Chapitre 1
Un commencement pour toute chose
Je me présente Isabella Marie Swan, mais bon Bella c'est bien mieux non ? Si je devais me décrire, se serait comme normale, cheveux bruns et longs...banal me direz-vous ? Mais bon pour moi ces cheveux ont une autre valeur, bien plus chère, et plus précieuse, je les tiens de mon père Charlie, ancien chef de Police dans une petite bourgade du nom de Forks. Et lorsque je vous aurai raconté mon histoire vous comprendrez pourquoi je tiens beaucoup à ce minuscule détail.
Et oui car qui aurait dit que ce jeudi 31 mai à 6h00 alors que je les regardais embarquer, ma joyeuse mère Renée et mon père, pour un voyage à St Domingue dans les Antilles pour des vacances bien mérités, se serait la dernière fois...
L'annonce de leurs décès tournent encore et encore en boucle dans ma tête. Je me rappelle parfaitement lorsque l'agent s'est présenté à ma porte. Il devait être 8h du matin, je venais de terminer de ranger la cuisine lorsque la sonnette m'avait surprise, envoyant une jolie tasse se briser sur le carrelage...sans doute un mauvais présage que j'aurais dû prendre en compte.
La vue du policier, me donna instantanément la nausée, je savais qu'il serait le messager d'une mauvaise nouvelle. Je m'agrippais à la porte comme à une bouée de sauvetage, attendant les paroles maudites.
- Bonjour mademoiselle, je suis bien chez Isabella Swan, me salua l'agent, en ôtant sa casquette.
-Oui...euh mais pourquoi, il y a un problème monsieur l'agent ? balbutiais-je, maintenant réellement paniquée.
- Euh...et bien pourrais-je entrer, je pense que ça serait préférable, hésita l'agent en se dandinant maladroitement d'un pied à l'autre.
- Oui... entrez, dis-je en m'effaçant pour le mener au salon, mes jambes tremblotant.
- Euh et bien mademoiselle, nous avons voulu prévenir les familles avant que les informations n'annoncent officiellement, m'annonça-t-il, en jouant avec sa casquette.
-...
- Mademoiselle Swan, je suis désolé...mais nous avons perdu contact avec le vol 1094, cette nuit à 2h00...enfin d'après les premières constatations il n'y aurait pas de survivants, finit-il désolé.
- V..v..vous essayez de me dire que mes parents...sont morts, chuchotais-je.
- Et bien, il n'y a peu d'espoir de retrouver des survivants, tenta de me ménager ce maudit agent de malheur.
- ILS SONT MORTS OU PAS ? criais-je dans un état second, seulement guidée par ma peine. DITES LE MOI BON SANG, DITES LE !
- Oui Mademoiselle, ils sont décédés, répondit l'agent décontenancé par ma réaction.
- Sortez, murmurais-je anéantie, me laissant tomber sur le canapé.
- Toutes mes condoléances, compatis l'agent, en se levant.
- C'est ça, marmonnais-je. Puis comme pour réaliser que je ne reverrai plus mes parents, j'allumais la chaîne d'information, qui montrait en boucle les quelques images de la scène de crash où sûrement maintenant reposaient mes parents.
Sans fin, je les voyais partir, disparaître dans le couloir les menant à leur futur mort. Non il ne le méritais pas, pas eux, pas mes parents chéris.
- POURQUOIIIIII », hurlais-je en jetant le vase de la table basse sur l'écran de la télé.
