De : Sherlock Snapou Black
Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirait pas non pour un p'tit bout. Enfin si, par la suite il y aura mon très cher James Paterson (que vous avez dû voir dans "Theodore Nott") et mon unique Andrew Scott (que vous verrez prochainement -maintenant- dans "Andrew Scott" ... c'est fou ce que mes "longues" fics ont des noms qui ne laissent aucun doute quand au personnage principal)
Perso principal : Andrew Scott ; Wendy Nott ; Nicholas Scott ; Edward Carter
Résumé : Au retour des vacances rien n'est plus pareil, ils ignoraient pourtant qu'ils étaient encore tous loin du compte. Comment un simple trajet en train peut-il autant changer leur vie, modifier leur destin, interférer dans leurs pensées ?
Chapitre : Chapitre 12 : Deux semaines
Année en cours: La septième
En plus : Je rappelle que c'est la suite de "Edward Carter ou l'étrange étranger" - Il s'avère qu'il aura une place "importante" par la suite... fin ou pas xD
Review anonyme : réponse sur http:/ snapou-integral-ecrit .skyrock .com/ (supprimer les espaces)
A lire aussi : http: / mon-integral-hp .kazeo .com/
POV Andrew
L'oeil droit, puis l'oeil gauche s'ouvre. La jambe gauche puis la droite passée hors du lit. Les pieds foulant le sol gelé et faisant frissonner de froid Andrew. Un regard triste vers le seul lit vide, avant de regarder les trois autres. Draco, Blaise et Cédric, encore emmitouflés dans leur courveture, quelques grognements par-ci, par-là... il pensa à les réveiller, avant de ce souvenir de la date du jour... 17 janvier. Deux semaines. Déjà, seulement. A peine. Que le temps paraissait long, que les jours passaient lentement... qu'il se sentait seul... Terriblement seul.
Parce que même en étant entouré de Blaise et de Draco, de Edward (ou Cédric en fait, il s'en moquait de qui et qui et quoi) et de Nicholas. De Wendy... même s'il était entouré de personnes bien en vie, affectées par cette perte à différents degrés certes mais affectés tout de même... Rien n'était pourtant plus comme avant, rien ne serait jamais plus comme avant.
Depuis quand l'Elite d'Argent pouvait elle être plainte. Depuis quand était on attristé de la perte d'un Serpentard, qui était le préfet-en-chef qui plus est. Depuis quand les autres ne pensaient ils plus qu'ils étaient tous des mangemorts en devenir. Depuis quand? Pourquoi?
Edward se mit à se tortiller dans sa couverture, et Andrew cru qu'il se réveillerait, baillerait en s'étirant et aurait un air de schooté quelques minutes... qu'ensuite il se léverait et se précipiterait dans la salle de bain afin de se préparer pour être mieux réveillé... comme tous les matins. Il était étrange de voir avec quelle facilitées déconcertantes, Cédric avait su "aider" Wendy à ne plus le pleurer sans cesse, trouver les mots adéquates, sans pour autant être froid et méchant. Sans jamais non plus lui en vouloir lorsqu'elle le réveillait à des 3h du matin... sans jamais perdre patience. Avec lui, c'était plus compliqué... dirons nous. En même temps, il n'était pas comme Wendy, et, il songeait avec amertume que Théodore lui... aurait su comment le prendre, comment tourner ses paroles et ses actes pour que lui, Andrew Scott, ne se sente pas pathétique, inutile et stupide dans sa détresse... mais si Théodore était là, lui n'en serait pas là. C'était une succession de faits, qui rendaient la chaine entortillée complètement impossible à délier.
« B'jour Andrew.»
Il n'obtint aucune réponse, pas même un regard. Et il compris. Edward, Cédric, peu importe, compris ce qui se passait. Compris qu'il y pensait... encore, parce qu'une fois n'est pas coutume, mais que le retrouver ainsi tous les matins, aide à comprendre l'incompréhensible. Alors il se leva, qu'importe qu'il soit mal réveillé ou pas... s'emmitouffla dans sa couette, complètement frigorifié... si à Poufsouffle il avait toujours eu froid en hiver, chez les Serpentards c'était pas le simple rhume qu'il manquait... et Draco et Blaise qui marchaient pieds nu, sans pull le plus souvent... il en restait choqué trois jours. Et rejoignit finalement Andrew, qui avait fait quelques minutes plus tôt à peine.
