NDA - Merci pour vos commentaires, Enjoy pour la suite
Disclamier - L'histoire, les personnages et tout le blabla ne m'appartiennent pas! Seule Sissy est de moi.
Chapitre 3
Match d'Ouverture et Petits à-côtés
-Sixième Année-
PDV Sissy – Serpentard, Dortoir des filles, 6e année
Je ne sais pas pourquoi, mais dès que je me suis levée ce matin là, j'avais la terrible impression que quelque chose allait se produire. Certes aujourd'hui est la rencontre ouverture du tournoi de quidditch. Bien sûr, c'est nous contre les rouges et ors !
Marcus est intenable depuis bientôt une semaine. Moi je m'en fiche un peu. Durant les semaines qui ont passées, j'étais trop occupée à jouer à chat avec un de nos adversaires. Il a encore essayé de discuter ! Ça m'enrage alors pour me venger, lorsque c'est mon tour, je lui interdis de parler. Bien fait pour lui !
Enfin bref, pour en revenir au maintenant, je suis actuellement dans mon lit à me demander si je dois me lever tout de suite ou attendre encore un peu. Un ronflement me parvient. Est-ce que j'ai précisé qu'Eleanor Parkinson n'a aucune classe même en dormant ? Je ne crois pas. Et bien maintenant, c'est fait.
Encore un ronflement. Finalement, je vais me lever tout de suite, je n'aurai pas à endurer ça plus longtemps de cette manière. Alors me voilà hors de mon lit si douillet et je me dirige pratiquement les yeux fermés vers la salle de bain de notre dortoir. Une bonne douche fera le nécessaire pour atteindre le but ultime de la journée : me réveiller !
Bon, ce n'est pas le but le plus génialissime du monde, mais une fois celui-ci accomplit, je pourrai peut-être m'en fixer un autre. Comme marquer durant le match. Ne pas faire de passe inutile à Marcus. Bon plan. J'en ai marre de le voir tout faire et de stagner sur place. Ça m'ennuie. Décidément, plus je m'écoute penser, plus je me rends compte que peu de chose ne m'ennuie pas. Je devrais arrêter de m'écouter. Comme ça, je ne me rendrai pas compte de choses troublantes du genre…
Stop ! Il suffit cerveau de malheur ! Cesse de penser. J'en ai ma claque de penser. Pourquoi il faut que l'on pense constamment ? C'est un truc d'une telle inutilité parfois… Ça y est, encore une fois… Je pense trop !
PDV Olivier – Gryffondor, dortoir des garçons, 6e année
Mon cadran sonne, il est tout juste sept heures du matin… Il sonne, mais je suis déjà réveillé depuis au moins deux bonnes heures. C'est toujours pareil, la journée d'un match je me lève aux aurores. Je ne suis pas nerveux, non, pas du tout. J'ai hâte plutôt. Jouer au quidditch devant des centaines de personnes, je connais rien de plus électrisant ! Non c'est faux crétin… Y'a Sissy Higgs. Encore elle, ouais je sais, mais j'y peux rien.
Je me décide enfin à me lever et file sous la douche. Le match est cet après-midi et je vais avoir beaucoup de chose à faire d'ici là. Comme courir après les jumeaux et mettre au point notre dernière stratégie.
Une fois sous le jet d'eau, je ne pense plus du tout au quidditch. Chaque fois c'est la même histoire, je ne peux m'empêcher de penser à cette douche si délicieuse après l'entraînement il y a des semaines déjà. Depuis, nous nous sommes revu à plusieurs reprises et mon idée n'était pas si stupide que je le pensais au départ. À force de l'obliger à parler, je finis par mien la connaître. Je ne sais encore que très peu de chose, mais j'ai confiance. Avec de la persévérance, j'y arriverai.
PDV Sissy – Serpentard, Vestiaires de quidditch
Le matin a passé si vite. Marcus était des plus invivables ! Heureusement que le match est pour bientôt parce que sérieusement, je suis sur le point de lui arracher les bras et de le taper avec jusqu'à ce que mort s'en suive.
Cette image me fait sourire tendis que j'enfile ma tenue de quidditch. On peut déjà entendre les hurlements des étudiants qui attendent déjà dans les gradins.
Des mains se posent sur ma taille. Elles sont dures et brusques. Celles de Marcus à en pas douter.
- Laisse-moi.
Mon frère m'a toujours dit que je n'avais aucun tact. Il a peut-être raison, je l'accorde, mais ceux qui ont du tact ne sont-ils pas des menteurs ?
- Qu'est-ce qui se passe avec toi ces jours-ci ?
- Il se passe que tu m'ennuies. Nous avons un match je te rappelle, alors laisse-moi tranquille !
- Tu fais ce que je veux Sissy !
- Erreur ! Je fais ce que je veux ! Et ce que je veux n'à rien à voir avec toi en ce moment.
- Tu m'appartiens ! Et je compte bien m'arranger pour que tes écarts de conduite arrêtent ! J'en ai assez de tes manières ! Tu vas devoir apprendre à te tenir.
- Vraiment ? Et bien fait ça Marcus et je te jure que tout ce que tu auras de moi ce sera mon joli sourire lorsque je fermerai mes cuisses !
