Titre : Duo versus la brosse à dent
Auteur : JesseLelfe
Disclamer : Une fois de plus je kidnappe les G-boys pour une petite balade et quelques souffrances minimes, mais promis, je les rends à leur proprio à la fin de cette fic… jusqu'à la prochaine !
Coucou, c'est encore moi !
Eh oui, j'ai survécu à la soirée de l'enfer avec brosse-à-dent-man, alias Heero Yuy.
La soirée à été plutôt bonne, je dois l'avouer, Wu fei, le pote de Trowa, était très amusant du coup je me suis senti moins cloche, même avec le regard de tueur du voisin silencieux sur moi.
On est allés se coucher assez tôt, j'étais complètement naze après ma journée de dingue dans les transports, et j'étais probablement pas le seul, mais comme la brosse-à-dent ne s'est pas acheté de langue, il risquait pas de parler plus que dans l'avion, c'est-à-dire très peu.
Et là, bah je vous tape la discute parce qu'il est 5h du matin (enfin 6h heure locale, mais j'ai pas changé l'heure de mon portable) et que je m'ennuie. Je sais, là vous me regardez tous comme si j'étais un alien en vous demandant : « mais qu'est ce qu'il fout à être réveillé à une heure pareille ? »
Bah croyez moi, j'ai tenté de faire la grasse mat', mais j'ai été tiré de mon sommeil par le doux chant des oiseaux qui crient dehors, probablement parce que le soleil s'est levé. Je hais les oiseaux. S'ils pouvaient échanger leurs cordes vocales avec Heero, ça serait une bénédiction.
…
Quoique… * imagine Heero crier comme ces fichus oiseaux hurlent dehors* Hm nan, très mauvaise idée en fait.
Ah, j'entends des bruits dans le couloir, je suis peut être pas le seul cinglé à s'être fait réveiller à une heure pas possible…
Je sors donc de ma chambre, pour tomber nez à nez avec Quatre, qui marche sur la pointe des pieds, ses chaussures à la main, déjà habillé.
« Hey Quatre, tu vas où ?
- Au petit déjeuner, d'ailleurs si tu veux je t'attends, vas t'habiller
- Oki j'arrive »
Je referme le plus silencieusement possible ma porte qui grince (au moins pas de risque que je fasse du somnambulisme, avec une porte pareille je serais réveillé direct si j'essayais de sortir de ma chambre dans mon sommeil), enfile aussi vite que possible des vêtements piochés au hasard dans ma valise (hey je suis pas là pour un défilé de mode) et rejoins Quatre à pas de loup.
Au self, il n'y a pas un chat, pas plus qu'à table d'ailleurs, donc on est probablement les seuls privilégiés à se faire tirer du lit par ces satanés oiseaux. Quand j'ai demandé à Quatre s'il avait pas une carabine pour en descendre un ou deux, il m'a répondu que ça ferait mauvais genre. Parce que ça fait pas mauvais genre de me réveiller par un stratagème aussi affreux aux aurores ?
Bref, je me venge sur le petit déjeuner en mangeant 4 croissants avec de la confiture, un grand bol de lait comme à la maison, et après avoir examiné le jus de fruit à couleur douteuse, je finis par m'en prendre un verre aussi.
C'est drôle, Quatre et moi on est les seuls à être debout, mais Heero, Wu fei et Trowa, ils sont bien dans le même appart que nous non ? Pourquoi eux ils entendent pas les cordes vocales sur pattes ?
Quatre pense que Trowa a un sommeil de plomb, et que comme Heero et Wu fei sont dans des chambres donnant sur l'intérieur de la résidence, ils ont pas droit aux nuisances sonores de la nature. Cette explication me convient très bien, et je retourne me chercher des croissants parce que j'ai encore faim. Et justement, au self, je tombe sur les trois gugusses de l'appart, dont deux en train d'émerger, et un, comme hier, qui tue du regard tout ce qui bouge. Tenez d'ailleurs là on dirait qu'il essaie d'hypnotiser la machine à café pour qu'elle marche plus vite…
Ce type est à proprement parler flippant.
Une fois le p'tit déjeuner terminé, il fait déjà tellement chaud que j'ai plus rien envie de faire. Quatre me conseille d'aller à la piscine de l'hôtel, il y fait plus frais parce qu'il y a l'eau à coté, et en plus je pourrais bronzer. Je sais pas vous, mais moi ça me va très bien, alors j'enfile fissa mon maillot de bain (hey tournez vous bande de pervers, je vous ai pas autorisé à mater) et pique un sprint jusqu'à la piscine, une serviette à la main et mon nécessaire à bronzage dans l'autre (comprendre : la crème solaire et de la lecture pour m'occuper)
Comme il y a personne à la piscine, je dépose mes affaires sur un transat et pique une tête dans l'eau fraiche. Punaise, c'est ça la technique en fait, faut rester dans l'eau toute la journée…
Je nage tranquillement, ma natte flottant derrière moi, quand une bonne heure après que je sois arrivé une bande d'affreux garnements s'amusent à sauter dans la piscine en éclaboussant partout. Pestant contre les terribles progénitures et leurs parents qui ne les empêchent pas de déranger les autres clients de l'hôtel, je sors de la piscine, et vais m'installer pour bronzer.