« Andrew, je ne te dirait pas de ne pas y pennser... je ne te dirait pas non plus de l'oublier... je sais que tu n'y parviendrais pas. Mais... remonte la pente. Oublie, un instant qu'il n'est plus là et dis toi qu'il a simplement changé d'établissement.
- Il n'est pas mort sous tes yeux. Tu ne l'as pas vu mourir. Tu ne sais pas ce que c'est, que de voir le corps de ton meilleur ami s'affaisser sous tes yeux, son regard perdre toute trace de vie... Tu ne sais pas ça Cédric, simplement parce que c'est Potter qui t'as vu mourir, et non l'inverse. Mais tu n'étais même pas un ami à proprement parler, alors... »
Cédric regarda Andrew, où au moins essaya. La tête baissée de ce dernier ne le laissait pas douter. Il leva un bras, comme pour encercler le fils Scott, mais hésita... si lui n'était pas entièrement dévoué à Salazar Serpentard et sa fierté bien souvent mal placée, malgré sa détresse palpable de la tour des Gryffondor, pourtant presque à l'opposé du château.
« Andrew... il y a quelque chose en plus?
- Ca fait deux semaines aujourd'hui. Et... j'ai l'impression que je suis le seul à continuer de couler, à ne pas réussir à sortir la tête de l'eau. Wendy y arrive, alors que c'est son frère, par Merlin...
- Elle souffre encore de son absence, ne pense pas le contraire Drew... Elle essaie simplement de s'en sortir, et a accepté le fait qu'elle ne réussirait pas toute seule...
- Je sais... je... mais j'arrive pas à... à me défaire de cette culpabilité. »
Edward acquiesa, se leva et se dirigea vers la salle de bain, sous l'oeil désabusé de Andrew, qui ne s'attendait pas à un tel comportement de la part de l'ancien blaireau. Il en ressorti peu de temps après, et obligea Andrew à faire de même... tel un automate que l'on aurait remonté, Scott le fit... ne réfléchissant pas au pourquoi du comment, n'essayant pas de comprendre. Il agissait, et il oubliait... ce n'était peut être pas si mal finalement.
Lavé, coiffé, habillé, chaussé... lorsque tout cela fût fait, le blond poussa le brun en dehors du dortoir dans un silence morbide. Ils ne s'arrêtèrent pas dans la Grande Salle, bien que celle ci ne dû pas être comble à une heure aussi matinale. En considérant que 8h30 soit matinal, en effet. Les deux serpents avancèrent, jusqu'à ce retrouver dans le parc... Mais là encore, ils ne s'arrêtèrent pas.
« Où va-t-on Cédric?
- Tu verras, tu verras.
- Le terrain de Quidditch?
- Apparemment, tu as vu.»
Il ne compris pas. Il ne compris pas pourquoi il l'emmenait sur ce lieu, bien qu'il l'eut toujours aimé. Probablement même pour deux, comblant la crainte de Théodore à ce retrouver acteur sur ce terrain, par sa passion du jeu et sa manière de voler, sa passion de la vitesse et son art des figures dingues.
« Pourquoi?
- Tu t'en souviens... De Harry. De toi. Vous battant...
- A quel moment. »
Le blond le regarda, et se souvint que par deux fois, les deux ennemis c'étaient engagés dans un duel ici-même, et que ces deux fois là, Harry s'en était plutôt bien sorti, sans doute mieux que les Serpents. L'un avait faillis se vider de son sang sur le sable blanc, le souillant d'une tache rougeâtre, le second avait perdu la mémoire à cause d'un sortilège dont il avait souhaité protéger son meilleur ami.
« Je te parle de la seconde fois. Celle où Théodore s'est posté devant toi, se prenant le sort et ses effets à ta place.
- Je te dit que je me sent coupable... et tu enfonces encore un peu plus le couteau. Tu veux que j'en voit le manche ou quoi?
- Pas du tout... Tu ne comprends donc pas. »
Les iris perçantes du cadet Scott ne le lâcha pas d'un cheveu... Alors il soupira... comment pouvait il lui faire comprendre ce qui lui paraissait pourtant être une évidence.
« Théodore à souvent agis sans réellement réfléchir, tu ne penses pas?
- Il n'est pas un Gryffondor! Ne l'insulte pas... Seul Nicholas mérite de sortir du lot, les autres sont tous pareils...»
Avis ?
Soutch
Snap" B