Non mais quel culot celui-là ! Me dire à moi ce que je dois faire ! Il n'a pas fini de m'entendre, c'est moi qui vous le dis. Un étudiant vient nous prévenir que le match commence. Enfin ! Je retrouve ma bonne humeur en saisissant mon balai et en suivant le reste de l'équipe. J'ai bien hâte de revoir mon rouge et or.
Il est là. Si grand… Il a de l'allure dans son uniforme de joueur. Il a un aplomb que je ne lui avais pas remarqué plutôt. Mais qu'est-ce qui m'arrive à moi ? C'est ton adversaire Sissy ! Tu vas marquer contre lui ! Réveille-toi !
Je secoue la tête, rien de mieux pour se remettre les idées en place. Tu verras Dubois, je te ferai pas de cadeau !
PDV Olivier – Terrain de Quidditch
En secouant la tête comme ça, on dirait qu'elle est en grande bataille avec elle-même. Je me demande bien à quoi elle pouvait penser… Peu importe. Concentre-toi mon vieux, tu dois assurer aujourd'hui ! Ses yeux dérivent vers moi et mon regard croise le sien pour ne plus le quitter. Bibine nous dit, à moi et Marcus, de se serrer la main, mais comme à l'habitude nous n'en faisons rien. Je continues plutôt de la regarder, profitant de ce dernier instant où je pourrai le faire librement avant la fin du match.
C'est bizarre, d'habitude, je suis plus concentré ! C'est pas bon ça, je dois être au meilleur de moi-même. Je ne peux pas me permettre de faillir à cause d'elle. Elle en serait beaucoup trop contente ! S'il y a au moins une chose que je sais à propos de Sissy Higgs, c'est qu'elle est un être très fier !
Nous enfourchons nos balais et c'est le signal. Bibine lance le souaffle et la partie est commencée. Les poursuiveurs se jette sur la balle et mon je file vers les anneaux que je dois protéger. De là où je suis, je peux tout voir et je peux la voir, elle.
Elle n'est pas de mon équipe, mais je ne peux que reconnaître qu'elle a beaucoup de talent. Elle joue des coudes avec force malgré son corps si frêle et elle arrive à prendre le souaffle à Katie avec si peu de difficulté. Elle fait plusieurs tonneaux et elle se dirige très rapidement vers moi, encadrée par Marcus et Warrington, l'autre poursuiveur.
Cesse de t'émerveiller mon vieux ! T'as un boulot à faire ! Elle tente une feinte et lance le souffla, mais j'arrive à l'attraper et le renvoi à Angelina. Sissy tourne autour de moi.
- Pas mal Dubois. Tu t'améliores !
Et elle repart. Mine de rien, ça me chamboule un peu. Elle vient de me complimenter ! Jamais ce n'était arrivé et je ne crois pas qu'elle le fasse souvent avec d'autres personnes de son entourage.
PDV Sissy – Terrain de Quidditch
Le soleil, c'est sûrement le soleil ! Je ne vois aucune autre raison que le soleil qui tape trop fort sur ma pauvre tête. Pourquoi j'ai fait ça ? Ce n'est pas moi, ce n'est pas mon genre de lancer des compliments. Ça me fait bizarre. C'est sorti tout seul, sans que j'aie le temps d'y penser. Un coup sur la tête ! Vite, ça me prend un coup sur la tête ! Ça devrait arranger les choses.
J'intercepte une passe entre Johnson et Spinnet, me glisse rapidement entre ces jumeaux insupportables et en route une nouvelle fois pour les anneaux de Dubois. Bell me fonce droit de dessus. Je passe le souaffle à Warrington plutôt que de me détourner de Bell et je lui fonce droit dessus. Ça lui apprendra à vouloir essayer de me faire des peurs !
Elle dégringole et je perds un peu le contrôle de mon balai, mais je le reprends vite alors que Warrington passe à Marcus qui lance. Dubois intercepte. C'était prévisible, il faut ruser plus que ça pour l'avoir. Il lance le souaffle à Bell qui est remontée à notre niveau et mon charmant gardien m'envoi un clin d'œil. Non, non, tu as bien lu. Un clin d'œil. Alors comme ça, il veut jouer là comme ça devant tous ces gens. D'accord, aucun problème !
Je retourne de l'autre côté du terrain et Bell marque. Fichu gardien ! Quand est-ce qu'il va apprendre à faire son travail ? Je grogne un peu alors que Marcus lui hurle carrément dessus. Au moins une chose qu'il fait bien. Hurler. On peut dire que pour ça, il est doué ! Le souaffle est remit en jeu et plus question de faire la gentille fille. Ça non ! Je prends vite possession du souaffle et travers le terrain en faisant plusieurs détours et piqués pour rendre les poursuites plus difficiles. Encore une petite feinte, plus difficile que la première et je marque !
Voilà de quoi remonter le moral des troupes. Dubois est en colère contre lui-même. Et oui plie sur ton orgueil mon beau parce que ça va se reproduire ! Marcus aussi est en colère. Pourtant, il devrait être content. Ah oui j'oubliais… c'est lui qui doit compter les points, pas moi, ni personne d'autre d'ailleurs. Que lui, pour lui assurer le statue de meilleur joueur.
