Résumé

Liliane Arnault a 18 ans lorsqu'elle décide de poursuivre ses études dans la prestigieuse école qu'est Poudlard. A ses yeux doublement plus prestigieuse encore, puisqu'elle lui permet de faire table-rase du passé et de tout recommencer à zéro. Elle rencontre alors Abigail, Rose et William Weasley, ainsi que – ne l'oublions pas, Peter Pevensie. Quatre personnages, quatre jeunes « adultes » aux caractères si différents des uns des autres qu'ils lui donneront bien du fil à retordre en cette année 0, qu'elle espérait pourtant sans encombre.

Info sur l'histoire

Univers d'Harry Potter, incluant des personnages d'autres romans – pour le fun. Ici pas de magie, Poudlard est un collège-lycée/classe prépa ordinaires et nos héros ont entre 17/19 ans. Ces derniers sont:

les descendances des Weasley: Abigail ( fille de Percy, en 1ere année de prépa Lettres ), William (fils de George , en 1ere année de prépa Physique-chimie ) et Rose (fille de Ron et Hermione, en 7e année – terminale )

Peter Pevensie, 1ere année de prépa Lettres

Liliane Arnault, 1ere année de prépa Physique-chimie, OC

Je mentionnerai bien sûr d'autres personnages comme James et Albus Potter, Edmund Pevensie, mais ils restent secondaire. Je crois que c'est tout en ce qui concerne le placement de l'histoire, si vous avez des questions, posez les dans les reviews ;)

Disclaimers

Univers Harry Potter: J.K. Rowling

Univers Eragon: C. Paolini

Univers Narnia: C.S. Lewis

Univers Twilight: S. Meyer

Note de l'auteur

Premier chapitre. Dites moi ce que vous en pensez ! Sans retenue ! En tout cas j'espère que ce sera plutôt positif parce que j'ai tellement peaufiner ce texte... Et le pire c'est que je suis toujours pas contente ! Dur dur...

Chapitre 1

Liliane

J'aimerais beaucoup me décrire comme forte et insensible. Jeune fille qui a grandi trop vite, rendue mature trop tôt, par le manque d'intérêt que ses parents lui ont porté.
Mais cela aurait été faux: je suis tout le contraire. Je ne suis pas faible, non, plutôt incapable de surmonter quelque acte d'affection que ce soit. Car si la première partie n'est pas vraie, il n'en va pas de même pour la deuxième. J'ai en effet, grandi sans la moindre attention de la part de ceux, que l'on se doit d'appeler 'parents'. A tel point, qu'aujourd'hui, 31 août et veille de la rentrée, je suis sur le point de prendre le train en partance pour l'Ecosse. J'habite- habitais, à Paris.
On pourrait croire que ce soit mes parents qui m'aient obligé à partir étudier, dans l'école aussi prestigieuse qu'est Poudlard, ne voulant que le meilleur pour leur petite fille.
Non.
Ça c'était le cas de ma sœur Armande, un gramme de matière grise dans le ciboulot et partie à la Sorbonne. Pistonnée bien sûr. C'est que je la plaindrais, presque.
Non, je suis plutôt partie de moi-même: je ne pouvais plus voir mes parents m'ignorer à ce point. Se sentir inutile n'est jamais très agréable.
Depuis que j'ai compris que je n'étais qu'un pion pour ma famille -qui au mieux, trouverait une petite place dans l'entreprise familiale, à savoir la boite de cosmétiques Arnault, vingt-troisième plus grande fortune de France- j'ai travaillé aussi dur que j'ai pu. Certes je me suis exclue de toute vie sociale, mais la seule pensée qu'un jour je partirais loin d'eux, loin de tout ce que j'ai méprisé -et méprise encore, m'a aidé à y arriver. De toutes façons, le mot 'ami', ne voulant pas dire grand chose dans mon monde, je n'avais pas grands choses à perdre. Alors j'ai travaillé comme une dingue, pour d'abord, prouver ce que je valais, et ensuite, échapper à l'emprise familiale. Je n'avais aucune envie que l'on contrôle ma vie. Il fallait que je prenne du recul. Et Poudlard, ne pouvait que m'aider.

