Et voilà, cette histoire touche à sa fin. A l'origine, tout devait s'arrêter à la partie deux, mais finalement, je me suis dit qu'ayant esquissé une évolution des personnages, je pouvais bien pousser vers une discussion... et plus si affinités ! :) En tout cas mille mercis à vous, je n'aurai jamais cru que cette histoire plaise autant, vous m'en voyez en-chan-tée !
leelou09: J'espère que l'attente ne t'aura pas découragée et que la fin te plaira de même, merci pour ta review. :)
Sweetylove30: Jane dans ma tête, c'est un peu le grand spécialiste du gâchis, je dois l'avouer... Mais je crois que dans ce dernier chapitre, il se rattrape... A toi d'en juger ! Et merci encore pour toutes ces merveilleuses reviews que tu laisses et qui égayent mes journées :)
FewTime: Jane l'enquiquineur tu ne connaissais pas ? :) J'espère ne pas te décevoir avec ce dernier chapitre ! Oh, et je trouve fou que tu ais remarqué mon affection pour le verbe marmotter, tu dois vraiment me lire précisément. :) Encore merci, tu ajoutes une review qui fait plaisir au compteur !
mymy: Ta pertinence me fait plaisir, sois-en sûre ! :)
Gavroche31: Jane va tenter de se rattraper, j'espère que sa façon -bien moins mignonne- de le faire, te plaira. Et merci ! :)
Ship-o-Romane: Je croise les doigts pour ce dernier chapitre te plaise tout autant alors. :) Merci !
Prisci: Je suis ravie que tu aimes, et j'espère que la suite te plaira... Peut-être que là encore tu aimeras t'imaginer à la place de Lisbon..! ;) Merci
Totallyfan: Oui j'avoue, Ashton Kutcher et Jenifer Garner ne sont pas très loin d'eux... :) J'espère que le dernier chapitre t'apportera une conclusion satisfaisante. :) Et merci !
Enjoy: Oh merci, et moi j'adore tes reviews sur mes fanfictions ! :D J'espère que le dernier chapitre te plaira tout autant ! Merci en tout cas :)
janeandteresa: merci, espérons que la fin te plaise également :)
Be My Anti-Valentine
[Part 3: Menteur]
-Vous ne voulez toujours pas m'adresser la parole ? demanda Jane au bout de dix minutes de trajet silencieux.
-Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
Il soupira et se reconcentra pleinement sur la route.
Quelques instants plus tard, il se garait devant la maison de Lisbon. Elle se leva pour sortir aussitôt.
-Merci pour la ballade, dit-elle en se penchant. Je vous rendrai la robe demain.
Elle s'éloigna sans le laisser répondre. Il se dépêcha de sortir et parvint à la rattraper avant qu'elle n'entre chez elle.
-Attendez, souffla-t-il en arrivant derrière elle.
Elle tourna la tête sur le côté alors qu'il s'approchait un peu plus.
-Je ne sais pas... commença-t-il.
Il s'interrompit et se pinça les lèvres.
-Je ne voulais pas vous faire de mal, dit-il finalement.
-Maintenant vous savez pourquoi il n'y a pas de romance dans ma vie.
Elle tourna la poignée et ouvrit la porte. Elle fut arrêtée par une main qui glissa sur son ventre et la ramena doucement en arrière. Elle se raidit presque imperceptiblement alors qu'il dégageait ses cheveux de sa nuque d'un geste lent, mesuré. Puis, un violent frisson la parcourut lorsqu'elle sentit Jane déposer ses lèvres sur sa nuque.
Une fois.
Deux.
Trois...
Il glissa vers son épaule et y posa son menton.
-Pardonnez-moi, la supplia-t-il. Laissez-moi dehors si vous voulez, mais pardonnez-moi. J'ai été égoïste.
-Comme toujours, soupira-t-elle.
Il nicha sa tête dans son cou et elle sentit ses défenses s'abaisser brutalement. Etait-il vraiment possible que Patrick Jane se laisse aller de cette façon avec elle ? C'était quasi impensable, elle l'avait toujours pris pour un espèce de moine, un moine séduisant certes, mais... Elle ignorait la plupart du temps cette part de lui, elle ne savait même pas que le mot tendresse pouvait s'adapter parfaitement à lui.
Elle se détacha pour lui faire enfin face.
-Vous êtes le Valentin le plus étrange que j'aie jamais eu, ou l'anti-Valentin, je ne sais plus comment je dois vous appeler à vrai dire.
Il sourit et prit son visage en coupe, collant leurs fronts.
-Alors ne m'appelez pas, embrassez-moi, suggéra-t-il.
-Hein hein, trop facile, protesta-t-elle en secouant la tête.
-Je vous l'accorde, sourit-il.
-Ca serait vraiment vous céder trop vite que de vous embrasser, vous ne m'avez même pas emmenée à un vrai rendez-vous, et puis vous êtes insupportable, ça ne marcherait pas entre nous.