Oh et puis merde ! Il a qu'à être réellement meilleur que moi s'il veut le titre cette année, j'en ai assez ! Même que je me demande comment j'ai pu faire pour le laisser passer devant moi pendant toutes ses années…
PDV Olivier – Terrain de Quidditch
Elle a marqué. Il fallait s'y attendre, après tout, je suis bon, mais pas infaillible. Par contre, ça ne se reproduira pas de si tôt ! Les sourires et les airs complices, ça sera pour plus tard, nous avons un match à jouer et je ne compte pas perdre juste pour ses yeux aussi beaux soient-ils.
Le temps passe. Les échanges, les coups, les buts, tous se multiplient des deux côtés. Le pointage est serré. Trop serré. Il faut à tout prix que Potter attrape le vif d'or et vite !
PDV Sissy – Serpentard, Vestiaires de Quidditch
Le match c'est terminé en faveur des rouges et ors. Je suis en colère contre moi-même et mon équipe, mais je garde tout de même ma bonne humeur. Après tout, ce n'est qu'un match et en plus… C'est moi le chat ! Et si je me repayais une visite des vestiaires de Gryffondor ? Ouais ça pourrait qu'être bénéfique après cette lamentable partie.
Je m'apprête à sortir, mais une main me retient par le bras. C'est Marcus bien entendu. Qui d'autre ça pourrait être ?
- Je t'ai déjà dit de me faire des passes !
- J'ai marqué plus que toi Marcus alors arrête de vouloir faire ton intéressant.
- J'en ai plus qu'assez de ton arrogance !
- Vraiment ? Alors pourquoi tu continues de sortir avec moi Marcus ? Je vais te le dire moi. C'est parce que tu m'as dans la peau. Tu as envie de moi Marcus, tellement envie que tu veux me prendre, là, tout de suite.
Il me plaque contre un mur et plonge ses yeux dans les miens. Il a tellement de désir que ça me fait presque de la peine pour ce qui va suivre. Le pauvre, il n'est pas au bout de ses peines.
- Mais ça n'arrivera pas, parce que je déteste qu'on me donne des ordres et c'est ce que tu as fait durant toute la partie. Je sais que tu vas aller voir cette pétasse de Parkinson et ça ne me fait rien du tout. Maintenant si tu permets, je vais rejoindre quelqu'un.
Je le repousse et m'en vais. Je suis si cruelle, je sais, pas besoin de le dire. En faite, ça m'amuse. Je souris et me dirige vers le vestiaire des Gryffondors. À cette heure, ils sont tous dans leur maison à fêter leur victoire, mais j'en connais un qui doit prendre tout son temps pour sortir de là. Lorsque j'entre, j'entends des voix. Et merde, un autre a décidé de prendre son temps.
- Tu n'es pas content de ta victoire ?
- Si bien sûr, mais tout ce chichi qui vient après… C'était qu'un match, il y en aura d'autres et je dois me concentrer sur ces autres matchs.
- Mais le prochain n'est pas avant des mois !
Cette stupide McDonald ! Elle ne le comprendra jamais décidément. Je me cache dans une douche alors qu'ils discutent dans le bureau du capitaine. Il n'est pas question que je manque une miette de ce qui va suivre !
- C'est ridicule, viens on va aller fêter ça avec les autres.
- Mais j'y serai, comme toujours, mais plus tard.
- Emma m'a dit que vous aviez parlé de moi !
- Oui, c'est vrai, mais y'a plusieurs choses qui me préoccupe en ce moment Natalie et je ne veux pas en avoir d'avantage.
- Ah parce que je suis une préoccupation !
- Je n'ai pas l'habitude de m'engager à la légère, c'est tout. Tu es une personne très intéressante, je t'assure, mais pour le moment, je tiens à ne pas trop me compliquer l'existence.
Je me retiens de rire face à tout ça. Dit plutôt qu'elle n'est pas à ma hauteur Dubois. Ça sera moins compliquer et peut-être même moins humiliant pour elle ! Je l'entends qui pars. Elle doit être furaxe ! Remarque, je le serais aussi si on m'avait parlé de la sorte.
Mais ça m'arrange, parce que maintenant, mon gardien est fin seul. Je sors de ma cachette et vais le rejoindre. Il est penché sur ses plannings d'entraînements. Il est mignon quand il est concentré comme ça. J'ai presque l'envie de ne pas le déranger juste pour pouvoir le regarder encore.
PDV Olivier – Gryffondor, Vestiaire de Quidditch
Je sens des yeux sur moi et pourtant Natalie est partie et je ne l'ai pas entendu revenir. Je lève mon regard et je la vois. Elle est là, contre le cadre de la porte, les bras croisés et elle m'observe.
- Tu es très mal élevé, tu savais ça, me dit-elle avec son sourire supérieur.
- Je suis franc, c'est tout.
Il est évidant qu'elle a entendu ma conversation avec Natalie alors je n'ai aucune raison de feindre l'ignorance. Elle décroise les bras et viens me rejoindre, s'assoyant sur le coin du bureau.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis venue te féliciter. C'était une belle victoire, mais tu la dois seulement à l'incompétence des hommes qui m'entourent.
- Je t'ai déjà dit que ton talent serait plus utile dans une autre équipe.
- Donc, tu reconnais que j'ai du talent.
- Je n'ai jamais dit le contraire. Tu es même très douée. Un peu casse-cou, mais très douée.
- Ce n'est pas tomber d'un balai qui me fait peur. D'ailleurs, rien ne me fait peur ! Même pas d'être surprise ici, avec toi.
