoi cette question stupide ? Et ce n'est pas ce que j'appelle de l'action moi. Il a dû se prendre un cognard de trop sur la tête, le pauvre, parce qu'il débloque complètement.
- Répond, intime Dubois.
Mais qu'est-ce que je pourrais bien dire ? Tout le monde sait que j'aime le sexe. Tout le monde sait que j'aime dominer. Tout le monde sait tout. Qu'est-ce que je pourrais bien dire.
- Mais j'en sais rien moi !
- Qu'est-ce que tu aimes faire appart ce que tu sais, réplique-t-il.
- … Voler…
- Pourquoi ?
- Non, mais t'en a de ces questions !
J'ai éclaté. Ce qu'il peut être agaçant quand il s'y met ! Je suis en colère maintenant. C'est de sa faute et je compte bien passer ma mauvaise humeur sur lui ! Finalement, je vais le boucher à son propre jeu ce petit vaux rien !
- Toi pourquoi tu aimes voler ?
- Parce que quand je suis sur un balai tout le reste n'existe plus. Mais toi, pourquoi ?
- J'en sais rien… Parce que je suis plus forte que la gravité.
C'est vrai en plus ! Je ne mens pas, c'est sans doute le pire dans cette histoire. Je suis une Serpentarde honnête ! On aura tout vu maintenant, j'en suis sûre. Quelque part dans ce monde, en ce moment, quelqu'un a trouvé le moyen de suivre mes pensées et il est en train de mourir de rire. Et bha il n'a qu'à mourir ! Bien fait !
- Toujours à vouloir être la plus forte en somme, rigole-t-il.
Son rire me rend bizarre. Qu'est-ce qu'il fait ? Il veut qu'on parle de la pluie et du beau temps ? Mais je déteste parler ! S'il était un tant soit peu intelligent, il l'aurait remarqué.
- Tu fais quoi ?
- Je discute avec toi, me répond Dubois.
- Oui, ça j'avais remarquer. Mais pourquoi ?
- Pour te connaître. Je ne sais pratiquement rien de toi.
Je fronce les sourcils. Il rit. Il s'amuse de la situation. Petit comique, je vais t'en faire moi ! Coup de gong dans le fond de mon crâne. Ça sonne comme une humiliation ça. Je vais lui faire ravaler son sourire !
- Tu veux parler, alors parlons, dis-je. Tu savais que McDonald en pinçait pour toi ?
Ha ! Je le tiens. À voir la tête qu'il fait, il ne s'en était pas rendu compte. Mon tour de sourire ! Un point partout maintenant.
- Tu rigoles ?
- Non pas du tout et puis ce n'est pas mon genre de rigoler !
- Tu fais erreur.
- Je te dis que non.
Des pas se fond entendre dans le couloir. Et merdre ! Quand ça devient intéressant, c'est toujours la même histoire !
- Je le jure sur la tête de tous les Higgs depuis la première génération !
- D'accord, je te crois, coupe Dubois.
Le trouble fête apparaît. Tiens, encore cette McDonald. Décidément, elle veut me pourrir l'existence. Hey ! Je pourrais tourner ça à mon avantage. Ça serait marrant. Très marrant. Et franchement, je manque de distraction ces temps-ci.
Je m'approche de Dubois et me hisse sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille.
- C'est moi le chat maintenant, prend garde, parce que j'ai très faim.
Il ne dit rien, mais un sourire vient éclairer son visage déjà magnifique. McDonald est trop près ! Dommage, l'envie de l'embrasser est vachement forte en ce moment.
- À la prochaine, me dit Dubois.
Je lui fais un clin d'œil. Signe que McDonald a parfaitement remarqué à en croire son humeur qui passe de joyeux à jaloux. Héhé, il n'y a que Sissy Higgs pour agir ainsi sur les gens !
Je regarde une dernière fois mon Gryffondor et je continue mon chemin.
PDV Olivier - Couloir
Je ne peux m'empêcher de la regarder s'éloigner. Ce n'est que lorsqu'elle est hors de vue que mes yeux reviennent sur Natalie. Bizarre. Elle a l'air furieuse. Je ne l'avais jamais vu comme ça.
- Qu'est-ce que tu faisais avec elle ? Demande Natalie.
- On discutait.
- Toi, discuter avec Sissy Higgs. T'es cinglé ?
- Non pas du tout.
- Vous discutiez de quoi ?
- De quidditch.
Est-ce que je devrais lui dire le reste ? Parce que, après tout, qu'est-ce qui me dit que Sissy disait la vérité ? Elle est tout de même une Serpentarde !
- Tu parlais sport avec Sissy Higgs, répète Natalie.
- Oui, je viens de te le dire.
D'accord… À la façon qu'elle a de me regarder, je peux presque affirmer qu'elle ne me croit pas. Pourtant, c'est la vérité.