-Taisez-vous Lisbon, menaça-t-il sans pouvoir s'empêcher de sourire.
-Vous taisez-vous, vous m'agacez, vous êtes agaçant. Je vous l'ai déjà dit ?
-Chut, souffla-t-il.
-Vous avez raison, taisez-vous.
-Lisboooon...
-Jane ? sourit-elle.
-Vous m'embêtez.
Elle rit et approcha ses lèvres des siennes.
-Au moins vous avez un aperçu de ce que ça fait, se moqua-t-elle.
-Je m'en fiche complètement, avoua-t-il.
Il étouffa sa réponse d'un baiser et elle enlaça son cou pour le rapprocher encore plus. Il la libéra peu après avec un sourire puis l'enlaça avec douceur.
-Je vous déteste Jane, souffla-t-elle à son oreille.
-Menteuse.
-Vous m'agacez, pourquoi faut-il toujours que vous ayez raison ? Pourquoi je dois supporter que vous me fassiez me sentir aussi idiote ? C'est insupportable.
-Vous avez raison, ce n'est pas raisonnable, je vais aller dormir, acquiesça-t-il en se détachant d'elle.
Il tourna les talons et commença à s'éloigner. Lisbon tapa du pied par terre, rageuse.
-Jane ! pesta-t-elle.
Il se tourna et glissa ses mains dans ses poches, un faux air innocent aux lèvres. Les épaules de la brunette s'affaissèrent.
-C'est bon vous avez gagné, revenez, soupira-t-elle.
Il sourit et revint donc sur ses pas. Elle tourna les talons et entra, il prit ça comme une invitation à la suivre.
Il ferma la porte derrière lui et chercha Lisbon des yeux. Il la vit dans la cuisine, pieds nus, appuyée contre la table, en train de boire un verre d'eau. Il la rejoignit et se posta devant elle, un sourire amusé aux lèvres. Elle posa le verre derrière elle et croisa les bras.
-Vous nous mettez dans une situation délicate, dit-elle finalement.
-Vous n'étiez pas obligée de me rappeler.
-Vous voulez qu'on recommence à argumenter et vous retrouver encore à la porte ?
-Vous avez raison, on devrait passer à la réconciliation.
-Je rêve ou vous faîtes dans le double sens ?
-Lisbon, se plaignit-il. Les choses sont simples, vous les rendez compliquées. Je sais que c'est le propre des femmes mais vous pourriez faire un effort et être un garçon manqué juste pour ça.
-Vous me demandez de sauter à pieds joints dans un puit Jane, et vous le savez.
-Vous ne serez pas seule Lisbon, je saute avec vous.
-Nous sommes trop différents.
-Et vous avez encore des centaines d'autres bonnes raisons de me dire non, j'en suis conscient.
Il se recula pour s'appuyer contre le plan de travail et posa ses mains sur le rebord derrière lui. Il l'observa avec une mine suppliante et elle gémit, se passant les mains dans les cheveux pour essayer de se donner contenance. Elle se redressa pour faire les cent pas devant lui, se torturant l'esprit quant à la posture à adopter.
Ce n'était pas anodin, Jane, Patrick Jane, lui demandait de lui laisser une chance, et pas n'importe quelle chance, celle d'une relation compliquée d'avance, vouée aux conflits... mais qu'elle savait malgré elle si tentante, si douce par certains de ses aspects. On ne réfléchissait pas à cette proposition venant de lui comme on réfléchit à celle d'un homme normal, sans histoire, sans haine.
Des larmes d'agacement s'étaient échappées de ses yeux sans qu'elle ne s'en rende compte. Elle avait eu raison de vouloir fuir la Saint-Valentin. Tout ça était si stupide.
-Hey Lisbon, souffla-t-il en tendant une main vers elle, venez là, l'encouragea-t-il doucement.
Elle considéra les bras qu'il lui tendait un moment et elle se mordit la lèvre, en proie au pire de ses conflits intérieurs. Si elle réfléchissait si dur, elle n'osait imaginer le cheminement qu'il avait fait avant de préparer cette soirée.
Sans prévenir, elle se jeta dans ses bras et cacha son visage contre son torse, fermant les yeux en espérant que ça chasserait les remords. Il referma ses bras sur elle et embrassa le sommet de sa tête.
-Je maintiens ce que j'ai dit, marmonna-t-elle finalement.
-C'est-à-dire ?
-Je vous déteste.
Il rit et la serra plus fort contre lui.
-Menteuse, murmura-t-il.
-Vous savez quoi, vous avez intérêt à être rapide.
Il lui lança un regard interrogatif.
-Vous avez cinq secondes pour m'embrasser, après je redeviendrai lucide.
-Ne perdons pas de temps alors, chuchota-t-il.
Il l'embrassa, encore, et se dit qu'il s'habituerait sans problème au fait de l'embrasser, mais jamais aux sensations qu'elle éveillait en lui. Lorsqu'elle voulut s'écarter, il la ramena à lui, et lorsqu'il sentit qu'elle glissait l'une de ses mains dans ses cheveux, il sut qu'il avait gagné. Il sourit contre ses lèvres et glissa vers son cou pour y reprendre sa respiration.