Elle s'assoie avec plus de confort sur mon bureau, repoussant les parchemins qui s'y trouvent. Elle retrousse légèrement sa jupe d'écolière et pose ses pieds sur ma chaise, de chaque côté de moi. Je devine bien ce qu'elle a en tête, après tout c'est elle le chat, mais je ne veux pas lui donner raison tout de suite. J'aime bien qu'elle montre le désir qu'elle ressent pour moi. C'est plutôt gratifiant.
- Je me doutais bien que ce n'était pas quelque chose qui te dérangerais.
- C'est bien, tu commences à me connaître.
- Et Marcus, qu'est-ce qu'il dirait ?
- Oh il serait sûrement en colère. Plus que d'habitude même, parce là, il s'agit de son grand rival et je pense même qu'il s'arrangerait pour démolir ta jolie gueule.
- Mais il me l'abîmerait s'il venait qu'à faire ça.
Elle ne fait que sourire en prenant mes mains. Elle me débarrasse de la plume que je tenais et elle fait glisser mes doigts le long de ses jambes jusqu'à ce qu'ils passent sous sa jupe. Je la soulève du bureau et elle se retrouve sur moi. L'une de ses douces mains fait le contour de mon visage alors qu'elle me regard avec tant de profondeur que je me demande si cela ne cache pas quelque chose de sentimental. Mais c'est impossible. Elle n'est pas comme ça.
- Je ne pourrais jamais laisser faire ça. Ta jolie gueule est à moi.
Et elle m'embrasse. Ce n'est pas un baiser tendre, mais désireux. Elle garde sa main contre mon visage, comme pour m'empêcher de filer. Ne t'inquiète pas Sissy, je n'ai pas l'intention de partir ! Son autre main s'active après le bouton de mon pantalon. Je saisis son poignet et elle cesse de m'embrasser, me jetant un regard interloqué.
- Y'a pas de presse.
- Au contraire, assure-t-elle, je suis le chat, je décide. Tu perdras ton temps, si tu veux, quand ça sera toi le chat !
Elle m'embrasse de nouveau et se presse contre moi, faisant monter mon désir en flèche et ensemble nous lui enlevons sa culotte. Je devrais être heureux finalement qu'elle ait autant envie de moi. Après tout, je la rends dépendante, depuis le temps que nous jouons… elle se serait lassée sinon.
Elle retire son chemiser comme un t-shirt pour plus de rapidité et ouvre ma chemise en massacrant les boutons. Elle ouvre également mon pantalon et je n'ai pas le temps de rien faire qu'elle s'empale sur moi en laissant échapper un gémissement.
Elle tangue lentement contre moi, c'est si bon. Je dégrafe son soutien-gorge, mettant sa délicieuse poitrine à ma vue. Mes lèvres se posent sur cette peau si douce alors qu'elle s'agrippe à mes épaules.
PDV Sissy – Gryffondor, Vestiaire de Quidditch
Ma tête roule vers l'arrière. Son corps me manquait tant, ce n'est que maintenant que je le réalise. Il est si tendre et si passionné tout à la fois. Je ne peux m'empêcher de le comparer à Marcus qui ne se préoccupe que de son plaisir personnel. C'est sûrement pour ça que je n'ai aucun remord à aller voir ailleurs.
Mais depuis que ce jeu est commencé, je ressens de moins en moins de plaisir en compagnie de mes autres amants… Ils sont si vides, même lorsqu'ils ne se préoccupent que de moi.
Une vague intense me traverse, je gémis. Lui aussi. Ses mains sur le bas de ma taille me poussent à aller plus vite. Je ne me fais pas prier et accélère le mouvement. Ses lèvres remontent vers mon cou. Je ramène ma tête droite alors que sa bouche arrive à mon menton. Je me penche légèrement et nos lèvres se rencontrent pour un baiser encore plus fiévreux que le dernier.
PDV Marcus – Serpentard, Salle Commune
Ils sont tous là. Tous ceux que je voulais voir. Pucey, Baddock, Bletchley, Warrington et Pritchard. Ils sont tous les amants de Sissy que je connais. Ils sont assis, alors que je me tiens debout. Sissy n'est toujours pas rentrée. Je sais qu'elle voit quelqu'un d'une autre maison, mais tant que je ne saurais pas qui c'est, je peux rien faire !
- Tu voulais nous parler de quoi ? Me demande Pucey de but en blanc.
- De Sissy. Je sais la relation que vous avez tous avec elle ! Je le sais depuis le début et je ne suis pas con ! C'est terminé tout ça, est-ce que c'est bien compris ? Parce que le premier qui la retouche, je vous jure qu'il va se prendre toute une raclée. Et je sais qu'elle voit un type d'une autre maison. Vous allez me trouver qui c'est parce que sinon, je vais me faire une joie d'écrire à vos pères !
Ils acquiescent tous, comme des petits chiens servants. La peur, ça à au moins ça de pratique. Maintenant que ce problème est réglé, elle va ramper devant moi avant la fin de la semaine !
PDV Olivier – Gryffondor, Vestiaire de Quidditch
L'extase vient nous chercher au même moment et elle se laisse retomber contre moi, le souffle court.
- Pas mal Dubois. Tu t'améliores !
Je ris. Elle a dit exactement la même chose à mon premier arrêt un peu plus tôt.
- Toi aussi, tu te débrouilles de mieux en mieux Higgs.
