Chapitre 1:
Le Réveil.
(Point de vue Bella)
J'étais réveillée depuis 10 bonnes minutes, mais n'avais toujours pas réussi à ouvrir les yeux. Mon cerveau embrumé me le déconseillait, ainsi que la sensation d'un corps chaud contre le mien. Je ne me rappelais absolument rien de ma nuit, aussi avais-je peur de ce que j'allais découvrir une fois les yeux ouverts. Tout en me préparant au pire, je décidais d'ouvrir les yeux. La pièce dans laquelle je me trouvais était immense et faiblement éclairée par le soleil matinal. Au moins ce n'est pas ma chambre, pensais-je avec soulagement. Je n'aurais pas voulu avoir ramené un inconnu chez moi. Je me concentrais sur le décor. Il s'agissait assurément d'une chambre d'homme, classe et moderne, dans les teintes anthracite et noire. Elle était propre et bien rangée, si l'on exceptait mes vêtements et ceux de cet hommes, qui étaient éparpillés sur le sol. Sur les murs, de nombreuses étagères, remplies de livres et de disques. Au moins celui avec qui j'ai couché cette nuit, semble cultivé. Je me décidais enfin à tourner la tête, afin de découvrir mon voisin. Oh! Seigneur, pas lui! C'est pas possible!
Devant moi, endormi, le plus bel homme que j'ai jamais rencontré en 22 années de vie. Ce n'était pas un inconnu, loin de là, mais quelqu'un d'intouchable. Connu, adoré, adulé, la Star de l'équipe de football de la fac. Comment avais-je pu finir dans son lit? Moi l'insignifiante élève, toujours le nez plongé dans ses bouquins, timide voir quasi asociale Isabella Swan. L'adonis à mes côtés, dormait paisiblement, son bras gauche ceinturant ma taille, comme pour m'empêcher de partir. En voilà une idée ridicule. Ses cheveux bronze en bataille, dont quelques-uns retombant sur son front, il était magnifique. Le drap ne nous recouvrant que jusqu'à la taille, laissait apparaître un torse dénudé aux abdominaux parfaitement dessinés, et seulement une fine ligne de poils clairs amenant de son nombril, à la base de … Penses à autre chose Swan! Tu t'emballe là! Il était définitivement beau comme un dieu. Comment avais-je pu coucher avec Edward Cullen et ne pas m'en souvenir? Comment étais-ce possible?
Je devais vraiment pas être fraîche hier, pour ne pas me rappeler. Les filles, je vais vous tuer!J'avais trop bu, c'était évident, et seules Alice et Rose pouvaient m'inciter à boire, voilà pourquoi je leur en voulais. Je redescendis sur terre en sentant Edward bouger légèrement. Il ouvrit les yeux quelques secondes plus tard, et tandis qu'il me regardait avec ses magnifiques yeux émeraude, un sourire en coin, vint étirer ses lèvres.
_ Bien dormi, ma belle?
Là j'étais gênée. Rougissant furieusement, je me contentais d'acquiescer légèrement. A ce moment précis, j'étais certaine de ne pas être capable de prononcer la moindre phrase cohérente. Sans que je ne comprenne ce qu'il se passait, Edward resserra sa prise autour de ma taille, et déposa un tendre baiser sur mes lèvres. Mes yeux s'écarquillèrent de surprise. Je ne m'attendais pas à ça, vu sa réputation, mais plutôt à ce qu'il me foute à la porte maintenant que la nuit était finie. Oui, Edward Cullen avait la réputation d'un coureur de jupons, il y avait même une rumeur selon laquelle, il faisait des paris sur ses conquêtes avec ses coéquipiers. Maintenant que j'y pensais, cela me faisait peur. Mes émotions devaient se lire sur mon visage, car il vint caresser ma joue pour me sortir de mes pensées.
_ Tu ne te souviens de rien, n'est-ce pas? Demanda-t-il d'une voix douce.
J'acquiesçais de nouveau et il me sourit.
_ Ça ne m'étonne pas, tu avais bien bu hier. Voyant mon air apeuré, il continua. Il ne s'est rien passé Bella. On a juste dormi.
J'étais soulagée, et en même temps, je ne comprenais toujours pas ce que je faisais chez Edward Cullen. Pourquoi étais-je ici, dans son lit, plutôt que chez moi, puisqu'il ne s'était rien passé? Il s'est rien passé, mais la plupart de tes fringues sont par-terre...
_ Pourquoi? Demandais-je.
_ Pourquoi quoi? Pourquoi tu es ici? Ou pourquoi il ne s'est rien passé? Demanda-t-il en souriant de plus bel, alors que je devenais pivoine. Tu t'es endormie contre moi à la soirée, hier. Ne connaissant pas ton adresse, je t'ai ramené ici.
_ Il fallait me réveiller, je ne voulais pas m'imposer.
_ J'ai bien essayé Bella, mais tu dormais trop bien.
_ Oh mon dieu! Et je parie que j 'ai parlé en dormant aussi, geignis-je.
_ Rassures-toi, je n'ai rien compris à ton charabia.