- Tu es au courant qu'elle nous déteste ?
- Je ne dirais pas ça.
- T'as chopé un virus ou quoi ? Me demande-t-elle.
- Je vais très bien.
- Non, je ne crois pas. On dirait presque qu'elle est ton amie.
- Et tu me le reprocherais parce que ?
- C'est une Serpentarde !
- Ce n'est pas une bonne excuse selon moi.
Et puis zut, je n'ai pas envi de m'expliquer avec elle. Je m'en vais donc après un léger « au revoir » plutôt sec pour ce que j'ai l'habitude d'être avec les gens.
PDV Sissy - Couloir
Il n'est vraiment pas bien dans sa tête celui-là ! Utiliser son tour pour faire la conversation. Comme je disais, il a reçu un cognard de trop sur le crâne. Ça, ou sa mère l'a échappé quand il était bébé. Je ne vois pas d'autres explications.
Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Sort-toi le de la tête Higgs ! Ce n'est pas si compliqué que ça ! Tien, Pucey est juste là. Je vais pouvoir me sortir cet imbécile de gardien rouge et or de la tête ! Je m'approche donc de mon batteur préféré. Il me lance un sourire serpentardien. Il a compris. Bien sûr, pas la partie sur Dubois, mais sur l'autre.
- Pucey.
- Higgs, me salut-il.
Rien de plus à dire. C'est courant chez nous. Nous, les Serpentards, on n'aime pas que ça traîne. Je me rapproche. Il pose une main sur ma taille. Elle descend jusqu'à la fin de mon dos. Il m'attire un peu plus vers lui et nous disparaissons dans un recoin sombre du couloir. Le reste… il ne te regarde pas !
PDV Olivier – Salle Commune des Gryffondors
Je ne comprends vraiment plus ce qui se passe avec moi. D'ordinaire, il m'en faut plus que ça pour péter un câble. Là, dès que Natalie c'est mise à parler de Sissy de cette manière, je suis devenu ce que je ne voulais jamais devenir. Un vert et argent ! J'en ai encore des frissons dans le dos.
Ma conduite était stupide et puérile. Pourquoi je l'ai rembarré comme ça ? J'aurais très bien pu ne rien dire et me contenter d'être d'accord. Ça aurait été un mensonge, mais au moins je n'aurais pas la désagréable impression que Natalie est attristée par mon comportement. Je déteste faire de la peine aux gens.
Je suis vraiment stupide. Tout ça à cause de ce maudit jeu de chat ! Sissy, non de Merlin, pourquoi tu as voulu jouer à ça avec moi ?! Je suis beaucoup trop honnête pour faire comme si rien ne se passait.
Je suis pathétique. Elle, elle se promène partout et prend ce qu'elle veut. Moi je suis là, assis devant le feu à me dénigrer à cause d'elle. Il faut que ça change. Je ne suis pas un objet !
Ouais, tu disais pas ça la semaine dernière mon vieux… Rhô ! Satané de conscience, fiche-moi la paix ! J'en ai marre. Je soupire et me calle la tête dans les mains. J'ai l'air misérable comme ça. Enfin j'imagine… Mon imagination est confirmée. Quelqu'un s'assoie à côté de moi et je reconnais de suite l'odeur.
- Sans commentaire Emma, je ne survivrai pas !
- Je veux juste savoir ce qui ne va pas. Natalie vient de me toucher un mot. Alors, que ressort de cette fameuse discussion avec Sissy ?
- Son but lorsqu'elle vole, c'est de vaincre le pouvoir de la gravité.
- Tu es un cas désespéré Olivier.
Il est vrai qu'avec le sourire minablement niait qui vient d'apparaître sur mon visage, je ne peux que confirmer sa pensée, je suis totalement accro à Sissy.
- Je sais, mais je m'en fou !
- Alors pourquoi l'isolement et l'autodénigrement qui va avec ?
Mes épaules me lâchent. Emma Dobbs me connaît, décidément, trop bien. Impossible de lui cacher quoi que se soit. Est-ce que je devrais lui dire ce que j'ai fait et ce que je continue de faire avec Sissy ? Est-ce que je me sentirais mieux ? Peut-être, mais Emma ne m'adresserait plus la parole. Elle est trop conservatrice dans l'âme pour accepter ce que j'ai fait. Pour elle, le sexe, ça vient avec le mariage. Pas autrement. Ou du moins, avec des sentiments. Chose que moi et Sissy ne partageons pas.
- Olivier ? Me rappelle-t-elle à l'ordre.
- J'en sais rien. Je dois être dans un mauvais jour !
- Tu sais, si c'est le match qui te préoccupe…
Le match ! Je n'y pense même pas au match ! Aussi cinglé que cela puisse paraître, lorsque Sissy fait ses apparitions, j'oublis carrément le quidditch.
- Non, ce n'est pas ça. Avec Potter comme attrapeur, c'est dans la poche. Il est vraiment doué.