Finalement, je sais pas à quelle heure exactement, mon estomac commence à se manifester :
« Eh ben Duo, c'est l'heure du repas ? » me lance Wufei. Zut je l'ai même pas entendu arriver...
J'émerge de mon comatage profond, me lève de ma serviette, et m'aperçois qu'en fait ils sont tous arrivés pendant que le comatais profondément. Même Heero est dans un coin, à l'ombre, en train de lire un magasine.
La vache ce soleil est super traitre, s'il m'assomme au point de ne plus entendre de ce qui se passe autour de moi !
Bref, nous partons tous manger en maillot de bain, c'est pas comme si on était les seuls dans cette tenue. Les yeux de Wu fei s'agrandissent jusqu'à ressembler à des ballons de foot quand il voit la montagne de morceaux de concombre que j'ai dans mon assiette, et Heero se contente d'un haussement de sourcil, style « j'ai hâte de voir si tu parviens à engloutir tout ça ».
Il a pas assisté à la totalité de mon petit déjeuner, lui, il sait pas qu'il a affaire à ZE ventre sur patte de la planète !
C'est donc sous le regard éberlué des deux asiatiques que je dévore ma montagne de concombres, et les plats suivants également.
A la fin du repas, leur mâchoire a eu le temps de se fracasser une bonne dizaine de fois au sol.
Une fois de retour au bord de la piscine, je m'étale à nouveau de tout mon long sur ma serviette, quand une voix que je n'ai pas entendu souvent me dit : « Tu devrais mettre de la crème solaire, tu vas cramer sinon »
J'y crois pas, Heero qui me parle ! Bon, pour me parler de crème solaire, mais c'est quand même déjà ça !
Je marmonne une vague réponse, parce que le soleil m'a déjà bien assommé, me retourne sur le ventre et vire ma natte sur le coté pour bien bronzer. Imaginez sinon, bronzer avec la trace blanche de la natte dans le dos, ça serait pas le top pour draguer après !
J'entends vaguement Heero renouveler sa mise en garde, mais je m'endors avant de pouvoir lui répondre.
C'est un liquide incroyablement froid glissant le long de mon dos qui me réveille en sursaut :
« Arrête de t'agiter le temps que je te tartine, baka »
Okaaaaay…
Bon si je comprends bien je suis en train de me faire étaler de la crème solaire par une brosse à dents… Punaise ça devient grave, jamais mes potes me croiront quand je rentrerais de vacances !
Mhm… En plus il est doué de ses mains cet homme…
Je sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve qu'il a tout pour plaire, il lui manque plus que l'option « parler autant qu'une personne normale » et on pourra lui décerner le titre d'homme parfait…
Euuuuuh… Pourquoi il me tartine aussi les fesses ?
« Il manquerait plus que tu ai un coup de soleil sur tes jolies petites fesses, déjà que tu tiens pas en place de base, alors si tu peux plus t'asseoir sans avoir mal… »
Damned, il fait de l'humour. On s'est fait kidnapper par les extraterrestres, hein ? C'est ça, dites moi tout !
Oh làlà… En plus il commence à me faire sacrément d'effet, avec son étalage de crème qui ressemble beaucoup à un massage limite sensuel, heureusement que je suis sur le ventre parce que là une certaine partie de mon anatomie s'est mise en mode boussole, et c'est pas le nord qu'elle indique…
Je sens ses mains continuer de descendre le long de mes jambes, protégeant toute la surface exposée de ma peau. Il termine son opération ''tartouillons Duo de crème'' puis me dit : « bon, maintenant retourne-toi, que je tartine la deuxième face »
…
Ma réponse ? « Nan nan, c'est bon, je le ferais quand je changerais de côté ! »
…
Ou comment éviter de se faire prendre en flagrant délit de position garde-à-vous. Ouais je sais je suis trop fort…
Brosse à dent-man lâche un soupir et repose le pot de crème près de moi.
CLAC !
« Non mais ça va pas ? » Mais il est taré ce type ! Il vient de me donner une énorme claque sur les fesses !
« C'est pour t'apprendre à quel point les coups de soleil peuvent être vicieux par ici, et frapper même les gens qui en ont pas d'habitude. Les pires ce sont les coups de soleil à cinq doigts, d'ailleurs tu commences déjà à avoir la marque qui apparait… »
Bon je retire ce que j'ai dit hier : ce type n'est PAS silencieux comme une brosse à dent, il est juste… hm… attendez, je cherche le qualificatif adéquat…
Ah ! Je sais ! C'est un sadique !
J'entends Quatre tenter de se marrer discrètement un peu plus loin. Raaah je suis sûr qu'il en a profité pour mater, ce petit pervers. Si ça se trouve il va même proposer à Trowa de le tartiner de crème aussi, juste pour le plaisir de faire du tripatouillage en plein air…
J'en suis là dans mes réflexions quand le soleil repart à la charge et m'assomme une nouvelle fois, m'envoyant rattraper mes heures de sommeil manquantes dans les bras de Morphée (lui au moins il me laisse dormir).