William

J'étais habitué à être en retard: c'était un peu la marque de fabrique by Weasley. Mais là, cette année on s'était surpassé: à cinq minutes du départ du train, nous étions encore tous sur le parking. Tout le monde courrait: papa et maman, les grands-parents, les oncles, les tantes, les cousins, les cousines et moi, la famille quoi.
Oh bien sûr, nous savions pertinemment qu'on nous attendrait: représentant une proportion assez importante des élèves de Poudlard, notre absence dans le train serait quasi- immanquable. Et aussi parce qu'on était un peu, les fauteurs de trouble.
Mais nous courrions quand même.
Parce qu'il était de convenance de courir quand on était en retard.
Parce que les mères pouvaient être assez impressionnantes quand elles étaient énervées.
(Oui soit-disant, on ne s'était: pas lever assez tôt, et c'était notre faute. Moi, je vous dit, si j'étais un adulte, je prendrais l'entière responsabilité d'avoir mis mes enfants en retard. Oui, je suis un honnête homme, et ça se voit. )
Et aussi parce que nous n'étions pas les maîtres du monde, et que nous n'avions pas à faire attendre tout le monde à cause de nous.
(Menacés avec des bâtons par vos mères, je dois dire que vous retenez la leçon. Oui, on y a tous eu le droit, à cette scène épique. C'est la tradition numéro 2)

Enfin, j'ai quand même beaucoup de respect pour mes parents, les petits chanceux. Plus sérieusement, selon moi, ils faisaient du mieux qu'ils pouvaient pour nous élever et je les admirais pour ça. Pour eux, le plus important était de nous avoir fait comprendre que l'on pouvait entretenir une relation sur un fond de camaraderie, tout en étant respectueux. Et en ce sens, je pense qu'ils avaient plutôt bien réussi notre éducation. En toute objectivité bien sûr.
(Bon après, il est vrai que nous écopions de pas mal de retenues à l'année mais, que voulez-vous, ça c'était dans les gènes.
Et, on ne peux rien contre la génétique...)

Liliane

Je n'étais donc pas forte et insensible, Dorota me l'avais prouvé encore une fois en m'enveloppant dans un de ces câlins dont on ne peut se défaire, même s'il vous coupe la respiration et vous broie les côtes. (surtout s'il vous broie les côtes)
Mais qu'est ce que je pouvais dire ?
Dorota étais la seule personne à m'avoir accompagnée à la gare de Londres alors que nous habitions Paris, qu'il fallait qu'elle reprenne l'avion toute seule, et qu'elle détestait ça. Et que tout ça n'était même pas stipuler dans son contrat de travail.
Alors au moment de la quitter, au moment de monter dans le train, j'ai montrer encore une fois que je n'étais pas une fille forte. Et j'ai pleuré. Beaucoup.

William

« Fred, à toi maintenant » Nous étions devant le grand portail rouge qui menait à la voie 9 ¾ et maman tenait absolument à nous faire passer un par un; allez savoir pourquoi, mais même si elle n'était pas une mère-poule, nous perdre dans la foule était sa hantise. Et comme cela avait déjà fait plusieurs fois l'objet de ses cauchemars, il valait mieux pour nous, ne pas rigoler avec ça. (Chacun son truc, moi j'étais poursuivi par des guimauves géantes qui avaient le visage d'Olivier Junior Dubois.)

« Fred, c'est pas moi, moi c'est William » s'indigna faussement mon jumeau qui voulait faire une petite blague. Et oui, l'humour était un trait fort chez nous. « Franchement, tu crois que c'est digne d'une mère de confondre ses enfants ? Tu ne vois pas que je suis William ? »

« Désolée, mon chéri » Maman me fit signe de passer à mon tour puis, soupirant un peu trop bruyamment pour que cela puisse paraître vrai, dit « Si je continue à vous confondre comme ça, il va falloir que vous vous mettiez à porter les pulls que mamie Molly vous a tricoté, pour m'aider à vous différencier!»