Elle s'écarta de lui et le regarda avec un sourire incertain, un peu rêveur aussi, peut-être la folie était-elle contagieuse ? Peut-être qu'en l'embrassant, il lui avait offert un peu de l'inconscience qui l'habitait. Il n'avait jamais été si peu sûr de ses actes, il n'avait plus qu'une chose en tête, son irrésistible besoin d'elle. Tous les moyens étaient bons pour combler ce vide qu'elle créait par son absence, et la voir lui offrir la victoire de cette première bataille valait tous ses espoirs de fou, tous ses démons, ses hésitations, ses douleurs... Elle valait les batailles d'avant, elle valait celles d'après.
Il s'avança vers elle et la coinça contre le mur. Elle se contenta de le défier du regard. Il y avait un peu plus que de la tension et de l'attirance, il y avait ce défi qui disait "hey, je suis fragile, embrasse-moi, aime-moi, mais ne me brise pas, fais attention s'il te plaît".
Il glissa ses mains dans son dos, attrapa la fermeture éclair et la descendit, s'amusant des frissons qu'il créa sur son chemin. Elle le traita de cruel à mi-voix et l'embrassa. Il aurait voulu enlever cette agaçante robe bleue, il l'avait beaucoup aimé en soirée, mais maintenant elle entravait ses projets. Cependant Lisbon en avait décidé autrement. Elle l'écarta de lui et le força à lever les bras pour lui enlever sa chemise.
-Les boutons prenaient trop de temps, se justifia-t-elle avant de l'embrasser.
-Ne me demande pas si je suis sûr à propos de ce qu'on va faire, glissa-t-il entre deux baisers.
-Ne me le demande pas non plus, rétorqua-t-elle en le laissant embrasser chaque parcelle de peau qu'il pouvait.
Chaque toucher était un combat, guider, prendre les responsabilités, ne pas perdre la face, prendre le dessus, gagner la confiance de l'autre pour mieux le défier. Ils s'aimaient comme ils savaient si bien se désaimer avec les mots. Lorsqu'elle voulut l'empêcher d'enfin se débarasser de la robe, il plaqua son bras contre le mur au-dessus de sa tête et remonta jusqu'à sa main pour entrelacer leurs doigts. Elle referma ses doigts sur les siens, haletant tout comme lui, puis se déroba aussi facilement que de l'eau.
Il grommela de mécontentement et se dirigea vers le salon pour la suivre. Elle monta les escaliers à reculon, ne le quittant pas des yeux. Par la suite, Jane jurerait qu'elle ne quitterait plus jamais ses yeux, comme si elle trouvait en lui une moitié d'elle-même, une essence qu'il aurait volé sans s'en rendre compte.
Il la rattrapa et la fit tomber doucement sur le palier. Il caressa ses cheveux puis glissa sur son front jusqu'au bout de son nez qu'il embrassa.
-Tu es un maniaque du contrôle, lui fit-elle remarquer avec amusement.
-Et toi pas ?
-Tu recommences à m'embêter, rétorqua-t-elle d'un air supérieur qui amusa son vis-à-vis.
Elle le força à se redresser pour en faire de même et l'embrassa. Elle profita du fait qu'il soit passionné par leur activité pour se détacher de son emprise, puis une fois sûre d'elle, elle lui échappa dans un rire.
-Je me lève demain, je dois dormir, dit-elle en entrant dans sa chambre.
Il la suivit avec une mine boudeuse et l'observa enlever la robe qu'il aurait tant aimé enlever de lui-même.
-Ne sois pas si déçu, tu auras d'autres occasions, lui promit-elle.
Sur ces mots, elle se glissa sous ses couvertures en sous-vêtements et éteignit la lumière.
-Je ne suis pas déçu du tout, je ne vois pas de quoi tu parles, marmonna-t-il en la rejoignant. J'avais l'intention de dormir de toute façon.
Elle l'embrassa, longuement, et il glissa ses doigts sur sa taille, vers sa hanche. Elle l'arrêta d'une main et alla nicher sa tête dans son cou, rieuse. Il la serra contre lui comme s'il avait l'intention de ne plus jamais la relâcher.
Il la sentit calmer son rire pour un sourire qu'elle déposa volontier au creux de son cou. Puis, comme elle aurait pu murmurer un "je t'aime" inutile, elle trouva le chemin de son oreille pour lui chuchoter un "Menteur" qu'il n'oublierait jamais.
Et c'est ainsi que j'atteinds mon record des fins frustrantes ! :) N'hésitez pas à m'incendier, les reviews sont faites pour ça ! ;)
Merci d'avance à ceux à qui je ne pourrai pas répondre par review reply ! [Si vous êtes des lectrices de "Et tant d'autres histoires", je m'arrangerai pour vous glisser un mot à la prochaine histoire. :) ]