Elle me frappe à l'épaule. Tiens, elle n'accepte pas les taquineries sur ses performances on dirait. Elle se niche dans mon cou et je ramène mes bras autour d'elle. Nous restons ainsi plusieurs minutes. Laissant du temps à nos cœurs pour revenir à leur rythme normal.
Au fil du temps, c'est devenu comme un rituel. Nous restons l'un contre l'autre, à ne penser à rien, savourant simplement la présence de l'autre. Je sais qu'elle ne le dira jamais, mais je ne peux m'empêcher de me dire qu'elle doit m'apprécier.
- Je devrais m'en aller, murmure-t-elle.
- Ouais… Moi aussi…
Elle se lève et remet ses sous-vêtements pendant que je reboutonne mon pantalon. Pour la chemise, je peux oublier ça ! Elle enfile son chemisier et l'ajuste avant de revenir vers moi.
- Le chat ferait mieux de vite venir me voir.
- Nous verrons, Higgs, ce que le chat décidera.
Elle me glisse un sourire et m'embrasse une dernière fois avant de filer vers la sortie.
PDV Sissy – Couloir
Je n'arrive pas à croire que je viens de passer toute une semaine sans sexe d'aucune sorte ! Marcus me fait la tête, ça je m'en plains pas parce que ça me fait des vacances, mais les autres aussi ! Ils m'évitent constamment.
J'ai réussit à faire cracher Pucey à propos de cet étrange phénomène, il m'a dit que Marcus leur avait interdit de m'approcher. Non, mais je vais le tuer ! Ce n'est pas à lui de décider. Justement il est là, dans le fond du couloir et d'après l'odeur, il est avec Eleanor Parkinson. Ils sont en train de se peloter. J'en ai rien à faire, absolument rien à faire, mais je suis trop furaxe alors je tire cette conne d'Eleanor par les cheveux.
- T'es folle ! Me hurle-t-elle.
- Toi, fis-je en pointant Marcus, tu ferais mieux d'avoir une putain de bonne explication !
- De quoi tu parles ? Demande-t-il avec une ignorance fausse tellement voyante.
- Je baise qui je veux ! Espèce de sombre dégénéré !
- Ça, c'est ce que tu crois. C'est moi le patron ici et tu baiseras plus personne, tant que je serai pas satisfait. Le mot est passé. Peu importe qui te touche, je lui démolis la gueule. Alors bonne chance pour trouver un partenaire de jambe en l'air !
Je le gifle et je pars. Il n'a pas fini de supporter mes humeurs celui-là ! Mais j'y pense quoi de pire que de lui faire comprendre que quelqu'un n'a tellement pas peur de lui qu'il me fait l'amour tous les soirs et je peux durer des siècles sans me prosterner devant ce petit imbécile de Marcus flint !
Alors je me retourne d'un bloc et revient sur mes pas alors qu'Eleanor recule pour être hors de mon atteinte.
- Ce n'est pas tes petites menaces qui vont m'empêcher de me faire sauter toutes les nuits Marcus. Je ne t'appartiens pas et tu n'auras jamais le contrôle sur moi. Jamais ! Et d'ailleurs, c'est terminé j'en ai ma putain de claque de toi. Je veux plus voir ta sale gueule de gorille !
Cette fois je pars pour de vrai et je dois très vite trouver Dubois ! Malgré novembre qui commence, il fait beau dehors et quand même assez chaud, il y est sûrement.
Je finis par le trouver après une bonne demie heure de recherche dans le parc. Il est seul sur un rocher à lire un bouquin sur la stratégie dans les jeux de quidditch. Je vais le rejoindre, me fichant de savoir que n'importe qui peut nous voir.
Il me remarque, sans pour autant lever les yeux de son livre.
- Ce n'est pas toi le chat.
- Je viens de rompre avec Marcus.
PDV Olivier – Parc
Finalement je me tourne vers elle en fermant mon livre que je pose à côté de moi. C'est une blague. Elle n'a pas vraiment rompu avec lui.
- Tu te fous de moi ?
- Non pas du tout. Il a ordonné que plus aucun gars ne me touche.
- J'ai eu vent de la rumeur.
- Et bha je lui ai dit que j'en avais rien à faire et que je trouvais quelqu'un d'assez couillu pour enfreindre son « règlement » et j'ai rompu. J'en avais assez de lui de toute façon. C'est une bonne chose de faite.
- Et qu'est-ce que tes chers parents vont dire ?
- Je m'en fou il n'est pas question que ce type me revois dans son lit !
- Tu relis toujours tout au sexe, mais ça ne t'ait jamais venu à l'esprit de peut-être tomber amoureuse un jour ?
- L'amour ça rend les gens stupides et ils font des trucs totalement cons qui les foutent dans la merde ensuite. L'amour c'est un truc inventer pour que les gens restent fidèle entre eux, mais l'homme est fait pour désirer les êtres du sexe opposé. On y peut rien, on est fait comme ça !
- Alors ça va être dur de trouver plus d'un gars qui n'a pas peur de Flint.
- Je me contenterai d'un seul pour le moment. L'important c'est de lui montrer qu'il ne décide pas !
- Et pour que tu sois là à en discuter avec moi, je présume que t'as pensé ma superbe personne pour remplir se rôle.