Quand je me réveille, la température a légèrement baissé, et par je ne sais quel miracle je me suis retrouvé sur le dos de mon transat sans même me souvenir d'avoir bougé. Je suis trop fort je vous dis !
« Tiens, la belle au bois dormant se réveille
- Je t'emmerde Wuffy !
- Fais gaffe, j'ai vu une gamine blonde passer y a pas longtemps, il manquerait plus qu'elle t'entende !
- Quoi, y a couette-couette dans le coin ? Ma parole je suis suivi ! »
J'entends le sadique plus loin faire un commentaire style « ça y est, il se remet à divaguer », et me relève pour riposter, mais mon estomac me rappelle à ce moment qu'il est l'heure de manger (encore plus pratique qu'une montre, parce qu'en plus l'estomac émet un signal sonore quand c'est l'heure, alors que la montre elle te dit rien si tu la regarde pas).
Nous allons donc tous remplir nos estomacs plus ou moins affamés, et ce coup-ci personne n'a les yeux ronds comme des boules de billard quand j'arrive avec une assiette où la montagne de morceaux de concombre tient dans un équilibre tellement instable que c'est limite un miracle qu'ils soient pas encore tous tombés de l'assiette.
Après le repas, on nous demande de nous regrouper autour de la piscine, où un des animateurs nous annonce que c'est soirée paint-ball dans les bois et que tous ceux qui veulent participer sont les bienvenus.
C'est une blague hein ? Du paint-ball, je dis pas, mais dans les bois, en pleine nuit ? Les loups chez eux, ça existe pas ?
… Qui a osé dire que j'exagérais ?
Vais vous attacher à un arbre dans les bois en pleine nuit, vous allez voir…
Enfin bref, c'est donc comme ça que je me suis retrouvé tout seul paumé dans la forêt, en pleine nuit, portant en tout et pour tout mon maillot de bain, une paire de baskets et un pistolet de peinture.
Sans rire, ils sont passés où tous ? Y a vraiment plus personne !
En fait, ça doit être un complot contre moi, ils ont fait exprès de m'abandonner tout seul dans la forêt parce qu'il en avaient marre que je dévalise la réserve de concombres, je suis sûr…
« Youhou, y a quelqu'un ? »
… Mais quel est le con qui vient de me tirer dans le dos ? Je me retourne direct et pars à la poursuite de l'ombre qui disparait entre les arbres.
Cible repérée à 10 mètres, elle tourne à droite.
Je continue de la courser, évitant au passage de me manger une branche en pleine figure, ça aurait été dommage d'abimer un si joli visage, vous croyez pas ?
Ah, mon agresseur de tout à l'heure ralentit, j'en profite pour lui tirer dessus plusieurs fois, ça lui fait une belle ligne bleue en travers du dos. Au moins quand on aura fini ça sera facile de le reconnaitre…
Je suis sur le point de le rattraper (oui, LE parce que vu sa carrure si c'est une belle elle est bodybuildeuse) mais une saloperie de racine d'arbre se met en travers de ma route et coince mon pied.
Je m'étale de tout mon long dans un grand bruit qui fait fuir tous les oiseaux du coin.
Si je le retrouve ce type, je vais lui faire payer ça !
Je me relève tant bien que mal, pour me manger à nouveau un coup de pistolet, mais ce coup-ci dans le cou.
Et ça le fait rire le chameau, j'entends un espèce de grognement à peine identifiable entre les feuillages !
Je me dirige donc vers la source de cette espèce de rire satanique, et c'est reparti pour une course poursuite effrénée à travers les bois.
Après d'interminables chutes, tirs à tout va et rires cro-magnonesques, le son d'une cloche du côté de l'hôtel nous signale que la partie est finie et qu'il est temps de se rassembler pour compter les points.
Je retrouve Quatre et Trowa, tous les deux sans une goutte de peinture, et en profite pour les charrier : « C'est marrant, j'ai du mal à croire que c'est votre rapidité à la course qui vous a permis de ne pas être dégoulinants de peinture… »
Pour toute réponse, j'ai droit à un gros rougissement de la part de Quatre et Trowa se contente de détourner le regard en sifflotant. Quelles canailles ces deux là…
Puis nous retrouvons nos deux autres camarades de chambres, Wu fei couvert de peinture rose de la tête aux pieds, et Heero avec… un grand trait de peinture bleue en travers du dos. Punaise je crois que je tiens l'enquiquineur qui m'a fait piquer des sprints pratiquement toute la soirée !
Foi de Duo, il va pas s'en tirer à si bon compte !
Deuxième partie terminée, après avoir bloqué deux jours d'affilée pour trouver comment introduire la scène de tartinage/tripotage de Duo et Heero...
Y a pu qu'à espérer que je continue sur cette lancée, comme ça on pourra espérer que la fic soit achevée d'ici deux semaines, auquel cas je crois qu'il y a quelques personnes à qui ça fera plaisir de connaitre le fin mot de l'histoire, non?
Je vous laisse commenter si vous êtes inspirées, et promis je m'active pour vous taper la suite de cette histoire aussi vite que mon imagination fonctionnera !