- Alors où est le problème ?
- Deux, trois trucs…
- J'ai tout mon temps.
Je déteste lorsqu'elle me fait ces yeux-là. Ça veut dire qu'elle ne me fichera pas la paix tant que je n'aurai pas craché le morceau.
- Je me suis fait dire que Natalie en pinçait pour moi…
Mieux vaut commencer par les événements les moins percutants. Avec de la chance, elle oubliera le reste parce que ça, ce n'est que le sommet de l'iceberg.
- Et est-ce que c'est réciproque ? Me demande-t-elle.
- Bha je la connais pas vraiment tu sais.
- Je comprends. Mais si tu passais un peu moins de temps sur le quidditch, ça serait dans le possible d'apprendre à la connaître non ?
- Si… Peut-être… J'y penserai.
- Bien. Et l'autre chose qui te tracasse ?
Malheureusement pour moi, Emma est douée d'une mémoire hors du commun. Alors que moi, j'ai toute la misère du monde à me rappeler du sujet de conversation précédant, elle, elle arrive à retenir tous les sujets dont nous avons pu parler durant la journée. C'est phénoménal ! C'est le seul défaut que je lui reproche en faite !
- C'est trois fois rien. Je ne veux pas t'ennuyer avec ça.
- Depuis quand tes problèmes m'ennuie Olivier ?
Je la déteste ! Je la déteste parce qu'elle a toujours raison. J'en peux plus de lui cacher ça. J'en peux plus et ça ne fait que commencer ! Je n'ai vraiment pas l'âme solide. Après un petit coup d'œil autour de moi, je remarque que la salle commune est vide. Chose normalement habituelle quand c'est l'heure du dîner, je le concède.
- Je… Bon je vais commencer par le début !
- Ça sera sans doute mieux en effet.
Et donc je lui raconte tout. Absolument tout. Depuis le commencement dans le train, en passant par les rencontres dans les couloirs et jusqu'à cette merveilleuse douche après l'entraînement de la semaine dernière. Pas une fois elle ne m'interrompt. Pas une fois son regard ne change. J'en viens à croire qu'elle est réellement l'amie par excellence.
- Elle t'utilise alors, formule-t-elle quand je termine.
- Et bien, disons que je ne suis pas du tout contre.
- Tu as des sentiments pour elle ?
Les sentiments. Toujours les foutus sentiments ! En plus c'est quoi cette règle de : tu dois aimer quelqu'un pour lui faire l'amour ? Ça ne nous a pas empêché de faire quoi que se soit moi et Sissy. Et puis les sentiments, c'est tellement un machin compliqué ! Je m'en passerais bien de ce facteur. Il me semble que bien des choses seraient plus simples ! Je soupire fortement. Je viens de me coltiner un mal de tête magistral avec tout ce questionnement de pacotille.
- Je… Je sais pas.
- Mais tu…
- Je sais ! Tu vas encore me dire que je suis obsédé par elle, mais je n'en sais absolument rien. À vrai dire, je ne la connais pas du tout, alors comment je pourrais dire que j'ai des sentiments pour elle ?!
- Parce que c'est à moi de te rappeler que tu as fait l'amour avec cette fille ?
- Bien sûr que non ! Je m'en souviens très bien moi-même.
- Et parlant de ça… Elle n'est pas avec Flint ?
- Il parait que monsieur s'envoi ce qu'il veut, alors elle fait pareil.
- Donc tu n'es qu'un moyen parmi tant d'autre de provoquer Flint ?
- Je sais pas. Parce que si c'était vraiment le cas, y'a un moment qu'il serait venu me démolir le portrait.
- Un point, mais quand même… Je vois pas l'intérêt de…
- Je sais ce que tu vas dire alors je t'épargne la tirade sur les sentiments, l'amour et tout le blabla. Tu sais bien que je ne contrôle rien quand je veux quelque chose et je veux tellement savoir ce qu'elle est que je n'ai pas résisté. Même que j'adore ça ! Là, c'est à elle d'être le chat et tu peux pas savoir à quel point ça me rend impatient.
- À ton tour d'épargner la tirade s'il te plait, m'arrête Emma. Je n'ai pas envi de savoir ce que cette fille fait faire à ton fond de caleçon quand tu penses à elle d'accord ?
- Je note !
Au bout d'un petit moment, nous descendons dîner. Mine de rien, ça m'a fait beaucoup de bien de partager ce secret avec quelqu'un. Je me sens plus léger maintenant que je sais que peu importe ce qui se passera, Emma sera là pour m'aider et me conseiller.
Au bout d'un petit moment, nous descendons dîner. Mine de rien, ça m'a fait beaucoup de bien de partager ce secret avec quelqu'un. Je me sens plus léger maintenant que je sais que peu importe ce qui se passera, Emma sera là pour m'aider et me conseiller.
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