PDV Sissy – Parc
Oh il est pas bête. Pas bête du tout même. Ça fait du bien de voir un homme avec un peu de matière grise !
- Parce que tu vois quelqu'un de plus qualifier dans les parages ?
- Je n'ai pas envie de te faire l'amour simplement pour rendre Flint jaloux.
- Quoi ?!
Je retire ce que j'ai dit ! Il est bête ! Encore plus bête que tous les autres réunis.
- T'as très bien entendu. Je ne veux pas servir de bouche-trou. Ce n'est plus du jeu sinon.
- T'es malade ou quoi ? Je te fais l'honneur d'être le seul homme de ma vie pendant un temps non spécifié et tu me jettes ?
- Précisément. Parce que rendu là, quand tu viens me voir, ce n'est plus par désir, mais simplement par une certaine obligation à cause du manque de choix.
- Ah ouais, bha sûr. C'est la raison la plus plausible au monde !
- Si je dois être le seul Sissy, ça sera parce qu'on s'affichera ensemble devant tout le monde.
- Ce qui impliquerait qu'on sortirait ensemble…
- Voilà t'a tout compris.
- On dirait une déclaration d'amour. C'est dégoûtant !
Je me lève et m'en vais. Je n'ai plus rien à faire ici. Ça se complique trop. Moi sortir avec Dubois ? Elle est bien bonne celle-là !
PDV Olivier – Parc
Oh lala, mais qu'est-ce que je viens de dire moi ? C'est sortit tout seul. Ouais, ça c'était pas compliquer à savoir ! Est-ce que… Non, ça ne peut pas être ça… Moi amoureux de Sissy Higgs ? Impossible ! C'est n'importe quoi. C'est toute cette histoire qui m'ait monté à la tête.
Donc je me lève et je cours derrière elle pour la rattraper.
- Higgs, attends.
- Pourquoi ? Tu veux me demander en mariage aussi, répond-t-elle du tac au tac.
- Je sais même pas pourquoi j'ai balancé une connerie pareille !
- Vraiment ? Comment t'as fait pour prononcer cette connerie alors ?
- Je viens de te dire que j'en sais rien.
Non, mais ce qu'elle peut être bouchée cette fille ! Impossible de lui faire comprendre quoi que se soit. Dans quoi je me suis embarqué encore ?!
- Tu viens ramper simplement parce que tu réalises que c'était adieu à ce duo là ! Me dit-elle en pointant ses seins.
- Non, pas du tout et je rampe pas.
- Des excuses, c'est ramper.
- Je n'ai jamais demandé d'excuses. J'ai simplement dit que je ne savais pas pourquoi j'avais dit ça.
Et voilà elle est bouchée. Je souris. Ça fait du bien de voir que la miss n'est pas infaillible.
PDV Sissy – Parc
Il est agaçant ! Tellement agaçant que je trouve plus les mots pour dire à quel point il l'est ! Grrr je le déteste ! Et avec se sourire il n'arrange rien à son affaire. Petit fendant va !
- Je te hais, fis-je simplement.
- Allons dont, t'en penses pas un traître mot.
- Si je te hais. Je te hais tellement que…
- Non c'est faux, me coupe-t-il en se rapprochant de moi. Même que tu m'apprécies beaucoup au fond parce que sinon on serait pas là à avoir une telle conversation. Conversation que tu as démarrer toute seule. C'est une grande amélioration pour ta vie sociale, bravo.
Je le hais… Il a raison en plus ce sale crétin. C'est pour ça que je le hais. Il a raison. J'ai commencé la conversation. J'ai brisé les règles du jeu. Ce n'était pas moi le chat et j'ai couru après lui, tout ça pour discuter en plus !
C'est horrible ! Tellement horrible que j'en reviens toujours pas. Je me sens sale. Souillée. Une bâtarde de conversation toute niaise sur mes problèmes de couple. Heurk, je vais devoir me nettoyer la langue au savon ! C'est dégoûtant. Je comprends plus rien. Pourquoi je suis comme ça ? Pourquoi j'agis comme ça ?
- Qu'est-ce qui m'arrive ?
Là c'est clair, pour que je le lance à voix haute, y'a certainement un truc qui cloche !
- Admet au moins que tu m'apprécies Higgs et ça sera un bon départ.
- Je ne t'apprécie pas ! Tu n'es qu'un jouet entre mes mains !
- Encore tout faux, sourit-il.
Je vais lui arracher son putain de sourire à la noix ! Je vais le jeter au sol et le piétiner jusqu'à ce qu'il s'enfonce dans la terre ! Dubois se rapproche encore. Qu'est-ce qu'il fait ? Ça l'amuse de me troubler comme ça ? Ce n'est pas du tout amusant je trouve !
PDV Olivier – Parc
Elle fait beaucoup moins sa fière maintenant. C'est presque jouissif de la voir aussi perdue. Elle a tellement joué avec mes nerfs depuis le début de ce jeu stupide. Maintenant que c'est mon tour, je ne vais pas m'arrêter de si tôt.
Elle est sur le point de s'avouer qu'elle peut ressentir des sentiments, je ne vais pas abandonner comme ça ! Bon, d'accord, ne parlons pas d'amour, beaucoup trop tôt, mais au moins une attirance un peu plus que physique.
- C'est… Pas si mal… De traîner… Avec toi, marmonne-t-elle.
- Fais un effort quand même. Tu peux faire mieux que ça !