« . Très. Drôle. En fait je plaisantais, moi c'est Fred »

« Je sais idiot » S'esclaffa notre mère. Je ris aussi, il s'était fait avoir, encore une fois. « Tu es aussi inclus dans le ' vous mettrez les pulls de mamie Molly' Will , alors tu ferais mieux de te taire »

Ce fut au tour de mon frère de se moquer.

« Dépêchez-vous maintenant, vous allez être encore plus en retard que vous ne l'êtes déjà! »

Je sursautai et passai le portail rouge.

C'était l'année dernière. Je soupirais, ce genre de scène, le classique du classique, ne se reproduirait plus. Fred avait choisi de perpétuer la tradition et de travailler dans le magasin familiale avec papa. Il ne reviendrait pas à Poudlard pour sa classe préparatoire, ce que moi j'avais fait.

Nous étions arrivés sur le quais 9 3/4.

Liliane

Dans le train, l'ambiance était à la fête: les plus petits courraient un peu partout, dans l'espoir de trouver un endroit où ils s'installeraient tranquillement, à l'abri des plus grands.
Les plus grands se déplaçaient de compartiments en compartiments et cherchaient des têtes qui pourraient leur être familières.
Poudlard était comme une grande famille, on faisait son collège à Poudlard, son lycée à Poudlard, sa classe prépa à Poudlard. Par conséquent, les étrangers -comme moi, étaient plutôt rares.
Je finis par trouver un compartiment où je pourrais m'installer et fermai la porte derrière moi. Après avoir coincé mes valises dans le filet à bagages, je m'assis sur la banquette et appuya mon front contre la vitre: sur le quais, une famille de retardataires se hâtaient vers le train. Les enfants à peine entrés que ce dernier commença à bouger: nous quittâmes peu à peu la gare de Londres, sous les yeux inquiets des parents, qu'on entendait -même à travers la vitre- souhaiter des 'bons trimestres' à leurs enfants. L'inquiétude disparue et l'enthousiasme reprit sa place, des bras se tendirent et bientôt ils se balançaient dans un méli-mélo de grands geste. Je calais mon manteau derrière ma tête et trouvais une position à peu près confortable, pour finir par fermer les yeux: avec le stress, je n'avais pas dormi la nuit dernière et à présent j'étais épuisée.

William

Pour une fois, le trajet jusqu'à Poudlard se fit d'une lenteur effarante. Et Dubois, y était grandement pour quelque chose -amis, je pèse mes mots: il avait passé des heures, et des heures, et des heures et ENCORE des heures, à parler de son stage de football en Allemagne qui (soit-disant) lui aurait permis de se perfectionner, non seulement au foot, mais aussi en allemand.
« Je suis capable de tenir une conversation entière vous savez ! » qu'il disait.
'Danke Schön ' par-ci, 'Kartoffeln' par là, ça n'arrêtait pas ! Il casait des mots allemands dans toutes ses phrases ! Le pire de tout ça, était de loin le fait que Lulu l'écoutait avec beaucoup d'attention et rigolait à la moindre blague. Qu'elle soit drôle, ou pas. Et je voterais plutôt pour le, ou pas.
« Pourquoi le Krokodil traverse-t-il la route ? Bah pour aller de l'autre côté ! » Voyez un peu le tableau.

C'était l'enfer ! Hölle !

« Salut tout le monde ! » Albus entra finalement dans le compartiment et je ne fus jamais aussi content de le voir car la minute qui suivit son arrivée Olivier Junior Dubois arrêta ENFIN de parler! (pour un dixième de secondes, mais c'est déjà ça )(franchement, pour que William Fred Weasley veuille le silence, c'est qu'il y a un problème quelque part, non ?) (d'habitude, je fais TOUT pour casser le silence ! ) (Et, madame-monsieur, c'est un euphémisme )

Enfin, c'était, le pa-ra-dis ! PARADIES !