Elle croise les bras et soupire d'exaspération. Oui je sais, je suis exigeant, mais je crois y avoir droit. Je risque quand même de me recevoir les poings de Flint en pleine gueule si je me retrouve trop souvent en compagnie de la belle.
- Je… Je t'apprécie… Un peu !
Et bha c'est pas si mal. Prononcer mon prénom sera la prochaine étape tiens !
- Aller viens, fis-je en lui attrapant la main.
- Pourquoi ?
- On va aller faire un tour !
- Pour se peloter ?
- Non. Pour discuter.
Elle gronde un peu. Ça ne la réjouit pas, mais elle me suit tout de même, sa main restant dans la mienne. On a l'air d'un couple en faite, mais je préfère garder la remarque pour moi. Faut pas trop en faire du même coup.
Alors nous commençons à marcher, tels des tourtereaux et nous discutons de choses et d'autres. On parle rapidement des cours et des devoirs. Ensuite elle se met à critiquer les Gryffondors et je critique les Serpentards. On se taquine et j'arrive même à la faire rire. Pas de ceux qu'elle a lorsqu'elle se moque des autres, non. Un vrai rire franc.
On a fait le tour du lac et nous revoilà à notre point de départ. Le rocher où je lisais. Mon livre y est toujours et je retourne sur le bout de cailloux, tirant Sissy par la main.
PDV Sissy – Parc
Il a ce petit sourire enfantin. C'est étrange, je n'ai jamais passé un moment comme ça, à flâner sans aucune raison particulière.
- Viens t'asseoir.
Je fronce les sourcils, mais je l'écoute quand même. Il se place derrière moi et m'attire contre lui. Il passe ses bras autour de moi et puis… plus rien.
- Pourquoi on reste comme ça ?
- Parce qu'on est bien. Non ?
On est bien ? Je ne ressens rien de bien particulier. Aucun plaisir et pas de déplaisir non plus. Il se passe tout simplement rien. Peut-être que je le fais pas comme il faut. Je bouge un peu, me replace, tapote un rythme imaginaire sur son genou, joue avec ses doigts. Rien du tout.
- Il se passe rien du tout.
- Je sais.
- Alors pourquoi on serait bien ?
- Parce qu'on est ensemble. Tu apprécies ma compagnie et moi la tienne. On est bien, c'est tout.
Alors c'est ça le bien être ? C'est de rien faire avec une personne qu'on apprécie ? C'est stupide ! Tellement stupide que… Que… J'ai oublié le que. Je ferme les yeux et soupire. C'est vrai qu'on est bien finalement. Sentir son corps contre le mien, même s'il n'est pas dans le mien… C'est pas si mal. Rien à voir, c'est sûr, mais c'est… quand même bien.
On reste comme ça plusieurs minutes. Je pourrais pas dire combien, mais c'est long parce qu'il commence à faire noir.
- C'est bientôt le dîner, me murmure-t-il.
- On s'en fou.
Je veux pas aller dîner. Je suis… trop bien. Ouais, je vais finir par m'y faire. Il se lève en me levant avec lui. Je dois m'étirer, j'étais à moitié endormie. Je baille alors qu'il ramasse son bouquin. Il descend du rocher et je ne sais trop pourquoi, mais je saute sur son dos, enroulant mes jambes à sa taille et mes bras à son cou.
Il ne dit rien, se contente de sourire et se met à avancer vers l'école. À quelques mètres de l'entrée, il me dépose au sol, m'embrassant au passage. C'est un baiser très doux et très tendre. D'habitude quand il fait ça, je demande toujours plus, mais pas cette fois. Cette fois je suis encore trop dans ma grosse bulle de confort pour envenimer les choses.
Il se détache lentement, replaçant une de mes mèches de cheveux au passage.
- C'est toi le chat.
Je lui souris alors qu'il entre dans le château. Un petit sourire niait, mais j'ai déjà une petite idée de ce que je vais faire.
PDV Olivier – Gryffondor, dortoir des garçons, 6e année
Les autres dorment depuis longtemps déjà. Je peux entendre leur souffle lent. J'aimerais bien dormir moi aussi, mais le sommeil tarde à venir. Je n'ai qu'elle en tête. Sissy Higgs.
Ces quelques heures passées ensemble aujourd'hui ont été très différentes de nos dernières rencontres. Je ne saurais expliquer comment, mais quelque chose c'est passé. Comme un échange silencieux. On aurait dit que notre relation a changé de nature. Impossible de dire de quel type il s'agit, mais ce n'est plus comme avant. Ce n'est plus qu'une question d'envies à assouvir. C'est plus que ça maintenant, j'en suis certain.
J'entends un grattement contre la vitre. Sûrement le vent… il s'intensifie. Bizarre. Je me lève avant que ça ne réveiller un de mes compagnons de dortoir et ouvre la fenêtre. L'air froid me fouette le visage alors qu'un balai apparaît devant moi avec Sissy qui l'enfourche.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
Ma voix n'est qu'un murmure pour ne pas réveiller les autres.
- Laisse-moi entrer.
- T'es folle ou quoi ?
- C'est moi le chat ! Laisse-moi entrer.
Je lui cède la place, mais elle reste digue ! Elle entre dans la pièce et me sourit alors que je referme la fenêtre. Je lui attrape le bras et l'entraîne vers mon lit à baldaquin. Je la pousse, sans vraiment le vouloir, sur le lit et je tire les rideaux avant de jeter un sort d'insonorisation. Surtout ne pas réveiller les autres.
- T'es dingue ! Tu veux qu'on se fasse éjecter de l'école ? Venir comme ça, dans mon dortoir !
- Relaxe Dubois, c'est pas la mort.
Elle retire sa cape. Elle est magnifique avec cette nuisette verte légèrement translucide. Je sens déjà le désir qui monte en moi.
Elle se rapproche et viens frôler mes lèvres. Elle veut faire son aguicheuse. Elle n'est pas au bout de ses peines. Je me garde de réagir. Difficile, mais j'y arrive. La dernière fois que j'ai tenté le coup, elle m'a obligé à l'embrasser. Pas cette fois.
Elle se remet à jouer l'aguicheuse. Elle cherche à me faire perdre le contrôle et je me mets à faire la même chose. Le jeu n'est plus à la même place. Elle prend plus le temps. Ce n'est plus que du sexe.
Finalement nos lèvres se rencontrent. C'est doux, mais plein de promesses pour la suite. Je ne peux plus me mentir. Ça suffit. La chose a assez durée. Je suis amoureux d'elle. Voilà, c'est avoué. Je l'aime. J'aime tout ce qu'elle est de la pointe des cheveux jusqu'au bout des orteils. Je suis fou d'elle. Complètement fou et je me fiche de ce qu'elle pourrait en penser.
Je passe une main dans son cou et l'attire vers moi, approfondissant le baiser. C'est encore mieux que tous les autres baisers réunis. Un brasier s'éveil en moi et tout ce que je souhaite à cet instant, c'est de la posséder corps et âme.
PDV Marcus – Serpentard, salle commune
Je suis là, seul dans la salle à gratter un parchemin à la lueur d'une seule chandelle. J'ai l'air misérable. Ça ne me ressemble pas ! Mais à la guerre comme à la guerre. Je triompherai de Sissy ! Elle sera à moi et rien qu'à moi quand j'en aurai fini avec elle. Je signe ma lettre et la relis pour être bien certain que tout y est.
Mon cher père, je respecte beaucoup les Higgs, mais il est de mon devoir de vous avertir que Sissy fait déshonneur à sa famille. Elle est aux prises avec une crise que je ne peux identifier. Elle refuse mon autorité, fait tout pour me contredire. Elle est insupportable ! De plus, aujourd'hui même, elle a dit qu'elle rompait avec moi. C'est insensé puisque nous savons tous les deux que son père me l'a promise depuis des années déjà.
Je dois lui apprendre à m'obéir mon père, mais elle est une telle écervelée que je n'y arriverai pas seul. J'espère que vous pourrez m'aider et j'aimerais que vous fassiez pars de ma demande d'accélérer les fiançailles à Monsieur Higgs. J'aimerais la demander en mariage pendant les vacances de noël, à ce bal de charité où nous sommes conviés.
Marcus
Voilà qui me semble très bien. Avec nos parents avec moi, elle n'aura plus aucun choix. Elle devra m'obéir au doigt et à l'œil. Je roule le parchemin et y appose le sceau familial. Je l'enverrai demain et dans quelques jours seulement, Sissy Higgs m'appartiendra qu'elle le désire ou non.
PDV Sissy – Gryffondor, dortoir des garçons, 6e année
- Dubois !
Je ne sais trop comment expliquer ce qui se passe en moi. Il est là à torturer mon entrejambes comme il l'a déjà fait plusieurs fois, mais je ne sais trop. Quelque chose a changé. Il a changé. Il est plus… je ne trouve pas le mot. Je crois qu'il n'existe pas, ou alors c'est que je ne le connais pas.
Une autre vague de plaisirs déferle en moi, coupant mes réflexions. C'est si bon. Mais qu'est-ce qu'il lui arrive !
- Dubois…
- Non Sissy. Olivier.
C'est la folie qui l'a changé. Il veut que je l'appelle par son prénom.
Preuve d'une trop grande familiarité. D'une trop grande complicité. Non, je ne veux pas et je ne dois pas.
- Dubois, viens ici tout de suite.
- Pas temps que tu n'aurais pas dit mon nom.
Ce n'est pas le temps de jouer au plus têtu imbécile ! Je te veux en moi tout de suite ! Encore cette vague qui revient, mais ce n'est toujours pas aussi complet que ça le devrait. Il me faut plus. Oh et puis merde !
- Olivier…
Il se redresse en un éclair et plonge en moi sans attendre. Ses yeux sombres s'encrent dans les miens et il bouge lentement. Très lentement. C'est une torture si délicieuse. Je ferme les yeux.
- Regarde-moi.
Je ne résonne plus et l'écoute simplement. J'ouvre les yeux et nos regards se retrouvent encore l'un dans l'autre. Les mots précis m'échappent. C'est plus que bon. Plus que d'habitude. C'est plus que différent.
PDV Olivier – Gryffondor, dortoir des garçons, 6e année
Ça y est, je crois que j'ai réussit. Ce n'est plus Higgs que je touche, mais Sissy. J'avais raison, nous sommes passé à un niveau plus haut. Ce qui se passe est plus que la rencontre de deux corps. Dans ses yeux si bleus et si verts, je peux voir son âme.