« Comment ça va Albus ? » Demanda Lulu en souriant; Lulu était magnifique quand elle souriait. On aurait dit qu'elle illuminait le monde quand elle le faisait. A ces moments là, j'avais juste envie de la prendre dans mes bras et de la garder pour toujours. Oui je pouvais être un grand sentimental dans l'âme.

Tout d'un coup, Lulu se leva et se dirigea vers moi en souriant. Elle souriait toujours. Bien sûr, il fallu que je fasse ce que toute personne -pleine de bon sens- aurait faite à ma place et je lui retournai son sourire. Mais bientôt, mes lèvres s'affaissèrent: je me rendis compte qu'elle venait juste chercher son sac, rangé dans le filet à bagages, au-dessus de ma tête. Et moi qui croyais qu'elle voulait parler avec moi... Comment disaient les allemands déjà ? Ah oui: Wirklich Phan-tas-ti-che.
(Oui, même William Weasley pouvait parler allemand. Et en bonus, lui au moins, savait être ironique -en plus de faire des blagues subtiles... )

(...)

Je ne comprendrais jamais pourquoi Lulu a choisi de préférer Dubois à moi: après tout, moi aussi je jouais au foot et étais plutôt populaire. J'avais même de très beaux cheveux - si ça pouvait aider. Et puis, en toute honnêteté, j'étais quand même beaucoup plus drôle que lui.(Enfin, après, c'est à vous de voir mais ce n'était pas moi qui faisait des blagues sur les crocodiles qui traversaient les rues, Sarah Croche ou Sandra Macouettemepique. )

« Tu es au courant pour le foot ? » me demanda Albus sur le ton de la confidence après s'être assis à côté de moi. Il devait vouloir me dire quelque chose mais sembler hésiter en regardant dans la direction d' Olivier Junior Delaforêt (ça, c'était de la blague, de la vrai ).
« Viens » dis-je alors en lui désignant le couloir. James nous suivit et nous laissâmes Dubois amuser Lulu avec ses blagues d'allemandes en délire qui criait « Wuuurst! ». Ce n'est pas que ça ne m'intéressait pas mais presque. Très peu pour moi, merci. Même si j'aimais beaucoup Lulu, il y avait des limites à tout; et supporter Olivier Dubois, rien qu'une minute de plus, en était une.

Une fois dans le couloir, nous commençâmes à marcher et Albus ne daigna prononcer un mot qu'après s'être acheter des réglisses auprès de la-grosse-dame-rose-au-cadis-à-friandises (sinon, son prénom c'est Candice ):
« Humpf- Mmm- Apparemment, les profs voudraient nous faire commencher le tournoi d'Poudlard dès la rentrée-mm »
« Mais ils sont fous ! » S'exclama James -au taquet oui- « On sera même pas entraînés ! »
« Attends Attends... le tournoi d'Poudlard chera pas très important chette année- » continua pourtant Albus (avec beaucoup de classe cela va sans dire... )
« Comment ça pas très important ! C'est l'évènement de- »
« James, laisse le finir » dis-je en coupant mon cousin. Il s'emballait toujours un peu trop une fois le sujet foot lancé.
«La coupe d' Poudlard nous chervira de qualificachions pour la coupe Inter-lychées: on choichira ceux qui auront choué le mieux pendant le tournoi du lychée et avec eux, on formera une équipe qui représentera l'école »
« Non ? Pas possible ! » James et moi se regardâmes tout excités: j'étais à deux doigts de le prendre dans mes bras. (A deux doigts )
« Chi ! » Albus commença à sautiller (Il nous proposa enfin des réglisses.)

(...)

Nous étions en train de danser la macarena ou la salsa, à moins que ce ne soit le tango, quand le préfet-en-chef, Peter Pevensie arriva. Ses bras étaient chargés de feuilles et il souriait lui aussi:
« Je vois que vous êtes au courant pour la coupe Inter-lycées»
« Oh oui ! Oh oui ! Oh Oh Oui ! Taratatatata ! Oh oui !- » Qu'est ce que je disais ? La machine James Potter était lancée... Impossible de la désamorcer. (Oui, il se pourrait que j'ai une légère tendance à l'éxagération. )
« James, STOP» Je tapotai l'épaule de mon cousin, complètement barge -et je suis sympa là. Il ne se calma que cinq bonnes minutes après. (ce qui voulait dire le double en langage William Weasley )
« Tenez les gars, je suis passé par le wagon des profs et ils m'ont donné ça: les dates et les horaires des matchs, ainsi que les compositions des équipes» dit finalement Pevensie après que nous ayons calmé le monstre qui avait recommencé à s'agiter. (DAMNED)
« Me-Merci Peter » murmura James en acceptant les feuilles qu'on lui tendait. Ses yeux brillaient et on aurait dit que c'était un gamin de cinq ans, qui était sur le point de fêter son anniversaire à McDonald (ou de recevoir une boîte de Petits Poneys pailletés, tout dépend de la personnalité ).
«Au fait, apparemment il y aurait une nouvelle et McGo m'a demandé de m'occuper d'elle, vous l'auriez pas vue par hasard ? » demanda enfin Peter.

Et là, ce fut le gros blanc.
Parce que personne n'en avait entendu parler.

Liliane

Force m'était de constater que je n'étais plus seule dans le compartiment: des voix étouffées mais fébriles tranchaient avec l'atmosphère austère de cet espace confiné. Je ne sais pas combien de temps j'avais dormi, cinq minutes, trente minutes, deux heures ? Qui sait. Mes paupières mis-closes m'empêchaient de discerner grand chose du paysage qui défilait à travers la vitre, mais je pouvais au moins apercevoir le soleil, clairement à son zénith: le voyage était donc loin d'être fini.

« Chut! Vous l'avez réveillée, abrutis! » Je fus contrainte d'ouvrir les yeux, faire semblant de dormir ne servirait à rien, et je ne voulais surtout pas passer pour une asociale. Pas le premier jour du moins. Retrouvant une position assise, je fis connaissance avec la fille assise en face de moi. Elle devait avoir mon âge, voire plus.

De grands yeux noirs, une peau mate -sans doute due au bronzage vacancier-, des fossettes, un sourire éclatant qui faisait pétiller son regard déjà plein de malice, des cheveux auburn et soyeux qui retombaient élégamment sur des épaules dont la courbe était parfaitement dessinée: elle se présenta comme Rose. Rose Weasley.
« Je suis désolée, si nous t'avons réveillée, ce n'était pas volontaire » Mon regard se posa alors sur la deuxième fille qui venait de parler. Assise aux côté de Rose, elle était son exact opposé. Et pourtant, les deux anglaises semblaient se compléter. Bleus océans, c'était ses yeux; la rougeur de ses lèvres tranchaient sur la pâleur de sa peau sans imperfection; des boucles blondes, couleur du blé, encadraient son visage léger et cascadaient dans son dos. Poupée de porcelaine. Malgré tout cela, il émanait d'elle une autorité naturelle qui contrastait avec son physique angélique.

Je remarquais ensuite le garçon -un peu plus à l'écart, dans l'ombre du compartiment que le soleil n'arrivait pas à dorer de ses rayons, même en les allongeant au maximum. Des cheveux anarchiques couleur jais obscurcissaient son front et des lunettes - ray-bans bien sûr, on ne se refait pas- encadraient les deux émeraudes scintillants qu'étaient ses yeux. Il arborait un sourire doux et bienveillant et semblait veiller sur les deux filles.

Un air de famille liait les trois. C'était beau.

« Tu avais l'air d'avoir froid alors je me suis permise de te prêter mon pled de voyage » Je remarquais alors la couverture à carreaux que Rose me désignait du menton. Je rougis, me maudissant de n'avoir rien remarqué avant et la lui tendis, après l'avoir soigneusement plié bien sûr.
« Merci beaucoup, elle est très confortable » dis-je. «Je m'appelle Liliane »
« C'est très joli, c'est de quelle origine ? » me demanda alors la deuxième fille «Et je me présente: Abigail »
« Enchanté.» Je serrai la main qu'elle me tendait et expliquai que je venais de France.
« France ! Ah j'adore ce pays ! » S'exclama Rose pleine d'enthousiasme. (Enfin, pour une fois qu'on disait du bien de la France, je n'allais pas me plaindre...) « Nous y allons souvent pour les vacances d'été avec mes parents et mon frère ! Huuum... C'est vrai que tu as un petit accent: mais ne t'en fais pas, les garçons adorent! »
« Oh. » Et qu'est ce que j'étais censée répondre à ça moi ? 'Tant mieux!', 'Super!, 'Youpi' ?
« N'est-ce pas Albus ? » Je me retournai vers le garçon, assis tranquillement à côté de la porte, il sourit face à la remarque de Rose et lança dans ma direction:
« Excuse-moi, je ne me suis pas présenté, mais pour ma défense: mes cousines parlent tellement que c'est presque impossible de placer un mot » Il gesticula vers les deux filles qui lui lancèrent un regard noir et je laissai échapper un rire.
« Hé! » S'exclama Rose indignée « Tu n'es pas censée prendre son parti ! »
« Désolée... » Dis-je, ne sachant pas trop si c'était vraiment un reproche, ou une simple blague. J'optais pour la blague, car Rose s'empressa de me demander, toute souriante:
« Alors Liliane ! Qu'est ce qui t'amène ici ? »
« Ah. Et bien je vais faire ma classe préparatoire à Poudlard »
« Tu as des frères et sœurs avec toi ?» Demanda Abigail à son tour
« Non, ils sont trop vieux pour aller encore au lycée ou en prépa. D'après eux, ils sont dans la vie active »
« Après tout, ça n'est pas plus mal, au moins tu n'as personne pour t'espionner » déclara Albus en regardant les deux filles, l'air de dire 'suivez mon regard'.
« Vous êtes frères et sœurs ? » Questionnai-je alors, comprenant ce qu'il semblait impliquer.
« Cousins » Corrigea Rose en souriant, puis elle se jeta sur le garçon en s'exclamant: « Alby est mon cousiiiiin préférééééé »
« Humpf Rose ! T'es lourde » s'écria Albus lorsqu'il reçut sa cousine sur ses genoux.
« J'espère que tu parles pas de mon poids là Alby-chéri » demanda Rose, le regard noir ('elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue... ' C'était tout à fait ça.)
« Hé ! Je croyais que c'était moi ta préféré! » S'indigna Abigail (avec un train de retard il faut dire )les mains sur les hanches et le regard accusateur. Ce à quoi Rose répondit, sur le ton de la plaisanterie:
« T'es un 'cousin' toi maintenant ? Aux dernières nouvelles t'étais toujours une fille non ?» Entendant le commentaire, Abigail se jeta sur la petite brune et commença à la chatouiller. Albus qui vit là une bonne occasion de libérer ses genoux, fit de même et bientôt Rose avait les larmes aux yeux à force de rire:
« Au secours ! Au secours ! AU S'COOURS-AHAHA-AIE-AYAA-AHNON-PALA-PALA »

Je souris distraitement mais le cœur n'y était pas, les voir comme ça, aussi soudés, me donnait envie de vomir. Le seul témoignage d'affection que j'avais reçu de mes parents avait été la petite tape dans le dos de chacun pour me féliciter d'avoir gagner un tournois de tennis. La seule chatouille que mon père avait osé était uniquement une ruse pour récupérer son ipod sans le faire tomber.

Enfin, ce n'était pas la faute de ces trois là, si j'étais née dans la mauvaise famille.

«On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille... »

(Ah ça, chez les Arnault, on connaissait pas l'affection, mais par contre, la culture musicale française ça y allait )